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un vaccin francais d'ici 3 ans

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Pour les anglophones, une nouvelle étude qui est un bel exemple de ce que je ne peux pas nommer autrement que racisme "scientifique" en provenance d'une des plus fameuses universités américaines (l'Université John Hopkins à Baltimore).

Les chercheurs sont en effet confrontés depuis longtemps à une incohérence de la théorie orthodoxe : aux Etats-Unis, les jeunes homosexuels ont un risque disproportionné d'avoir un résultat positif au test dit "VIH", en particulier chez les jeunes : il suffit de voir cette page de la CDC (autorités de santé américaines) : chez les moins de 25 ans, il y a 2,5 fois plus de séroconversions chez les noirs que chez les blancs, et en général, 1 gay positif sur 3 serait noir, alors que seulement 1 personne sur 8 est noire dans la population générale aux Etats-Unis !

Comment les orthodoxes expliquent-ils cette situation ? Pas très bien... Plusieurs études aux Etats-Unis (par exemple celle-ci, ou celle-là) ont montré aux Etats-Unis que chez les gays, les comportements sexuels "à risque" et l'usage de drogue étaient plus fréquents chez les blancs que chez les noirs.

Paradoxically, potentially risky sex and drug-using behaviors were generally reported most frequently by whites and least frequently by blacks.

Comme leur fausse science ne comprend pas pourquoi le virus a des préférences raciales, alors ils détournent la sociologie pour tenter de trouver une béquille à leur théorie chancelante en faisant des hypothèses hasardeuses et qui frisent bon le racisme, sous couvert de bons sentiments, en essayant de trouver des caractéristiques propres aux noirs.

Cette étude de l'université John Hopkins n'est pas en accès libre, mais il faut voir le communiqué de presse. Ils ont interviewé de jeunes gays entre 18 et 24 ans, tous noirs (sans comparer avec d'autres groupes), pour leur faire dire ce qu'ils voulaient entendre : qu'ils avaient grandi dans des milieux et des familles avec des vues traditionnelles de la virilité, qu'ils étaient en détresse psychologique et préféraient camoufler leur homosexualité plutôt que de risquer de perdre l'affection de leurs proches. Non mais quel scoop, on aurait dit que c'est la première fois qu'ils interviewent des gays de moins de 25 ans dans leur vie !!!

Et cette détresse psychologique - ultraclassique chez les gays d'où qu'ils viennent - serait selon eux exacerbée chez les noirs américains (comme si ça n'existait pas chez plein de blancs américains aussi), et cela les rendrait plus vulnérables à engager des relations sexuelles moins stables, moins protégées... alors que les études citées plus haut montraient qu'ils avaient moins de relations non protégées que les blancs... oups...

Donc en résumant : des "sociologues" d'une des plus fameuses universités américaines réalisent une étude pour montrer combien ce qu'il considère comme "l'arriération" des communautés noires américaines (homophobes traditionnalistes... méchantes quoi....) est responsable du fait qu'il y a jusqu'à "9 fois plus" de séroconversions chez les gays noirs que chez les gays blancs aux Etats-Unis.

Bien sûr, cela n'a rien à voir avec le fait que le test dit "VIH" trouve un nombre disproportionné de "positifs" chez les populations d'origine africaine dans les Antilles, en Guyane, dans toute les Caraïbes et bien sûr en Afrique Subsaharienne, et qui peut s'expliquer par diverses raisons que j'ai essayé de résumer plus haut sur ce fil, et qui n'ont rien à voir avec un quelconque rétrovirus.

Bien sûr, cela n'a rien à voir, mais vraiment rien à voir avec le fait que les personnes d'origine africaine ont un taux d'anticorps notablement plus élevé que les blancs, ce qui est susceptible d'aider le test d'anticorps dit VIH à devenir plus facilement positif, et qu'on le sait depuis des décennies; encore moins qu'elles soient sans doute plus susceptibles au stress oxydatif.

