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Jibrail

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  1. Failles dans la méthode d'isolement des virus

    Jardinier, Sans répondre à la place d'Econoclaste, la revue PNAS constitue une des revues scientifiques les plus importantes. Mais elle occupe une place particulière pour plusieurs raisons : parce qu'elle est gratuite en différé (après 6 mois), même si elle fait payer cher les rédacteurs d'articles; qu'elle est multidisciplinaire et qu'elle est historiquement liée à la National Academy of Science (NAS) of the USA (je pense que la traduction est superflue). Ce dernier aspect est important, car les membres de la NAS sont dispensées de la plupart des formalités et peuvent publier des articles très facilement, sans véritable peer-review. Dans les années 80, Duesberg, qui était membre de la NAS du fait de la reconnaissance de ses recherches, avait publié deux articles dans le PNAS en 1989 (HIV and AIDS : Correlation but not Causation) et 1991(AIDS Epidemiology : inconsistencies with HIV and infectious diseases). Dans son ouvrage majeur, Steven Epstein rappelle que Duesberg était alors déjà largement combattu par l'orthodoxie, et a donc utilisé la tribune dont il pouvait disposer via le PNAS pour publier des articles qui auraient été refusés partout ailleurs, ce qui a évidemment donné lieu à des polémiques à l'époque. Duesberg n'enfreignait pas les règles du jeu formelles du PNAS, mais l'orthodoxie trouvait qu'il poussait le bouchon trop loin. Une telle polémique avait déjà eu lieu un peu plus tôt en 1972, lorsque le prix Nobel Linus Pauling avait écrit dans le PNAS que la Vitamine C pouvait combattre le cancer (parallèle intéressant d'ailleurs dans toutes leurs contradictions entre Duesberg et Pauling), et la polémique de l'époque avait conduite un chercheuse a souligné à juste titre le "caractère social de la publication scientifique". Bref, le PNAS est aussi une tribune pour chercheurs VIP sur le retour, et Gallo, bien évidemment est lui aussi membre de la NAS. Mais il se paie le luxe de publier cet article non pas en tant que membre direct de la NAS, mais en étant édité par un autre membre, Peter K. Vogt, qui n'est autre... que l'ancien collaborateur de Duesberg!!! Peter K. Vogt (biologiste d'origine autrichienne) et Duesberg (le biochimiste allemand) ont écrit ensemble plusieurs articles sur les rétrovirus et les oncogènes, et notamment pour cet article de 1970, publié... dans le PNAS, et qui leur a valu une immense notoriété et a constitué, pour le meilleur et surtout pour le pire, une pierre angulaire de la recherche sur les rétrovirus. Mais Peter K. Vogt n'a jamais suivi Duesberg sur la remise en cause du VIH - il est intéressant ici de souligner que Vogt était biologiste et Duesberg chimiste, ceci pouvant peut-être aider à expliquer cela. Merci Jardinier d'avoir indirectement attiré mon attention sur ce point que j'avais zappé. C'est tout simplement hallucinant! Gallo qui prend appui sur l'ancien collaborateur de Duesberg pour lui dire que les rétrovirus n'existent pas ! Fascinant, vraiment fascinant. Cela ne fait que renforcer ma conviction sur le caractère intentionnellement provocateur de Gallo dans la publication de cet article.
