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  1. Avant
  2. Je ne suis pas végan et j'étais un consommateur plutôt assidu de produits laitiers, d'oeufs ou de viandes animales. D’ailleurs j'hésitais à diminuer fortement ces aliments ayant lu auparavant qu'ils créent un certain stress oxydatifs dans l'organisme. Ou pas? Je vais voir pour des suppléments en vitamine B12... En attendant j'ai intégré quotidiennement tout un tas d'aliments favorisant les plaquettes. J'espère maintenir un bon niveau de plaquettes pour éviter la Tri. Plus qu'à réussir à des-stresser de cette situation et tout devrait aller !! Merci beaucoup Jibrail pour tes lumières, Bien à toi
  3. Je ne me sens pas suffisamment spécialiste pour me risquer à des conseils particuliers, mais tes remarques sur l'alimentation m'ont remémoré que les régimes de type végan sont connus pour générer des déficits en vitamine B12, qui génèrent des anémies et thrombopénies (déficit de plaquettes) chez ceux qui ne se supplémentent pas. Je ne sais pas si tu suis ce genre de régimes, et cela n'en donne pas l'impression car souvent l'anémie qui survient également génère plutôt de la fatigue, mais en tout cas il faut au minimum veiller à ne pas être en déficit de B12 ce qui demande soit de se supplémenter, soit de consommer un minimum de produits laitiers, d'oeufs ou de viandes animales, afin de ne pas accroître le déficit en plaquettes.
  4. Bonjour Jibrail, Merci pour t'as réponse qui me permet d'y voir un peu plus clair. J'ai rendez-vous le 22 avec le médecin. Je vais voir ce qu'il va me dire sur mes analises de sangs et sur mon état de santé général etc. Le problème c'est qu'il risque de vouloir commencer tout de suite la Thri sans même chercher à savoir si un traitement est nécessaire pour rétablir un bon fonctionnement des plaquettes dans l'organisme. Faut dire aussi que ça fait même 2 ans que je n'ai pas été malade et ce ni d'un simple petit rhume, ce qui me donne vraiment l'impression d'aller bien (mise à part ces bleus qui étaient de plus en plus fréquent). J'ai complètement changé mon alimentation depuis 10 jours avec des aliments Bio, beaucoup de légumes et fruits favorisants les plaquettes. Je deviens limite parano avec tout ce qui pourraient favoriser les plaquettes. As-tu, toi ou d'autres ici d'ailleurs, des conseils à me donner sur quoi faire pour maintenir un bon niveau de plaquettes? Vitamines, sport, aliments, habitudes quotidiennes...? Bref tout les conseils seront la bienvenue. Y a t'il d'ailleurs d'autres personnes (à part Rico, avec qui j'ai déjà échangé) qui ont eu ce problème de plaquettes? D'autres témoignages/expériences serait vraiment utiles. Merci à tous.
  5. Deux nouveaux patients américains viennent à leur tour de porter plainte contre Gilead pour avoir retardé le développement du Tenefovir Alafenamide (TAF), dont les effets secondaires sur les os et les reins sont supposés plus faibles que sur la version initiale du Tenofovir (TDF) approuvée en 2001. L'un est atteint d'ostéoporose avancée, l'autre d'ostéroporose et d'une rare pathologie des reins. Pour rappel, les premières études qui suggéraient des effets indésirables plus faibles du TAF comparé au TDF date de 2001, et pendant 15 ans, Gilead l'a soigneusement remisé dans son placard pour le ressortir au moment où le brevet du TDF expirait. Pendant ce temps, des millions de patients prenaient la version supposée la plus nocive, tandis que la firme engrangeait des dizaines de milliards de dollars de bénéfices. L'AIDS Healthcare Foundation avait finalement perdu son action en 2016 contre Gilead, le juge du tribunal californien ayant jugé l'affaire ayant sans surprise priorisé le bon fonctionnement du capitalisme : le juge avait ainsi indiqué que "Gilead avait un brevet qui lui donnait un monopole sur les deux versions du Tenofovir et qu'il n'avait aucune obligation d'introduire un produit amélioré à une date plus précoce", et que "n'importe quel concurrent aurait pu battre Gilead sur le marché en proposant un meilleur médicament". A l'époque, un remarquable article du Los Angeles Time avait résumé l'affaire. Outre le fait que les avocats de Gilead ont rappelé très sincèrement que la firme n'avait pas "le devoir de développer, tester, chercher l'approbation et le lancement de ces nouveaux produits dans un calendrier particulier", et que la firme ne s'est pas gênée pour publier en 2014 les résultats d'une étude clinique de 2002 sur le Tenofovir Alafenamide, il est intéressant de constater que Gilead est contesté même par ses plus fidèles relais au sein des patients. Ainsi, le fondateur de POZ, une des principales publications des gays séropositifs américains, est contraint de constater que sa prise du Tenofovir depuis une décennie a mis ses os dans le même état que celui d'une "femme de 85 ans" en raison des complications d'ostéoporose liées au Tenofovir, et qu'il a du subir de la chirurgie (broches, etc...) pour réparer sa cheville fracturée. L'affaire se complique ainsi, et aujourd'hui, POZ rend compte d'une étude critique de chercheurs anglais, pour qui le bénéfice du Tenofovor Alafenamide serait douteux : le bénéfice en terme d'effets secondaires ne serait vraiment significatif que lorsque la molécule est "boostée" en combinaison avec d'autres molécules (Cobicistat ou Norvir notamment), qui augmente sa concentration dans le plasma sanguin (de 20 à 30%), et cela pourrait être dû au fait que dans les études cliniques comparant les deux molécules en version "boostée", la dosage du TAF est significativement moins importante que celle du TDF. Moins de molécule, moins d'effets secondaire, de l'arithmétique élémentaire... Au minimum expliquent les chercheurs, Gilead aurait du cherché à diminuer le dosage du TDF en version "boostée" afin de limiter les effets secondaires tout en conservant son "efficacité antivirale", ce que le laboratoire n'a jamais fait. Comme la plupart du temps, le TDF est actuellement prescrit sans booster (notamment dans sa formule ATRIPLA ou TRUVADA), le bénéfice sanitaire du changement de molécule en terme de réduction d'effets indésirables pourrait au mieux limité, voire nul. Bref, POZ en est à se demander si la stratégie entière de GILEAD n'est pas basée sur une "fausse promesse". Dans un tel brouillard où s'entremêlent les enjeux de santé et les enjeux financiers sur fond de milliards de dollars, on aimerait compter sur nos meilleurs scientifiques pour y voir plus clair, et en particulier le bon docteur Jean-Michel Molina, notre spécialiste hexagonal incontesté du Tenofovir. Mais celui-ci semble avoir définitivement choisi son camp, en multipliant l'encadrement d'essais cliniques liées au TAF pour le compte des firmes pharmaceutiques. Le labo JANSSEN, producteur du Darunavir, lui offre une jolie possibilité, début 2018, d'être le 2ème auteur d'une publication dans LANCET, revue située dans le Top2 des revues médicales, à propos de l'étude d'une combinaison entre Darunavir et TAF. GILEAD lui avait déjà offert cette possibilité pour un essai clinique d'une combinaison incluant le TAF en 2017, mais en tant qu'auteur plus accessoire. Ces deux études font partie de celle critiquées par les chercheurs anglais. On aurait aimé qu'il s'exprime publiquement sur les problèmes moraux, sanitaires et financiers liés au "switch" entre le TDF et le TAF, qu'il passe une bonne partie de sa carrière à évaluer. On aurait aimé qu'il nous convainque, en grand scientifique désintéressé, qu'il est absolument nécessaire de ruiner les sécurités sociales du monde entier (et la française en particulier, qui la rémunère et lui fournit toutes ses opportunités de carrière), pour des motifs vraiment impérieux, en transférant encore quelques dizaines de milliards de dollars dans les années à venir dans les poches de GILEAD. Si quelqu'un l'a entendu ne serait-ce que murmurer à ce sujet, qu'il n'hésite pas à se manifester ici.
  6. Salut Elixandre, La thrombopénie est fréquente dans le contexte "VIH", c'est même régulièrement un des premiers symptômes observés. Pas de panique pour autant, notamment s'il n'y a pas de déficit de lymphocyte ou de neutrophiles, et que le traitement par cortisone marche bien. Par contre, c'est vrai que la question de prendre la tri doit à nouveau sérieusement être posée, car ce type de déficit, sévère, sur plusieurs mois et avec des symptômes (des bleus) bien réels d'après ce que tu nous décrit, n'intervient pas après une alimentation inégale ou un coup de stress. Pour tout un tas de raison, la question de l'existence du supposé VIH mérite toujours d'être posée. Néanmoins, l'intérêt d'approfondir cette question n'apporte pas de réponse à court terme aux problèmes de santé rangés à tort ou à raison sous l'étiquette "VIH", tant qu'on n'a pas de réponse claire sur les mécanismes non-viraux qui les causeraient. La thrombocytopénie associée au "VIH" est selon les scientifiques liée principalement à un mécanisme auto-immune, qui conduirait à la destruction de plaquettes par des anticorps. D'autres y voient un excès de monoxyde d'azote qui inhiberait les plaquettes; d'autres tentant de combiner les deux. Selon d'autres auteurs, le rôle des plaquettes dépasse largement la prévention des hémorragies, et on ne sait plus dire qui de l'oeuf ou de la poule entre les plaquettes et le système immunitaire. Toutes ces questions sont importantes et pourraient d'ailleurs être cohérente avec diverses théories dissidentes, notamment l'excès d'exposition aux agents oxydants azotés. On peut aussi se rappeler que pour les immunologues, la survenue de maladies auto-immunes reste le plus souvent mystérieuse et généralement sans lien avec des infections quelconques, virales ou non (comme la polyarthrite rhumatoïde, la sclérose en plaques, maladie de Crohn, rectocolite hémorragique ou thyroïdite de Hashimoto...). Mais la question cruciale dans l'immédiat est de savoir si un traitement est nécessaire, et si oui lequel, pour rétablir un bon fonctionnement des plaquettes dans l'organisme.
  7. Bonjour à tous et à toutes, Je reviens vers vous après toutes ces années d'absence. Certains d'entre vous se souviennent peut-être de moi, j’avais découvert la dissidence un peu par hasard et j'étais venu vous raconter la proposition de mon médecin traiteur à entrer dans une étude qui allait être réaliser à l’encontre du Sida. J'espère que vous allez tous et toutes aussi bien que faire se peut. J'ai été diagnostiqué séropositif il y 10 ans, je n'ai jamais pris de thri, jamais pris de drogues, je mène une vie tout à fait normale depuis tout ce temps. Il y a un peu près 1 an j'ai commencé à avoir quelques petits bleus par ci par là. Depuis quelques mois ces bleus sont devenus de plus en plus fréquent, de plus en plus gros et ils mettent de plus en plus de temps à partir. Bref je vais voir un médecin, s'en suit une analyse de sang et le verdict donc de la thrombopénie. Ensuite ils me font un dépistage au VIH (sans m'en parler) qui donne bien évidemment positif. Bref maintenant je suis censé me faire suivre par un médecin du VIH. D’après les premiers résultats mes globules blancs et rouges se portent bien. Apparemment il y que les plaquettes qui ont pris un coup! Bizarre non? En attendant je prend un traitement pour faire remonter mes plaquettes(à base de cortisone), qui cela-dit marche bien, car celles-ci sont bien remonté à un niveau normal. Je ne vais pas vous mentir que la je suis en pleine crise d'angoisse et c'est un peu la grosse panique. Je ne comprend ce qui à pu faire chuter mes plaquettes à un niveau aussi bas (moins de 10 000), si le VIH n'existe pas(ce que je continue à croire). Certes je n'ai pas particulièrement surveillé mon alimentation, mais quand même! Du coup je me demande si je dois prendre la thri, ce que je n'espère pas vraiment pas. Voilà pour ma situation, ça n'est pas évident psychologiquement ces jours ci. J'étais tranquilou dans ma vie et de me prendre ça en pleine face c'est dur. Bon après je me dit que j'ai quand même évité 10 ans de médocs donc c'est toujours ça de gagné. Je vous raconte ça en espérant des conseils, j'imagine, de vous tous qui avez de l'expérience en ce domaine et qui avez peut être déjà été confronté à ce même problème. Merci de m'avoir lue, portez-vous bien ! Alexandre.
  8. Jardinier

