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Invité ZeH

Les "dissidents" du sida

Le sida n'existe pas. Si les scientifiques ne dénoncent pas la supercherie qu'est cette pseudo-maladie, c'est pour préserver leurs intérêts dans l'industrie pharmaceutique. Voici la thèse de ceux qu'on nomme les "dissidents". Un mouvement proche des médecines alternatives et bio, très actif sur Internet.

En français, le plus important de leurs sites s'appelle Sidasanté. Son sigle affiche clairement la couleur : sida y est écrit avec un dollar ($). Il propose de faire découvrir ce que "les officiels du sida et les médias veulent vous cacher".

Selon lui, "le 'sida' est un concept sans aucune base scientifique réelle, (...) un syndrome défini artificiellement et non une maladie. Chacun des éléments qui participent à ce syndrome a une cause et une solution qui peuvent se comprendre et se soigner en dehors de toute psychose collective et surtout en dehors de toute origine prétendument virale de la maladie".

Les "dissidents" contestent l'authenticité de l'isolement du virus VIH - c'est-à-dire la preuve de son existence -, réalisé pour la première fois par l'équipe du professeur Montagnier en 1983. Ils offrent même un prix de 100 000 dollars à "la première personne qui pourra fournir la preuve photographique de l'existence du VIH".

La figure tutélaire du mouvement se nomme Peter Duesberg. Ce professeur de biologie moléculaire et cellulaire à l'université de Californie de Berkeley a été mis à l'écart de la communauté scientifique en 1987 pour sa théorie sur le sida. Selon lui, cette maladie est due à l'usage de drogues et au traitement à l'AZT (traitement contre le sida).

Le site de référence des "dissidents" s'appelle Virusmyth. Il a été créé, en 1996, par un militant hollandais dont le fait d'armes est d'avoir été chassé de la Conférence mondiale sur le sida qui s'est tenue à Berlin en 1993.

Les "dissidents" - ou rethinkers ("repenseurs" de la théorie du sida) - ont également un site pour se regrouper. Ils n'ont qu'à entrer le nom de leur pays puis de leur ville pour connaître la date de la prochaine réunion.

La remarquable organisation de ce réseau n'en rend ses thèses que plus dangereuses. L'immunodéficience qu'on attribue au sida est, pour eux, due à la pauvreté en ce qui concerne l'Afrique, aux drogues, au stress et aux traitements administrés par les médecins. Il ne sert donc à rien de se soigner, comme y invite Mark Griffiths, animateur du site Sidasanté, qui affirme, en 2004, ne s'être jamais aussi bien porté, alors qu'en 1986, on ne lui donnait plus que cinq ans à vivre.

Mais, chez les "dissidents", tout le monde n'a pas la même longévité que Mark Griffiths. Et sur les forums du site Onnouscachetout (sans ironie) , où ils se réunissent pour discuter, leurs partisans s'inquiètent de la mort d'illustres "dissidents". Certains arguent que s'ils sont décédés, c'est parce qu'ils... ont pris des médicaments.

Cela suffira-t-il à discréditer définitivement les théories des "dissidents" ? La revue Combat contre le sida, proche du réseau Voltaire, déplorait, en mars 2001, un manque de mobilisation face au danger. "Relayés par la mouvance 'bio', des thèses abracadabrantes et des discours paranoïaques viennent détourner les interrogations légitimes des citoyens, sans que les acteurs de la lutte contre le sida, dont les pouvoirs publics, les contredisent efficacement."

Lorsque les thèses "dissidentes" ont séduit Thabo Mbeki, président de l'Afrique du Sud, pays le plus touché par la pandémie, les scientifiques ont tout de même décidé d'une mobilisation et publié, à l'été 2000, la "Déclaration de Durban" qui réaffirme que "le VIH provoque le sida" et qu'"il est malheureux que quelques personnes continuent bruyamment à nier l'évidence. Cette position entraînera le décès d'un nombre incalculable de personnes".

Pourtant, les "dissidents" continuent à espérer "une ouverture officielle pour l'expression des points de vue dissidents pendant le Congrès mondial sur le SIDA qui aura lieu à Bangkok, en Thaïlande, Juillet 2004".

Sites visités entre le 26 et le 28 avril 2004.

Nicolas Filio

France5.fr

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Y aura-t-il bientôt un délit de questionnement?

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salut.gifsalut.gif

Merci Zeh

Mais, chez les "dissidents", tout le monde n'a pas la même longévité que Mark Griffiths. Et sur les forums du site Onnouscachetout (sans ironie) , où ils se réunissent pour discuter, leurs partisans s'inquiètent de la mort d'illustres "dissidents"

Ca c'est de la pub ou je n'y connais rien.

Il est tout à fait dans le jeu que les médias, qui n'aboient que pour leurs maitres, dénoncent cet abus de libre pensée, eux qui nous délivrent la bonne nouvelle quotidiennement

Nowar

1-cingle.gif4-ptdrasrpt.gif1-cingle.gif

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Après la fumeuse émission sur les "conspirationnistes débiles et déficients intellectuellement", voici l'amalgame à 2 sous d'un journaliste qui ne fait que répéter ce que d'autres disent plutot que de vérifier par lui meme... Mais est ce étonnant sur cette chaine "culturelle" et fleuron du formatage institutionnel ? Bah non... c'est le contraire qui aurait été étonnant...

