Jibrail

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  1. Les poppers sont des nitrites d'alkyle qui sont assez éloigné des opioïdes : ce sont des molécules très simples qui sont des précurseurs de monoxyde d'azote (NO). Le monoxyde d'azote étant selon toute vraisemblance comme maintes fois évoqués ici à la source des effets recherchés par la prise de poppers (vasodilatation de l'ensemble du système sanguin avec son effet à la fois stimulant et relaxant, relâchement des muscles lisses et notamment des sphincters facilitant la pénétration anale, retardement de l'éjaculation), et à la source des effets indésirables graves, le monoxyde d'azote en forte quantité se combinant pour créer les peroxynitrites qui sont de puissants toxiques cellulaires, en particulier au niveau mitochondrial. Les poppers sniffés génèrent une diffusion du monoxyde d'azote en forte quantité dans les voies respiratoires et dans les bronches, puis au-delà dans tout le système sanguin et lymphatique, ce qui explique qu'effectivement de nombreux organes peuvent être touchés tant par les lymphomes que par les sarcomes de Kaposi. Comme toute intoxication chimique, elle est probablement d'autant plus dévastatrice qu'elle se combine avec d'autres, en particulier et de façon assez triviale avec celles provoquées par le tabac (et notamment, mais pas seulement, dans les bronches) et aussi l'alcool (et notamment dans le foie).. Je ne serai d'ailleurs pas surpris que le fort recul de la consommation de tabac constatée depuis les années 70 chez les jeunes hommes en général (et donc aussi chez les gays en particulier) ait joué un rôle majeur dans le recul des maladies définissant le sida et notamment du sarcome de Kaposi. Les autres facteurs, si je laisse de côté les médicaments antisida, étant parfois similaires (nombre très important de partenaires et de relations sexuelles anales non protégées, utilisation massive de poppers, de drogues de synthèses ou d'opiacés, taux records d'infections sexuellement transmissibles avec des traitements antibiotiques à répétition...).
  2. Le "risque" principal pour toi est d'avoir un résultat négatif vu que tu nous avais indiqué en janvier n'avoir aucun facteur de risque...
  3. Je comprends la difficulté de ta situation. Mais actuellement tu vis un stress lié à l'incertitude qui est intenable et dont le zona est peut-être une manifestation. Le meilleur moyen de le résoudre est de passer le test sans tarder. Et ne dis pas que ta vie deviendra terrible si jamais le test était positif (ce qui est très improbable) : au vu de ce que tu décris, elle l'est déjà, et ce stress est bien pire que n'importe quel traitement. Alors offre toi la possibilité de passer à autre chose.
  4. Salut, Le zona est sans doute bien plus une conséquence que la cause d'une éventuelle diminution de l'immunité. Dans tous les cas, c'est une maladie qui n'est pas si rare, y compris chez les jeunes, et qui dans tous les cas est mal connue.D'après le bilan 2015 du réseau Sentinelles, il y aurait environ 270.000 cas par an en France, dont 12.000 chez les 20-30 ans. Les zona liés au VIH ne représenteraient qu'une infime proportion du total (1 sur 1600, indépendamment de l'âge). Le surentraînement peut générer une immunodéficience transitoire, et l'utilisation éventuelle de stéroïdes ou de cortisone peut aggraver la chose. Il n'y a donc pas de raison de paniquer, même si ton médecin suit les consignes en voulant s'assurer qu'il n'y pas de "VIH" derrière. Il y a deux façons de ne plus gamberger par rapport au "VIH", soit en le rangeant à double tour dans une armoire éloignée du fin fond de ton cerveau, soit en faisant le test, de préférence dans un centre de dépistage anonyme si tu crains la proximité de ton médecin traitant. On pressent à lire tes messages qui tu es de nature angoissée et que tu as du mal à prendre des décisions. Mais personne ne peut cependant prendre ces décisions à ta place.