  2. Failles dans la méthode d'isolement des virus

    Aixur, j'admire l'anticonformisme, mais à un moment les faux procès faits au Perth Group ne font qu'apporter une confusion supplémentaire alors qu'on en est déjà continuellement submergé. S'ils ont exigé la purification comme preuve de l'existence du rétrovirus, est-ce que c'est parce qu'ils pensent que c'est vraiment possible et que Gallo et Montagnier ont mal fait les choses par paresse ou par incompétence, ou parce qu'ils pensent justement que c'est impossible et qu'exiger la purification devient alors le meilleur moyen de démontrer aux yeux de tous l'inexistence des rétrovirus ? Tous leurs travaux s'inscrivent dans la perspective de l'inexistence du supposé VIH et la recherche de causes alternatives et non virales. Même Stefan Lanka, qui s'est fait connaître par sa remise en cause de toute forme de virus, n'a fait que s'inscrire dans le sillage des premières démonstrations du Perth Group (voir sur a page de VirusMyth, et notamment ce premier article, ainsi que ce second article qui vient appuyer l'article fleuve du Perth Group sur la non-existence du VIH). Après on peut toujours aller chercher des poux à tout le monde, si on considère que faire du surplace le temps d'un millénaire ou deux est un objectif souhaitable. Ce que le Perth Group dit depuis toujours, c'est que les protéines qui réagissent avec le test dit VIH sont des protéines cellulaires, endogènes, donc non issues d'un rétrovirus exogène mystérieusement passé du singe à l'homme. Il faut ici rappeler de quoi on parle et de ce que sont les vésicules extracellulaires (ou exosomes) - la page Wikipédia en donne une bonne introduction : ce sont de petites particules, d'une dimension de 30 à 90 nm, générées par une cellule et qui sont expulsées à l'extérieur de la cellule. Elles sont donc constituées de composants cellulaires et transportent du matériel génétique - de l'ARN, messager ou micro-ARN. Les scientifiques lui attribuent une fonction de communication entre les cellules et notamment pour le système immunitaire. Dont les lymphocytes... Ce que dit Gallo dans cet article de 2016, c'est qu'il est virtuellement "impossible de séparer les virions des vésicules extracellulaires", que "chaque préparation virale doit être un mix de vésicules et de virions", et pour conclure au terme d'une longue démonstration que "le critère précis de pureté des préparations d'isolats devient trouble lorsqu'on réalise que la frontière entre les virions de rétrovirus, comme le VIH, et les vésicules extracellulaires, est floue". Qu'on ne peut donc pas distinguer dans une préparation, les particules virales (les virions) des particules cellulaires (les vésicules). Que rien ne peut donc prouver que le test dit VIH ne repère que des particules virales, et non des particules cellulaires (les vésicules extracellulaires sont composées de matériaux cellulaires). Et si on va jusqu'au bout, on ne peut pas prouver l'existence de particules virales, puisqu'on ne peut pas les séparer des vésicules extracellulaires. Que le test dit VIH a donc toutes les chances de réagir avec des protéines cellulaires. Il ne remet pas en cause explicitement, évidemment, l'existence du supposé VIH, ni même le test dit VIH. Il est pas complètement suicidaire (pas autant que Montagnier). Mais pour tous ceux qui ont suivi avec attention les multiples débats sur l'isolation du virus, il ne fait aucun doute que si Gallo revient maintenant sur ce sujet crucial de l'isolation et de la purification, qui n'était porté que par le seul Perth Group durant trois décennies, et en reconnaissant que la purification des particules rétrovirales est virtuellement impossible, il ne fait rien d'autre que d'admettre sa défaite en rase campagne, d'une façon discrète et réservée aux seuls initiés. Soit, d'une façon exactement opposée à la fameuse conférence de presse de 1984 qui l'a rendu incontournable.
  3. GcMaf

    Jardinier, Oui je m'excuse erreur de manip. La page en français est ici. La stratégie "centriste" donc opportuniste de Ruggiero ne pouvait effectivement qu'être sans avenir: comme celui-ci refusait de prendre position entre une dissidence tellement sexy et une orthodoxie tellement rémunératrice, il ne lui restait que la fuite dans la "troisième voie" du GcMAF en forme d'impasse tragique. Tellement typique de ceux qui n'ont pas de fond ni d'autre conviction que celle de vouloir séduire en permanence.
