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Une terrible nouvelle qui est un nouveau coup dur pour la dissidence : la jeune Lindsey Nagel, qui avait été adoptée à deux semaines par le couple Cheryl et Steve Nagel, qui avait vécu 23 ans sans ARV depuis que ses parents adoptifs avaient décidé d'arrêter de lui donner de l'AZT à quelques mois du fait des effets secondaires qui avaient manqué de peu de la tuer, et qui avait donné naissance au jeune bébé Rico, est décédée depuis quelques semaines d'une infection bactérienne.

http://truthbarrier.com/2015/12/01/an-open-letter-from-cheryl-nagel/

Pendant très longtemps, Lindsey fut le symbole de la dissidence qu'on pouvait vivre très longtemps normalement séropositive sans traitement et sans développer le SIDA. Son histoire et celle de son bébé est tout à la fois tragique, pour ne pas dire horrible : elle et son bébé ont dû subir les pires pressions et traitements à partir de ce diagnostic de séropositivité qui met en branle toute la machinerie médicale...machinerie qui lui a enlevé son enfant pour l'obliger de lui faire prendre des ARVs, brisé son couple, et lui a fait subir un tel stress qu'elle est devenue effectivement sujette à une infection opportune, alors même qu'elle avait pu vivre sans problème pendant plus de vingt ans sans être malade (pas d'hospitalisation, elle a fait cheerleader, et différents sports pendant plusieurs années sans problème). Bien évidemment, l'orthodoxie y verra la preuve de ses prédictions, qui se sont révélées auto-réalisatrices : "si vous êtes séropo et que vous ne prenez pas d'ARVs, vous allez mourir". C'est sûr qu'en enlevant son bébé à une jeune mère juste après sa naissance, en l'obligeant à forcese battre contre des autorités aveugles au prétexte qu'elle était séropositive ce qui a obligé ses parents à vendre leur boutique pour les frais liés au procés et qui a poussé son compagnon à la quitter et demander la garde de son fils, on avait toutes les chances de la tuer "parce qu'elle était une séropositive qui ne prend pas des ARVs". C'est tout bonnement horrible et je pense malheureusement que cela va être au double-sens du terme, un enterrement de la dissidence...

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Dans sa lettre ouverte sur le site TruthBarrier (lien ci-dessus), la mère de Lindsay précise que celle-ci avait commencé à souffrir d'une pneumonie fin 2013, qu'elle avait commencé à prendre des ARV et en avait eu des effets indésirables immédiats (violentes diarrhées) et avait perdu le goût de vivre. Elle écrit ne pas savoir de quoi exactement sa fille est morte en termes médicaux.

Pour mémoire, testée séronégative lors de son adoption en Roumanie, puis séropositive à son arrivée dans le Minnesota, Lindsay avait été mise sous ARV entre 1 et 3 ans. Ses parents adoptifs avaient interrompu le traitement en raison de la gravité des effets secondaires et elle était la seule survivante de 12 enfants soignés comme elle au même moment par les services locaux. Les 11 autres étaient tous morts au bout de 4-5 ans maximum sous traitement. Lindsay avait eu une excellente santé et une vie entièrement normale jusqu'à sa grossesse, où elle s'était vue rattrapée par les instances médico-sanitaires du sida. Son fils, Rico, a été mis sous ARV à sa naissance et souffrirait actuellement de sérieux troubles du développement.

Modifié par Jardinier

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C'est tellement triste tout ça

et je la comprend tellement

c'est dur de se battre conte les médecins, les biens pensants

on se sent démunis

heureusement pour moi, mon mari me soutient dans ce combat car des fois j'ai vraiment l'impression que je vais "peter les plombs"

Paix à son âme...et j'espère que celà va aller pour le petit

d'ailleurs, excusez moi d'écrire ça ici, mais si quelqun connait un avocat (droit en Suisse) pour quelques petits renseignements, celà m'aiderait beaucoup!

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Christine Maggiore, Lindsey Nagel - les figures dissidentes les plus connues, qui incarnent le courage et la victoire sur la maladie et le mensonge...c'est tragique.

Je suis triste et à la fois plein d'admiration pour ces dissidents qui ont eu le courage de dire non à l'autorité de ces sorciers de la virologie. Comme le dit Daddou, c'est dur de se battre contre les médecins et dire non à leur "arsenal" thérapeutique.

Paix à l'âme ce cette petite

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Daddou, on est tous très attristés.

Désolé, aucune idée d'avocat helvétique ou connaissant le droit suisse à te conseiller. Mais il me semble qu'en cherchant bien tu devrais pouvoir trouver. En tout cas, courage, tiens bon ! Prends bien soin de toi et de ton petit.

Modifié par Jardinier

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Je viens enfin de prendre le temps de lire le témoignage de Cheryl Nagel donné en lien par Econoclaste. Nous avions aussi évoqué le début de l'histoire il y a deux ans.

Histoire terrible, révoltante, littéralement invivable pour ses principaux protagonistes qui sont en tous en train d'en crever, et pourtant si terriblement banale dans l'Histoire, lorsque les premiers rebelles se font écraser par un pouvoir bien organisé et tout puissant.

