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Jibrail

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  1. Triste, à croire qu'il n'a rien vu ni lu depuis 1987. Quel que soit le rôle crucial qu'il a eu a ce moment-là, cela en dit long sur l'entourage courtisan qui l'a accompagné, soutenu et défendu mordicus pendant 3 décennies. Lui qui avait pu rêver du Nobel dans les années 70 se retrouve désormais en professeur Joyeux de la dissidence du sida, un repoussoir parfait et rêvé, dont n'importe quel étudiant de 1ère année peut défaire le raisonnement simpliste, vestige en parfait état de conservation, qui doit générer chez ces étudiants milléniaux le même effet de sidération, amusé et incrédule, que de tomber dans crier gare dans leur université sur un écran à tube monochrome noir et vert, comme ceux qui encombraient les laboratoires de l'époque. Cela démontre aussi une fois de plus l'inefficacité des stratégies dissidentes qui visent à promouvoir, coûte que coûte, des figures connues et légitimes qui font monter la sauce devant les caméras ou dans les gazettes (le "grand professeur" de Berkeley), plutôt que de vraies théories alternatives, solides, et durables parce que solides...
  2. Salut Manou, J'avais commencé une réponse assez détaillée, mais que j'ai entièrement perdu suite à une erreur de manip. En quelques mots, une analyse plus qu'un retour d'expérience : - Le Raltégravir est une anti-intégrase et la Rilpivirine est un inhibiteur de transcriptase inverse. Même si on peut être assez sceptique sur le mécanisme d'action réel de ces molécules, il faut souligner que du point de vue orthodoxe comme du point de vue purement chimique, ces deux molécules n'ont rien à voir. Elles n'ont donc pas du tout le même profil d'effets secondaires a priori (les symptômes peuvent être voisins mais les mécanismes qui les causent ne devraient pas être identiques). - Les autorités américaines de santé conseillent toujours en première ligne un régime à base d'anti-intégrase, dont le Raltégravir. Les régimes à base de Rilpivirine ne viennent qu'ensuite. En cause un développement de résistances plus rapide dans certaines situation, mais peut-être aussi des effets dépressifs touchant jusqu'à 9% des patients lors d'un essai clinique, et environ 1% de pensées suicidaires. C'est indiqué à la page F31 de ce document (voir extrait ci-dessous). A noter que les autorités françaises recommandent l'un comme l'autre traitement en première intention (sans faire référence aux effets dépressifs de la Rilpivirine), sans hiérarchiser l'un par rapport à l'autre. Citation « Adverse Effects:• RPV is generally well tolerated. In the ECHO, THRIVE, and STaR trials, fewer instances of CNS adverse events (e.g., abnormal dreams, dizziness, psychiatric side effects), skin rash, and dyslipidemia were reported in the RPV arms than in the EFV arms, and fewer patients in the RPV arms discontinued therapy due to adverse events. However, up to 9% of clinical trial participants experienced depressive disorders, including approximately 1% of participants who had suicidal thoughts or who attempted suicide. Patients with severe depressive symptoms should be evaluated to assess whether symptoms may be due to RPV and if the risks of continuing the same regimen outweigh the benefits. » - Entre les deux Tenofovir, j'avais largement détaillé l'affaire sur ce fil (lire tout le fil). En tout état de cause, le Tenofovir Alafenamide, le nouveau, est a priori meilleur en termes d'effets secondaires que l'ancien que l'on trouve en combinaisons dans les formules commerciales de Truvada ou Atripla. La question demeure : jusqu'à quel point ? Elle n'est pas réglée, car au vu des études produites, par Gilead, le labo, apparemment très légères, la Haute Autorité de Santé considère que l'amélioration apportée par le nouveau Tenofovir est trop légère, ou en tout cas insuffisamment démontrée. Et les autorités sanitaires allemandes sont sur la même ligne. Alors que faire ? A la place de ton compagnon, j'aurais tendance à conserver le Raltégravir puisqu'il semble fonctionner et ne pas provoquer trop d'effets secondaires, et éventuellement tenter le nouveau Tenofovir. Mais en fait, ce n'est pas possible, car le nouveau Tenofovir n'est commercialisé que dans des combinaisons complètes type Odefsey, et pas dans le remplaçant du Truvada, qui s'appelle le Descovy (Tenofovir Alafenamide + Entricitabine). En effet, comme Seronet l'explique avec beaucoup de clarté, le Descovy est autorisé mais compte-tenu de son apport thérapeutique non démontré par les études transmises à la Haute Autorité de Santé, il n'y a pas eu d'accord sur la commercialisation à un prix plus important que le prix actuel, faible car le brevet initial a expiré. Le laboratoire Gilead a donc décidé de pas le commercialiser, car il voudrait plutôt le vendre 400€ par boîte comme en Allemagne plutôt que 135€ comme cela devrait être la règle. Aussi il n'est pas possible aujourd'hui d'avoir un régime Raltégravir+Descovy au lieu de Raltégravir+Truvada. Donc à la place de ton compagnon, je crois que j'en resterai, pour l'instant, au régime actuel…
  3. Merci Pirate pour ce retour. Tant mieux si les symptômes s'améliorent désormais suite à cette période. Il faut toujours garder ouverte cette possibilité de recours aux multithérapies, en particulier dans des situations aussi critiques. J'espère que ton ami pourra continuer à reprendre du poil de la bête, et ne pas considérer cet épisode comme un échec.