  4. Failles dans la méthode d'isolement des virus

    Article énorme effectivement. Finalement, la terre est bien ronde. Et la gagnante est Eleopulos. Testament en forme de mea culpa caché pour Gallo (80 ans cette année), quelques années après celui tout aussi planqué de Montagnier. Celui-ci rachetait sa dette en défendant les vertus insoupçonnées de la papaye, le rétrovirus dont "se débarrassaient spontanément les systèmes immunitaires en bonne forme", et sans craindre un suicide entier et définitif devant la "communauté scientifique", faisait même l'apologie de la mémoire de l'eau, histoire de bien noyer le poisson du VIH dans l'océan de sa culpabilité. La mémoire, comme l'orgueil, Gallo n'en a jamais manqué pas. Lui sait bien, mieux que quiconque, combien sont fragiles les preuves d'existence de "ses" rétrovirus HTLV, de "son" VIH; et il a dû serrer les dents quand le Perth Group a mis sur la table toute l'étendue de son escroquerie, pendant quelques années pénibles des 90's qui se sont ensuite refermées. Mais désormais que l'avancée de la recherche sur les vésicules extracellulaires (issu du champ du cancer surtout) rend inéluctable, à court terme, la mise en évidence de l'incohérence de l'hypothèse rétrovirale, il veut encore être le premier à le révéler, à l'expliquer, en se rendant incontournable, une fois de plus, quitte à passer au burin toute son oeuvre de rétrovirologue pour qui sait lire entre les lignes de cet article inflammable : les rétrovirus exogènes n'existent pas - ce ne sont que des microvésicules extracellulaires endogènes. Article qui finit par une litanie d'interrogations, qui se demandent, en gros : comment va-t-on réussir encore une fois à faire passer aux yeux du monde une grenouille pour une vache - le rétrovirus exogène par une microvésicule endogène ? Stratégie risquée pour Gallo - mais qui à 80 ans n'a plus rien à perdre. Au moins, de la même façon que Montagnier, se souviendra-t-on de lui comme celui qui s'est trompé mais a admis son erreur et ouvert la voie pour que d'autres la rectifient ensuite. De cette génération il n'y a vraiment plus que Duesberg (80 ans aussi) pour croire dur comme fer à son rétrovirus exogène. Pourrait-lui aussi lâcher l'affaire et reconnaître ses erreurs avant de passer l'arme à gauche, afin que ceux qui viennent ne s'entêtent pas sur des impasses aussi inutiles et vaines que le fameux rétrovirus passager ? Reste à savoir si les suivants vont prendre la balle au bond. La génération suivante, la mienne, celle née dans les années 70 et 80, qui prend petit à petit les commandes, s'avère en moyenne tellement conformiste et apolitique qu'on ne peut guère compter sur elle pour approfondir quoi que ce soit des doutes pourtant si clairement exprimés par leurs aînés - en tout cas pas l'armée de petits fayots macroniens qui se place méthodiquement dans les postes de pouvoir - tout content de savourer le fauteuil tout chaud à défaut d'en faire quoi que ce soit d'intéressant. Puis il y a les autres qui restent à la marge et peinent à se faire entendre. Comme le disait la grande Eleni Eleopulos - on peut le dire comme ça sans maintenant que Gallo vient de concéder qu'elle avait raison avant et contre tout le monde sur la purification - dans ce genre de controverse scientifique, il n'y a que "3% de science et 97% de politique". Et on ne peut que constater que c'est aussi vrai dans la plupart des domaines sensibles où tout ce qui se rapproche de la vérité factuelle semble souvent très secondaire (les "armes de destruction massive en Irak", etc...) Maintenant qu'au terme de 10 ans sur ce forum, finalement il est peut-être temps pour moi de tirer ma révérence car la boucle des "3% de science" est finalement bouclée par les testaments de Gallo et Montagnier qui viennent mettre tout le monde d'accord. Il reste à s'attaquer à ces "97% de politique", qu'il y a 10 ans je considérais comme tellement simple (par rapport à la complexité de la biologie du système immunitaire et de la virologie dont j'ignorais tout), et qui m'apparaît désormais comme le véritable sommet de complexité, la montagne imprenable et insubmersible, le monstre froid qui nous ronge jusqu'à l'os et contre laquelle échoue toute notre impuissance - pour combien de temps encore ?