    Françoise Barré-Sinoussi sur France-Culture

    Bruno Latour à voix nue, cité par Babette Babich dans un article de la revue International Studies in the Philosophy of Science, "Calling Science Pseudoscience: Fleck’s Archaeologies of Fact and Latour’s ‘Biography of an Investigation’ in AIDS..." : “I am especially concerned with those working scientists who have questioned the epidemiological link between HIV and AIDS and are discounted in consequence and this no matter their credentials, irrespective of the cogency of their arguments or the sobriety of their statistics.” (§ 2, page 4 : "On the Future of Science Studies: From Fleck’s Scientific History to Latour’s Lab Anthropology") L'article sous pdf ici : Calling Science Pseudo-Science
  9. L'émission "à Voix Nue" de France-Culture propose cette semaine une série de 5 entretiens avec Françoise Barré-Sinoussi, conduite par le journaliste Michel Alberganti. Le principe de l'émission est en général de faire un bilan rétrospectif de la carrière de personnalités reconnues, et ne se prête du coup pas particulièrement à l'entretien critique ou à la remise en cause. A l'écoute des trois premières émissions, au-delà d'éléments factuels parfois intéressants sur son début de carrière et l'organisation de la recherche de l'époque, on est cependant frappé par le conformisme et le manque de recul généralisé de l'entretien, qui déroule sans heurts l'histoire canonisée sur la transcriptase inverse, l'isolation, les tests ou l'AZT, comme si aucune critique dissidente n'avait jamais questionné ses piliers du supposé "VIH", si des recherches mainstream parfois anciennes n'avaient déjà pas sévèrement mis à mal ce puzzle global, et si Luc Montagnier, pour le meilleur et pour le pire, n'avait pas lui-même contribué à essayer à élargir un peu la focale. Cet entretien reste important car la paternité franco-américaine du concept de VIH reste après toutes ses années un élément fondamental à décrypter pour toute vision alternative sur le sida, et qui reste peu analysé en profondeur malgré l'abondance des sources, en raison du conflit scientifique et financier largement médiatisé entre les Américains et les Français. D'un point de vue scientifique, l'importance de la contribution française demeure une énigme car comme le souligne d'ailleurs Françoise Barré-Sinoussi, comme tous les autres acteurs de l'époque, les Américains jouent alors au moins deux ou trois divisions au-dessus compte-tenu de leurs moyens humains, financiers et organisationnels alors sans équivalent. Ce qui me paraît fondamental, et qui est rapidement abordé dans le 3ème entretien sur la "découverte du virus", c'est l'étroitesse du réseau social parisien qui va plancher sur la question, et pour une grande partie constitué de jeunes baby-boomers, soixante-huitards, relativement marginaux dans l'institution médicale : Françoise Barré-Sinoussi, jeune chercheuse à Pasteur au joli parcours mais arrivée par hasard et sans aucun appui familial; Willy Rozenbaum, fils d'émigrés juifs et ex-militant sandiniste, médecin qui accueillera les premiers cas de sida à l'Hôpital Claude-Bernard; Françoise Brun-Vézinet, qui jouera le rôle crucial de faire le pont entre cliniciens et chercheurs, Elisabeth Bouvet, qui travaillait au ministère, et quelques autres, encadrés par une poignée d'aînés gentiment anticonformistes (Montagnier, Leibowitch, Chermann). Tous étaient là au même endroit, chercheurs, cliniciens, ministère, patients, (qu'ils soient homosexuels, hémophiles ou africains francophones), et de la même génération, se connaissaient, se rencontraient, échangeaient.... En face, les américains étaient à des milliers de kilomètres les uns des autres (Gallo à Washington, la CDC à Atlanta, les patients à New-York, San Francisco ou Miami), et étaient déjà sévèrement englués dans des jeux de pouvoir entre institutions, et pour cause : à la différence de Paris, c'était là qu'il y avait du pouvoir, qu'était concentré le pouvoir scientifique réel, les Prix Nobel, l'industrie pharmaceutique, les revues prestigieuses, toutes les structures majeures, etc... Peut-être tout cela a contribué à faire une certaine différence de part et d'autre de l'Atlantique : à Paris, le dynamisme et l'homogénéité de ce collectif faisait qu'ils y croyaient vraiment. Quelque chose comme le transfert de l'élan révolutionnaire du politique vers le scientifique, là où les enjeux de pouvoir dans la science américaine imposait d'autres procédures, d'autres récits, plus âpres, plus cyniques, mais peut-être aussi plus rigoureux. Gallo n'annonce rien, tant qu'il ne craint pas de se faire doubler par Montagnier, puis ensuite sort la grosse artillerie en 1984 pour s'imposer. Tout en ayant toujours le sentiment que cette invention du VIH était une erreur sans précédent, je n'arrive pas malgré tout à me départir d'une certaine tendresse pour cette génération de chercheurs et médecins parisiens, sans doute car ils ont exactement l'âge de mes parents et une dynamique similaire de leur parcours de vie, par nostalgie sans doute de leur côté soixante-huitard disruptif de l'institution de l'époque, qui se sont coltinés les patients alors marginaux et ont impulsé des transformations tellement souhaitables (par rapport à la place des patients, à la mise en place de réseaux de chercheurs et de patients que l'on trouverait sans doute voisin, dans leurs pratiques concrètes, de réseaux politiques ou militants de la même période). Et pourtant, c'est aussi bien là le coeur du problème; comment, malgré toute cette sincérité initiale impossible à remettre en cause, cette compassion réelle vis-à-vis de leurs patients, ce détachement à l'époque par rapport aux enjeux de pouvoir, comment se sont-ils retrouvé à donner naissance au "VIH", à donner massivement de l'AZT à leurs patients et à ne jamais le reconnaître comme erreur fondamentale, y compris quelques décennies plus tard ? Il y a dans ce naufrage, tellement métaphorique de la société française, aujourd'hui parvenue paradoxalement au stade macronien, un aveuglement collectif et persistant qu'il faudrait arriver à dater et nommer, pour pouvoir espérer s'en débarrasser. Après toutes ces années, on ne peut que constater que la force du supposé VIH, c'est qu'il reste bien plus puissant comme concept que comme maladie, et que c'est aussi en partie un leg du Paris post-68. J'écouterai attentivement les deux autres entretiens de Françoise Barré-Sinoussi, jeudi et vendredi, malgré tout sans trop d'espoir que cela puisse contribuer à percer le mystère.
  10. aixur

    Conférence au Pont du Gard en juin

    Dans le premier message que j'avais reçu, le sujet de la polio devait être abordé à la conférence. Mais, je viens de recevoir un deuxième message, et apparemment, ça ne sera pas le cas. Déception. Je mets donc ici un lien vers l'article de mon blog sur le sujet qui remet en cause l'existence de la polio. http://www.repenser-la-medecine.com/quotidien/non-classe/la-polio-partie-13/ http://www.repenser-la-medecine.com/quotidien/non-classe/la-polio-partie-23/ http://www.repenser-la-medecine.com/quotidien/non-classe/la-polio-partie-33/
  11. Je viens d'apprendre qu'il y aura une nouvelle conférence au Pont du Gard en juin 2018. Et miracle ! Enfin certaines figures de la dissidence du sida se mettent à remettre en cause d'autres virus que le VIH. Tout arrive ! Bon, ça n'est que quelques virus et pas tous. Mais bon, c'est déjà un début. Il en aura fallu du temps, mais ça commence à bouger un peu. Ouf !
  12. Jardinier

    Mort de Lindsey Nigel

    Oui, bien sûr, il y a une différence de situation entre les mères séropositives dont on a parlé ici et les journalistes que j'ai cités. Mais pour ceux-ci, du reste, le fait qu'ils n'aient pas parlé de leur statut sérologique ne signifie pas obligatoirement qu'ils aient été séronégatifs, mais seulement qu'ils avaient fait le choix que cela reste privé. Ensuite, ils s'étaient engagés publiquement avec les dissidents scientifiques, et... ils ne sont plus là. Le cas le plus douteux, ou le moins douteux si l'on veut, étant sans doute à pas mal d'égards celui de Lambros Papantoniou. De toute façon, c'est sans nul doute l'affaire Lindsay Nagel qui résume de la manière la plus éclatante - et peut-être historiquement décisive - tous les enjeux, tenants et aboutissants de ce à quoi tant d'autres se sont trouvés confrontés à des niveaux divers et de manières diverses.
  13. Jibrail

    Mort de Lindsey Nigel

    Jardinier je réponds assez tardivement parce que je ne suis pas forcément très à l'aise dans ces champs conceptuels mais qui m'ont frappé et qu'il me paraissait intéressant de relayer. Pour autant je partage tes inquiétudes concernant l'émergence d'une bio-technocratie. Je souhaitais surtout souligner que finalement on se trouvait dans la question de la mort des dissident-e-s dans un certain terrible "ordinaire" de la répression dont a vu ces dernières années comment il se généralisait à tous les niveaux. Je voudrais ajouter une réflexion concernant les hommes que tu cites ayant pris des positions publiques en faveur de la dissidence. Sans rien nier de leur mérite, il y a un fossé avec la situation des femmes que j'ai cité. En effet ces hommes étaient des militants par choix et séronégatifs. Les femmes dissidentes qui ont subi la répression l'ont subi à la fois en tant que malade et en tant que mère, et étaient militantes pas tellement par choix que par nécessité. C'est radicalement différent et ça explique aussi la sévérité et l'inhumanité de la répression qu'elles ont subi. Et également une imprécision de mon message quand à Christine Maggiore : elle a été accusée d'avoir provoqué la mort de sa fille en refusant de la dépister (et le cas échéant de lui donner un traitement) mais ce n'est que la version de l'orthodoxie (d'après elle sa fille est décédée d'un choc anaphylactique rare mais bien connu à la pénicilline, qui n'a rien a voir avec une éventuelle séropositivité).
  14. Econoclaste

    Virus Zika, nouvelle hystérie collective?