Bien sûr, il n'y a jamais eu aucun préjugé sur la sexualités des noirs en général qui aurait permis d'accepter que partout dans le monde, il n'y avait aucune transmission ou presque du sida parmi les hétérosexuels autre que dans les pays peuplés d'Africains ou de descendants d'Africains; que même en Europe, il y avait entre 2006 et 2010 autant de cas de séroconversions chez les personnes hétérosexuelles originaires d'Afrique Subsaharienne que chez tout le reste de la population (voir la diapo 11 de ce document) !

On pourrait imaginer bien sûr combien de temps aurait survécu la théorie si le rétrovirus n'infectait rapidement et massivement que les populations blanches et beaucoup, beaucoup moins les noires. On ne se serait jamais demandé - sûrement pas - s'il n'y aurait pas d'autres facteurs à prendre en compte qu'un virus fantôme qui expliquerait ce phénomène, et qu'il y aurait comme un big problem dans le test de dépistage.

Mais non, nos pseudo sociologues de John Hopkins sont bien plus intelligents que tout ça. Si les noirs deviennent positifs, c'est parce leurs communautés ont une vision traditionnelle et homophobe de la virilité et de la sexualité. En gros, ils en sont responsables, et finalement ils l'ont un peu cherché. Mais je ne suis pas sûr que je dirai la même chose de nos sociologues, je ne dirais pas qu'ils aient bien cherché, ni qu'ils soient aussi critiques avec eux-mêmes ou avec les scientifiques du sida qui les paient, qu'avec les noirs qu'ils prétendent aider.

Modifié par Jibrail

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Je crois, Jibrail, que tu fais une assez bonne analyse du problème. A quoi il faudrait ajouter qu'aux USA, selon un plan sida publié par Obama et la Maison Blanche après la première élection, vers 2009, le dépistage, la prévention et les soins devaient concerner en priorité, outre les gays, 2 catégories de population : non seulement les afro-américains, mais les populations hispaniques. Avec à la clé l'objectif et la quasi promesse d'éradication (non du sida, mais de l'épidémie) au niveau mondial en 2015. Pour ces deux populations, noires et hispaniques, le motif allégué explicitement/implicitement était sans doute qu'elles étaient soumises à des conditions de vie, matérielles, sociales, psycho-sociales (la difficulté à bien vivre l'homosexualité) et sanitaires, plus favorables à la "contamination". Ce qui n'enlève rien cependant, loin de là, à la pertinence de ton raisonnement et de ta démonstration ci-dessus.

Et pour changer un peu de sujet, puisque nous sommes dans un fil concernant les vaccins, "des incidents", signalés par l'Alberta's Reappraising Aids Society, ont eu lieu récemment dans l'Iowa, autour d'une fraude assez importante et avérée aux essais de vaccins (un programme de recherche de 19 millions de dollars), fraude à laquelle s'est intéressé la justice. Pour qui lit l'anglais, on peut se faire une idée de la chose ici :

http://www.desmoinesregister.com/search/dong-pyou%20han/

http://www.desmoinesregister.com/story/news/2014/01/16/ex-isu-prof-my-foolishness-led-to-research-fraud-in-19-million-aids-vaccine-study/4543357/ :

A disgraced Iowa State University scientist confessed that he was a "foolish coward" who was responsible for faking results in a multimillion-dollar study of a possible AIDS vaccine, documents released Thursday show.

ISU released hundreds of pages of documents in response to an open-records request from The Des Moines Register. The documents include a letter written in September by Dr. Dong Pyou Han, an assistant professor who resigned after admitting in September that he committed a massive fraud.

Han was accused of spiking rabbit blood to make it appear that an experimental vaccine was working to protect the research animals against HIV, the virus that causes AIDS. He also was accused of falsifying data from the experiments.

Modifié par Jardinier

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Comme toujours cher Jibrail, tes analyses sont très pertinentes. Les stéréotypes sur les populations "à risque" et africaine sont l'une des éléments qui maintient en place le paradigme dominant, et la "mésinterprétation" des résultats épidémiologiques et tests.