  5. Nouvel article dissident

    Les fourches caudines du peer-review peut-être, mais pas celles de Pubmed (le principal moteur de recherches des publications scientifiques américain), dans laquelle ni la revue ni l'article ne sont référencés. Le groupe Science Publications qui édite la revue (parmi d'autres) étant suspecté (à juste titre à mon avis) de n'être pas fiable et de diffuser des articles potentiellement faux car sans réel contrôle ni relecture. Ainsi, on ne sera pas forcément surpris de trouver parmi les éditeurs, comme seul spécialiste "VIH/SIDA" de la revue, "l'honorable" docteur florentin Marco Ruggiero - ce qui m'a permis de réactualiser son portrait de plus en plus flatteur suite aux derniers développements concernant le GcMAF. L'intérêt de publier un article qui apporte autant qu'un post de blog dans une revue fantôme me laisse pour ma part toujours aussi songeur. Mais l'avoir publié sur un blog aurait au moins permis de prendre ses distances par rapport à Ruggiero.
  6. GcMaf

    The end - la fin - mais pas de Happy End pour le GcMAF de Yamamoto et Ruggiero après une série de 5 décès en 2015 dans une clinique officieuse du GcMAF en Suisse, à Bussigny, près de Lausanne. Les malades, apparamment en phase terminale de cancer, avaient successivement échoués au CHUV, le centre hospitalier de Lausanne, qui a donné l'alerte. Mise en cause David Noakes, le businessman du GcMAF basé à Guernesey (paradis fiscal et juridique anglo-normal) - et membre dirigeant du parti d'extrême-droite UKIP - est finalement mis en examen par la justice britannique pour toute une série de forfaits dont la manufacture de produits pharmaceutiques sans licence le 26 juillet dernier. Un peu plus tôt cette année, un laboratoire clandestin avait été démantelé dans la Manche, non loin de Guernesey, qui apparemment produisait entre autres du GcMAF. Quant à Marco Ruggiero, le professeur florentin qui avait tant donné pour cautionner le produit, il a désormais démissionné de l'Université de Florence et a été radié de l'ordre des médecins (voir cette page en italien), de même que Stefania Pacini, qui avait cosigné plusieurs de ses publications sur le GcMAF et qui était en fait (ou est devenue entre-temps) son épouse. Il continue néamoins à exercer ici et là, et à publier dans des revues douteuses dont il est aussi éditeur, et à faire la promotion dans cette revue du Rerum, un énième dérivé du GcMAF vendu à des prix considérables sur Internet. Un gâchis considérable - mais tellement prévisible. On peut juste regretter le délai considérable qui a permis à cette escroquerie de perdurer et de plumer des centaines ou des milliers de malades alors qu'ici même j'avais exprimé, avec d'autres, mes premiers doutes dès 2010-2011. Tout aussi dramatiques sont les dégâts causés à plus long terme à la dissidence par les accointances et la caution que tous les poids morts de la dissidence (Bauer, Crowe, Farber, jusqu'à Duesberg...) ont accordé à ce misérable allumé de Marco Ruggiero - il n'y aujourd'hui plus aucune raison de le qualifier autrement. Les pages fleurissent dans toutes les langues, en Italie mais aussi en français, comme celle-ci, sur ses "exploits" et qui ne peuvent que rejaillir sur l'ensemble de la dissidence, même si d'autres personnalités (Anthony Brink, le Perth Group) avaient d'emblée pris leurs distances. Une vraie misère scientifique et intellectuelle qui risque de contribuer à sceller pour bien des années la porte à toute contestation sérieuse de l'orthodoxie.