    Merci Jibrail pour cette information intéressante. Effectivement, cette molécule pourrait, si la théorie du stress oxydatif est valide, être un traitement intéressant contre le SIDA. Mais avant qu'il passe de la case Zika à la case SIDA, il y a pas mal d'années à attendre. Comme en plus, si je comprends bien, cette molécule ne doit plus être brevetée, il y a presque aucune chance que l'industrie pharmaceutique s'y intéresse. En fait, comme pour le cas du Zika ou des troubles bipolaires que tu évoques, la seule possibilité serait qu'un centre de recherche universitaire s'y intéresse et qu'il puisse être financé par une fondation, un Etat ou quelque autre forme de financement participatif. En fait, les financements internationaux de type caritatif sont assez importants (fonds mondial ; UNITAID ; Bill & Melinda Gates etc.), si des chercheurs parvenaient à être convaincus et par la suite défendaient un projet d'essai clinique auprès de ces organismes ou d'une agence nationale du médicament, cela pourrait avoir un grand intérêt et pour les patients, et pour les finances publiques vu que le prix du traitement serait bien moins cher que les actuels trithérapies...
  15. Jibrail

    Virus Zika, nouvelle hystérie collective?

    Dans les news du jour, une brève (en anglais) relate les résultats d'une nouvelle étude : un traitement antioxydant permettrait de prévenir la transmission par voie sexuelle d'un modèle animal du supposé virus ZIKA chez la souris, notamment en réduisant les dommages liées à l'inflammation au niveau des testicules et sur les spermatozoïdes. Le traitement permettrait de neutraliser les radicaux libres produits par l'inflammation dans les testicules (même si pas forcément dans les autres organes), et notamment de réduire l'augmentation de production NO (oxyde nitrique) dans le sperme Bon, c'est juste une étude qui demande à être confirmée et approfondie, mais à ce stade et pour les familiers "hardcore" du forum, ce n'est pas inintéressant qu'un traitement antioxydant puisse être susceptible de diminuer la production de NO (ce qui résulte de la pure logique biochimique), mais aussi de prévenir la transmission sexuelle d'un supposé virus infectieux, et ce en dépit de toute action anti-infectieuse directe (l'action antioxydante n'est censée que réduire l'inflammation, qui est indiquée comme conséquence de l'infection, et et pas cibler l'agent infectieux comme cause en tant que telle). Là où c'est encore plus intéressant, c'est quand on regarde d'un peu plus près la molécule en question. Il s'agit de l'EBSELEN, qui aurait été sauvée de l'oubli par des chercheurs de la célèbre université d'Oxford. Ceux-ci auraient fait "les poubelles" en recherchant les molécules qui avaient échoué mais qui avaient déjà franchi des étapes, notamment celle d'une relative innocuité chez les humains. Et sa structure est aussi particulière. Un bloggeur commente ainsi la "bizzarerie" de l'EBSELEN : "Je pense que la plupart des chimistes médicaux regarde la molécule et disent : ce n'est pas un médicament". En cause notamment un atome de sélénium, "qui, on s'imagine, n'est pas du domaine des médicaments", et qui donne son nom à la molécule. Bref, un médicament hors du champ de la recherche pharmaceutique habituelle. Ce sera sans doute pourtant assez peu "bizarre" pour les habitués du forum, qui savent bien que le sélénium est indispensable dans le maintien de la concentration de glutathion intracellulaire et donc dans le maintien de l'équilibre redox des cellules. La structure de la molécule ne surprendra pas davantage ceux qui avaient lu avec attention les messages de Cheminot et qui sauront aussi reconnaître au premier coup d'oeil les deux groupes phényls qui caractérisent la molécules, c'est-à-dire pour reprendre ses termes, deux "cycles aromatiques super sensibles à la nitration", et qui constituent "un des meilleurs pièges à peroxynitrites" qui puissent exister. Sans surprise, de nombreux travaux depuis la fin des années 90 ont montré que l'EBSELEN est un efficace "piège à peroxynitrites", par exemple dans la protection de l'ADN contre les peroxynitrites. Il semblerait néanmoins que l'EBSELEN agisse moins directement que par mimétisme de l'action du glutathion peroxidase, par des mécanismes biochimiques complexes et discutés qui ont donné lieu à des dizaines de publications, et qui permettrait en tout cas de maintenir dans de nombreux contextes in vivo et in vitro l'équilibre redox intracellulaire. Une lecture rapide des articles scientifiques et de leurs résumés laissent penser que l'action antioxydante de ce composé est potentiellement beaucoup plus puissante et efficace que le seul apport de composés antioxydants plus classiques (N-Acétylcsytéines, vitamine C+E, etc...), car il agirait en boostant le mécanisme enzymatique d'oxydo-réduction du glutathion et donc plus directement à la source. Des chercheurs portugais et brésiliens estiment même qu'une molécule encore plus simple, composée de deux atomes de sélénium et deux groupes phényles auraient une efficacité antioxydante encore supérieure à l'EBSELEN, du moins in vitro et contre les peroxynitrites. Cette molécule étudiée depuis... 1984 fait l'objet aujourd'hui d'une étude clinique contre les troubles bipolaires (en remplacement du lithium), pourrait être efficace contre le clostridium difficile, contre les dommages auditifs liés au bruit excessif, et donc peut-être aussi contre le virus Zika. Mais aujourd'hui, elle n'est produite qu'à des fins de recherche et n'est mise sur le marché nulle part. L'avenir dira si cette molécule, ou une de ses analogues, réussite à concrétiser dans la vraie vie ses succès in vitro et sur des modèles animaux. Grâce à l'étroitesse de vue des chercheurs du sida bloqués sur le supposé VIH, aucune recherche ne semble prévue pour les malades du sida dont le déficit en glutathion est pourtant connu depuis au moins 1989, dès que des chercheurs ont cherché à confirmer le premier article d'Eleopulos (du Perth Group) paru l'année précédente sur le rôle de l'oxydation dans le sida. Il n'y a qu'à espérer que par une suite de hasard, et pour en avoir le coeur net, les recherches contre le supposé Zika inspirent celles contre le supposé VIH.
  16. 2017-2018 C'est à partir de 14:53 (minutes) à partager avant de faire vacciner tout le monde.
  17. ZeKK