Mais en meme temps... quel est le meilleur moyen pour faire de la pub aux théories dissidentes ? icon_biggrin.gif

Ce jeu de dupes auquel se livrent France5/Arte, qui consiste à essayer de dénigrer internet, ne fait que faire plus de pub pour ce média... En effet, merci à France5 de permettre à plus de monde de découvrir sidasante.com ou virusmyth icon_smile.gif

Quand à Onnouscachetout.com.... il suffit de jeter un oeil sur le livre d'or pour se rendre compte de "l'apport" de cet article... et d'en déduire par la même, le nombre important de ceux qui vont découvrir les articles sur ce débat... Et sur le nombre, certains utiliseront surement leur "déficience intellectuelle" pour se faire leur propre opinion icon_biggrin.gif

La liberté d'opinion et de débat existe encore en France... profitons en icon_smile.gif

Avant que les "braves gens qui n'aiment pas qu'on ne pense pas comme eux" finissent par nous en empêcher icon_biggrin.gif

Et un grand merci au séro+ qui témoignent ici jap.gif

Diamant

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Invité lavienrose

Il n'y a pas qu'Arte ou la 5 à trouver ces gens pour le moins irresponsable et dangereux...même qu'en 2001 déjà ,des gens proches du "Réseau Voltaire" n'hésitaient pas à donner un coup de pied dans la fourmillière (sans compter les centaines de sites qui pensent exactement la même chose) ...Ce n'est pas parcequ'on entre en dissidence qu'on est forcément plus intelligent ou plus crédible.....

Enquête : la mouvance « bio » au service d'élucubrations idéologiques

Relayés par la mouvance « bio », des thèses abracadabrantes et des discours paranoïaques viennent détourner les interrogations légitimes des citoyens, sans que les acteurs de la lutte contre le sida, dont les pouvoirs publics, les contredisent efficacement.

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mars 2001

Les associations aux discours irrationnels et abracadabrants sur l'origine du VIH et sur les traitements se portent bien. Du moins trouvent-elles de nombreux supports complaisants, qu'il s'agisse des promoteurs des médecines alternatives ou de plusieurs publications "bio" à grand tirage.

Elles ont été confortées lors de la préparation de la Conférence internationale sur le sida de Durban, le président sud-africain, Thabo Mbeki ayant cru bon d'organiser une confrontation entre la communauté scientifique dans son ensemble et ceux qui prétendaient la mettre en cause. Ce faisant, il offrit aux prétendus dissidents une tribune inespérée et une légitimité d'apparence. Depuis juillet 2000, on ne compte plus les articles de presse affirmant, au choix, que le sida n'existe pas, que le VIH n'est pas sa cause, que la maladie a pour origine l'annonce de la séropositivité ou encore que les traitements sont des poisons. Dans tous les cas, des complots seraient à l'origine des discours officiels : pour anéantir des populations marginales ou celles des pays en voie de développement, ou pour diffuser, coûte que coûte en vies humaines, des traitements, à des fins mercantiles. Il convient dès lors d'arrêter la consommation des poisons, de "créer un autre état d'esprit" pour en finir avec la maladie (grâce à sa "volonté intérieure" et à quelques savoir-faire bio... passez à la caisse s'il vous plaît). Une revue de détail des affirmations des associations "bidons" permet d'éclairer l'absence de preuves concernant même une seule de leurs affirmations. Comme on l'entend parfois, la preuve qu'il y a complot c'est qu'il n'y a pas de preuve (qu'il y a complot) !

"Le sida n'existe pas et le VIH n'est pas la cause du sida"

Cette thèse est notamment promue par Mark Griffiths. Ancien animateur d'une association intitulée "Alliance", destinée à informer sur toutes les méthodes de santé utilisées par les survivants à long terme du sida (dont il se réclame) et d'autres maladies graves, il est aujourd'hui le président de l'Association Mark Griffiths (AMG) (sic) basée à LA SERPENT, dans l'Aude. Celle-ci a pour objet de "réunir toutes les personnes intéressées par une nouvelle vision de la santé en vue de créer une plate-forme libre d'échange sur les approches globales et pour mieux connaître les causes et les solutions multiples de la maladie en général". L'association se consacre "à la création d'un groupe francophone pour la réévaluation scientifique de l'hypothèse VIH/sida" et, paraît-il à "l'évaluation des véritables causes de l'immunodéficience et ses solutions". Il s'agit ni plus ni moins d'établir qu'il "n'y a aucune preuve de l'existence ni de la causalité d'un virus du sida", ce qui donne ce type de raisonnement obscur : "Depuis 1984, la médecine et la plupart des médias nient l'existence de personnes ayant retrouvé la santé après un diagnostic de "séropositivité", même après un "sida déclaré". Pourtant les statistiques suisses démontrent que le sida ne représente que 0,9% de la mortalité annuelle et que, depuis 1983, 85% des diagnostiqués séropositifs sont encore en vie. Il y a de forts intérêts économiques qui entretiennent la manipulation de l'opinion publique pour faire croire à une épidémie qui n'a jamais eu lieu". Comprenne qui pourra !

L'AMG est affiliée à un réseau international, HEAL ("Education à la santé en relation avec le sida"), qui soutient que les malades qui reçoivent un diagnostic de sida ne sont pas malades à cause d'une infection par le VIH mais "à cause d'une exposition chronique à une variété de facteurs tels les drogues dites de récréation, les protéines étrangères que l'on trouve dans le sang transfusé ou dans les produits coagulants pour hémophiles, les antibiotiques, les pathogènes intestinaux et vénériens, la malnutrition, la chimiothérapie anti-cancer AZT, les inhibiteurs de protéase et la peur induite par le diagnostic".

L'association promeut un "éminent scientifique" à la retraite (selon ses propres mots "dans un créneau privilégié, la retraite, avant la sénilité, qui me permet de m'exprimer librement"), le Docteur Etienne de Harven. Renseignement pris, celui-ci est "un microscopiste électronicien qui a consacré presque toute sa carrière de recherche à l'étude des rétrovirus associés aux leucémies de souris et qui a suivi avec la plus grande attention l'impact hypothétique que de telles recherches auraient pu avoir dans l'étude des cancers chez l'homme". Mais voilà, Monsieur de Harven, qui noie ses lecteurs dans des articles incompréhensibles, ne semble pas en mesure d'apporter le moindre commencement de début de preuve.