Au-delà de la montagne de traitement qu'a dû prendre le nourrisson, le sommet de la torture mentale - et consciente - me semble atteint lorsque Lindsay Nagel a été contrainte de donner les traitements sous surveillance vidéo via Skype deux fois par jours à heure fixe pendant des mois. Aucun individu, même le mieux déterminé - et les Nagel en font incontestablement partie - ne peut résister à de telles méthodes.

Au-delà de ce terrible contre-coup, cela nous rappelle que toute dissidence isolée, à l'échelle individuelle, est illusoire en l'absence d'organisation structurée capable de porter une vision politique et scientifique, et de se défendre. C'est dans ces moments cruciaux que l'on ne peut que déplorer le gâchis, celui que porte entre autres le dernier embryon d'organisation dissidente encore en place, Rethinking Aids, qui a préféré ses dernières années concentrer ses efforts à dégommer les scientifiques dissidents les mieux capables (les Australiens du Perth Group), plutôt que de s'appuyer sur eux pour construire enfin des fondations solides.

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Je viens enfin de prendre le temps de lire le témoignage de Cheryl Nagel donné en lien par Econoclaste. Nous avions aussi évoqué le début de l'histoire il y a deux ans.

Histoire terrible, révoltante, littéralement invivable pour ses principaux protagonistes qui sont en tous en train d'en crever, et pourtant si terriblement banale dans l'Histoire, lorsque les premiers rebelles se font écraser par un pouvoir bien organisé et tout puissant.

Au-delà de la montagne de traitement qu'a dû prendre le nourrisson, le sommet de la torture mentale - et consciente - me semble atteint lorsque Lindsay Nagel a été contrainte de donner les traitements à son nourrisson sous surveillance vidéo via Skype deux fois par jours à heure fixe pendant des mois. Aucun individu, même le mieux déterminé - et les Nagel en font incontestablement partie - ne peut résister à de telles méthodes. Et cela donne une idée des moyens considérables qu"un système répressif est capable de mettre en oeuvre - il faut imaginer l'énergie et le temps nécessaires qu'ils ont consacré à surveiller et harceler cette famille provinciale du Minnesota, perdue dans les grandes plaines du Nord des Etats-Unis.

Mais comme toujours dans ces situations, l'objectif est autant d'écraser la victime récalcitrante que de souder les tortionnaires entre eux, unis dans le secret de leurs pratiques inavouables et indéfendables, et prêt à tout pour le protéger. Nombre de ces chercheurs et médecins ont plus ou moins consciemment le sang des victimes de l'AZT à haute dose sur leurs mains, et cette histoire montre que certains le savent parfaitement, et ont décidé si besoin d'employer les grands moyens pour que ce secret ne s'ébruite pas. De leurs erreurs, Lindsay Nagel était en effet le témoignage le plus vivant, le plus connu, et pour eux le plus insupportable.

Difficile en effet de ne pas faire le lien avec les techniques "raffinées" de la torture psychologique largement développé par l'armée américaine dans cette même période (même si l'histoire en est longue, et aussi française), qui n'a pu se développer qu'avec de nombreux auxiliaires médicaux. Le concept de "douleur auto-infligée" me semble particulièrement illustratif de ce qu'a pu subir Lindsay Nagel (ci-dessous en gras : souligné par moi).

Le deuxième enseignement était que la façon la plus efficace de faire mal à quelqu'un consistait à lui sous-traiter cette tâche. Un procédé employé dans les geôles communistes avait tout particulièrement retenu l'attention : « Les prisonniers devaient rester debout, ou assis, dans la même position, pendant des périodes extrêmement longues, et, dans un cas extrême, nuit et jour pendant une semaine. » Prolongées pendant des dizaines d'heures, ces « positions de stress » entraînent une douleur physique intense, mais le véritable principe de leur efficacité réside ailleurs : « Au-delà de ses effets physiologiques, ce type de torture crée un conflit psychologique. Lorsqu'on exige du prisonnier qu'il conserve une même position, cela suscite souvent en lui une volonté initiale de “tenir le coup”. Cet acte de résistance interne lui procure, au premier abord, un sentiment de supériorité morale. Avec le temps, à mesure que la douleur augmente, l'individu prend conscience que, dans une certaine mesure, c'est sa propre détermination à résister qui entraîne la perpétuation de la douleur. Se développe alors un conflit au sein même de l'individu entre sa détermination morale et son désir de s'effondrer afin que la douleur cesse. C'est ce conflit interne additionnel qui tend à rendre cette méthode de torture si efficace pour briser l'individu. » Déjà isolé, le sujet s'enferme dans un combat autodestructeur avec lui-même, devenant alors son propre bourreau.