  4. Cher tout seul , Je vais bien en tout cas pour ma part, merci pour cet article, qui vient du même labo et du même centre de recherches que le précédent que nous discutions plus haut (le NIH, soit le centre fédéral américain de la recherche sur les maladies infectieuses basé dans la banlieue de Washington DC, c'est-à-dire le fief de Gallo lui-même). Il suffit de lire ces lignes de l'introduction de cet article (dans une publication du groupe "Nature") : Et se souvenir que "l'isolation" du supposé VIH s'est fait à partir de co-cultures à partir de lignées de lymphocytes provenant de cellules leucémiques (Gallo) ou de cellules du cordon ombilical (Montagnier), qui sont désormais bien identifiées pour produire un grand nombre de vésicules extracellulaires, et les chercheurs estiment que les vésicules issues de ces cellules pourraient jouer un rôle significatif dans le développement cancéreux (voir par exemple ici et là)...
  5. La meilleure avant l'été pour conclure. Les laboratoires ViiV qui produisent notamment le Dolutegravir viennent de conclure à dessein la phase III d'un essai clinique visant à comparer : - La trithérapie actuellement "recommandée" par les autorités de santé : DOLUTEGRAVIR + TENOFOVIR + ENTRICITABINE - Une bithérapie : DOLUTEGRAVIR + LAMIVUDINE ViiV annonce que les résultats de l'essai clinique se conclut par une "non-infériorité" de la bithérapie sur la trithérapie standard actuelle, et promettent la publication des résultats lors d'un prochain congrès. Bien sûr les résultats vont dans leur sens, mais si jamais on les prend au sérieux (et vu les dizaines de millions de dollars qu'ils investissent dedans pour eux c'est tout sauf négligeable), et qu'avec leur même sérieux on se rappelle que la Lamivudine (également produite par ViiV même si le brevet a expiré) est la jumelle de l'Entricitabine (mais produite par le concurrent GILEAD et dont le brevet n'expire qu'en 2021), car elles ont toutes les deux une structure chimique quasi-identique, cela revient tout simplement à laisser supposer par une simple équation particulièrement basique : - SI "DOLUTEGRAVIR + TENOFOVIR + ENTRICITABINE" était équivalent à "DOLUTEGRAVIR + LAMIVUDINE" - ALORS "TENOFOVIR+ENTRICITABINE" serait équivalent à "LAMIVUDINE" - MAIS COMME "LAMIVUDINE" est équivalent à "ENTRICITABINE" ALORS LE TENOFOVIR NE SERVIRAIT A RIEN DANS LE CADRE D'UNE TRITHERAPIE. Tout simplement. 20 ans pour en arriver là. Bien joué les mecs. Même si le seul objectif de ViiV est de fourguer une pillule 100% maison, se rappeler que comme Cheminot l'a mis en évidence et répété, les jumelles LAMIVUDINE/ENTRICITABINE demeurent la seule molécule prescrite SYSTÉMATIQUEMENT dans TOUTES les combinaisons de multithérapies depuis 20 ans (oui TOUTES), et qu'elles sont LA SEULE à être demeurée massivement prescrite parmi la 2nde génération de traitements antisida (mises sur le marché entre 1995 et 2000, avec, beaucoup plus marginalement, le Ritonavir et l'Abacavir). Se rappeler qu'elle a très certainement une forte fonction antioxydante intracellulaire plus que l'hypothétique rôle d'inhibiteur de la transcriptase inverse du supposé VIH qu'on lui prête officiellement. Et en tirer les conséquences.