  5. Nouveau résultat intéressant d'une équipe de chercheurs américains concernant l'usage de drogues injectables et l'immunodéficience. Sur un échantillon relativement petit (48) d’héroïnomanes séronégatifs, il a été recherché une corrélation entre les marqueurs de l'activation immunitaire et l'usage de drogues (durée totale d'injection, fréquence d'injection au cours des trois derniers mois, partage de seringues). Ils ont en conclu que le partage de seringues n'était pas corrélé à l'activation immunitaire; par contre, la durée et la fréquence d'injection jouait un rôle. Aussi en conséquence, ils recommandent d'encourager la diminution voire la cessation de prise de drogues chez les toxicomanes le plus rapidement possible, afin d'améliorer la situation du système immunitaire. Cependant, ce résultat n'est valable que pour ceux qui ne sont pas concernés par l'hépatite C (absence de virémie). On notera que ce message qui concerne les séronégatifs est très différent de ceux qui sont passés concernant le sida: le facteur important c'est la prise de drogues, pas le partage de seringues. Ce n'est pas de ma part un appel au partage de seringues, bien au contraire, mais un renversement de l'ordre des priorités : pour éviter d'être malade, mieux vaut d'abord arrêter la drogue, (une autre chose est d'y parvenir, on est d'accord), et éviter de le partager est très insuffisant. Les marqueurs de "l'activation immunitaire" sont d'ailleurs considérés comme une des caractéristiques du développement du stade sida et sont parfois considérés comme plus prédictifs que les CD4 et la charge virale dans le développement des maladies définissant le sida. Si ce phénomène d'activation immunitaire caractéristique du sida est donc possible chez les usagers de drogue séronégatifs, et de façon dose dépendante et indépendamment du partage de seringues, comment déterminer le rôle qui reste au supposé VIH supposément transmis par le partage de seringues ?
  6. Le supposé virus de l'hépatite C (VHC) est-il transmissible par voie sexuelle ? La question ne cesse de tarauder les spécialistes, et l'énigme s'approfondit suite à de nouvelles études épidémiologiques. En 2013, les chercheurs s'interrogeaient sur la raison pour laquelle, parmi les gays londoniens, il n'y avait pas de prémices d'épidémie de VHC parmi les séronégatifs , mais uniquement chez les séropositifs, même si ceux-ci n'avaient pas d'autres facteurs de risques que des relations sexuelles anales non protégées. Il était en effet étrange que d'une part il y ait un taux élevé de VHC parmi les gays sans exposition aux facteurs de risque traditionnel du VHC (exposition au sang par transfusion, injection de drogues ou pratique du fist...), et encore plus que le taux soit élevé chez les séropositifs et bas chez les séronégatifs ayant des pratiques similaires. Lors d'une conférence britannique début avril, une nouvelle étude à Londres vient compliquer le tableau. Au cours de ces dernières années, il a été remarqué par les cliniciens que nombre de cas d'hépatite C aigüe (récemment acquise) ne correspondait pas au profil généralement observé jusqu'ici : sur 48 cas, (parmi lesquels 81% de gays), un tiers était séronégatif. Parmi ces séronégatifs, un quart était sous PREP (usage en préventif d'antirétroviraux), ce qui va dans le même sens qu'une récente étude située cette fois à Amsterdam. Chez les séropositifs, 19% indiquait les relations sexuelles anales non protégées comme leur seul facteur de risques: chez les séronégatifs en revanche, tous ont indiqué l'usage concomitants de drogues injectées ou sniffées, ou rarement la pratique du fist. Comment expliquer cette différence dans la transmission sexuelle du VHC (qui rappelons le est considérée comme nulle lors de rapports hétérosexuels vaginales), qui varie selon le résultat au test dit VIH (la transmission sexuelle du VHC semble exister) et semblerait être plus fréquente chez les utilisateurs de PREP, mais sans qu'on puisse cette fois incriminer les rapports sexuels (car l'essentiel semble liée à utilisation de drogues) ? Les chercheurs émettent des hypothèses comme toujours compliquées. A Londres, on fait l'hypothèse qu'avant la PREP, la pratique du sérotriage était répandu, les séropositifs n'auraient eu de rapports sexuels qu'avec d'autres séropositifs (et vice-versa entre séronégatifs), ce qui faisait que la transmission du VIH était confiné chez les séropositifs, alors qu'aujourd'hui ça n'existerait plus grâce à la diffusion de la PREP - et ce qui expliquerait la diffusion du VHC chez les séronégatifs. Une hypothèse qui demanderait à être vérifiée, car malgré la pratique du sérotriage, le nombre de cas de VIH chez les gays à Londres n'avait jamais été aussi élevée que durant la période précédent la PREP (2013-2014). A Amsterdam, la transmission sexuelle du VHC est considérée comme démontrée, et on se contente d'offrir des tests du VHC en routine et des traitements si besoin. Avec de tels résultats, la transmission sexuelle du VHC apparaît plus énigmatique que jamais si on s'en tient à l'hypothèse virale. Pourtant, dès qu'on explore d'autres hypothèses, il apparaît assez évident que ce qui réunit tous les tests positifs au VHC, c'est moins l'exposition à un virus fantôme que personne n'a jamais vu (voir message précédent) que l'exposition à des substances (drogues injectables ou non, alcool, stéroïdes...), des maladies (bilharziose) ou des pratiques (transfusion...) connues depuis toujours pour endommager le foie, et un rôle difficile à estimer concernant les relations sexuelles anales non protégées (sans association avec d'autres facteurs). Mais au-delà, pourquoi les séropositifs et ceux qui utilisent la PREP seraient plus touchés? Les chercheurs n'osent incriminer certains antirétroviraux et notamment le Tenofovir, largement utilisé dans l'un et l'autre groupe, et que l'on soupçonne désormais d'être légèrement toxique pour le foie ? Même s'il est très faiblement toxique, ce n'est peut-être pas le cas en association avec tous les autres facteurs de risque. Le cocktail de substances à risque, encore une fois, mériterait d'être étudié de façon approfondie...
  7. Une nouvelle étude réalisée dans le cadre du MACS (cohorte américaine d'homosexuels masculins) viendrait souligner une plus haute survenue de certains cancers chez les hommes séronégatifs très consommateurs de nitrites (poppers), mais à un âge compris entre 50 et 70 ans. Les cancers concernés sont ceux "associés à des virus" : lymphomes hodgkinien ou non hodgkinien, sarcome de Kaposi, cancers liés au papillomavirus (cancer de la muqueuse orale, pharyngée ou anale). Les plus attentifs remarqueront avec intérêt que certains lymphomes non hodgkiniens, le sarcome de Kaposi et le cancer du col de l'utérus invasif (censé être causé par le papillomavirus de la même façon que les cancer anaux ou oropharyngés) sont trois des maladies - et les seuls cancers - définissant le stade sida. Les lymphomes hodgkinens sont aussi bien plus fréquents chez les séropositifs, même s'il ne font pas partie des maladies qui ont été (arbitrairement) retenues pour définir le stade sida. En résumant, on pourrait dire que l'usage fréquent de poppers favoriserait la survenue des cancers associés au sida chez les séronégatifs. Les auteurs précisent que si une telle relation entre usage élevé de nitrites et cancers associés au sida n'est pas mis en évidence ches les hommes séropositifs, ce n'est pas parce que ceux-ci développeraient relativement moins de cancers, mais parce que probablement l'immunodéficience associée à la séropositivité augmente déjà considérablement à lui seul le risque de cancer. Si on était dissident de façon caricatural, on constaterait qu'on a d'un côté des sida avec VIH susceptibles d'intervenir à tous les âges, et de l'autre côté des sida sans VIH qui interviennent de façon plus tardive. Et comme point commun, du poppers à usage élevé, plutôt que le VIH, qui définit un degré de gravité plutôt qu'un facteur causatif. Cela n'exclut naturellement pas le rôle d'autres facteurs (combinés ou non) à déterminer. Un accès libre à l'article nous aurait peut-être permis de nuancer notre vision et éviter de sombrer dans cette vision si terriblement caricaturale dénigrant le lien entre VIH et sida. Mais comme il est de coutume, l'article est bien entendu payant. Alors il nous faut reprendre les éléments de langage habituels : l'usage élevé de poppers ne figure pas parmi les facteurs causant le sida (caricature dissidente), mais favorise l'acquisition du VIH qui par un mécanisme inconnu, cause une immunodéficience qui ouvre la porte au sida (vraie science). Il ne nous reste plus qu'à attendre la prochaine étude du MACS sur la relation entre usage du poppers et sida, dans 3 ans (la précédente date de 2014, avait été présenté dans un congrès mais n'avait même pas été publiée), et qui sait, d'ici 30 ou 300 ans, on aura enfin une vision plus claire de cette question, de laquelle tous préfèrent détourner les yeux.