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Merci Econoclaste... mais si j'arrive encore à me projeter chez des gens qui ne veulent pas voir certaines choses parce qu'ils ont des préjugés et des stéréotypes - on en a certes tous plus ou moins à divers degrés, je dois dire que je reste toujours aussi interdit que fasciné devant la mauvaise foi la plus totale.

Ainsi comme pour fêter le 30ème anniversaire des 4 articles de Gallo qu'elle avait publié en 1984, la fameuse revue Science, le nirvana des pêcheurs de rétrovirus, vient de mettre en ligne une nouvelle perle : HIV-1 induced in monkeys,en français "Le VIH-1 induit chez des singes", une nouvelle bien peu rassurante sur l'état mental de ce qui est supposé la crème de nos chercheurs (ne publie pas dans Science qui veut). Bien entendu l'article est payant et le résumé ne compte que quelques phrases, donc il faut aller chercher dans le communiqué de presse pour en savoir davantage.

Qu'est-ce qu'on nous raconte ? Les sceptiques seront heureux de se voir confirmer, qu'après 30 ans de recherche intensive, "il n'y a pas de modèle animal pour le VIH". En effet, "le VIH se réplique bien chez les humains, mais pas chez les souris et les singes"; il cause bien le sida chez l'homme et aussi "le chimpanzé", mais ce dernier animal ne constitue pas un "modèle pratique et n'est plus utilisé dans la rechercher sur le VIH/SIDA". Comme Teodora Hatziioannou, la rédactrice principale de l'article, le rappelait dans une de ses précédentes publications, si "le chimpanzé peut être productivement infecté par le VIH, il figure parmi les espèces menacées, il coûte cher, il ne développe pas typiquement le SIDA après l'infection par le VIH, et son utilisation pose des problèmes éthiques".

While chimpanzees can be productively infected, they are endangered, expensive, do not typically develop AIDS after HIV-1 infection, and their use in research engenders ethical concerns.

Pour disposer d'un véritable modèle animal adéquat (c'est à dire pas trop cher, avec des animaux qui nous ressemble un peu moins que le chimpanzé, et accessoirement qui puisse fonctionner), la chercheuse a trouvé une idée de génie qui dépasse celle de Montagnier, Chermann et Barré-Sinoussi de 1983, lorsqu'ils avaient ajouté des lymphocytes issus de cordons ombilicaux dans leurs cultures cellulaires pour faire apparaître le "VIH". Là, pour faire apparaître le SIDA chez des macaques "infectés par le VIH", elle n'a rien trouvé de mieux que de "réduire transitoirement le nombre de CD8" - les CD8 ou T8 sont une des principales catégories de lymphocytes T (cellules du système immunitaires) censés être la cible du VIH . Pour cela, ils ont traité tout simplement les macaques avec "des anticorps anti-CD8" !

Fait absolument remarquable, les macaques infectés par le supposé VIH (et également traité avec une protéine du supposé SIV, le VIH des singes), sur six générations, étaient toujours aptes à "contrôler l'infection par le VIH-1", c'est-à-dire qu'ils ne développaient pas le SIDA. Ce n'est qu'en "manipulant les CD8" (d'après les propres termes de la chercheuse, sur sa page professionnelle) qu'ils sont arrivé à provoquer le SIDA chez ces pauvres macaques, et y compris des maladies opportunistes telle que la pneumonie à pneumocystose.

Et de façon à peine croyable, ils en concluent le fait qu"un "VIH adapté peut causer le SIDA chez les macaques", alors que leur expérience montre d'abord et très logiquement que c'est l'administration de composés immunosuppresseurs (ici les anticorps anti-CD8) qui cause les maladies liées au sida ?