Au-delà de ce terrible contre-coup, cela nous rappelle que toute dissidence isolée, à l'échelle individuelle, est illusoire en l'absence d'organisation structurée capable de porter une vision politique et scientifique, et de répondre aux coups portés. C'est dans ces moments cruciaux que l'on ne peut que déplorer le gâchis, celui que porte entre autres le dernier embryon d'organisation dissidente encore en place, Rethinking Aids, qui a préféré, durant la dernière décennie, concentrer ses efforts à dégommer les scientifiques dissidents les mieux capables (les Australiens du Perth Group), plutôt que de s'appuyer sur eux pour construire enfin des fondations solides.

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C'est vraiment pervers cette technique comme tu nous l'explique Jibrail!

ça fait peur et ça fait réfléchir

pour nous cela aura duré 6 mois, 2 x par jour une infirmière pour assister à la prise de médicaments

je vous laisse imaginer ça le matin, au réveil, avant d'aller amener le petit à la crèche et de partir au boulot

une agression!

et en plus je devrais payer une partie des frais du à leur passage! pour quelque chose d'imposé!

à s'arracher les cheveux

Mais bon, j'ai la chance d'avoir un petit de 3 ans et demi qui se développe très bien...contrairement au petit Rico

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Un texte de Celia Farber faisant part de ses questions, doutes, autocritiques, suite à la mort de Lindsey sur le mouvement dissident.

http://truthbarrier.com/2015/12/13/dead-dissidents-how-we-were-wrong/#comment-97881

Elle pointe de façon correcte que le principal problème des dissidents est qu'ils n'ont pas pu proposer de remède à l'immunosuppression et que des dissidents continuent à mourir, de façon pas toujours très bien comprise. Elle évoque, comme je l'avais fait précédemment il y a un moment, ensuite le rôle de l'équilibre intestinal et de la nutrition.

Même si ça ne casse pas trois pattes à un canard et si on sent poindre une forme de culpabilité inconsciente, je trouve assez raisonnable sa démarche, comparée à certains intervenants sur le groupe FB de RA qui, par réflexe "orthodoxe inversé" si je puis dire, font comme s'il n'y avait pas à réfléchir et que tout était "forcément" lié au stress et aux médicaments.

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Merci Econoclaste pour ce lien.

Ce questionnement de Celia Farber entrouvre enfin des portes. Comme tu le soulignes, on arrive enfin à comprendre qu'en fin de compte, la question de la survie ou de la mort des séropositifs est la seule susceptible de trancher le débat entre orthodoxie et dissidence - et peu importe au final de savoir comment on y arrive. De la même façon, il y a aussi enfin un questionnement sur les traitements, qu'ils ne sont pas tous identiques, que les ARV ne peuvent être résumés à l'AZT, et que c'est bien le remplacement de l'AZT par des molécules qui marchent nettement mieux qui a permis à l'orthodoxie de triompher - malgré tous les morts inutiles au milieu qu'elle rappelle à juste titre.

Dans le texte, il y a un beau passage dans lequel elle réfute le terme de journalisme "irresponsable", ce dont elle a été souvent accusée : en démocratie indique-t-elle, il n'y a que des journalistes qui font "correctement" - ou pas - leur boulot.

Pendant longtemps, Celia Farber a été une journaliste extraordinairement correcte, pour avoir reporté, détaillé, illustré les questionnements dissidents et leurs protagonistes dans la presse généraliste (le magazine américain Spin), en ramant à contre-courant avec un courage remarquable. Plus tard, probablement dépassée comme beaucoup de dissidents par le tournant de l'introduction des trithérapies de 1996, elle a perdu cette capacité de questionnement, et est devenue, notamment sur son blog, une journaliste nettement moins correcte, qui a été notamment incapable de rapporter les débats internes à la dissidence, les débats cruciaux entre partisans de Duesberg et ceux du Perth Group. Sans doute était-elle devenue une actrice trop impliquée pour conserver le détachement nécessaire. On en trouve des traces dans ce dernier article, qui omet soigneusement de reporter ces débats particulièrement houleux à l'intérieur de la dissidence depuis 10 ans - et qui portaient aussi largement sur les questions qu'elle pose aujourd'hui comme si c'était nouveau.

Mais la question n'est pas tant que Celia Farber soit devenue moins correcte qu'avant - elle a tellement apporté à l'édifice.

Le drame, c'est que presque aucun journaliste - correct - n'ait pris depuis le relais, du moins dans la presse généraliste ou scientifique.

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Peu est dit, sinon rien, dans le message de C. Farber sur son site, à propos de la politique de communication de Rethinking Aids basée sur l'instrumentalisation publicitaire des témoignages de séropositifs ayant adhéré aux thèses dissidentes et interrompu les traitements ARV. Dans le cas de Christine Maggiore, il est vrai que celle-ci avait pris l'initiative personnellement de son côté. Pour ce qui est de Lindsay Nagel et de ses parents, ils auraient peut-être pu faire le raisonnement qu'il aurait été plus prudent de leur part de se faire oublier, et plus prudent de la part de Duesberg et RA de ne pas tenter le diable en les encourageant à publier des vidéos à partir du tournant des années 2010. Rétrospectivement, c'était un peu beaucoup du militantisme auto-sacrificiel.