    Injection de Glutathion

    Bonjour, Je déterre le sujet ça fait un moment que je ne suis pas venu, j'ai testé le glutathion liposomal vendu très cher environ 90€ les 30sachets : https://www.abundanceandhealth.fr/fr/produits/107-12-boxes-altrient-lypo-spheric-gsh-glutathione.html je ne l'ai mélangé à aucun autre médicaments. J'ai pris un deux sachets par jour, peut être que ça éclairci la peau mai son est en hiver, ça ne fait pas chauffer la vessie comme le N-acetyl-cysteine, ça fait peut être un peu maigrir, ça donne un petit coup de boost conclusion : je n'arrive pas à savoir si c'est réellement efficace. Avis strictement personnel sur cette molécule.
  18. Salut, Concernant le Blastocystis Humanis j'ai trouvé cet article en français très intéressant qui relate également le cas d'un jeune homme qui perd du poids. A voir s'il y a des similitudes avec la situation de ton ami ? L'intensité des effets, assez modérée en général, peut sembler assez variable selon les situations. Tu as indiqué qu'il avait des vers; sur les résultats que tu as publié je n'ai vu que la présence de Blastocystis mis en évidence (c'est un parasite intestinal mais un protozoaire, c'est-à-dire un organisme composé d'une seule cellule, et non un ver en tant que tel qui sont des organismes plus évolués). Je ne suis pas expert en détection des parasites mais comme indiqué sur le test il est indispensable de faire plusieurs examens de selle à intervalles rapprochés. En même temps il y a peu d'éosinophiles (qui souvent sont plus élevés en cas d'infections parasitaires, mais apparemment pas toujours). Il n'avait jamais fait aucune recherche de parasite depuis son retour du Burkina Faso ? Concernant la neutropénie, qui persiste et semble s'être accentuée si on se réfère à son premier test, qui est peut-être lié à l'infection intestinale chronique causée par les Blastocystis (ou d'autres organismes non repérés à ce jour). Il peut y avoir beaucoup d'autres causes cependant, difficile d'en dire plus par internet.
  19. Voici les résultats du dernier test dont il était question ici: http://www.sidasante.com/forum/index.php?/topic/17633-r%C3%A9flexions-diverses/ NFS – Plaquettes Anticorps anti-plaquettes SEROLOGIE VIH Hématologie Valeurs de référence . Hémogramme Beckman Coulter DxH800 Hématies 4.97 T/L 4.6 à 6.2 Hémoglobine 14.6 g/dL 13.0 à 18.0 Hématocrite 43.9 pourcent 37.0 à 50.0 V.G.M 88 fL 79 à 97 T.C.M.H 29.5 pg 27.0 à 32.0 C.C.M.H 33.4 g/dL 31 à 37 Leucocytes 2.70 G/L 4.0 à 11 Formule leucocytaire DxH800 Examen micoscopique sur frottis Polynucléaires neutrophiles 0.87 1.5 à 7.5 Polynucléaires éosinophiles 0.18 inf à 0.6 Polynucléaires basophiles 0.01 inf à 0.2 Lymphocytes 1.13 1.1 à 4.4 Monocytes 0.51 0.2 à 0.8 Neutropénie Plaquettes 122 150 à 400 Test effectué sur sang prélevé sur EDTA V.P.M 11.0 fL 7.5 à 11.2 Page 1/3 Biochimie Biochimie du sang Aspect du sérum Turbudité : limpide Hémolyse : non hémolysé Ictère : non ctérique Glycémie à jeun 4.48 mmol/L 4.11 à 6.05 Hexoklnase/G6PDH cobas c Roche 0.81 g/L 0.74 à 1.09 Valeur de référence pour les femmes enceintes inf. à 5.06 mmol/L (0.92 g/L) Créatinine 83 mol/L 59 à 104 Méthode enzymatique IDMS cobas c Roche 9.4 mg/L 6.7 à 11.7 Modification des valeurs usuelles fournisseur le 30/06/15 DFG estimé selon l'équation CKD-EPI 111 mL/min/1.73m2 sup ou = à 90 Pour sujets caucasiens DFG pour sujets de type afro américain 129 mL/min/1.73m2 Calcul recommandé d'estimation du débit de filtration glomérulaire (DFG) HAS 2012 L'équation CKD-EPI n'est pas complètement validée pour les sujets non caucasiens, les personnes agées de plus de 75 ans et les sujets présentant un poids ou une masse musculaire extrêmes Pour les patients inclus dans des protocoles nécessitant un suivi du DFG par MDRD Clairance calculée MDRD 97 mL/min/1.73m2 sup à 60 Cholestérol 2.5 mmol/L inf à 5.2 Colorimétrie enzymatique cobas c Roche 0.97 g/L inf à 2 Cholestérol HDL 1.03 mmol/L 0.90 à 1.45 Colorimétrie enzymatique PAP cobas c Roche 0.40 g/L 0.35 à 0.55 Rapport CT/HDL 2.43 inf à 5.00 Cholestérol LDL calculé 1.30 mmol/L inf à 4.13 Formule de Friedwald 0.50 g/L inf à 1.60 Rapport HDL/LDL 0.79 L'objectif thérapeutique du patient dyslipidémique est défini par le taux de LDL, en fonction du nombre de facteurs de risque cardio vasculaire (FR-CV) : Recommandation AFSSAPS 2005 Calcul du FR-CV FR-CV : 0 = sup LDL inf 5.69 mmol/L (2.20 g/l) ajouter 1 si : Age (H sup. 50 ou F sup. 60) – 1= sup inf 4.91 mmol/L (1.90 g/L) ATCD familiaux de maladies CV Tabagisme – HTA – diabète de type 2 – 2 = sup inf 4.14 mmol/L (1.60 g/L) Infection HIV – HDL inf.1 mmol/L (0.40g/l) soustraire 1 si : HDL cholestérol 3 = sup inf 3.36 mmol/L (1.30 g/L) sup. 1.5 mmol/L (0.60 g/l) sup 3 = sup inf 2.59 mmol/L (1.00 g/L) Aspect du sérum (turbidité) Page 2/3 Triglycérides 0.38 mmol/L inf à 2.26 GPO/PAP cobas c Roche 0.34 g/L inf à 2.00 Sodium 141 mmol/L 136 à 145 Potentiométrie ISE indirecte cobas c Roche Potassium 4.4 mmol/L 3.5 à 5.1 Potentiométrie ISE indirecte cobas c Roche Chlore 102 mmol/L 98 à 107 Potentiométrie ISE indirecte cobas c Roche SGOT (ASAT) 33 U/L 10 à 50 IFCC enzymatique avec PLP à 37°C cobas c Roche SGPT (ALAT) 41 U/L 10 à 50 IFCC enzymatique avec PLP à 37°C cobas c Roche Hormonologie Bilan thyroidien TSH 1.95 mUI/L 0.27 à 4.20 ECLIA cobas c Roche Page 3/3 MICROBIOLOGIE Examen de selles PCR Multiplex, Eurobio Date et heure : 02/10/17 à 10h Prélèvement apporté au laboratoire Examen macroscopique : Aspect : Moulées Recherche de parasites entériques : PCR positive Recherche de Glardia, Entamoeba histolytica, Dientamoeaba, Blastocystis, Cryptosporidium et Cyclopora Présence d'ADN de Blastocystis Hominis Interprétation de la PCR entériques : Ce parasite, retrouvé isolement, est rarement responsable de troubles digestifs. Seule la persistance des symptômes associée à la détection d'autres microorganismes pathogènes justifie l'utilisation d'un traitement par Métronidazole. Examen parasitologique des selles Absence de cristaux de Charcot Leyden Enrichissement (méthode de Bailenger) Mini parasep bailenger Eurobio Page 1/2 Absence d'oeufs, de kystes et de larves parasitaires Interprétation Compte tenu de l'élimination variable dans le temps des formes de dissémination parasitaire, 3 recherches de parasites sur des selles recueillies séparément à quelques jours d'intervalle sont recommandées. Les formes végétatives des protozaires ne sont pas retrouvées par la technique de concentration des selles. La recherche de microporidies et cryptosporidies nécessitant des colorations spécifiques n'a pas été réalisée. Page 2/2
  20. Bonjour Jibrail, Et merci pour ce développement pour le moins éclairant. Alors que je sache, non, il n'a pas développé de maladies particulières mais en même temps je ne crois pas qu'il ai fait recherches non plus. Concernant la lèpre, tuberculose ou paludisme cela parait peu probable au vu de l'absence de symptômes en revanche en ce qui concerne la leishmaniose ou encore les infections par des vers, cela serait possible vu qu'au dernières prises de sang (que je vais publier dans ce fil d'ici peu) il avait effectivement des vers; Ca me fait toujours tomber des nues lorsque je vois avec quelle facilité les tests peuvent êtres faussés...
  21. Bonsoir Pirate, Je reconnecte ton dernier message avec les premiers de ta présentation. C'est vrai que je n'avais pas percuté, mais tu indiquais que lors de son séjour en Afrique qu'il avait eu une hygiène assez pauvre, que j'entends comme une hygiène sanitaire (eau notamment) assez pauvre. C'est un facteur qui me semble a priori assez déterminant, pour une raison à la fois simple et complexe, qui tient à la modification du système immunitaire sous l'effet de l'infections par des parasitoses tropicales qui sont très courantes en Afrique subsaharienne. C'est à mon sens bien plus déterminant que des relations sexuelles protégées, en particulier si elles sont hétérosexuelles. Quant aux fellations, elles ne sont jamais protégées ou par un extrême minorité et si elles peuvent transmettre tout un lot de MST assez désagréables, des gonocoques à la syphilis, elles n'ont jamais été sérieusement considérées comme présentant la moindre corrélation avec l'acquisition d'une séropositivité. Parmi les parasitoses tropicales, il y a bien entendu le paludisme et la tuberculose, mais aussi de nombreuses autres infections moins connues au nord, et notamment les infections par les vers (bilharziose, filariose, et tous les helminthes), mais aussi par d'autres agents infectieux, comme la leishmaniose, la maladie de Chagas ou même la lèpre. Toutes ces infections ont en commun de déséquilibrer et d'affaiblir le système immunitaire et sans doute de favoriser l'apparition d'un profil d'anticorps qui rend positif le test dit VIH. Cela avait été clairement mis en évidence dans le cas de la lèpre par un des pontes de la rétrovirologie (Essex), qui a été largement cité par le Perth Group et qui est décrit dans le documentaire Sida le doute (voir sur ce lien entre la 32ème et la 35ème minute). La tuberculose, qui est une mycobactérie proche de la lèpre, peut théoriquement poser les mêmes problèmes. Le lien est également clairement fait entre une infection de bilharziose active et le test dit VIH (multiplié par 3 ou 4 selon cet article), et même le niveau de charge virale. L'orthodoxie y voit le signe qu'une infection active "facilite l'acquisition du VIH", du fait des lésions des muqueuses génitales par le parasite. Une lecture "dissidente" issue des écrits du Perth Group et d'Heinrich Kremer y verrait plus simplement les effets directs du parasite sur le système immunitaire et la production d'anticorps réagissant avec le test dit VIH. Je n'ai pas le temps de développer davantage ce soir, je ne sais pas si on ami a contracté l'une ou l'autre infection, même de façon peu intense, en tout cas je suis intimement persuadé que ces infections jouent un rôle certain dans le développement d'un résultat positif au test dit VIH.
  22. Jardinier