They bolstered the virus with a defense-disabling protein made by Simian Immunodeficiency Virus (SIV), a relative of HIV-1. Then they encouraged the modified HIV strain to adapt to its new host by passing it from one monkey to another, resulting in six generations of infected monkeys and an adapted virus. Even so, the monkeys immune systems were still able to control the HIV-1 infection. So, the researchers temporarily weakened their immune systems by depleting a type of white blood cell, known as a CD8 T-cell, that destroys virus-infected cells.

(...) disease progression could be determined by manipulating CD8 cells early during infection.

Transient treatment with an antibody to CD8 during acute HIV-1 infection caused rapid progression to AIDS, whereas untreated animals exhibited an elite controller phenotype. Thus, an adapted HIV-1 can cause AIDS in macaques, and stark differences in outcome can be determined by immunological perturbations during early infection

Donc si je résume leur expérience :

- Macaque + VIH => Rien

- Macaque + VIH + réduction artificielle des CD 8 => Maladies opportunistes liées au SIDA

A la seule réserve de la lecture de la totalité de l'article, la logique voudrait surtout que très vraisemblablement :

- Macaque + (avec ou sans VIH) + réduction artificielle des CD 8 => Maladies opportunistes liées au SIDA.

D'ailleurs comme ils le précisent en toute fin : "nous avons encore un obstacle majeur à franchir: si nous pouvions obtenir que le VIH cause le SIDA sans réduire les cellules CD8, nous pourrions remplacer le modèle du SIV utilisé pour cette recherche". Bref, si on pouvait provoquer une immunodépression chez les macaques sans leur administrer de composés immunosuppresseurs, le modèle fonctionnerait mieux. CQFD.

We still have one major hurdle to overcome: If we could get HIV-1 to cause AIDS without depleting the CD8 cells, we could replace models that make use of SIV for this research.

------------------

Face à ce qui ressemble au naufrage intellectuel sans fin des pêcheurs de rétrovirus, qui ne reculent devant aucune évidence, on rêverait d'en savoir plus, de contextualiser, de se demander commet ça arrive, comment ça peut arriver jusque dans Science. Tout juste peut-on aller voir la page de la page professionnelle de la chercheure, une jeune femme d'origine grecque plus ou moins lointaine, sa photo avec son sourire discret, tout sauf arrogant, légèrement masqué par ses cheveux noirs, sans aucun doute l'envie sincère de faire progresser la science, d'aider les gens à aller mieux. Une jeune femme sans doute brillante, car embauchée par une fondation en lien avec l'Université Rockfeller, en plein coeur de Manhattan, dans le plus ancien, peut-être le plus prestigieux institut américain privé de recherche biomédicale...

On aurait juste envie de prendre un café à Manhattan avec elle, et de lui dire : mais si, mais si, il y a déjà des modèles animaux qui fonctionnent, ce n'est pas la peine d'aller martyriser des macaques pour sauver le monde du sida... Par exemple, en 1984 déjà des chercheurs avaient réussi à réduire l'immunité de souris en les exposant à des poppers, en 1995, à des opiacés, en 1996, à des sécrétions séminales... Ah et au fait : sans VIH ni aucun autre rétrovirus... Et juste on voudrait pouvoir lui demander : mais comment, pourquoi, comment toi, comment tous en est-on arrivé là ?

Modifié par Jibrail
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Cette fois, ce n'est même pas moi qui le dit : la revue en ligne américaine "The Body" consacrée au VIH, dans son bilan de l'année, titre sur "La consternation Efavirenz", selon les propres mots de son rédacteur- David Alain Wohl, professeur de médecine associé à l'université de Caroline du Nord, aux Etats-Unis.