Par ailleurs, mon sentiment est que le dernier tiers du message de C. Farber, reproduisant un long communiqué de son ami thérapeuthe coréen, affaiblit lourdement la portée de son message, tant la méthode de soins exposée l'est de manière didactique, et tant elle souffre de moralisme environnementaliste limite dogmatique, voire off limits, sur la mal bouffe, ainsi que de la massive coercition inhérente à sa prescription, qui outre les risque psycho-somatiques qu'elle induit, n'échappe du reste même pas au style argumentaire de vente d'un produit diététique de choc dont on peut penser que, comme la plupart des produits de "médecine naturelle" innovants, il ne présente pas de véritable garantie de non dangerosité.

Ceci dit, sur le Groupe FaceBook Rethinking Aids, David Crowe (Alberta's Reappraising Aids Society), en réponse à la publication récente de C. Farber dont vous parlez, expose de manière assez détaillée son point de vue et ses positions, non directement sur la question de la survie des séropositifs, mais sur la signification des tests et du contrôle des taux de cd4, sur l'utilité et l'adaptabilité des médecines alternatives au cas par cas, et sur les responsabilités respectives des journalistes dissidents et mainstream. C'est une défense de la dissidence un peu basique, on peut ne pas être d'accord sur tout, mais cela a le mérite d'être clair et de remettre un peu les pendules à l’heure sur les points les plus faibles du communiqué de C. Farber.

Je reproduis ci-dessous l'ensemble de cette communication de David Crowe, avec une réplique d'un participant qui la ponctue sous forme de dialogue. Pardon pour qui ne lit pas l'anglais.

__________________

D. Crowe

I think that it is important to separate HIV and AIDS. It is not dissidents who started the confusion. If we talk about HIV then dissidents believe that HIV is either not pathogenic (disease causing) or doesn't exist. So now we have to talk about the HIV test (which is not the same as talking about HIV).

If we agree, for the moment, that HIV does not exist, that doesn't necessarily mean that the HIV antibody test is completely meaningless. Some people see that populations of ill people are more likely to be HIV+ THEREFORE the HIV test is meaningful. WRONG. The same can be said for the CD4 test (and probably viral load). If you know that (A) there is something wrong with your test and (B) what the cause is, then the reason for a false positive might be elucidated. But what dissidents have been saying is that the HIV test has so little predictive value in a currently healthy person that it should not be used. I think some dissidents imply (even if they don't mean it) that if you have a positive HIV test/low CD4 you ARE immune suppressed and therefore must do something (other than live a healthier life than most modern lifestyles encourage). This, to me, is a problem. And often I think this is just implied. But we need to be careful NOT to imply that a positive HIV test has a particular meaning.

Lastly, there are people who are sick (and probably, in this context, are HIV+). The 'HIV' antibodies may (or possibly not) be correlated with the illness. But they are not the cause. Another problem dissidents have is implying that there is a single cause (such as oxidative stress). But with a disease that is so wide-ranging as AIDS (well, which definition are you using?) that not everybody has the same cause. Some may have over-used antibiotics. Others poppers. Others malnutrition. Others foreign blood products. Others chemical exposures at work. Others particulate damage (such as miners). We MUST NOT imply that all these things under the heading of AIDS are the same. I think it is good that people are thinking about natural alternatives to disease, especially chronic disease, but it is a mistake to assume that the beneficial experience of some people to a particular regime can be extended to everyone. I have to admit that it is frustrating when I read almost anything about alternative health and the implication is that one size fits all.

Mário Évora

We shouldn't use the acronym AIDS either. AID$ was invented to be correlated with HIV. It doesn't make any sense. Imunedepressed-related diseases always exist. It's not started in the 80's!!

D. Crowe

One example is that Celia included the experience of Alison Tomlinson. I don't think Celia or Alison intended to imply that this approach would work for everyone, or that everyone is gluten intolerant. I'm just using it as an example. There are healthy people (myself, for example) who are definitely not gluten intolerant. And I think there are many other sensitivities, allergies and other health problems that require different approaches. It is good to talk about such personal experiences, because it will help people with similar causes. But one remarkable story of recovery doesn't imply that the sick person reading it will have the same experience with the same approach. Although these anecdotal cases can cause problems, this is also where dissidents can really help because we don't believe that there is a single cause of "AIDS". It is the dogmatists who try to pretend not only that ARVs work, but that they work for a dogmatist's breakfast of cancers and a similar melange of infections. And I really do believe that natural, nutritional or 'environmental' approaches work, because I've used this approach myself on minor heath problems, and they have worked for me.

Okay, one more thing. When we are looking for causes, we need to look at the emotional. At feelings of self-worth, at stress, at isolation. I also believe that these can kill you. Being gay, for example, can induce all of these negative feelings. But it is not just being gay. I'm sure right now a lot of moslems are experiencing this same feeling. Jews in Germany in the 1930s even before the holocaust began. Native Americans. Prisoners in solitary. Drug addicts and alcoholics. Undocumented immigrants. People in unhappy marriages. Workaholics. Dogmatists could probably diagnose a lot more AIDS if they weren't so focussed on black skinned people and gay men (not that I'm suggesting this, god forbid!). And clearly emotional problems don't have pharmaceutical problems. At best, like some people believe with ARVs, they can deal with a crisis, or mask some symptoms. But they can never address the underlying cause.