Face à l'influence, notamment politique, des thèses énoncées par les prétendus dissidents, la Conférence de Durban avait adopté une déclaration qui les balayait sur le fond (texte intégral publié dans Combat, n°21, septembre 2000) : "(...) le sida se propage par voie infectieuse. (...) L'évidence de la causalité entre VIH-1 ou VIH-2 et le sida est nette et sans équivoque. (...) Pour s'attaquer à la maladie, chacun doit comprendre que le VIH est l'ennemi. C'est la recherche, et non les mythes, qui mènera à la mise au point de traitements plus efficaces, moins chers, et espérons-le au vaccin".

"Les tests de sérologie, eux aussi, sont une imposture"

Les tests de sérologie détectent la présence d'anticorps qui prouvent la présence du virus dont la mesure de la charge virale indique, rapidement dit, la puissance. Mais, pour l'Apprenti Sage, bulletin de l'Association Mark Griffiths (AMG) : "Normalement, la présence d'anticorps dans le sang circulant est fondamentalement une bonne nouvelle et n'a jamais été, dans toute l'histoire de la virologie, l'indice d'un processus infectieux actif ou pathologique évolutif". Et pour cause : les anticorps sont la preuve d'une réaction de l'organisme à la présence du virus et non la détection directe de celui-ci. La logique est imparable mais elle conduit à des inepties : "Le sida est la première maladie du monde où des personnes en bonne santé prennent des médicaments avant même d'être malades sous la pression inspirée par la terreur et sur les seuls critères de taux d'analyses non globales." De nombreuses maladies latentes, invisibles ne se révèlent que dans certaines conditions ou après une période d'incubation, ce qui n'empêche nullement de les détecter ou/et qu'elles se progagent. Complot

Un expert ès complot interplanétaire (de préférence) se nomme Léonard Horowitz, "chercheur diplomé de Harvard et autorité reconnue internationalement en santé publique et dans l'information sur le sida". L'hypothèse de son livre, La guerre des virus (éditions Felix, qui "ne présentent que des livres et des informations qui sortent de l'ordinaire"), est que ces "germes étranges" que sont les virus HIV et Ebola sont des "créations de laboratoires transmis accidentellement ou intentionnellement aux USA et en Afrique par l'intermédiaire de vaccins contaminés contre l'hépatite ou contre la variole".

Très inspiré, il examine donc "les activités de la CIA et les initiatives de politiques étrangères en Afrique centrale en réponse aux prétendues menaces des populations du tiers monde, du nationalisme noir et du communisme." Problème : les thèses énoncées ici ne peuvent désormais plus surfer sur les lacunes de la recherche scientifique et des analyses historiques, la dernière période ayant permis d'en démonter les hypothèses hasardeuses et les démonstrations imaginaires.

"Les traitements : des poisons"

Affirmation redondante, en substance, le sida a pour origine la prise de traitements qui tuent les malades. Ainsi l'Apprenti sage, publication de l'AMG, explique : "Les traitements utilisés sur les patients sont les plus toxiques jamais mis sur le marché et sont mortels à long terme". Il faut donc interdire les traitements antiviraux. Parmi ces médicaments, l'AZT cristalise toutes les haines.

Vive le sida !

Finalement, le sida serait une chance. Mark Griffiths : "le sida m'a donné l'occasion de changer. Je crois que tout ce qui arrive dans la vie est utile, même quand c'est difficile. Je me suis moi-même trouvé confronté à cette "épée de Damoclès" d'être séropositif et d'en avoir les symptômes. L'intuition et la non-acceptation de cette sentence de mort m'ont amené à un éveil profond. C'est ainsi que contester l'hypothèse que le VIH est la cause du sida constitue le premier traitement efficace contre le sida".

En écho à ce discours très direct, différentes thèses d'apparences plus raisonnables trouvent refuge dans les revues bio. Dès 1995, dans l'Impatient, Niro Markoff, animatrice d'ateliers "Oui à la vie" et "Oser en vouloir plus" avec son association Mirka, expliquait : "Je suis persuadée que la majorité des gens meurent parce qu'on leur dit qu'ils vont mourir. (...) Bien que déjà thérapeute et disciple d'un maître spirituel, j'étais restée jusque-là déconnectée de mon âme. Le diagnostic a été un révélateur. Au lieu de donner tout pouvoir à la maladie, j'ai décidé de donner tout pouvoir à la vie. J'ai changé mon alimentation, pris le temps de faire de l'exercice physique tous les jours et de faire chaque geste en pleine conscience. J'ai aussi fait un travail sur moi-même, avec des techniques de visualisation et de méditation. (...) Un an après, je me sentais guérie et j'ai eu l'intuition de faire un nouveau test qui était séronégatif." Et de faire la promotion de ses "ateliers de ressourcement" où "nous faisons un travail d'écoute de l'être profond, de notre guérisseur intérieur". Et Madame Niro d'ajouter par ailleurs : "Ma propre expérience me permet d'affirmer sans le moindre doute que l'auto-guérison est le résultat direct de cette approche multisensorielle de la vie. Cette nouvelle approche ne se limite pas à nos cinq sens. Elle élargit jusqu'à l'intuition et inclut notre relation à Dieu, ou à une Puissance Supérieure, ou au Divin, quel que soit le nom qu'on lui donne." Il s'agit donc de "changer nos inconscients collectifs" en nous "aidant à nous tourner vers l'énergie de notre âme".