  6. Fait particulièrement intéressant : dans le cadre de la controverse sur le Levothyrox, l'Association de malades de la thyroïde a financé une étude scientifique sur la composition de la nouvelle formule du Lévothyrox. Un mode d'action relativement inédit et intéressant. Cependant, malgré le fait que 3 millions de patients soient concernés en France, et que plusieurs médecins dont un ancien député les soutiennent, l'association n'a semble-t-il pas réussi à financer une étude au-delà de 15.000€, ce qui reste malheureusement anecdotique. L'association a cependant indiqué grâce à l'étude la présence anormale d'une autre molécule, la dextrothyroxine, sa jumelle symétriquement inversée, qui pourrait jouer un rôle dans les effets indésirables de la nouvelle formule du médicament. L'étude est désormais dans les mains de la justice. Ci-dessous à ce sujet l'article du journal en ligne Les Jours, en accès payant, de l'excellente journaliste Aurore Gorius - et dont je ne peux qu'inviter ceux qui en ont les moyens à s'y abonner. ---------------------- Levothyrox : les malades livrent la bataille de la science « Les Jours » se sont procuré l’étude, financée par des patients, qui pointe des anomalies dans la nouvelle formule. La crise sanitaire autour de la nouvelle formule du Levothyrox n’en finit pas de rebondir. Les associations de malades, loin de déposer les armes face à l’immobilisme du ministère de la Santé, veulent comprendre l’origine des effets indésirables ressentis par des dizaines de milliers de patients depuis plus d’un an. Elles se sont donc lancées dans la bataille scientifique sur la composition des comprimés. La semaine dernière, l’Association française des malades de la thyroïde (AFMT) rendait publics les résultats d’une analyse commandée par ses soins. Pas l’étude elle-même, qu’elle a réservée à la justice, qui instruit plus de 2 000 plaintes. Rien que les résultats, à travers un communiqué en date du 14 juin. Quelles sont les conclusions de cette analyse ? Le principe actif du médicament, la lévothyroxine, serait en quantité adéquate dans l’ancienne formule mais sous-dosé dans la nouvelle. Celle-ci contiendrait également une autre molécule, la dextrothyroxine, autrefois employée pour lutter contre le cholestérol mais désormais écartée des traitements car responsable de nombreux effets secondaires. Des résultats troublants. L’association y voit un potentiel « début d’explication rationnelle » à la crise en cours autour du Levothyrox. Merck et l’Agence du médicament ont rapidement réagi à l’étude commandée par l’AFMT, le laboratoire l’accusant d’être « infondée scientifiquement » En face, la contre-offensive n’a pas tardé. Merck, qui fabrique le Levothyrox, n’a pas manqué de fustiger une étude « infondée scientifiquement ». Le laboratoire a aussi dénoncé l’absence de « présentation exhaustive des résultats ». Même réaction du côté de l’Agence du médicament (ANSM), qui a demandé la nouvelle formule et autorisé sa commercialisation. Les résultats ne sont « ni détaillés, ni accompagnés d’informations sur le laboratoire ou la méthode utilisée », a-t-elle déploré. Ces derniers mois, l’organisme a diligenté plusieurs contrôles qui ont conclu à la conformité de la nouvelle formule. Sur RTL, le 17 juin, la ministre de la Santé Agnès Buzyn a demandé à recevoir l’étude de l’AFMT afin de pouvoir « comparer avec les études faites en France ». Les Jours ont cherché et se sont procuré la synthèse de cette étude, qui apporte des éclaircissements sur la méthode employée et les résultats. Ironiquement, le document indique que c’est une filiale de Merck, Sigma-Aldrich, qui a fourni la lévothyroxine pure nécessaire à l’étude. Le laboratoire ayant effectué l’analyse, lui, reste secret. « Nous avons eu beaucoup de mal à trouver un labo acceptant notre demande. C’est finalement un laboratoire américain qui l’a réalisée, via un intermédiaire français », explique Chantal L’Hoir, la directrice de l’AFMT. L’étude a porté sur trois boîtes : une de l’ancienne formule et deux de la nouvelle, choisies par l’association parmi celles ayant causé des effets secondaires. L’échantillon est mince. « Pour obtenir des résultats significatifs, il faudrait au moins huit échantillons dans chaque groupe, afin de pouvoir réaliser une analyse statistique. Et il serait bien, aussi, d’avoir un autre groupe de patients prenant la nouvelle formule mais n’ayant pas eu de symptômes », explique William Rostène, ancien président de la commission endocrinologie de l’Inserm. Quant à la présence de dextrothyroxine, ce n’est qu’une hypothèse émise par le laboratoire… Pas une certitude. L’AFMT croit tenir le bon bout. Mais veut rester prudente : « Nous ne prétendons pas avoir trouvé l’explication des effets secondaires. Simplement, les résultats montrent quelque chose de surprenant dans la composition de la nouvelle formule. Cela justifie de déclencher des analyses supplémentaires. Et c’est le rôle de l’ANSM de vérifier ! », estime le docteur Jacques Guillet, conseil scientifique de l’association. L’Agence du médicament ayant opposé une fin de non-recevoir à ces résultats, les espoirs de l’AFMT se portent plutôt vers la juge d’instruction du parquet de Marseille, Annaïck Le Goff, en charge de l’affaire. Sur la foi de l’étude, qui lui a été transmise, décidera-t-elle de diligenter des expertises ? Rien n’est certain car, selon nos informations, elle s’apprête à quitter le parquet de Marseille pour prendre de nouvelles fonctions dès septembre. L’association, elle, manque d’argent pour commander de nouvelles analyses. Selon sa directrice, l’AFMT a dépensé 15 000 euros, via les dons de ses membres, pour financer trois études : 5 000 et 4 000 euros pour les précédentes études sur les nanoparticules et les métaux lourds, dévoilées en mai dernier. « Le reste, c’est le coût de la troisième étude », explique Chantal L’Hoir, soit 6 000 euros. Un nouvel appel aux dons a été lancé pour tenter de reconstituer un trésor de guerre. L’association demande aussi aux malades de lui envoyer les boîtes de Levothyrox nouvelle formule ayant généré des effets secondaires afin de pouvoir procéder à d’autres analyses, le plus vite possible car les comprimés se détériorent avec le temps. L’étude interroge aussi le procédé de fabrication et l’origine des composants de la nouvelle formule, dont la traçabilité n’est pas un modèle de transparence Cette course contre la montre se joue sur fond de questions récurrentes. La présence éventuelle de dextrothyroxine interroge sur le procédé de fabrication de la nouvelle formule. Un document de l’agence britannique du médicament (MHRA), datant de janvier 2013, stipulait déjà qu’un changement de procédé de fabrication pouvait modifier la biodisponibilité de la lévothyroxine – c’est-à-dire la façon dont elle est absorbée par l’organisme. « Beaucoup des problèmes rencontrés depuis un an en France étaient déjà synthétisés dans ce rapport. Il est incroyable que l’ANSM n’en ait pas tenu compte pour organiser le changement de formule il y a un an », estime Gérard Bapt, ancien député et cardiologue, qui conseille l’AFMT. Autre interrogation : d’où viennent les composants ? La question de la sous-traitance hante l’industrie pharmaceutique. Environ 80 % des composants présents dans les médicaments vendus en Europe sont produits en Chine et en Inde. Jusqu’ici, Merck en reste à sa version, la même depuis des mois : la nouvelle formule est fabriquée en Allemagne et les composants viennent d’Europe. Mais la traçabilité de la nouvelle formule n’est pas un modèle de transparence. « Merck nous a laissé entendre qu’il ne produisait aucun composant lui-même et ne faisait qu’assembler le médicament », explique Chantal L’Hoir. Aucun nouveau contrôle n’a été publiquement demandé par les autorités de santé, en dépit de la crise en cours. Laissant les malades se débattre avec leurs questions. En attendant la vérité de la procédure judiciaire en cours, qui s’inscrit dans un temps (très) long, ils continuent de la chercher eux-mêmes.