Another topic that Celia addressed was journalism. She said "Journalism in a free society can never be 'irresponsible'. It can only be correct or incorrect". I think a lot of mainstream journalism is irresponsible because it is lazy and does not follow up with 'dissidents' and their often cogent critiques. But I also think there are many times when it is impossible to definitely say what the truth is. So I think that journalists must be forgiven for being wrong, as long as they have clearly put in the effort. If a journalist worked on cases of false convictions, and out of 20 investigations, it turned out that one really was a true conviction, would that negate the work of the journalist? I think not. But I think a journalist who is a big fan of the prosecutor and just reports cases without seriously critiquing the theories of the crime, is definitely irresponsible (and cowardly). But it is the muckracking journalist who will be crucified if they ever make a mistake. I think the parallels with AIDS journalism are obvious. The works of Celia, Shenton, Hodgkinson etc will be put under a microscope, but nobody will every ask a NY Times health reporter why they have ignored dissidents for years.

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Le 30 décembre dernier, Erica Garner, une militante antiraciste américaine, figure du mouvement "Black Lives Matter", est décédée d'une crise cardiaque.

Quel rapport avec la dissidence, me demanderez-vous ? En fait, Erica Garner avait à peine 27 ans, et son décès soudain a surpris nombre de commentateurs. Son parcours m'a rappelé dans un certain sens le destin de Lindsay Nagel, dont la survie, l'existence même, contradictoire avec la science dominante (elle aurait dû mourir enfant du sida) était une défiance perpétuelle pour le pouvoir d'État.

Vivre avec pareil fardeau est tout sauf naturel. Erica Garner était la fille d'Eric Garner, un homme noir américain tué par un policier à New-York en 2014 (et ultérieurement acquitté pour cela),  et dont la vidéo de l'interpellation fatale avait déclenché une vague de colère. Elle était devenue ensuite militante par nécessité, en ayant parfaitement conscience que sous certaines circonstances, comme celles qu'a connu son père, la survie dépend aussi du bon vouloir du pouvoir d’État et de sa police; et comme Lindsay Nagel qui le portait à travers sa séropositivité, elle-même le portait aussi dans son corps, celui de la fille de son père et de l'identité raciale qui lui était assignée.

Une universitaire américaine, Kristen Smith, a publié un texte en anglais dans la revue the Conversation, où elle relate la mort d'Erica Garner. Elle le décrit comme un témoignage de la violence traumatique qui rejaillit à retardement notamment sur les femmes noires, "séquelle" de la violence policière d’État qui s'exerce d'abord (même pas si exclusivement) sur les hommes noirs, et dont les nombreuses victimes silencieuses ne sont jamais recensées en tant que telle.

Dans un article antérieur, toujours en anglais, Kristen Smith s'attardait sur la situation particulière des mères noires en convoquant le concept de Nécropolitique d'Achille Mbembe (en français). Ce concept désigne un régime moderne de terreur (une "politique de la mort"), dans lequel la mort - infligée sans règle ni sans autre objectif rationnel immédiat par la puissance d’État ou occupante - est la forme ultime de domination mais devient aussi celle de la résistance. En effet, ces régimes, qui se sont épanouis dans les formes les plus extrêmes de l'esclavage, de la colonisation et de la guerre, font que l'acte de résistance et de mort ne font plus qu'un, et le choix de la mort - tel un sacrifice - un des seuls exercices de la liberté pour les populations auxquelles la liberté est totalement niée.

Kristen Smith ajoute que dans ces populations dominées, les femmes et les mères en particulier ont une place particulièrement vulnérable, parce que l'enfantement s'oppose frontalement à ce régime de mort. Elle cite le cas de deux mères noires, l'une tuée enceinte aux États-Unis en 1918 (Mary Turner), l'autre assassinée par un escadron de la mort avec son enfant au Salvador en 2007 (Aurina Rodrigues), et les rapproche parce que ces deux femmes avaient connu dans leur entourage proche des victimes de cette "nécropolitique", et l'avaient publiquement dénoncé plutôt que de se soumettre silencieusement, ce qui leur a valu un assassinat brutal dans lequel était également mis en scène l'assassinat de leur maternité (la maternité représentant une forme de résistance à cette "nécropolitique"). Mais pour Kristen Smith, ces femmes ont pris ces risques en connaissance de cause, et sachant qu'elles étaient de toute façon en danger de mort constant dans un tel régime, il s'agirait par certains aspects d'une sorte de "suicide révolutionnaire", qui fait du choix de sa mort le seul geste politique possible pour permettre, paradoxalement, à ses enfants de vivre hors d'un tel régime, en leur fournissant un récit et une expérience politique potentiellement émancipateurs.