Dans un registre différent, d'autres associations survalorisent la dimension spirituelle, qu'elles aillent ou non jusqu'à nier l'existence du virus. Parsifal est l'une d'entre elles. Créée en 1991, elle a pour objet "l'influence du psychisme sur la guérison ou la lutte contre l'apparition des maladies ; le moral au secours de l'immunité". Dans Séropote, son bulletin, on trouve ce type de discours : "La logique propre au savoir médical a construit ainsi peu à peu un discours savant qui depuis dix ans se présente comme la Vérité scientifique. Le sida - prétend cette vérité - est un ensemble de maladies provoquées par la présence d'un virus (...). Le virus se multiplierait et détruirait ces cellules, détruisant ainsi les défenses immunitaires. (...) Dès lors, l'équation est faite : avec un délai plus ou moins déterminé tout séropositif verrait son système immunitaire atteint, et puis s'éteindre. (...) Il en résulte que ceux qui l'écoutent, cette histoire, et s'y identifient, ne peuvent plus sortir du sortilège qu'elle induit. (...) à Parfisal, (...) on ne veut pas entendre une histoire racontée par d'autres, dont les aventures ne coïncident en rien avec celles de qui les écoute".

La maladie devient, pour Parsifal, un mal "médiatiquement transmissible", et il faut opposer à l'équation VIH = sida l'équation sida = stress, le HIV ne devenant qu'un "prétexte nécessaire mais non suffisant pour le déclenchement de la maladie". Curieux regard d'une association sur ce qu'est l'annonce de la séropositivité, dans le cadre du colloque singulier entre le médecin et son patient, dont tout accompagnant souhaite qu'il ne soit précisément pas une sentence (mortelle). Par ailleurs, n'est-il pas surprenant que de tels raisonnements puissent perdurer alors que l'annonce de la séropositivité relève moins que jamais de l'annonce d'une mort prochaine ?

Idéologie

Derrière cette diatribe, une visée idéologique se découvre peu à peu. Elle a plusieurs dimensions : une affirmation redondante de la dissidence, qui débouche sur l'absence d'une quelconque volonté de convaincre avec des arguments ; une vision paranoïaque des relations entre les citoyens et les institutions, avec une diabolisation non seulement des scientifiques mais aussi des Etats et des contre-pouvoirs traditionnels ; la promotion de moyens "naturels" et de substances non reconnues pour faire face au sida ou à la maladie, car "se contenter de discuter n'a pas de sens", il faut "mettre fin au génocide sida". Sur ce point, sur le site SidaSanté, une "charte pour le libre choix thérapeutique des personnes diagnostiquées séropositives" propose à chacun de demander "le droit de nous soigner librement par les médecines dites complémentaires, sans perdre l'aide de l'Etat ; que les médecines alternatives soient reconnues en France au même titre que l'allopathie et remboursées par la sécurité sociale ; l'accès à des psychothérapies de notre choix et des cures de santé à titre de prévention, avant d'être malades, exemptes de toute pression médicamenteuse". Les contribuables devraient donc financer tout ce que notre société compte de gourous plus ou moins sympathiques.

Au-delà des enjeux économiques ici clairement apparents, une vision du monde est promue par les "dissidents" : "Différents facteurs peuvent être à l'origine de l'état d'immuno-dépression : dans nos pays CIVILISES [nous soulignons] : drogues légales et illégales, toxémie et carences, déséquilibre alimentaire, stress, manque d'exercice, peur... pour les hémophiles : transfusions à répétition par des produits non purifiés chargés de tas de protéines étrangères, produits, anti-coagulants, stress et peur causés par la condamnation du diagnostic. En Afrique, les Africains souffrent des maladies dont ils ont toujours souffert aggravées par des campagnes de vaccinations sur des populations souffrant déjà d'énormes carences dues à la malnutrition. De plus, de par leur culture, la peur du fléau qu'ils nomment là-bas "la maladie", les maintient dans la terreur d'autant plus qu'ils pensent être condamnés à ne pas avoir accès aux traitements classiques beaucoup trop coûteux pour eux" (texte de Mark Griffiths, mars 2000).

Les citoyens "CIVILISES" de nos contrées devraient donc cesser la consommation de drogues licites (médicaments) et illicites (stupéfiants) : bel appel à la morale, que l'on retrouve bien souvent dans les discours des prétendus dissidents. Ainsi, dans une lettre adressée à l'ancien président de Chrétiens et sida, "Patrick Banuls, chercheur" explique concernant ce qu'il nomme la "réalité sidaïque" : "En plus d'être ce qu'il est dans les corps humains affaiblis, le sida est d'après moi une tumeur sociale et mondiale. Cette tumeur a pris naissance et se développe dans un corps social et mondial malsain. (...) ma conviction est que le sida officiel - celui de la vision officielle de l'ESTABLISHEMENT [nous soulignons] sur la maladie - alimente le système (...) à l'origine de l'état lamentable de notre planète et de l'humanité".

Prétendant sans doute livrer une analyse de la rhétorique des discours classiques sur le sida, l'auteur entend démontrer que le paradigme médical est surtout un paradigme de guerre, qui "donne l'impression de vivre", faisant référence aux "attaques du corps par des gens extérieurs", à la "défense par des armes médicales", à l' "analyse de terrain biologique", aux "bombardements radiologiques"... La solution ? Suivre le chemin : "La cause et la nature de l'homme sont d'essence divine ! Le cap à suivre se lit sur le compas divin !. Pour avancer vers notre digne destinée d'homme, appuyons-nous sur ce qui va bien". Et l'auteur de citer le philosophe Roger Garaudy - aujourd'hui auteur d'ouvrages négationnistes -, pour qui "la transformation du christianisme en religion d'Etat parvint à le détruire", ce qui appelle à rechercher la vérité "hors des sentiers battus".