  7. Failles dans la méthode d'isolement des virus

    Merci malgré tout à Econoclaste pour ton lien sur le texte du Perth Group, qui effectivement est surtout une synthèse de leurs travaux précédents, avec quelques apports récents mais qui se concentrent essentiellement sur une nouvelle vérification d'une de leur prédiction de 1996 : l'identification de séquences génétiques entières du VIH dans des cellules normales ou cancéreuses de séronégatifs, grâce à l'utilisation de banques de données génétiques librement accessibles. Une nouvelle contradiction de l'orthodoxie mise en pleine lumière, mais qui n'aura probablement pas le moindre impact tant que "l'épidémie" arrivera à être contrôlée chez les populations qui comptent "politiquement", ce qui semble être plus que jamais le cas avec la baisse des nouvelles contaminations chez les homosexuels masculins blancs constatés parallèlement à la diffusion de la prophylaxie pré-exposition (PREP) dans les pays du Nord. Lien de cause à effet ou pure coïncidence, le résultat sera probablement le même s'il se confirme dans la durée, et risque d'emporter avec lui la contestation de l'hypothèse rétrovirale du sida vers les générations futures.
  8. Failles dans la méthode d'isolement des virus

    "Don't feed the troll" disent les spécialistes des forums en ligne et des réseaux sociaux. C'est vrai, ils ne sont là en embuscade que pour déverser leur fiel, toujours le même, inchangé, n'apportent rien, ni contenu nouveau, ni argument, ne posent jamais de question, vu qu'ils ont toutes les réponses. Ils se paient même le luxe de critiquer les silences des forums qu'ils ont consciencieusement pourris année après année, message après message, insulte après insulte, pour être certain de dégoûter jusqu'aux cerveaux les plus endurants. "Don't feed the troll", c'est tellement vrai, il est impossible de lutter contre cette arrogance qui résume toute vision de l'échange à une leçon d'autorité donnée à sens unique, avec tantôt un langage abscons et flou, lorsqu'ils font semblant de maîtriser des concepts dont ils ignorent toutes les bases, pour tenter de faire illusion; tantôt les jugements de valeurs expéditifs puis les insultes, lorsque ce qu'il leur reste d'autocontrôle n'arrive plus à contenir leurs épanchements aussi agressifs que narcissiques. "Don't feed the troll", c'est juste, mais quand il n'y a plus qu'eux sur les forums, il n'y a malheureusement plus qu'à constater qu'ils ont gagné la partie.
  9. Survivant

    Salut, Oui curieuse offensive pro-vaccinale qui suit d'à peine quelques semaines une offensive similaire lancée en Italie, dans un contexte politique assez différent, ce qui n'est sans doute pas une coïncidence. On notera en particulier la méthode, mais entre un Président dont le projet démocratique est de supprimer les fonctions du Parlement (discussions, amendements, etc..) et une ministre de la Santé mariée au directeur de l'INSERM et pour qui les conflits d'intérêts entre experts scientifiques et laboratoires sont "gages de compétence", il n'y a malheureusement pas matière à s'étonner. En Italie, on assiste à une quasi-criminalisation des opinions discordantes (parents déchus de l'autorité parentale, médecins radiés de l'ordre...) et l'impossibilité de débattre ne serait-ce que de la liste des vaccins obligatoires et de leur intérêt éminemment variable selon les cas. Pour mettre en évidence toutes les nuances que ce type de mesures ne manque pas de produire, une remarquable émission de France-Culture de 2009 concernant la campagne vaccinale de l'hépatite B en France peut être écoutée sur cette page. On peut y écouter avec un grand intérêt, de la part de scientifiques et d'acteurs du milieu bien établis, autant le questionnement critique et judicieux des uns que l'irresponsabilité assumée des autres.