  8. Super !!! Cela prouve bien pour toutes celles et tous ceux qui sont dans la même situation : IL FAUT TOUJOURS FAIRE UN TEST DE CONFIRMATION après un test rapide positif. Et ne vous laissez pas embobiner par ceux qui vous prétendraient le contraire.
  9. Voir ce message de ma part. Tu voudrais une réponse claire, genre OUI ou NON. Nous aussi on voudrait une réponse claire, du type OUI ou NON le VIH existe. Pour l'instant on se pose des questions. On suppute. Et c'est pas la contradiction entre les recommandations suisses et françaises qui vont nous dissuader de nous poser des questions, bien nos contraires. En attendant on fait attention, parce que si c'est pas le VIH, ça peut être un autre phénomène qui est nocif pour le corps, sans savoir exactement quoi, même si on a deux-trois idées. En attendant on fait donc attention, mais comme tout le monde, sauf pour la fellation, car une fellation avec préservatif, ça n'a pas d'intérêt. On fait attention s'il y a en un des deux qui est malades pour une raison X ou Y, mais on fait attention en s'abstenant, le temps que le corps aille mieux - de la même façon que personne ne va faire du running avec une angine ou une tendinite au genou, du moins ceux qui ne sont accros ni masos. Je ne peux pas affirmer que c'est ce qu'il faut faire, mais c'est ce que tout le monde fait - enfin très majoritairement disons - et au moins à coup sûr chez les gays. Ce que les Suisses ont compris. Il est pourtant certain que la fellation demeure à certains égards risquée, car c'est vrai que toutes les autres MST se transmettent très bien par fellation. Beaucoup pourront en témoigner, et moi le premier. Oui toutes les MST, sauf le VIH. Une anomalie de plus, une contradiction. On n'a pas fini de se poser des questions; ça NON.
  10. salut Bon courage dans tout ça et il est crucial d'arriver à bien t'entourer au niveau amical ou familial car seule c'est difficile. Juste une petite question sur tes analyses : concernant l'immunoblot (l'autre nom du Western Blot) il n'y a que (A) d'indiqué ??
  11. Faites le test au plus tôt et ça vous libérera la tête. Si c'est jamais c'est positif ou indéterminé, vous pourrez le refaire plus tard.
  12. Il y a beaucoup de messages récents qui parlent de ça. Une seule règle : aller consulter, parce que seul un médecin qui va te voir en direct saura te dire si c'est une angine (comme il y en a quelques centaines de millions dans le monde chaque année), où si jamais c'est autre chose. Ici on ne pourra rien te dire de plus...
  13. Les garçons, Comme Lola l'a rappelé dans un fil récent, les fellations sans éjaculations et les cunnilingus sans menstruations sont considérés comme à risque en France mais considérés comme sans risque en Suisse. Lire par exemple cet article édifiant de la Tribune de Genève. Si votre seul "risque" est celui-ci, franchement vous pouvez considérer qu'il ne s'est rien passé. Chez les gays personne ne pratique de fellation avec capote (qui perdrait de toute façon alors l'essentiel de son intérêt); personne ou presque ne la considère comme une pratique à risque, ni ne va faire un test après s'être fait léchouillé le bout du gland par un inconnu. Mais il y a une hypocrisie chez certains qui voudraient passer cette réalité sous silence, de peur d'affaiblir les messages de prévention - on voit le sort que les Suisses en ont fait. Par contre c'est le genre d'activité où les corps rapprochés se transmettent tous les autres microbes qu'on trimballe avec soi, pas forcément des très méchants mais qui peuvent provoquer des symptômes bénins. Rajouter de la culpabilité (en cas de relation extra-conjugale) et de la peur (du VIH) par dessus est ensuite la méthode idéale pour que ça dure où que ça s'aggrave un peu. On avait eu le témoignage de Gaïa que je vous invite à lire.