  7. Effectivement, Robert Redfield était un chercheur au "Walter Reed Army Institute", un centre de recherche médical militaire, et il a cosigné (avec DS Burke) en 1988 une des études les plus importantes concernant la reproductibilité des tests dit VIH et le taux de faux positifs. En effet, il pouvait s'appuyer sur une énorme cohorte de 135.000 jeunes hommes appelés au service militaire américain. Le Perth Group avaient démonter en long et en large la méthodologie et l'interprétation de cette étude dans leur séminal article sur les tests dits VIH de 1993 (Is a positive Western Blot proof of HIV infection?), et on peut regretter une fois encore que David Crowe ne consent pas à les créditer sur son site. Ce que je ne connaissais pas en revanche, et que les articles sur la nomination de Redfield m'ont permis d'apprendre, c'est l'envers "humain" de ce type d'étude : c'est que sous l'impulsion de Redfield et consorts, des millions de militaires américains avaient subi un dépistage obligatoire avec une diffusion des résultats à toute la hiérarchie militaire, et que les 6000 qui ont reçu un résultats positifs ont été parfois virés, emprisonnés, privés de couverture médicale; avec de nombreux suicides ou tentatives. Un traitement d'autant plus cruel que le Perth Group rappelle dans son décorticage l'inconsistance des tests réalisés lors de l'étude (probablement le même type de test pour tous les appelés) : un test Western Blot était déclaré positif avec seulement une bande (Gp41), alors que par exemple, trois bandes sont toujours nécessaires pour un résultat positif en France. A ce titre, on ne peut être que frappé par le fait que l'invention du concept du Sida ait permis à ce type d'individu sinistre de gravir tous les échelons des institutions scientifiques américaines, tout en publiant dans les plus grands journaux scientifiques (l'article cité avait été publié dans le NEJM) : à sa conception totalement fasciste et guerrière de la société (ils voulaient instituer des tests obligatoires généralisés et supprimer leur licence professionnelle si le résultat était positif), sans aucune considération pour les relations sociales et l’interdépendance entre les individus, répond une conception identique à la base du concept de VIH/SIDA : un virus venu d'ailleurs, comme un corps étranger qui vient envahir et tuer invariablement un individu initialement sain - sans aucune considération pour les mécanismes biologiques d'équilibres et d'interactions à l'intérieur du corps et de ses cellules, dont le rôle est pourtant à bien des égards bien plus crucial. Bref le VIH est sans aucun doute aussi trumpiste qu'il était reaganien; mais vous le saviez déjà.
  8. Une nouvelle étude vient hélas confirmer le déclin accéléré des fonctions rénales sous l'effet des multi-thérapies antisida. Le Tenofovir n'est pas le seul médicament impliqué même si son effet négatif est largement souligné. Pendant que Jean-Michel Molina succombe aux charmes bourgeois de la discrétion, les analystes financiers demeurent les vigies les mieux informées et les plus sincères de notre époque. Ainsi les perspectives financières de Gilead sur le TAF (c'est moi qui souligne certains passages) :
  9. Je ne me sens pas suffisamment spécialiste pour me risquer à des conseils particuliers, mais tes remarques sur l'alimentation m'ont remémoré que les régimes de type végan sont connus pour générer des déficits en vitamine B12, qui génèrent des anémies et thrombopénies (déficit de plaquettes) chez ceux qui ne se supplémentent pas. Je ne sais pas si tu suis ce genre de régimes, et cela n'en donne pas l'impression car souvent l'anémie qui survient également génère plutôt de la fatigue, mais en tout cas il faut au minimum veiller à ne pas être en déficit de B12 ce qui demande soit de se supplémenter, soit de consommer un minimum de produits laitiers, d'oeufs ou de viandes animales, afin de ne pas accroître le déficit en plaquettes.