L'ombre et la lumière

La philosophie proposée au citoyen en quête d'ésotérisme reprend cette thèse : dans Vérités Santé Pratiques (juillet 2000), Michel Dogna explique en Une : "Le Tao nous enseigne que rien ne peut exister sans son contraire. Ainsi, le bien n'a plus aucun sens sans l'existence du mal, pas plus que le beau sans le laid, ni le chaud sans le froid [on n'explique pas, ici, si le chaud est bien ou mal !], la lumière sans l'obscurité. (...) Chacun fait son choix et endosse l'acteur qui lui convient en fonction de la MATURATION DE SON AME. [nous soulignons] (...) La vie est un grand théâtre où chacun doit jouer son rôle. Il y a des rôles ingrats mais ils doivent être assumés par certains pour que l'histoire puisse se faire. Sans JR, Dallas n'a plus aucun intérêt. Sans Judas, l'histoire de Jésus serait tombée à plat. Faut-il haïr JR ? Faut-il Judas ? Moi, je les admire parce qu'ils ont accepté un rôle difficile et peu sympathique bien que nécessaire." L'éditorialiste n'a pas pensé à Staline, ni à Hitler, mais chacun peut y songer... Et de poursuivre logiquement : "Tout ceci amène à une grande tolérance vis-à-vis de l'existence des hommes et des systèmes qui entravent nos libertés et notre qualité de vie. Souvent, ceux qui cherchent à vous nuire vous rendent davantage service, à long terme, que ceux qui vous aident, parce qu'ils vous obligent à vous surpasser et donc à progresser et à grandir". La belle leçon de tolérance !

Aujourd'hui contre les traitements, demain contre le vaccin

Des partisans du défunt Professeur Beljanski - inventeur de traitements destinés à soigner aussi bien le cancer que le sida (voir page 28) - à l'AMG, de Biocontact à l'Impatient, la nébuleuse s'est installée dans l'espace public. Elle reste encore marginale tant son déficit de crédibilité apparaît dès lors qu'on s'attache au sens. Elle crée cependant un climat préjudiciable à la prise de conscience des enjeux de santé publique authentiques, sans instrumentalisation. L'entreprise idéologique risque de porter, demain, sur le vaccin contre le sida.

Dans Biocontact, Pierre Andrillon concluait ainsi : "Hélas pour l'Afrique, la vaccination, en affaiblissant les défenses immunitaires, serait la voie royale ouverte au sida. Les actionnaires se frottent déjà les mains". Un autre disciple des "solutions alternatives", Marc Deru explique : "C'est une erreur fondamentale de croire la guérison du sida en Afrique axée sur des traitements antiviraux. Ces traitements seraient un désastre supplémentaire car ils ruineraient davantage encore le système immunitaire de ces malades. Leur immunodéficience, en effet, provient tout simplement des carences, infections et parasites, ainsi que des guerres civiles et des funestes conséquences de la mondialisation et des plans d'ajustement structurels imposés par le FMI qui les ont réduits à la misère." En substance : ils n'ont qu'à rester chez eux et surtout, ne créons pas les conditions pour le développement économique et l'accès aux soins des populations des pays en voie de développement. Derrière la rhétorique antilibérale, c'est là une bien curieuse conception de la solidarité internationale !

Dès 1998, ce type de raisonnement amenait à expliquer le sloggan de la conférence internationale "Franchir le fossé" (entre pays riches et pays pauvres) ainsi : "Le titre de cette conférence avait pour but de créer de nouveaux marchés dans le tiers monde subventionnés par l'argent des contribuables en occident, pour palier la réduction du marché occidental qui flanche en résonance avec la découverte par de plus en plus de gens de l'escroquerie du sida". Consternante affirmation et déni de la réalité puisque le nombre de personnes suivies n'a cessé de croître au contraire, dans les pays du Nord, tandis que les malades des pays en voie de développement continuent de ne pas accéder aux traitements.

Puisse la mouvance "bio" cesser de se faire le relais privilégié de dérapages coûteux en vies humaines.

Gilles Alfonsi

Rédacteur en chef de Combat face au sida.

Article suivant : Retour sur le cas Mirko Beljanski

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Combat face au sida est un site partenaire du Réseau Voltaire (voir les sites )

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Comme d'habitude, il n'y a là dedans aucune argumentation utilisant les nombreuses publications expérimentales éditées depuis 20 ans, mais simplement des pétitions de principe : c'est ainsi, c'est comme cela, c'est tellement évident...

A quand une réfutation documentée. J'en apprécie d'autant plus le "dialogue" existant sur le site du British Medical Journal, où l'on se tance à l'aide de véritables publications revues et corrigées.

En fait, dans le domaine de la biologie, l'interprétation des faits dépend pour une part de la "culture" dans laquelle vit le scientifique. Et il n'exite pas de culture absolue, sauf celle que l'on impose par la force.

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Je crois, Cheminot, que ceux qui sont dans le chemin n'accepteront jamais que d'autres utilisent d'autres chemins... et cela à tous les niveaux... et cela devient aigüe lorsqu'il s'agit de médecine...

Que des etres humains normalement constitués puissent ne pas utiliser de médicament ni de médecins semblent inconcevable pour de nombreuses personnes... Pourtant ces êtres humains sont nombreux... ils témoignent, ils racontent leurs histoires sans chercher autre chose que l'information et la transmission de leurs expériences...

Face à eux, se trouvent ceux qui n'ont que leurs dogmes et les "chemins" officiels comme exemple, et bien sur ils ne peuvent accepter et comprendre que d'autres s'en sortent "autrement"... Quand le bateau coule, les naufragés veulent etre sûr que tout le monde finira au fond de l'eau et ne veulent surtout pas entendre parler du radeau que d'autres ont pu construire...