La bataille autour de l'Efavirenz rebondit à la Conférence internationale 2014 de Melbourne. Le brevet de cet antirétroviral "blockbuster" - comptez les ventes annuelles en milliards de dollars - vient d'expirer, ce qui ouvre un certain vertige au sein de Big Pharma. Soit "les experts" considèrent que cette molécule est toujours excellente, et que ça ne vaut pas la peine de prescrire les molécules plus récentes et infiniment plus chères, et c'est le début de la fin de la poule aux oeufs d'or, tuée par les génériqueurs indiens et brésiliens. Soit "les experts" considèrent que bien que l'ayant prescrit massivement plus de quinze ans à des millions de séropositifs, il y a finalement vraiment trop d'effets secondaires, et il est temps d'arrêter de la prescrire - et de laisser les labos respirer en prescrivant leurs nouvelles pilules à des prix toujours aussi vertigineux.

Et on sait combien les effets de l'Efavirenz peuvent parfois être sévères. On peut dire sans avoir trop peur de se tromper que vu les enjeux, "les experts" sont "sous pression", voire carrément en plein milieu d'un champ de bataille. Et tant pis si ça les incommode, ils n'avaient qu'à approfondir les thèses dissidentes un peu plus tôt pour pas avoir à se mettre dans un merdier pareil.

Il y a quelques mois, je vous avais raconté comment des "experts", sous forte influence du laboratoire Gilead, avait tenté de tuer définitivement l'Efavirenz en tentant de montrer qu'elle augmentait significativement les tentatives de suicide (réussies comme ratées) du fait de ses effets neuropyschiatriques hélas bien connus. Il faut dire que Gilead sort une nouvelle pilule, le Stribild, qui contient un nouvel antirétroviral et qui est vendue encore plus chère que la précédente avec Efavirenz (l'Atripla).

Cette fois, c'est une équipe italienne qui tente de démontrer que, non non, Efavirenz c'est pas si pire que ça. Ils ont effectué des tests neurocognitifs (mémoire, rapidité de réflexion,compréhension verbale...) sur un millier de patients prenant une multithérapie, dont environ 300 prenant Efavirenz et en ont conclu que prendre Efavirenz ne présentait pas de risques particuliers - les résultats étaient moins bons chez les plus âgés et chez les héroïnomanes - quelle surprise! Ce n'est guère étonnant car les tests neurocognitifs ont été réalisés une seule fois, à un moment donné et pas avant/après la thérapie avec ou sans Efavirenz... Cela ne mesure qu'une photo instantanée, mais pas l'évolution... et logiquement ceux qui sont plus âgés et prennent des drogues dures bousillant le cerveau s'en tirent moins bien... Les conclusions de l'étude sont donc fondamentalement limitées.

Mais cela n'empêche pas la journaliste d'Aidsmap (voir ci-dessous) de suggérer que cela suffit pour affirmer qu'il faut toujours continuer à prescrire Efavirenz... Pourtant les effets neuropsychiatriques (cauchemars, dépression, tentative de suicide...) et les effets neurocognitifs (mémoire, raisonnement....), ce n'est pas la même chose. Cette nouvelle étude sur les effets neurocognitifs n'invalide donc pas la précédente étude qui portait sur les suicides et tentatives de suicides...

With the expiration of its patent protection, less expensive generic versions of efavirenz will soon become available. Some experts have suggested that efavirenz should no longer be considered a preferred treatment option as newer drugs are more effective and better tolerated. But efavirenz remains a safe and effective choice for many people, and this study shows that neurocognitive problems are not a concern for those who are able to tolerate the drug.

Et là où voit quand même toute l'ingratitude de certains, c'est que l'investigateur principal de cette étude, Andrea Antinori, a travaillé pour plein de labos dont Gilead et constitue même l'un des investigateurs en Italie d'un essai clinique en cours portant sur le Stribild, la nouvelle pilule Efavirenz de Gilead. Suggérer qu'il faut continuer à prescrire l'ancienne molécule qui ne vaut plus rien plutôt que la nouvelle qui rapporte et dont l'essai paye le steak, c'est quand même aimer jouer contre son camp.