  10. Deux nouveaux patients américains viennent à leur tour de porter plainte contre Gilead pour avoir retardé le développement du Tenefovir Alafenamide (TAF), dont les effets secondaires sur les os et les reins sont supposés plus faibles que sur la version initiale du Tenofovir (TDF) approuvée en 2001. L'un est atteint d'ostéoporose avancée, l'autre d'ostéroporose et d'une rare pathologie des reins. Pour rappel, les premières études qui suggéraient des effets indésirables plus faibles du TAF comparé au TDF date de 2001, et pendant 15 ans, Gilead l'a soigneusement remisé dans son placard pour le ressortir au moment où le brevet du TDF expirait. Pendant ce temps, des millions de patients prenaient la version supposée la plus nocive, tandis que la firme engrangeait des dizaines de milliards de dollars de bénéfices. L'AIDS Healthcare Foundation avait finalement perdu son action en 2016 contre Gilead, le juge du tribunal californien ayant jugé l'affaire ayant sans surprise priorisé le bon fonctionnement du capitalisme : le juge avait ainsi indiqué que "Gilead avait un brevet qui lui donnait un monopole sur les deux versions du Tenofovir et qu'il n'avait aucune obligation d'introduire un produit amélioré à une date plus précoce", et que "n'importe quel concurrent aurait pu battre Gilead sur le marché en proposant un meilleur médicament". A l'époque, un remarquable article du Los Angeles Time avait résumé l'affaire. Outre le fait que les avocats de Gilead ont rappelé très sincèrement que la firme n'avait pas "le devoir de développer, tester, chercher l'approbation et le lancement de ces nouveaux produits dans un calendrier particulier", et que la firme ne s'est pas gênée pour publier en 2014 les résultats d'une étude clinique de 2002 sur le Tenofovir Alafenamide, il est intéressant de constater que Gilead est contesté même par ses plus fidèles relais au sein des patients. Ainsi, le fondateur de POZ, une des principales publications des gays séropositifs américains, est contraint de constater que sa prise du Tenofovir depuis une décennie a mis ses os dans le même état que celui d'une "femme de 85 ans" en raison des complications d'ostéoporose liées au Tenofovir, et qu'il a du subir de la chirurgie (broches, etc...) pour réparer sa cheville fracturée. L'affaire se complique ainsi, et aujourd'hui, POZ rend compte d'une étude critique de chercheurs anglais, pour qui le bénéfice du Tenofovor Alafenamide serait douteux : le bénéfice en terme d'effets secondaires ne serait vraiment significatif que lorsque la molécule est "boostée" en combinaison avec d'autres molécules (Cobicistat ou Norvir notamment), qui augmente sa concentration dans le plasma sanguin (de 20 à 30%), et cela pourrait être dû au fait que dans les études cliniques comparant les deux molécules en version "boostée", la dosage du TAF est significativement moins importante que celle du TDF. Moins de molécule, moins d'effets secondaire, de l'arithmétique élémentaire... Au minimum expliquent les chercheurs, Gilead aurait du cherché à diminuer le dosage du TDF en version "boostée" afin de limiter les effets secondaires tout en conservant son "efficacité antivirale", ce que le laboratoire n'a jamais fait. Comme la plupart du temps, le TDF est actuellement prescrit sans booster (notamment dans sa formule ATRIPLA ou TRUVADA), le bénéfice sanitaire du changement de molécule en terme de réduction d'effets indésirables pourrait au mieux limité, voire nul. Bref, POZ en est à se demander si la stratégie entière de GILEAD n'est pas basée sur une "fausse promesse". Dans un tel brouillard où s'entremêlent les enjeux de santé et les enjeux financiers sur fond de milliards de dollars, on aimerait compter sur nos meilleurs scientifiques pour y voir plus clair, et en particulier le bon docteur Jean-Michel Molina, notre spécialiste hexagonal incontesté du Tenofovir. Mais celui-ci semble avoir définitivement choisi son camp, en multipliant l'encadrement d'essais cliniques liées au TAF pour le compte des firmes pharmaceutiques. Le labo JANSSEN, producteur du Darunavir, lui offre une jolie possibilité, début 2018, d'être le 2ème auteur d'une publication dans LANCET, revue située dans le Top2 des revues médicales, à propos de l'étude d'une combinaison entre Darunavir et TAF. GILEAD lui avait déjà offert cette possibilité pour un essai clinique d'une combinaison incluant le TAF en 2017, mais en tant qu'auteur plus accessoire. Ces deux études font partie de celle critiquées par les chercheurs anglais. On aurait aimé qu'il s'exprime publiquement sur les problèmes moraux, sanitaires et financiers liés au "switch" entre le TDF et le TAF, qu'il passe une bonne partie de sa carrière à évaluer. On aurait aimé qu'il nous convainque, en grand scientifique désintéressé, qu'il est absolument nécessaire de ruiner les sécurités sociales du monde entier (et la française en particulier, qui la rémunère et lui fournit toutes ses opportunités de carrière), pour des motifs vraiment impérieux, en transférant encore quelques dizaines de milliards de dollars dans les années à venir dans les poches de GILEAD. Si quelqu'un l'a entendu ne serait-ce que murmurer à ce sujet, qu'il n'hésite pas à se manifester ici.