    Mort de Lindsey Nigel

    J'étais fatigué quand j'ai rédigé le message ci-dessus. Je cherchais un peu mes mots, je tournais autour : "thanatophilosophie", "thanatocratie"... Je voulais dire tout simplement "tanathopolitique", comme le disent certains philosophes. Je devrais relire 3 fois au moins l'article d'Achille Mbembe afin de m'en pénétrer et en même temps m'en déprendre suffisamment pour en dire quelque chose de vraiment intelligent. Mes situations concrètes "mieux que platement illustratives" sont assez désastreuses. Au minimum j'aurais dû écrire plutôt : "bien pire hélas que platement illustratives". Ces dernières années, j'ai longtemps tourné autour de ce qui se jouait, de ce qui pouvait se jouer, sur ce terrain un peu particulier du biopolitique et des développements dignes d'une pratique déontologique de la philosophie. Je n'ai pas le temps de vous exposer mes découvertes. Mais pour vous mettre sur la piste, il faut savoir que depuis l'antiquité latine la notion et le concept d'immunité ont toujours été au coeur de la philosophie politique occidentale. A tel point par exemple que le philosophe Jacques Derrida, au lendemain du 9-11-2001, racontait aux Américains qui voulaient l'entendre que leur société était en pleine crise d'auto-immunité. A bon entendeur... Et je tiens à mon "biotechnocratie". Par là, je veux dire que le sida - quand on a réfléchi et compris que "scientifiquement" ce ne peut être qu'une imposture parce que des sociétés sans l'exploitation pour divers motifs des peurs et fantasmes que peut inspirer la sexualité dans l'opinion n'existent pas encore, ou n'existent plus -, le sida cela revient avant tout à mettre des biotechnologies au service de pratiques délibérées d'"ingénierie sociale" inouïes de perversité et de cynisme. Ma plume a fourché, décidément : en principe "déploraison" est un néologisme, le mot en vigueur est "déploration", bien sûr. Mais après tout, "déploraison" est bien joli quand même. On dira que c'est un mot-valise, une sorte de valse à 4 temps entre déplorer, raison, floraison, oraison... Quant à Liam Scheff, dans son message dont je parle ci-dessus, il a écrit : "... everyone in America is a stranger; everyone is suspicious and jealous and possessive – because that’s our instruction. It’s in our manual. It’s in our religion and our government and our commerce. And that won’t change..." - "Tout le monde en Amérique est un étranger ; tout le monde est suspicieux, jaloux et possessif - parce que c'est notre instruction. C'est notre manuel. C'est dans notre religion et notre gouvernement et notre commerce. Et ça ne changera pas." J'ai bien peur qu'hélas il ait eu raison. Et quant à la France, je ne sais pas, je ne sais plus. Peut-être que tant qu'une majorité de Français auront les moyens, matériels et intellectuels, d'un minimum d'hédonisme, de justice sociale et d'égalité, ils feront encore de grandes et belles choses malgré leurs démons et la face obscure de leur culture. Sinon, ce seront peut-être le néo-scientisme et les pseudo-sciences, la xénophobie, le proto et/ou néo-nazisme rampants qui petit à petit empoisonneront tout, tueront toute intelligence, réduiront une majorité de personnes en esclavage, dans une société prisonnière de ses dilemmes terrorisants entre les tentations d'un passéisme mortifère et celles de fuites en avant technologiques, technocratiques, biotechnocratiques, etc., non moins avilissantes et mutilantes. Ne jamais oublier que le sida est historiquement un produit d'un tandem franco-américain, que son émergence a coïncidé, côté français, avec l'apparition du lepénisme claironnant comme pharmakon face à une menace communiste sans doute beaucoup plus chimérique que réelle.
  23. Jardinier