  10. Merci pour ta réponse pas de souci. J'espère que ton zona va mieux ?
  11. Bonne nouvelle ! Tu as fait un test rapide ?
  12. Les poppers sont des nitrites d'alkyle qui sont assez éloigné des opioïdes : ce sont des molécules très simples qui sont des précurseurs de monoxyde d'azote (NO). Le monoxyde d'azote étant selon toute vraisemblance comme maintes fois évoqués ici à la source des effets recherchés par la prise de poppers (vasodilatation de l'ensemble du système sanguin avec son effet à la fois stimulant et relaxant, relâchement des muscles lisses et notamment des sphincters facilitant la pénétration anale, retardement de l'éjaculation), et à la source des effets indésirables graves, le monoxyde d'azote en forte quantité se combinant pour créer les peroxynitrites qui sont de puissants toxiques cellulaires, en particulier au niveau mitochondrial. Les poppers sniffés génèrent une diffusion du monoxyde d'azote en forte quantité dans les voies respiratoires et dans les bronches, puis au-delà dans tout le système sanguin et lymphatique, ce qui explique qu'effectivement de nombreux organes peuvent être touchés tant par les lymphomes que par les sarcomes de Kaposi. Comme toute intoxication chimique, elle est probablement d'autant plus dévastatrice qu'elle se combine avec d'autres, en particulier et de façon assez triviale avec celles provoquées par le tabac (et notamment, mais pas seulement, dans les bronches) et aussi l'alcool (et notamment dans le foie).. Je ne serai d'ailleurs pas surpris que le fort recul de la consommation de tabac constatée depuis les années 70 chez les jeunes hommes en général (et donc aussi chez les gays en particulier) ait joué un rôle majeur dans le recul des maladies définissant le sida et notamment du sarcome de Kaposi. Les autres facteurs, si je laisse de côté les médicaments antisida, étant parfois similaires (nombre très important de partenaires et de relations sexuelles anales non protégées, utilisation massive de poppers, de drogues de synthèses ou d'opiacés, taux records d'infections sexuellement transmissibles avec des traitements antibiotiques à répétition...).
  13. Le "risque" principal pour toi est d'avoir un résultat négatif vu que tu nous avais indiqué en janvier n'avoir aucun facteur de risque...
  14. Je comprends la difficulté de ta situation. Mais actuellement tu vis un stress lié à l'incertitude qui est intenable et dont le zona est peut-être une manifestation. Le meilleur moyen de le résoudre est de passer le test sans tarder. Et ne dis pas que ta vie deviendra terrible si jamais le test était positif (ce qui est très improbable) : au vu de ce que tu décris, elle l'est déjà, et ce stress est bien pire que n'importe quel traitement. Alors offre toi la possibilité de passer à autre chose.
  15. Salut, Le zona est sans doute bien plus une conséquence que la cause d'une éventuelle diminution de l'immunité. Dans tous les cas, c'est une maladie qui n'est pas si rare, y compris chez les jeunes, et qui dans tous les cas est mal connue.D'après le bilan 2015 du réseau Sentinelles, il y aurait environ 270.000 cas par an en France, dont 12.000 chez les 20-30 ans. Les zona liés au VIH ne représenteraient qu'une infime proportion du total (1 sur 1600, indépendamment de l'âge). Le surentraînement peut générer une immunodéficience transitoire, et l'utilisation éventuelle de stéroïdes ou de cortisone peut aggraver la chose. Il n'y a donc pas de raison de paniquer, même si ton médecin suit les consignes en voulant s'assurer qu'il n'y pas de "VIH" derrière. Il y a deux façons de ne plus gamberger par rapport au "VIH", soit en le rangeant à double tour dans une armoire éloignée du fin fond de ton cerveau, soit en faisant le test, de préférence dans un centre de dépistage anonyme si tu crains la proximité de ton médecin traitant. On pressent à lire tes messages qui tu es de nature angoissée et que tu as du mal à prendre des décisions. Mais personne ne peut cependant prendre ces décisions à ta place.
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