  11. Salut Elixandre, La thrombopénie est fréquente dans le contexte "VIH", c'est même régulièrement un des premiers symptômes observés. Pas de panique pour autant, notamment s'il n'y a pas de déficit de lymphocyte ou de neutrophiles, et que le traitement par cortisone marche bien. Par contre, c'est vrai que la question de prendre la tri doit à nouveau sérieusement être posée, car ce type de déficit, sévère, sur plusieurs mois et avec des symptômes (des bleus) bien réels d'après ce que tu nous décrit, n'intervient pas après une alimentation inégale ou un coup de stress. Pour tout un tas de raison, la question de l'existence du supposé VIH mérite toujours d'être posée. Néanmoins, l'intérêt d'approfondir cette question n'apporte pas de réponse à court terme aux problèmes de santé rangés à tort ou à raison sous l'étiquette "VIH", tant qu'on n'a pas de réponse claire sur les mécanismes non-viraux qui les causeraient. La thrombocytopénie associée au "VIH" est selon les scientifiques liée principalement à un mécanisme auto-immune, qui conduirait à la destruction de plaquettes par des anticorps. D'autres y voient un excès de monoxyde d'azote qui inhiberait les plaquettes; d'autres tentant de combiner les deux. Selon d'autres auteurs, le rôle des plaquettes dépasse largement la prévention des hémorragies, et on ne sait plus dire qui de l'oeuf ou de la poule entre les plaquettes et le système immunitaire. Toutes ces questions sont importantes et pourraient d'ailleurs être cohérente avec diverses théories dissidentes, notamment l'excès d'exposition aux agents oxydants azotés. On peut aussi se rappeler que pour les immunologues, la survenue de maladies auto-immunes reste le plus souvent mystérieuse et généralement sans lien avec des infections quelconques, virales ou non (comme la polyarthrite rhumatoïde, la sclérose en plaques, maladie de Crohn, rectocolite hémorragique ou thyroïdite de Hashimoto...). Mais la question cruciale dans l'immédiat est de savoir si un traitement est nécessaire, et si oui lequel, pour rétablir un bon fonctionnement des plaquettes dans l'organisme.
  12. L'émission "à Voix Nue" de France-Culture propose cette semaine une série de 5 entretiens avec Françoise Barré-Sinoussi, conduite par le journaliste Michel Alberganti. Le principe de l'émission est en général de faire un bilan rétrospectif de la carrière de personnalités reconnues, et ne se prête du coup pas particulièrement à l'entretien critique ou à la remise en cause. A l'écoute des trois premières émissions, au-delà d'éléments factuels parfois intéressants sur son début de carrière et l'organisation de la recherche de l'époque, on est cependant frappé par le conformisme et le manque de recul généralisé de l'entretien, qui déroule sans heurts l'histoire canonisée sur la transcriptase inverse, l'isolation, les tests ou l'AZT, comme si aucune critique dissidente n'avait jamais questionné ses piliers du supposé "VIH", si des recherches mainstream parfois anciennes n'avaient déjà pas sévèrement mis à mal ce puzzle global, et si Luc Montagnier, pour le meilleur et pour le pire, n'avait pas lui-même contribué à essayer à élargir un peu la focale. Cet entretien reste important car la paternité franco-américaine du concept de VIH reste après toutes ses années un élément fondamental à décrypter pour toute vision alternative sur le sida, et qui reste peu analysé en profondeur malgré l'abondance des sources, en raison du conflit scientifique et financier largement médiatisé entre les Américains et les Français. D'un point de vue scientifique, l'importance de la contribution française demeure une énigme car comme le souligne d'ailleurs Françoise Barré-Sinoussi, comme tous les autres acteurs de l'époque, les Américains jouent alors au moins deux ou trois divisions au-dessus compte-tenu de leurs moyens humains, financiers et organisationnels alors sans équivalent. Ce qui me paraît fondamental, et qui est rapidement abordé dans le 3ème entretien sur la "découverte du virus", c'est l'étroitesse du réseau social parisien qui va plancher sur la question, et pour une grande partie constitué de jeunes baby-boomers, soixante-huitards, relativement marginaux dans l'institution médicale : Françoise Barré-Sinoussi, jeune chercheuse à Pasteur au joli parcours mais arrivée par hasard et sans aucun appui familial; Willy Rozenbaum, fils d'émigrés juifs et ex-militant sandiniste, médecin qui accueillera les premiers cas de sida à l'Hôpital Claude-Bernard; Françoise Brun-Vézinet, qui jouera le rôle crucial de faire le pont entre cliniciens et chercheurs, Elisabeth Bouvet, qui travaillait au ministère, et quelques autres, encadrés par une poignée d'aînés gentiment