    Mort de Lindsey Nigel

    Je suis assez impressionné par la thèse d'Achille Mbembe présentée ci-dessus, même si d'aucuns pourront se risquer à la taxer de quelque chose comme "maximaliste". La référence aux conceptions de Georges Bataille en opposition à "l'être-pour-la-mort" heideggerien, notamment, a dans le contexte en question beaucoup de poids philosophiquement. L'exposé à aussi les vertus indéniables de s'accompagner de longues analyses argumentées du sens que peuvent prendre certains concepts avec la description en regard de situations concrètes mieux que platement illustratives. Il peut arriver que d'autres penseurs contemporains avancent ici et là, eux aussi en référence au biopolitique et au biopouvoir tels qu'introduits par Foucault, les termes de "thanatophilosophie" et/ou de "thanatocratie". Je serais tenté cependant de maintenir mon point de vue sur la spécificité biotechnocratique très particulière - et de facto non à proprement parler démocratique - de l'ensemble des dispositifs et tenants et aboutissants concernant le sida et le vih dans le monde. En l'occurrence, "bio" plutôt que "nécro" me semble demeurer approprié au sens où il s'agit, du point de vue sémantique, d'un lien direct avec les termes couramment reconnus et usités de "biologie" en tant que terme générique désignant une science, du recours massif à des procédés qualifiés usuellement de "technobiologiques" ou "biotechnologiques", ainsi que, selon l'expression non moins consacrée, du terme de "biomédecine". Et au sens aussi où les intérêts d'une certaine industrie pharmaceutique pèsent lourd dans la balance socio-politique, entre autres en influant sur les orientations, les savoir-faire et les pratiques de la recherche plus ou moins fondamentale, clinique et/ou appliquée. A mon humble avis, il faut rendre hommage aussi aux hommes , et en particulier à quelques JOURNALISTES, et en particulier à LAMBROS PAPANTONIOU, LIAM SCHEFF et TERRY MICHAËL : * Lambros Papantoniou, ami de Maria Papagianidou, journaliste agréé de l'ambassade grecque à Washington, avait interviewé Robert Gallo et s'était trouvé confronté en 2009 à une fin de non-recevoir lorsqu'il lui avait demandé de voir dans son laboratoire un spécimen de VIH isolé. Il avait rendu la chose publique, ainsi que protesté via les réseaux sociaux et par voie de presse en Grèce et aux USA contre un projet de formation aux soins du sida des agents de santé dans l'ensemble des hopitaux grecs par des spécialistes américains. Il est décédé un mois après ses protestations publiques et en haut lieu contre ce projet et après avoir rendu entièrement publics ses démêlé avec Robert Gallo. La grande presse grecque à l'époque était la seule à avoir publié intégralement l'ITV de Gallo, ainsi qu'une longue communication d'un scientifique dissident américain d'origine grecque. https://www.youtube.com/watch?v=Hk8eDIiszS8 Commentaire de la vidéo sur YouTube : " When asking to see pictures of HIV at a National Cancer Institute military research laboratory, the Greek journalist Lambros Papantoniou was told that AIDS is a national defense issue and that the HIV issue is top secret (classified)." https://olympia.gr/2009/05/29/in-memoriam-lambros-papantoniou/ * Liam Scheff avait fondé et animait le site Reduce the Burden. Il avait enquêté sur une affaire d'enfants cobayes des ARV dans un orphelinat de New-York, qu'il avait rendue publique. C'était un très brillant et courageux journaliste free lance. Dans le texte testamentaire qu'il avait publié en 2017 via le lien ci-dessus peut avant sa mort, il a décrit le martyr qu'a été la longue et étrange maladie qui a précédé sa disparition. http://liamscheff.com/2017/04/dear-friends-2/ * Terry Michaël prenait position publiquement pour les dissidents scientifiques du sida depuis 2009. Il est décédé en 2017 à l'âge de 70 ans, certes sans que l'on sache précisément s'il y avait ou non un lien direct de cause à effet entre sa crise cardiaque fatale et ses prises de position. http://www.washingtonblade.com/2017/08/16/d-c-journalist-terry-michael-dies-at-70/ Ce genre de disparitions serait-il décidément trop étranger au domaine de compétences de Reporters sans Frontières ? Pour revenir au problème parfois sinon souvent tragique des femmes et de la maternité, on doit convenir que la meilleure des radios publiques françaises, vers le 1 er décembre dernier, journée mondiale du sida, a eu le courage de relayer, via des ITV par ses journalistes, le point de vue très réservé de femmes africaines (au Mali notamment je pense) déplorant l'obligation à laquelle elles se voyaient soumises de prodiguer les traitements ARV à leurs enfants, avec parfois pour résultat la mort en bas âge de ceux-ci. Relais d'infos avec certes bien sûr, en contrepoint, la classique déploraison des problèmes d'accès aux traitement et de leurs conséquences, etc.
  24. Bonjour Jibrail, Je te réponds très tardivement bon... du coup ce n'est pas moi qui suis concerné par ce sujet mais un pote. Et quand à savoir comment il serait devenu séropo, tout dépend de quel point de vue on se place. Je m'explique: 1) Il à déjà eu des rapports sans capotes 2) Il est partis vivre plus d'un an en Afrique, et, étant Européen et n'ayant jamais été sur ce continent auparavant ce fut extrêmement dur pour lui de s'acclimater à ce nouvel environnement. Donc durant cette période il aura pas mal douillé physiquement (et moralement) et aura été pas mal carencé. Je tiens à préciser que tous les rapports sexuels qu'il à eu durant cette période furent fait avec préservatifs (excepté une fois une fellation) et qu'il n'a pris aucuns d'antipaludéens lors de son séjour la bas
  25. Jibrail

    Mort de Lindsey Nigel

    Le 30 décembre dernier, Erica Garner, une militante antiraciste américaine, figure du mouvement "Black Lives Matter", est décédée d'une crise cardiaque. Quel rapport avec la dissidence, me demanderez-vous ? En fait, Erica Garner avait à peine 27 ans, et son décès soudain a surpris nombre de commentateurs. Son parcours m'a rappelé dans un certain sens le destin de Lindsay Nagel, dont la survie, l'existence même, contradictoire avec la science dominante (elle aurait dû mourir enfant du sida) était une défiance perpétuelle pour le pouvoir d'État. Vivre avec pareil fardeau est tout sauf naturel. Erica Garner était la fille d'Eric Garner, un homme noir américain tué par un policier à New-York en 2014 (et ultérieurement acquitté pour cela), et dont la vidéo de l'interpellation fatale avait déclenché une vague de colère. Elle était devenue ensuite militante par nécessité, en ayant parfaitement conscience que sous certaines circonstances, comme celles qu'a connu son père, la survie dépend aussi du bon vouloir du pouvoir d’État et de sa police; et comme Lindsay Nagel qui le portait à travers sa séropositivité, elle-même le portait aussi dans son