Bref, ces études partielles, sans doute partiales et dans tous les cas "réchauffées" (pourquoi n'avoir pas étudié tout ça quand Efavirenz - mise sur le marché en 1998 - rapportait encore des milliards chaque année ?), ça fleure bon la bataille à morts entre labos sur fond d'une montagne d'argent. Mais ce n'est pas sûr que ce soit dans ce cadre qu'on s'intéresse vraiment à ce qui arrive aux patients, et encore moins à ce qu'on leur fait avaler...

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Je poursuis encore sur la situation des Afro-Américains aux Etats-Unis qui me parait toujours et encore révélatrice de toutes les incohérences de la théorie rétrovirale du Sida.

De nouvelles statistiques viennent de paraître concernant la ville de Washington - la capitale fédérale - connue pour la Maison Blanche mais moins pour sa concentration de pauvreté. La ville est à majorité noire (entre 50 et 60% ces dernières années) et rassemble 600.000 habitants.

Un article du Washington Post se félicite (et nous avec lui) de la diminution des nouvelles séroconversions (au test dit "VIH") en 2014

Mais même en baisse, il y en a encore eu 553. Soit encore presque 1 habitant sur 1000 qui a séroconverti dans l'année...

On apprend que dans la capitale fédérale des Etats-Unis, il y a 2,5% de la population qui serait séropositive.

C'est à dire 1 habitant sur 40 ! Et chez les hommes noirs, il y en aurait 1 pour 17.

Mais il est vrai que la situation s'améliore car il y a quelques années la situation était encore pire (pire qu'en Afrique de l'Ouest selon un responsable) :

- 3% des résidents étaient séropositifs - 1 sur 33,

- 7% des hommes noirs et 3% des femmes noires...

Des taux déments et démesurés, parce que totalement disproportionnés dès qu'il s'agit des populations noires qui sont majoritaires à Washington.

Les tableaux de chiffres pour 2014 à Washington sont d'ailleurs incroyables.

En 2014,chez les femmes, 93% des séroconversions et 92% des séropositives sont des femmes noires.

En 2014, il y a eu 117 séroconversions chez des femmes noires, qui représentent un peu plus de 50% des habitantes, contre 8 - 8 seulement ! - chez les autres femmes.

Avec des chiffres pareils, même en prenant en compte l'ampleur des différences socio-économiques entre les noirs et les autres groupes aux Etats-Unis, comment considérer que le test VIH détecte un rétrovirus plutôt que quelque chose d'endogène ? Sachant qu'au moins 73% des femmes sont censées l'avoir "contracté" par voie hétérosexuelle.

Comment et pourquoi les scientifiques et les experts ne se posent pas plus de question sur ces chiffres délirants ?

Est-ce simplement parce qu'en plus de vivre plus ou moins bien avec des stéréotypes racistes...

...sans les femmes noires, le "VIH" hétérosexuel n'existe pas - ou de façon infinitésimale - aux Etats-Unis (et probablement ailleurs en France et dans le reste du monde)

...sans le "VIH" hétérosexuel, le "VIH" n'existe plus, et l'industrie du "VIH" disparaît....

Doit-on conclure qu'on n'est donc malheureusement pas près de foutre la paix aux femmes noires de tous les pays ?

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Ça m'étonnerait qu'un jour ils reconnaissent leur mensonges, c'est bien trop gros pour que les gens ne les poussent pas au bûché.

Par contre un vaccin miracle oui ! J'ai hate que la dissidence s'intéresse au composants du futur " vaccin " contre leurs conneries .

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Dans une tribune du New-York Times, une universitaire américaine s'interroge sur le taux démesuré de résultat positif au test dit VIH qui frappe les femmes noires aux Etats-Unis.

Reprenant le constat d'une situation exceptionnelle (par rapport aux autres groupes), elle élimine un par un les facteurs de risques habituellement invoqués (usage de drogues, pratiques à risques, bisexualité cachée des hommes noirs...), qui, rappelle-t-elle justement, sont aussi voire moins nombreux chez les femmes noires que chez les femmes des autres groupes.