J'ai détaillé un peu longuement ces concepts car ils me font écho, toutes proportions gardées à celles des dissidents séropositifs, qui avaient fait de leur résistance à l'orthodoxie un combat public dans lequel leur survie (sans ARV) devenait l'enjeu politique central.

Achille Mbembe précise en effet  dans son introduction à la nécropolitique : "Cet essai fait l’hypothèse que l’expression ultime de la souveraineté réside largement dans le pouvoir et la capacité de dire qui pourra vivre et qui doit mourir. Faire mourir ou laisser vivre constituent donc les limites de la souveraineté, ses principaux attributs. Être souverain c’est exercer son contrôle sur la mortalité et définir la vie comme le déploiement et la manifestation du pouvoir."

Il est à mon sens évident que l'orthodoxie du sida, comme partie prenant de l'appareil d’État, a répondu parfaitement à cette définition, en cherchant à établir (difficilement au départ) puis à consolider sa souveraineté "en exerçant son contrôle sur la mortalité des séropositifs", via les ARV, et logiquement ensuite à "définir leur survie comme le déploiement et la manifestation de leur pouvoir". Il s'est agi d'abord de définir la population-cible, via le test et la définition des maladies opportunistes, avec tout l’arbitraire que cela a représenté (et les populations cibles étaient à l'époque essentiellement marginales), de les placer dans un régime de terreur sans alternative qui brouille les pistes (mort de la maladie,  mort du traitement, mort de l'absence de traitement, ou des trois à la fois), puis de mettre en avant sa puissance à travers les nouvelles multithérapies (dont on sait que le bénéfice était en partie artificiel, l'effet positif était d'une part lié à l'arrêt des anciens traitements-poisons type AZT, et d'autre part loin d'être aussi miraculeux qu'initialement décrit).

Ceux qui ne se soumettaient pas à ce régime de terreur menaient forcément un combat politique où la mort - et le choix de sa mort - constituait l'enjeu essentiel. Force est de constater que les combats les plus symboliques ont je crois presque toujours été des femmes (Kim Bannon, Karri Stokely, Maria Papagiannidou...), et l'intensité maximale s'est nouée autour de la maternité de Christina Maggiore (et le décès de sa fille Eliza Jane Scovill), et autour de celle de Lindsey Nagel et son fils Rico, avec dans l'un et l'autre cas toute la scénographie cynique et brutale de la mise à mort de leur maternité : Christine Maggiore  pour avoir provoqué la mort de sa fille en refusant de la tester et de la traiter; Lindsey Nagel en lui soustrayant tout droit à élever son enfant, transformé en cobaye de laboratoire (le propre destin auquel elle avait échappé). L'une comme l'autre n'ont pas survécu longtemps à ces traumatismes.

La question qui s'était toujours posée à propos de la mort de ses dissidents, et qui ne sera jamais résolue, c'est de savoir dans quelle mesure leur acceptation ou leur refus des traitements était une cause de leur décès, avec de façon sous-jacente l'interrogation latente sur la signification du test dit VIH, comme si ces quelques cas individuels étaient en mesure de prendre la place d'expériences scientifiques qui n'ont jamais été menées (et qui ne le seront sans doute jamais tant que le pouvoir qui l'interdit ne sera pas remis en cause).

A la lumière des exemples des femmes noires décrites par Kristen Smith, et du décès d'Erica Garner à 27 ans indépendamment de toute séropositivité (tout juste aurait-on découvert après son décès qu'elle aurait le coeur trop large - belle métaphore), je pense qu'il faut avoir le courage de sortir ces décès de dissidentes hors du champ de la maladie et des interrogations scientifiques non résolues, et de les replacer dans un champ politique qui a fait de la mort et du choix de la mort l'enjeu central du combat, en particulier celles des femmes, parce que les conditions traumatiques de peur, de souffrance et de perte qui y règnent sont telles qu'elles en deviennent quasiment irrésistibles. Elles avaient cessé d'être des malades et n'étaient plus que des résistantes - ce qui n'ôtait malheureusement rien à leur sursis.

C'est, je crois, tout l'hommage qu'il faut leur rendre.

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Je suis assez impressionné par la thèse d'Achille Mbembe présentée ci-dessus, même si d'aucuns pourront se risquer à la taxer de quelque chose comme "maximaliste". La référence aux conceptions de Georges Bataille en opposition à "l'être-pour-la-mort" heideggerien, notamment, a dans le contexte en question beaucoup de poids philosophiquement. L'exposé à aussi les vertus indéniables de s'accompagner de longues analyses argumentées du sens que peuvent prendre certains concepts avec la description en regard de situations concrètes mieux que platement illustratives. Il peut arriver que d'autres penseurs contemporains avancent ici et là, eux aussi en référence au biopolitique et au biopouvoir tels qu'introduits par Foucault, les termes de "thanatophilosophie" et/ou de "thanatocratie".