corps, celui de la fille de son père et de l'identité raciale qui lui était assignée. Une universitaire américaine, Kristen Smith, a publié un texte en anglais dans la revue the Conversation, où elle relate la mort d'Erica Garner. Elle le décrit comme un témoignage de la violence traumatique qui rejaillit à retardement notamment sur les femmes noires, "séquelle" de la violence policière d’État qui s'exerce d'abord (même pas si exclusivement) sur les hommes noirs, et dont les nombreuses victimes silencieuses ne sont jamais recensées en tant que telle. Dans un article antérieur, toujours en anglais, Kristen Smith s'attardait sur la situation particulière des mères noires en convoquant le concept de Nécropolitique d'Achille Mbembe (en français). Ce concept désigne un régime moderne de terreur (une "politique de la mort"), dans lequel la mort - infligée sans règle ni sans autre objectif rationnel immédiat par la puissance d’État ou occupante - est la forme ultime de domination mais devient aussi celle de la résistance. En effet, ces régimes, qui se sont épanouis dans les formes les plus extrêmes de l'esclavage, de la colonisation et de la guerre, font que l'acte de résistance et de mort ne font plus qu'un, et le choix de la mort - tel un sacrifice - un des seuls exercices de la liberté pour les populations auxquelles la liberté est totalement niée. Kristen Smith ajoute que dans ces populations dominées, les femmes et les mères en particulier ont une place particulièrement vulnérable, parce que l'enfantement s'oppose frontalement à ce régime de mort. Elle cite le cas de deux mères noires, l'une tuée enceinte aux États-Unis en 1918 (Mary Turner), l'autre assassinée par un escadron de la mort avec son enfant au Salvador en 2007 (Aurina Rodrigues), et les rapproche parce que ces deux femmes avaient connu dans leur entourage proche des victimes de cette "nécropolitique", et l'avaient publiquement dénoncé plutôt que de se soumettre silencieusement, ce qui leur a valu un assassinat brutal dans lequel était également mis en scène l'assassinat de leur maternité (la maternité représentant une forme de résistance à cette "nécropolitique"). Mais pour Kristen Smith, ces femmes ont pris ces risques en connaissance de cause, et sachant qu'elles étaient de toute façon en danger de mort constant dans un tel régime, il s'agirait par certains aspects d'une sorte de "suicide révolutionnaire", qui fait du choix de sa mort le seul geste politique possible pour permettre, paradoxalement, à ses enfants de vivre hors d'un tel régime, en leur fournissant un récit et une expérience politique potentiellement émancipateurs. J'ai détaillé un peu longuement ces concepts car ils me font écho, toutes proportions gardées à celles des dissidents séropositifs, qui avaient fait de leur résistance à l'orthodoxie un combat public dans lequel leur survie (sans ARV) devenait l'enjeu politique central. Achille Mbembe précise en effet dans son introduction à la nécropolitique : "Cet essai fait l’hypothèse que l’expression ultime de la souveraineté réside largement dans le pouvoir et la capacité de dire qui pourra vivre et qui doit mourir. Faire mourir ou laisser vivre constituent donc les limites de la souveraineté, ses principaux attributs. Être souverain c’est exercer son contrôle sur la mortalité et définir la vie comme le déploiement et la manifestation du pouvoir." Il est à mon sens évident que l'orthodoxie du sida, comme partie prenant de l'appareil d’État, a répondu parfaitement à cette définition, en cherchant à établir (difficilement au départ) puis à consolider sa souveraineté "en exerçant son contrôle sur la mortalité des séropositifs", via les ARV, et logiquement ensuite à "définir leur survie comme le déploiement et la manifestation de leur pouvoir". Il s'est agi d'abord de définir la population-cible, via le test et la définition des maladies opportunistes, avec tout l’arbitraire que cela a représenté (et les populations cibles étaient à l'époque essentiellement marginales), de les placer dans un régime de terreur sans alternative qui brouille les pistes (mort de la maladie, mort du traitement, mort de l'absence de traitement, ou des trois à la fois), puis de mettre en avant sa puissance à travers les nouvelles multithérapies (dont on sait que le bénéfice était en partie artificiel, l'effet positif était d'une part lié à l'arrêt des anciens traitements-poisons type AZT, et d'autre part loin d'être aussi miraculeux qu'initialement décrit). Ceux qui ne se soumettaient pas à ce régime de terreur menaient forcément un combat politique où la mort - et le choix de sa mort - constituait l'enjeu essentiel. Force est de constater que les combats les plus symboliques ont je crois presque toujours été des femmes (Kim Bannon, Karri Stokely, Maria Papagiannidou...), et l'intensité maximale s'est nouée autour de la maternité de Christina Maggiore (et le décès de sa fille Eliza Jane Scovill), et autour de celle de Lindsey Nagel et son fils Rico, avec dans l'un et l'autre cas toute la scénographie cynique et brutale de la mise à mort de leur maternité : Christine Maggiore pour avoir provoqué la mort de sa fille en refusant de la tester et de la traiter; Lindsey Nagel en lui soustrayant tout droit à élever son enfant, transformé en cobaye de laboratoire (le propre destin auquel elle avait échappé). L'une comme l'autre n'ont pas survécu longtemps à ces traumatismes. La question qui s'était toujours posée à propos de la mort de ses dissidents, et qui ne sera jamais résolue, c'est de savoir dans quelle mesure leur acceptation ou leur refus des traitements était une cause de leur décès, avec de façon sous-jacente l'interrogation latente sur la signification du test dit VIH, comme si ces quelques cas individuels étaient en mesure de prendre la place d'expériences scientifiques qui n'ont jamais été menées (et qui ne le seront sans doute jamais tant que le pouvoir qui l'interdit ne sera pas remis en cause). A la lumière des exemples des femmes noires décrites par Kristen Smith, et du décès d'Erica Garner à 27 ans indépendamment de toute séropositivité (tout juste aurait-on découvert après son décès qu'elle aurait le coeur trop large - belle métaphore), je pense qu'il faut avoir le courage de sortir ces décès de dissidentes hors du champ de la maladie et des interrogations scientifiques non résolues, et de les replacer dans un champ politique qui a fait de la mort et du choix de la mort l'enjeu central du combat, en particulier celles des femmes, parce que les conditions traumatiques de peur, de souffrance et de perte qui y règnent sont telles qu'elles en deviennent quasiment irrésistibles. Elles avaient cessé d'être des malades et n'étaient plus que des résistantes - ce qui n'ôtait malheureusement rien à leur sursis. C'est, je crois, tout l'hommage qu'il faut leur rendre.
  26. Jibrail