Alors plutot que d'ignorer ces "batisseurs de radeau", ils vont s'acharner à les discrediter...

Que ce soit dans les titres ou dans la façon de présenter les choses, ceux qui ne vont pas dans le sens "normal" sont présentés comme des gourous (meme s'ils sont médecins) et les médecines non conventionnelles sont de l'idéologie.... mais c'est normal puisque c'est la mouvance "bio"... 1-marteau.gif

Bref... ma question reste toujours la meme : pourquoi tous ces gens s'acharnent contre les dissidents... qui soit disant sont une minorité négligeable, sont completement dans l'erreur et n'ont aucune base scientifique... Pourquoi tant de mots, tant de temps, tant d'énergie à se battre contre quelque chose d'aussi insignifiant ?

Diamant

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sans doute parce qu'eux-mêmes, inconsciemment, ne sont pas bien dans leurs baskets !!

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4-bravo.gif

Pour ZeH ou Nicolas Filio il manque la "Refutation de la déclaration de Durban" pour équilibrer les arguments de Mbeki

http://www.sidasante.com/science/refutation.htm

Pour lavienrose j'ai inclut le texte de Combat sur mon site il y a longtemps car j'ai trouvé qu'il revelait exactement ce que l'orthodoxie voulait cacher (merci Guylaine Lanctôt pour la stratégie)

http://www.sidasante.com/journal/combat.htm

Comme d'habitude, il n'y a là dedans aucune argumentation utilisant les nombreuses publications expérimentales éditées depuis 20 ans, mais simplement des pétitions de principe : c'est ainsi, c'est comme cela, c'est tellement évident...

Et merci à cheminot de sa patience d'ange. En attendant un vrai débat. Je signale que "Nature" s'est plaint au début des "rapid responses" des dissidents sur BMJ et maintenant il y en a tellement qu'il faut une demie heure pour ouvrir un fil de discussion. Mission presqu'accompli pour "Nature"!!!

Tout de bon à tous et toutes

PS. J'ai commandé le nouveau Mac porta même si je ne peux plus payer mes nouvelles prothèses dentaires!!! Je vais macher par Internet donc. Je vous enverrai une photo de mon installation actuelle pour rire un de ces jours.

1-cingle.gif

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Invité lavienrose

Que des etres humains normalement constitués puissent ne pas utiliser de médicament ni de médecins semblent inconcevable pour de nombreuses personnes...

ce qui semble inconcevable à "de nombreuses personnes" ....c'est que l'on puisse faire courir le risque , au nom d'une idéologie sans la moindre caution scientifique sérieuse (ses "adeptes " se font jeter de tous les rv scientifiques sérieux,de tous les forums un tant soi peu "avertis"....et doivent se réunir dans les catacombes de la médecine pour exister entre-eux) ;ce qui est inconcevable à ces "nombreuses personnes" ,c'est que l'on puisse faire prendre le risque à d'autres de décéder en leur faisant abandonner leurs soins,juste pour tenter une dernière fois de se prouver qu'on n'a pas fait fausse route....

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Invité JIMMY(le rebel)

C'est toi qui fait fausse route, Lavienrose ! _biglol.gif

En clair, tu accuse les dissidents d'inciter les séro+ à arrêter leur traitement...

Pas de bol pour toi icon_cry.gif

Cela fait un an que j'ai découvert et que j'adhère à la dissidence, mais deux ans que j'ai arrêté tout traitement.

Quand à Mark Griffiths, il en a jamais pris 4-ptdrasrpt.gif

Suite à mon témoignage sur le net, je reçois régulièrement des mails de personnes dans la même situation, et je peux dire, que la plus part on arrêté ou jamais pris de traitements, sans connaître l'existence de la dissidence (HIV).

Mais il est clair que la dissidence nous a conforté dans notre choix. 5-aureole.gif

Tu tiens le même discours que les séro+ qui m'ont insulté et viré de leur site, dès que je suis devenu dissident. icon_sommeil.gif

Je sens que bientôt tu va nous parler de gourous.... 5-nonnonnon.gif

JIMMY (le rebel)

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Invité lavienrose

Cela fait un an que j'ai découvert et que j'adhère à la dissidence, mais deux ans que j'ai arrêté tout traitement.

jimmy ! t'es pas un chat...t'as pas 7 vies! un jour on trouvera LE médoc qui tuera ce foutu VIRUS ; en attendant il faut faire avec ce qu'on a.....les médicaments ne sont sans doutes pas parfaits mais ils valent mieux que tous les bobards qu'on raconte ici.....prends tes médocs bon sang et renseignes -toi chez 99,9 % des médecins de France,d'europe ou d'ailleurs ; les "théoriciens" ne meurent pas de leur théorie ...les séro+ qui les suivent confient leur vie à des rebouteux!

J'te laisse Jimmy , je n'ai rien à te vendre ,pas de site à faire tourner , rien! même pas une carte de dissident de la dissidence....

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Lavienrose,

tu confonds toujours sida et vih dans ton raisonnement. C'est devenu pour toi une seconde nature. Tu n'arrives pas à t'en départir.

réfléchis un peu. Il y a une maladie, avec des signes, (et je compte parmi ceux-ci les tests sérologiques) qui est concrète, palpable.

Et il y a la cause supposée : un virus.

Je dis bien supposée, car les derniers kits de test que l'on trouve sur le marché le disent bien : " le vih, qui est supposé être la cause du Sida"

GM Carter, un pourfendeur des "repenseurs" sur "misc.health.aids" vient de donner une référence qui, contrairement à ses attentes, mets de l'eau dans leur moulin :

http://www.ncbi.nlm.nih.gov/entrez/query.f...t_uids=12410528

Potential roles of cellular proteins in HIV-1.