Je serais tenté cependant de maintenir mon point de vue sur la spécificité biotechnocratique très particulière - et de facto non à proprement parler démocratique - de l'ensemble des dispositifs et tenants et aboutissants concernant le sida et le vih dans le monde. En l'occurrence, "bio" plutôt que "nécro" me semble demeurer approprié au sens où il s'agit, du point de vue sémantique, d'un lien direct avec les termes couramment reconnus et usités de "biologie" en tant que terme générique désignant une science, du recours massif à des procédés qualifiés usuellement de "technobiologiques" ou "biotechnologiques", ainsi que, selon l'expression non moins consacrée, du terme de "biomédecine". Et au sens aussi où les intérêts d'une certaine industrie pharmaceutique pèsent lourd dans la balance socio-politique, entre autres en influant sur les orientations, les savoir-faire et les pratiques de la recherche plus ou moins fondamentale, clinique et/ou appliquée.

A mon humble avis, il faut rendre hommage aussi aux hommes , et en particulier à quelques JOURNALISTES, et en particulier à LAMBROS PAPANTONIOU, LIAM SCHEFF et  TERRY MICHAËL :

* Lambros Papantoniou, ami de Maria Papagianidou, journaliste agréé de l'ambassade grecque à Washington, avait interviewé Robert Gallo et s'était trouvé confronté en 2009 à une fin de non-recevoir lorsqu'il lui avait demandé de voir dans son laboratoire un spécimen de VIH isolé. Il avait rendu la chose publique, ainsi que protesté via les réseaux sociaux et par voie de presse en Grèce et aux USA contre un projet de formation aux soins du sida des agents de santé dans l'ensemble des hopitaux grecs par des spécialistes américains. Il est décédé un mois après ses protestations publiques et en haut lieu contre ce projet et après avoir rendu entièrement publics ses démêlé avec Robert Gallo. La grande presse grecque à l'époque était la seule à avoir publié intégralement l'ITV de Gallo, ainsi qu'une longue communication d'un scientifique dissident américain d'origine grecque.

https://www.youtube.com/watch?v=Hk8eDIiszS8

Commentaire de la vidéo sur YouTube : " When asking to see pictures of HIV at a National Cancer Institute military research laboratory, the Greek journalist Lambros Papantoniou was told that AIDS is a national defense issue and that the HIV issue is top secret (classified)."

https://olympia.gr/2009/05/29/in-memoriam-lambros-papantoniou/

* Liam Scheff avait fondé et animait le site Reduce the Burden. Il avait enquêté sur une affaire d'enfants cobayes des ARV dans un orphelinat de New-York, qu'il avait rendue publique. C'était un très brillant et courageux journaliste free lance. Dans le texte testamentaire qu'il avait publié en 2017 via le lien ci-dessus peut avant sa mort, il a décrit le martyr qu'a été la longue et étrange maladie qui a précédé sa disparition.

http://liamscheff.com/2017/04/dear-friends-2/

* Terry Michaël prenait position publiquement pour les dissidents scientifiques du sida depuis 2009. Il est décédé en 2017 à l'âge de 70 ans, certes sans que l'on sache précisément s'il y avait ou non un lien direct de cause à effet entre sa crise cardiaque fatale et ses prises de position. 

http://www.washingtonblade.com/2017/08/16/d-c-journalist-terry-michael-dies-at-70/

Ce genre de disparitions serait-il décidément trop étranger au domaine de compétences de Reporters sans Frontières ?

Pour revenir au problème parfois sinon souvent tragique des femmes et de la maternité, on doit convenir que la meilleure des radios publiques françaises, vers le 1 er décembre dernier, journée mondiale du sida, a eu le courage de relayer, via des ITV par ses journalistes, le point de vue très réservé de femmes africaines (au Mali notamment je pense) déplorant l'obligation à laquelle elles se voyaient soumises de prodiguer les traitements ARV à leurs enfants, avec parfois pour résultat la mort en bas âge de ceux-ci. Relais d'infos avec certes bien sûr, en contrepoint, la classique déploraison des problèmes d'accès aux traitement et de leurs conséquences, etc.

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J'étais fatigué quand j'ai rédigé le message ci-dessus. Je cherchais un peu mes mots, je tournais autour : "thanatophilosophie", "thanatocratie"... Je voulais dire tout simplement "tanathopolitique", comme le disent certains philosophes.

 Je devrais relire 3 fois au moins l'article d'Achille Mbembe afin de m'en pénétrer et en même temps m'en déprendre suffisamment pour en dire quelque chose de vraiment intelligent. Mes situations concrètes "mieux que platement illustratives" sont assez désastreuses. Au minimum j'aurais dû écrire plutôt : "bien pire hélas que platement illustratives". Ces dernières années, j'ai longtemps tourné autour de ce qui se jouait, de ce qui pouvait se jouer, sur ce terrain un peu particulier du biopolitique et des développements dignes d'une pratique déontologique de la philosophie. Je n'ai pas le temps de vous exposer mes découvertes. Mais pour vous mettre sur la piste, il faut savoir que depuis l'antiquité latine la notion et le concept d'immunité ont toujours été au coeur de la philosophie politique occidentale. A tel point par exemple que le philosophe Jacques Derrida, au lendemain du 9-11-2001, racontait aux Américains qui voulaient l'entendre que leur société était en pleine crise d'auto-immunité. A bon entendeur...