anticonformistes (Montagnier, Leibowitch, Chermann). Tous étaient là au même endroit, chercheurs, cliniciens, ministère, patients, (qu'ils soient homosexuels, hémophiles ou africains francophones), et de la même génération, se connaissaient, se rencontraient, échangeaient.... En face, les américains étaient à des milliers de kilomètres les uns des autres (Gallo à Washington, la CDC à Atlanta, les patients à New-York, San Francisco ou Miami), et étaient déjà sévèrement englués dans des jeux de pouvoir entre institutions, et pour cause : à la différence de Paris, c'était là qu'il y avait du pouvoir, qu'était concentré le pouvoir scientifique réel, les Prix Nobel, l'industrie pharmaceutique, les revues prestigieuses, toutes les structures majeures, etc... Peut-être tout cela a contribué à faire une certaine différence de part et d'autre de l'Atlantique : à Paris, le dynamisme et l'homogénéité de ce collectif faisait qu'ils y croyaient vraiment. Quelque chose comme le transfert de l'élan révolutionnaire du politique vers le scientifique, là où les enjeux de pouvoir dans la science américaine imposait d'autres procédures, d'autres récits, plus âpres, plus cyniques, mais peut-être aussi plus rigoureux. Gallo n'annonce rien, tant qu'il ne craint pas de se faire doubler par Montagnier, puis ensuite sort la grosse artillerie en 1984 pour s'imposer. Tout en ayant toujours le sentiment que cette invention du VIH était une erreur sans précédent, je n'arrive pas malgré tout à me départir d'une certaine tendresse pour cette génération de chercheurs et médecins parisiens, sans doute car ils ont exactement l'âge de mes parents et une dynamique similaire de leur parcours de vie, par nostalgie sans doute de leur côté soixante-huitard disruptif de l'institution de l'époque, qui se sont coltinés les patients alors marginaux et ont impulsé des transformations tellement souhaitables (par rapport à la place des patients, à la mise en place de réseaux de chercheurs et de patients que l'on trouverait sans doute voisin, dans leurs pratiques concrètes, de réseaux politiques ou militants de la même période). Et pourtant, c'est aussi bien là le coeur du problème; comment, malgré toute cette sincérité initiale impossible à remettre en cause, cette compassion réelle vis-à-vis de leurs patients, ce détachement à l'époque par rapport aux enjeux de pouvoir, comment se sont-ils retrouvé à donner naissance au "VIH", à donner massivement de l'AZT à leurs patients et à ne jamais le reconnaître comme erreur fondamentale, y compris quelques décennies plus tard ? Il y a dans ce naufrage, tellement métaphorique de la société française, aujourd'hui parvenue paradoxalement au stade macronien, un aveuglement collectif et persistant qu'il faudrait arriver à dater et nommer, pour pouvoir espérer s'en débarrasser. Après toutes ces années, on ne peut que constater que la force du supposé VIH, c'est qu'il reste bien plus puissant comme concept que comme maladie, et que c'est aussi en partie un leg du Paris post-68. J'écouterai attentivement les deux autres entretiens de Françoise Barré-Sinoussi, jeudi et vendredi, malgré tout sans trop d'espoir que cela puisse contribuer à percer le mystère.
  13. Jardinier je réponds assez tardivement parce que je ne suis pas forcément très à l'aise dans ces champs conceptuels mais qui m'ont frappé et qu'il me paraissait intéressant de relayer. Pour autant je partage tes inquiétudes concernant l'émergence d'une bio-technocratie. Je souhaitais surtout souligner que finalement on se trouvait dans la question de la mort des dissident-e-s dans un certain terrible "ordinaire" de la répression dont a vu ces dernières années comment il se généralisait à tous les niveaux. Je voudrais ajouter une réflexion concernant les hommes que tu cites ayant pris des positions publiques en faveur de la dissidence. Sans rien nier de leur mérite, il y a un fossé avec la situation des femmes que j'ai cité. En effet ces hommes étaient des militants par choix et séronégatifs. Les femmes dissidentes qui ont subi la répression l'ont subi à la fois en tant que malade et en tant que mère, et étaient militantes pas tellement par choix que par nécessité. C'est radicalement différent et ça explique aussi la sévérité et l'inhumanité de la répression qu'elles ont subi. Et également une imprécision de mon message quand à Christine Maggiore : elle a été accusée d'avoir provoqué la mort de sa fille en refusant de la dépister (et le cas échéant de lui donner un traitement) mais ce n'est que la version de l'orthodoxie (d'après elle sa fille est décédée d'un choc anaphylactique rare mais bien connu à la pénicilline, qui n'a rien a voir avec une éventuelle séropositivité).