Ott DE.

AIDS Vaccine Program, SAIC-Frederick, Inc., National Cancer Institute at Frederick, Frederick, Maryland 21702-1201, USA. ott@ncifcrf.gov

Human immunodeficiency virus type-1 particles contain host proteins, both on their surface and interior. This review summarises the cellular proteins found in these virions and covers some of their potential roles in the viral life cycle and pathogenesis. For most proteins studied, their role and function are either unknown or in the hypothesis stage. This reflects the relatively recent emphasis given to these proteins by the HIV-1 field as well as the incomplete understanding of their function in the cell. The study of cellular proteins in HIV-1 promises to help us better understand the interaction of this virus with the cell, the immune system, and the whole human host as well as to shed light on the nature of AIDS and suggest more targets for therapeutic intervention. Finally, many of the cell systems themselves are still poorly understood. The extensive study of HIV-1 has already brought increased attention to the fields of immunology and vaccine science and, in the same way, might assist our understanding of the cellular pathways themselves.

Parlons d'abord du Sida, avec des protéines P24, P41, P55,....GP160 en abondance dans le plasma. Je pense qu'il s'agit de protéines qui appartiennent aux cellules humaines (puisque un Western Blot non dilué en fait apparaître chez tout un chacun), mais dont la production (ou la mise en circulation) est exacerbée dans le sida. La gravité de la situation dépend du taux de ces protéines. On peut par exemple observer jusqu'à 40 à 50 fois la valeur normale chez un malade.

Si l'épidémiologie réalisée en Europe donnait des certitudes quant à une transmission virale, on pourrait sans broncher approuver une telle étiologie. Mais là encore, les études sont totalement contradictoires (en dehors des pétitions de principe qui courent les rues). Les résultats de la revue effectuée par le Pr. Anand Pant de l'université de berlin n'ont toujours pas été expliqués ni réfutés ("transmission" plus importante chez les utilisateurs de préservatifs et chez ceux qui utilisent des seringues propres)

http://www.fu-berlin.de/cgi-bin/htdig/show...0Nr.%20226%2F99

Alors qu'une étiologie liée à l'absorption de substances chimiques, qu'elles soient médicamenteuses ou non, permet d'expliquer ces résultats sans coup férir.

La maladie est grave, et j'ai déjà indiqué ici qu'il me semble qu'il y a un point de non retour dans l'affaiblissement du système immunitaire, ce qui fait que le Sida s'aggrave continuellement sans intervention extérieure à partir de ce moment-là. Ce phénomène, on le retrouve dans les suites d'intoxication médicamenteuse, comme par exemple avec le chloramphénicol (voir www.rxlist.com, et lire les propriétés pharmacologiques de cette substance). Comme par hasard, le chloramphénicol est un dérivé nitré, donc oxydant (le thiamphénicol, où le NO2 a été remplacé par un sulfonate, ne présente pas ces dangers), et il est utilisé de manière universelle en Afrique et en Thailande, alors qu'ici il est interdit.

Entre parenthèse, je ne met pas tout sur le dos du chloramphénicol, mais sur les composés chimiques qui présentent des propriétés voisines : ceux qui comportent des azotes oxydés [et la plupart des drogues, qui comportents des amines secondaires (MDMA) ou tertiaires (cocaïne, héroïne) sont très facilement oxydées en hydroxylamines ou en N-oxydes]. Là encore, il y a un point de non retour qui dépend de la dose utilisée.

En ce qui concerne la thérapeutique, ne rien faire me semble très dangeureux. Il est fort possible que les inhibiteurs de protéase et certains analogues nucléotidiques (stavudine, dehydroinosine, etc...) aient une action antifongique sur les responsables des maladies opportunistes (et c'est même certain, puisque cela a été expérimentalement démontré, il faut que je retrouve les références). Mais cela ne suffit pas, et c'est pourquoi je m'intéresse beaucoup aux dires d'un thérapeute allemand, Wilfried Bales, qui lui aussi, pense que le vih n'est pas la cause, mais qui tire la sonnette d'alarme chez les "dissidents", en leur indiquant qu'il faut se soigner pour remonter le système immunitaire. Curieusement, c'est bien là le propos des vaccins "thérapeutiques", non ?

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par ailleurs, si les analogues nucleotidiques tels que la lamivudine, la ddi,..., ne me semblent pas dangereux en dehors de leurs propriétés d'empêcher la formation de l'ADN "viral", l'AZT, qui, sur le papier fonctionne de la même façon que le précédent, possède tout de même une fonction azoture, et tu sais bien, en tant que chimiste, que le potentiel redox du coupple RN3/RNH2 est de l'ordre de 0,7 - 0,8 V, ce qui permet de penser au caractère fortement oxydant de l'AZT. Ceci est indéniable. C'est de la chimie classique. Tu ne peux t'y opposer. D'autant que les quelques études étudiant la réactivité de l'AZT vis-à-vis des réducteurs tels que le glutathion ou le dithiothréitol (HOCH2-CHSH-CHSH-CH2OH) montrent bien une réaction totale.

Reduction of AZT and AZT nucleotides by thiols. Kinetics and products identification

John E Reardon & al.