Et je tiens à mon "biotechnocratie". Par là, je veux dire que le sida - quand on a réfléchi et compris que "scientifiquement" ce ne peut être qu'une imposture parce que des sociétés sans l'exploitation pour divers motifs des peurs et fantasmes que peut inspirer la sexualité dans l'opinion n'existent pas encore, ou n'existent plus -, le sida cela revient avant tout à mettre des biotechnologies au service de pratiques délibérées d'"ingénierie sociale" inouïes de perversité et de cynisme. 

Ma plume a fourché, décidément : en principe "déploraison" est un néologisme, le mot en vigueur est "déploration", bien sûr. Mais après tout, "déploraison" est bien joli quand même. On dira que c'est un mot-valise, une sorte de valse à 4 temps entre déplorer, raison, floraison, oraison...

Quant à Liam Scheff, dans son message dont je parle ci-dessus, il a écrit : "... everyone in America is a stranger; everyone is suspicious and jealous and possessive – because that’s our instruction. It’s in our manual. It’s in our religion and our government and our commerce. And that won’t change..." - "Tout le monde en Amérique est un étranger ; tout le monde est suspicieux, jaloux et possessif - parce que c'est notre instruction. C'est notre manuel. C'est dans notre religion et notre gouvernement et notre commerce. Et ça ne changera pas." J'ai bien peur qu'hélas il ait eu raison.

Et quant à la France, je ne sais pas, je ne sais plus. Peut-être que tant qu'une majorité de Français auront les moyens, matériels et intellectuels, d'un minimum d'hédonisme, de justice sociale et d'égalité, ils feront encore de grandes et belles choses malgré leurs démons et la face obscure de leur culture. Sinon, ce seront peut-être le néo-scientisme et les pseudo-sciences, la xénophobie, le proto et/ou néo-nazisme rampants qui petit à petit empoisonneront tout, tueront toute intelligence, réduiront une majorité de personnes en esclavage, dans une société prisonnière de ses dilemmes terrorisants entre les tentations d'un passéisme mortifère et celles de fuites en avant technologiques, technocratiques, biotechnocratiques, etc., non moins avilissantes et mutilantes.

Ne jamais oublier que le sida est historiquement un produit d'un tandem franco-américain, que son émergence a coïncidé, côté français, avec l'apparition du lepénisme claironnant comme pharmakon face à une menace communiste sans doute beaucoup plus chimérique que réelle.

Modifié par Jardinier

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Jardinier je réponds assez tardivement parce que je ne suis pas forcément très à l'aise dans ces champs conceptuels mais qui m'ont frappé et qu'il me paraissait intéressant de relayer. Pour autant je partage tes inquiétudes concernant l'émergence d'une bio-technocratie.

Je souhaitais surtout souligner que finalement on se trouvait dans la question de la mort des dissident-e-s dans un certain terrible "ordinaire" de la répression dont a vu ces dernières années comment il se généralisait à tous les niveaux.

Je voudrais ajouter une réflexion concernant les hommes que tu cites ayant pris des positions publiques en faveur de la dissidence. Sans rien nier de leur mérite, il y a un fossé avec la situation des femmes que j'ai cité. En effet ces hommes étaient des militants par choix et séronégatifs. Les femmes dissidentes qui ont subi la répression l'ont subi à la fois en tant que malade et en tant que mère, et étaient militantes pas tellement par choix que par nécessité. C'est radicalement différent et ça explique aussi la sévérité et l'inhumanité de la répression qu'elles ont subi.

Et également une imprécision de mon message quand à Christine Maggiore : elle a été accusée d'avoir provoqué la mort de sa fille en refusant de la dépister (et le cas échéant de lui donner un traitement) mais ce n'est que la version de l'orthodoxie (d'après elle sa fille est décédée d'un choc anaphylactique rare mais bien connu à la pénicilline, qui n'a rien a voir avec une éventuelle séropositivité).

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Oui, bien sûr, il y a une différence de situation entre les mères séropositives dont on a parlé ici et les journalistes que j'ai cités. Mais pour ceux-ci, du reste, le fait qu'ils n'aient pas parlé de leur statut sérologique ne signifie pas obligatoirement qu'ils aient été séronégatifs, mais seulement qu'ils avaient fait le choix que cela reste privé. Ensuite, ils s'étaient engagés publiquement avec les dissidents scientifiques, et... ils ne sont plus là. Le cas le plus douteux, ou le moins douteux si l'on veut, étant sans doute à pas mal d'égards celui de Lambros Papantoniou.

De toute façon, c'est sans nul doute l'affaire Lindsay Nagel qui résume de la manière la plus éclatante - et peut-être historiquement décisive - tous les enjeux, tenants et aboutissants de ce à quoi tant d'autres se sont trouvés confrontés à des niveaux divers et de manières diverses.

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