  14. Dans les news du jour, une brève (en anglais) relate les résultats d'une nouvelle étude : un traitement antioxydant permettrait de prévenir la transmission par voie sexuelle d'un modèle animal du supposé virus ZIKA chez la souris, notamment en réduisant les dommages liées à l'inflammation au niveau des testicules et sur les spermatozoïdes. Le traitement permettrait de neutraliser les radicaux libres produits par l'inflammation dans les testicules (même si pas forcément dans les autres organes), et notamment de réduire l'augmentation de production NO (oxyde nitrique) dans le sperme Bon, c'est juste une étude qui demande à être confirmée et approfondie, mais à ce stade et pour les familiers "hardcore" du forum, ce n'est pas inintéressant qu'un traitement antioxydant puisse être susceptible de diminuer la production de NO (ce qui résulte de la pure logique biochimique), mais aussi de prévenir la transmission sexuelle d'un supposé virus infectieux, et ce en dépit de toute action anti-infectieuse directe (l'action antioxydante n'est censée que réduire l'inflammation, qui est indiquée comme conséquence de l'infection, et et pas cibler l'agent infectieux comme cause en tant que telle). Là où c'est encore plus intéressant, c'est quand on regarde d'un peu plus près la molécule en question. Il s'agit de l'EBSELEN, qui aurait été sauvée de l'oubli par des chercheurs de la célèbre université d'Oxford. Ceux-ci auraient fait "les poubelles" en recherchant les molécules qui avaient échoué mais qui avaient déjà franchi des étapes, notamment celle d'une relative innocuité chez les humains. Et sa structure est aussi particulière. Un bloggeur commente ainsi la "bizzarerie" de l'EBSELEN : "Je pense que la plupart des chimistes médicaux regarde la molécule et disent : ce n'est pas un médicament". En cause notamment un atome de sélénium, "qui, on s'imagine, n'est pas du domaine des médicaments", et qui donne son nom à la molécule. Bref, un médicament hors du champ de la recherche pharmaceutique habituelle. Ce sera sans doute pourtant assez peu "bizarre" pour les habitués du forum, qui savent bien que le sélénium est indispensable dans le maintien de la concentration de glutathion intracellulaire et donc dans le maintien de l'équilibre redox des cellules. La structure de la molécule ne surprendra pas davantage ceux qui avaient lu avec attention les messages de Cheminot et qui sauront aussi reconnaître au premier coup d'oeil les deux groupes phényls qui caractérisent la molécules, c'est-à-dire pour reprendre ses termes, deux "cycles aromatiques super sensibles à la nitration", et qui constituent "un des meilleurs pièges à peroxynitrites" qui puissent exister. Sans surprise, de nombreux travaux depuis la fin des années 90 ont montré que l'EBSELEN est un efficace "piège à peroxynitrites", par exemple dans la protection de l'ADN contre les peroxynitrites. Il semblerait néanmoins que l'EBSELEN agisse moins directement que par mimétisme de l'action du glutathion peroxidase, par des mécanismes biochimiques complexes et discutés qui ont donné lieu à des dizaines de publications, et qui permettrait en tout cas de maintenir dans de nombreux contextes in vivo et in vitro l'équilibre redox intracellulaire. Une lecture rapide des articles scientifiques et de leurs résumés laissent penser que l'action antioxydante de ce composé est potentiellement beaucoup plus puissante et efficace que le seul apport de composés antioxydants plus classiques (N-Acétylcsytéines, vitamine C+E, etc...), car il agirait en boostant le mécanisme enzymatique d'oxydo-réduction du glutathion et donc plus directement à la source. Des chercheurs portugais et brésiliens estiment même qu'une molécule encore plus simple, composée de deux atomes de sélénium et deux groupes phényles auraient une efficacité antioxydante encore supérieure à l'EBSELEN, du moins in vitro et contre les peroxynitrites. Cette molécule étudiée depuis... 1984 fait l'objet aujourd'hui d'une étude clinique contre les troubles bipolaires (en remplacement du lithium), pourrait être efficace contre le clostridium difficile, contre les dommages auditifs liés au bruit excessif, et donc peut-être aussi contre le virus Zika. Mais aujourd'hui, elle n'est produite qu'à des fins de recherche et n'est mise sur le marché nulle part. L'avenir dira si cette molécule, ou une de ses analogues, réussite à concrétiser dans la vraie vie ses succès in vitro et sur des modèles animaux. Grâce à l'étroitesse de vue des chercheurs du sida bloqués sur le supposé VIH, aucune recherche ne semble prévue pour les malades du sida dont le déficit en glutathion est pourtant connu depuis au moins 1989, dès que des chercheurs ont cherché à confirmer le premier article d'Eleopulos (du Perth Group) paru l'année précédente sur le rôle de l'oxydation dans le sida. Il n'y a qu'à espérer que par une suite de hasard, et pour en avoir le coeur net, les recherches contre le supposé Zika inspirent celles contre le supposé VIH.
  15. Salut, Concernant le Blastocystis Humanis j'ai trouvé cet article en français très intéressant qui relate également le cas d'un jeune homme qui perd du poids. A voir s'il y a des similitudes avec la situation de ton ami ? L'intensité des effets, assez modérée en général, peut sembler assez variable selon les situations. Tu as indiqué qu'il avait des vers; sur les résultats que tu as publié je n'ai vu que la présence de Blastocystis mis en évidence (c'est un parasite intestinal mais un protozoaire, c'est-à-dire un organisme composé d'une seule cellule, et non un ver en tant que tel qui sont des organismes plus évolués). Je ne suis pas expert en détection des parasites mais comme indiqué sur le test il est indispensable de faire plusieurs examens de selle à intervalles rapprochés. En même temps il y a peu d'éosinophiles (qui souvent sont plus élevés en cas d'infections parasitaires, mais apparemment pas toujours). Il n'avait jamais fait aucune recherche de parasite depuis son retour du Burkina Faso ? Concernant la neutropénie, qui persiste et semble s'être accentuée si on se réfère à son premier test, qui est peut-être lié à l'infection intestinale chronique causée par les Blastocystis (ou d'autres organismes non repérés à ce jour). Il peut y avoir beaucoup d'autres causes cependant, difficile d'en dire plus par internet.
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