Sur ce constat très correct... ne vient finalement qu'une proposition alambiquée. Elle cite une longue étude statistique qui fait le lien avec l'emprisonnement massif des hommes noirs aux Etats-Unis depuis 20 ans : la prison étant un lieu de risque majeur pour les hommes incarcérés (viols, drogue, tatouage, etc...), ce sont au final les femmes noires qui en font les frais lorsque les hommes noirs sortent de prison (en considérant qu'en grande majorité les relations sexuelles restent confinés au sein du même groupe).

Dommage qu'elle ne fasse pas le lien avec les autres populations d'origine africaine qui ailleurs aussi, dans des conditions socio-économiques très variables, souffrent aussi de taux très élevé de résultat positif au test dit VIH en Haïti, en Guadeloupe, dans les Guyanes, et bien sûr dans toute l'Afrique subsaharienne... Elle verrait que la corrélation avec l'emprisonnement massif des hommes noirs, aussi sordide soit-il, ne fonctionne qu'aux Etats-Unis (seul pays à l'avoir mis en oeuvre à ce point) et pas ailleurs... Mais tout ce questionnement toujours répété - qui montre bien qu'une partie de la recherche tourne en rond - ne parvient pas encore à briser la barrière conformiste de l'orthodoxie... mais ça finira peut-être par venir...

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Un nouvel article publie les dernières trouvailles de la CDC américaine (Center for Disease Controls) en matière de statistique du VIH/Sida.

Elle a estimé aux Etats-Unis, selon le groupe racial, le sexe ou le lieu de résidence, quelle était la probabilité de devenir séropositif au cours de sa vie.

Il en résulterait que parmi les afro-américains, un homme sur 20, une femme sur 48 et un homosexuel (masculin) sur 2 (la moitié !) deviendrait séropositif aux conditions actuelles au cours de sa vie. Soit pour les hommes et les homosexuels des chiffres 5 à 6 fois plus élevés que chez les blancs; pour les femmes, 18 fois plus élevés que chez les blanches !

Sinon le VIH n'est pas raciste et ceux qui en forgé le concept du VIH non plus. Cela doit juste être encore un hasard, ou plutôt, vraiment pas de bol.

Et on sait bien comment le fait d'avoir "vraiment pas de bol" est devenu un concept définitivement central pour expliquer le VIH...

Modifié par Jibrail
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Dans la série c'est-absurde-mais-je-ne-me-pose-pas-de-questions, la chaîne américaine ABC relate une nouvelle "carte" des États-Unis où est représentée la probabilité des hommes gays et bisexuels de devenir séropositif, ainsi que la liste des grandes villes parmi lesquelles le risque est le plus grand.

Arrive en tête Jackson, la capitale très provinciale de l’État du Mississippi. Est-ce que vous avez déjà entendu parler de la ville de Jackson, le nouvel épicentre de l'épidémie de sida chez les homosexuels nordaméricains, et où 40% des homo et bisexuels seraient positifs au test dit VIH (oui, 40% !!!) ? Sans doute pas, mais vous ne serez pas surpris, si vous avez suivi le fil depuis le début, qu'il s'agit de la ville où la proportion d'afro-américains est la plus élevée des États-Unis (50% dans l'agglomération - voir Wikipedia)... Le Mississippi est aussi l'État américain qui a les indicateurs sanitaires les plus mauvais parmi les 50 états.

Dans ce classement figurent ensuite nombre de grandes villes du sud des États-Unis où les afro-américains forment la majorité de la population. New-York et Los Angeles, là où l'épidémie avait démarré, suivent loin derrière; San Francisco, la plus blanche, n'y figure pas.

Sinon comme dit plus haut, le VIH n'est pas raciste et ceux qui en forgé le concept du VIH non plus. Si la ville la plus à risque est une ville provinciale à peine connue, mais où la proportion d'afro-américains est la plus élevée - tandis que New-York et Los Angeles sont loin derrière, c'est un hasard !

Un pur hasard encore une fois.

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