  14. Il est difficile d'en dire plus car déjà il faudrait savoir de quel risque il s'agit; le risque en question n'a pas été décrit. S'il s'agit d'un rapport hétérosexuel vaginal ou oral unique, le risque qu'il réagisse positivement au test dit VIH est particulièrement réduit. Aussi le test aurait toutes les chances d'être négatif, et tout le monde pourrait passer à autre chose. Si le résultat du test devait être positif ou indéterminé, et que la personne suspecte qu'un autre événement comme la prise d'antibiotiques ou n'importe quel autre facteur ait pu altérer le résultat de son test, rien ne l'empêche d'en refaire un ultérieurement, en particulier dans un centre de dépistage anonyme. C'est pas plus compliqué que ça. Ce forum est un forum de partage d'expériences et de discussions. Ce n'est pas une consultation à distance, et encore moins un endroit où on va fuir ses propres responsabilités en les reportant sur des internautes inconnus. Comme dans la vie de tous les jours, chacun reste responsable de ses actes - et en général on reste seul à l'assumer - quels que soient les conseils que d'autres personnes ont pu donner si celles-ci ne sont pas des professionnels qualifiés. Ceci dit, puisque je parle souvent de la faiblesse de ce risque chez les hétéros je vais encore vous donner quelques chiffres pour l'illustrer. Les chiffres officiels américains (de la CDC), pas un truc sorti de nulle part. Aux États-Unis en 2015 (les chiffres y sont plus détaillés), berceau de "l'épidémie", moins de 1.000 femmes blanches (sur un effectif d'environ 110 millions) sont devenues séropositives au test dit VIH suite à une relation hétérosexuelle (de façon présumée). En considérant que seule une sur deux est sexuellement active (sans les plus jeunes et les plus âgées), cela fait 1.000 cas pour 55.000.000, c'est-à-dire 0,0002% ou encore 2 cas pour 100.000. C'est la fréquence d'une maladie rarissime. En comparaison, il y a 128 cas pour 100.000 de cancer du sein chez les mêmes femmes blanches américaines, chaque année, et ce quel que soit leur âge. Chez les hommes blancs qui seraient devenues séropositifs par transmission hétérosexuelle, pour trouver le chiffre il faut aller page 22 de ce rapport, et en combinant avec la catégorie autre, on n'atteint même pas 400 cas en 2015. 400 cas sur au moins 55.000.000 d'hommes hétérosexuels sexuellement actifs, c'est-à-dire bien moins de 1 pour 100.000. Encore faut-il considérer que parmi ces 400 cas, il n'y ait aucun homme qui ait masqué une relation homosexuelle ou l'usage de drogues, et qu'il n'y ait eu aucune erreur de diagnostic. Pour les américains blancs, Il y a donc 6 à 12 fois plus de chances de mourir d'un accident de la route dans l'année que de devenir séropositif (35.000 morts par an aux US, 11 cas pour 100.000 habitants). Bien sûr, pour ne parler que des hétérosexuels, en regardant les mêmes chiffres de plus près on pourra voir que les hommes et femmes noirs et hétérosexuels ont 15 à 20 fois plus de chance de devenir séropositifs. C'est une des bizarreries du sida, que l'on retrouve dans d'autres pays, ce qui suggère que le supposé rétrovirus a des préférences raciales. Les afro-descendant(e)s gagnent donc tout particulièrement à être vigilants par rapport au test qui les cible sans raison valable si ce n'est le racisme latent des institutions médicales. En revanche, pour les hétéros blancs, aux États-Unis, en 2015, c'est statistiquement insignifiant. Je n'explique pas cela pour dissuader de faire le test ou de suivre les conseils de prévention. Celles-ci demeurent de bon sens, et notamment pour la prévention de toutes les MST, donc certaines sont infiniment plus fréquentes. C'est juste une constatation objective, chacun en fait ce qu'il en veut, c'est juste pour rappeler que dans cette catégorie de population il y a beaucoup de choses plus graves et plus sérieuses que le risque du supposé VIH et qu'il donc crucial de penser à tout le reste aussi (le tabac, l'alcool, la conduite, la malbouffe, les escaliers....).
  15. Tant que tu n'auras pas fait le test tu gambergeras donc ne tardes pas trop pour le passer.