The Journal of Biological Chemistry Vol 269, n°23, Issue of June 10, pp 15999-16008, 1994

mais aussi :

Reduction of AZT by Glutathione

Handlon A.L. & Oppenheimer N.J. (1988) Pharm. Res. (N. Y.) 5, 297-299

Je repose ma question : comment justifier l'utilisation d'un tel composé alors qu'il est clairement montré que le Sida est intimement lié à une très forte déficience en thiols :

Herzenberg, Leonore A., Stephen De Rosa, J. Gregson Dubs,Mario Roederer, Michael T. Anderson, Stephen W. Ela, Stanley C. Deresinski, and Leonard A. Herzenberg. 1997. Glutathione deficiency is associated with impaired survival in HIVdisease. PROC. NATL. ACAD. SCI. U.S.A., vol 94: pp 1967-1972; March 1997

Glutathione (GSH), a cysteine-containing tripeptide, is essential for the viability and function of virtually all cells. In vitro studies showing that low GSH levels both promote HIV expression and impair T cell function suggested a link between GSH depletion and HIV disease progression. Clinical studies presented here directly demonstrate that low GSH levels predict poor survival in otherwise indistinguishable HIV-infected subjects. Specifically, we show that GSH deficiency in CD4 T cells from such subjects is associated with markedly decreased survival 2-3 years after baseline data collection (Kaplan-Meier and logistic regression analyses, P < 0.0001 for both analyses). This finding, supported by evidence demonstrating that oral administration of the GSH prodrug N-acetylcysteine replenishes GSH in these subjects and suggesting that N-acetylcysteine administration can improve their survival, establishes GSH deficiency as a key determinant of survival in HIV disease. Further, it argues strongly that the unnecessary or excessive use of acetaminophen, alcohol, or other drugs known to deplete GSH should be avoided by HIV-infected individuals

et voici le lien vers la publication complète :

http://www.pnas.org/cgi/content/full/94/5/1967

Modifié par diamant bleue

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encore un mot sur l'AZT.

Anthony Brink, avocat sud-africain, a mis devant leurs responsabilités les plus grands spécialistes sud-africains du sida. Grâce à l'article de Eleni Papadopoulos qui montrait noir sur blanc, à partir d'une étude de 1994, que l'AZT n'était pas suffisamment métabolisé (en termes corrects : triphosphorylé) pour pouvoir s'insérer dans la chaîne croissante de l'ADN "rétrovirale", et sous la pression du Président Mbeki, il a obtenu une réponse de Peter Folb, ancien directeur de l'OMS, qui est la suivante :

( http://www.debating-azt.co.za/main.htm )

Font et al published in December 1999 in the journal Antimicrobial Agents and Chemotherapy. Using the most modern laboratory methods, the researchers came to a Determination of zidovudine triphosphate intracellular concentrations in peripheral blood mononuclear cells from human immunodeficiency virus-infected individuals by tandem mass spectrometry which confirmed findings published in previous reports that AZT is triphosphorylated in vivo too inefficiently and at levels far too low for it to exert an anti-HIV effect.

Lavienrose,

avant de poser un jugement à partir du jugement d'une "autorité" quelconque, ne te ferme pas les yeux, exerce ton propre jugement à parir de données vérifiées et vérifiables, et ne te fie pas aux personnes qui disent : c'est ainsi et pas autrement.

Certes, c'est un peu ce que j'ai fait avec la thermodynamique dans mon post précédent, mais connais-tu quelqu'un qui remt en cause les potentiels d'électrode?

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Invité ZeH

Cheminot connais-tu ce document édité par le principal centre de recherche américain sur le sida qui réfute point par point, les objections de Duesberg?

Je n'ai aucune idée de la pertinence du document, un commentaire pour nous aider à se forger une opinion, si pas définitive, du moins objective.

The Evidence That HIV Causes AIDS

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J'espère que Cheminot pourras te répondre Zeh...

Pour ma part je me suis arreté la :

The acquired immunodeficiency syndrome (AIDS) was first recognized in 1981 and has since become a major worldwide pandemic. AIDS is caused by the human immunodeficiency virus (HIV)

car ce sont les 2 éléments sur lequel est basé le reste du texte.

Or pour moi ces 2 éléments sont incorrects. Donc je ne vois pas comment le raisonnement qui en découle peut etre soutenable.

Mais bien sur, je précise, pour moi, car c'est basé uniquement sur ma propre expérience. Et pourtant j'ai cherché longtemps les preuves de ces 2 éléments... et je ne les ai pas trouvé. Pourtant j'étais bien placé pour les avoir en main.

Par la suite, j'ai découvert la dissidence et j'ai compris pourquoi je ne les trouvais pas... et pas le contraire.

Diamant

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Le lien ne fonctionne pas, bizarrement.

Diamant bleue a raison.

Toutes les réfutations des thèses qui ne reconnaissent pas la validité du virus vih sont faites sur des arguments d'autorité, sans aucune démonstration et surtout, sans aucune référence à des publications d'expérimentation. Les références avancées sont toujours celles de points de vue de tel ou tel.

Je ne nie pas la possibilité qu'il y ait un virus transmissible à la base, mais j'aimerai que l'on me donne une démonstration logique et claire à partir de faits. Et celle-ci n'existe que dans notre imaginaire.

Regarde la réaction de Lavienrose, que je ne juge pas par ailleurs. Au lieu de répondre point par point à notre questionnement, ce que pour notre part nous essayons de faire, il nous envoie des opinions écrites par tel ou tel, sans aucune démonstration logique, comme si le sujet n'en nécessitait pas.

N'oublie pas non plus que nous ne réfutons pas la réalité du sida, nous posons simplement la question des causes, qui est d'ailleurs un débat qui va plus loin que le simple vih et qui englobe la totalité de la médecine, sauf la traumatologie, où la causalité est acceptée "worldwide".

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Il y a d'ailleurs une réponse à ce texte, fortement documenté, lui, par Matt Irwin et al. à l'adresse suivante :

http://www.healtoronto.com/nih/main.html

par ailleurs, après m'être énormément documenté, je suis bien plus séduit par la logique d'une causalité chimique ou biochimique, que par une causalité virale qui se transmettrait de personne à personne.

Modifié par Cheminot

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