    Et maintenant... un immunosuppresseur contre le "VIH"

    Merci Econoclaste pour ce lien. Effectivement plus la "science" du supposé VIH progresse, plus la confusion semble croître. Dans cette histoire des inhibiteurs d'intégrase, qui sont ultradominantes dans les multithérapies aujourd'hui (Raltégravir, Elvitegravir, Dolutegravir, toutes 3 en top liste des prescriptions mais aussi des profits car leurs brevets sont récents), on a l'impression d'un immense brouillard : c'est censé viser un mécanisme spécifique au supposé VIH (l'intégrase), mais comme celui-ci n'est que supposé, c'est sans doute un mécanisme propre au système immunitaire qui est impacté, et qui arriverait à avoir un rôle positif chez les patients séropositifs d'après les études cliniques, et ce malgré un rôle a priori négatif sur les lymphocytes B, d'après cette dernière étude. Au secours. Ce qui est terrible, c'est qu'on a toujours un doute sur l'effet de ces molécules : est-ce qu'elles agissent uniquement sur les marqueurs, bref, sur le thermomètre ? Ou quand même pour de vrai, sur le fond, ça améliore l'état général ? Un autre exemple subtil de confusion dans cette nouvelle étude : ce sont cette fois des "immunomodulateurs" (un inhibiteur de "Jak"), qui sont suggérées pour lutter contre les supposés "réservoirs" du supposé VIH. Ces molécules ont été conçues dans le cas d'affection autoimmunes, en particulier la polyarthrite rhumatoïde, afin d'interférer dans un mécanisme de signalisation (Jak) entre cellules immunitaires... pour réduire l'activité des lymphocytes CD4. En effet, les complexes d'immunoglobulines qui attaquent le liquide synovial des articulations sont issus de l'activité des CD4. Ce qui ne manque pas de sel, c'est que d'après l'étude, un des principaux résultats de l'inhibiteur de Jak serait de diminuer massivement la sensibilité des CD4 à l'Interleukine-2 (une molécule produite par le système immunitaire dans certaines conditions). Or avant de s'appeler Interleukine-2 (ou IL-2), elle s'appelait T-Cell Growth Factor (Facteur de croissance des lymphocytes T) et avait été découverte par l'équipe de... Robert Gallo. L'utilisation de l'IL-2 était indispensable pour effectuer toutes les expériences sur les lymphocytes in vitro, et a bien entendu été utilisée pour les expériences "d'isolation" du supposé VIH, ou auparavant, du supposé HTLV de Gallo. Par ailleurs, la production naturelle d'IL-2 semblait s'effondrer chez les premiers malades du sida. Au vu de cela, les chercheurs ont eu très tôt (dès 1984) l'intuition d'utiliser l'interleukine-2 pour stimuler la croissance des CD4 et lutter contre les maladies opportunistes chez les patients séropositifs. Cela ne s'est terminé que récemment en 2009 avec l'échec d'une vaste étude clinique qui a mobilisé des milliers de patients, et dont les conclusions étaient déjà mystérieuses pour l'orthodoxie : l'administration d'IL-2 (en sus de la multithérapie ARV classique) permettait d'augmenter notablement le nombre de CD4 (+160) mais n'apportait aucun bénéficie clinique en terme de maladie opportuniste (si ce n'est des effets indésirables supplémentaires). Désormais, les chercheurs visent à "éradiquer les réservoirs" et il est certain qu'en réduisant l'activité des CD4, on réduit l'activité des réservoirs du supposé VIH puisqu'ils proviennent tous des CD4... Mais il y a encore moins de 10 ans, on espérait à l'inverse en donnant de l'IL-2 au patient pour stimuler les CD4 plutôt que les affaiblir. Je ne sais pas s'il y a des repas de Noël entre immunologues pour qu'ils se mettent sur la gueule les uns les autres vu les océans de contradictions qui émergent, mais comme le dit Jardinier tout ça doit joliment rester sous le tapis de l'implicite. Sinon une bonne année 2018 pour tous les autres.
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