Santé et droits de lČhomme

Un forum pour garantir lČouverture

La science suit des meandres parfois obscurs. Notamment en matiere de medecine et de sante. IFAS demande une plus grande transparence.

Renaud RUSSEIL


Les enjeux economiques qui entourent la venue d'un nouveau medicament, les strategies de commercialisation qui accompagnent son lancement, le besoin de rentabiliser la recherche posent un grave probleme ethique. IFAS (le Forum international pour l'acces a la science) est ne en Suisse en 1997 dans un contexte tourmente, ou trop d'argent perturbe le mariage entre et science et sante. Le fondateur d'IFAS, le Bernois Michael Baumgartner, affirme que " nous sommes dans une situation ou les droits de l'homme des patients ne sont pas necessairement respectes par des lobbies pharmaceutiques tout puissants. Il est absolument necessaire et urgent de fonder des observatoires scientifiques credibles, capables de garantir qu'avant d'etre mis sur le marche, un nouveau medicament est passé par tous les protocoles reconnus. C'est la mission humanitaire d'IFAS  ".

C'est seulement au bout de 200 ans que les pouvoirs scientifiques ont accepté que le scorbut n'était pas une maladie virale. Le jeune docteur hongrois Semmelweiss a payé de sa vie la simple découverte du besoin d'asepsie en milieu hospitalier - c'était la fin du 19e siècle. On sait les obstacles rencontrés par le fondateur de la physique quantique, Max Planck, ou plus récemment par Jacques Benenvéniste, dans ses travaux sur la mémoire de l'eau.

IFAS et le sida

A la veille de la 1 3e conférence internationale sur Ie sida (Durban - Afrique du Sud - du 9 au 14 juillet 2000), nous sommes conscients du large mouvement de dissidence qui remet en question l'hypothèse officielle disant qu'un rétrovirus serait le seul responsable du déficit immunitaire acquis. Le manque de respect de nombreux protocoles dans la " machinerie sida " a mis le feu aux poudres et est à l'origine d'IFAS. Michaël Baumgartner se rappelle: " Le 23 avril 1984, Robert Gallo a affirmé lors d'une conférence de presse, que le VIH était la cause probable du sida. A cette époque, aucune thèse suivant les protocoles de rigueur n'avait été publiée ni accréditée par la communauté scientifique mondiale. D'ailleurs, Gallo a bien dit la cause probable.

C'était une présomption. Pourquoi les médias du monde entier ont-ils repris cette phrase pour en faire une vérité ? Dix ans tard, lors d'une interview, le Prix Nobel de Chimie 1993 Kary Mullis affirmera avoir cherché en vain le document qui fait référence sur le sujet. Il n'existe toujours pas. Pour un scientifique intègre, il n'est pas possible d'affirmer qu'un virus est la cause d'une maladie sans citer de référence en annexe.

Pour Michael Baumgartner, le plus grave tient dans le non-respect des droits de l'homme vis à vis de la santé. " Dans le cas du sida et dans d'autres cas, nous ne sommes pas convaincus que les traitements proposés soient conformes au protocoles.requis. Ce n'est pas aux lobbies pharmaceutiques de l'affirmer. On ne peut jamais être juge et partie ! De plus, les pouvoirs médicaux exercent une pression psychologique inadmissible sur les personnes reconnues séropositives, pour qu'elles prennent des médicaments extrêmement toxiques dont les effets sont douteux, pour ne pas dire mortels. C'est une atteinte directe aux droits de l'homme. Dans un cas aussi extrême que le sida, chaque individu a le droit d'être pleinement informé sur les différentes hypothèses qui expliquent sa maladie, sur les thérapies proposées, et il doit être dûment conseillé pour faire lui-même librement son choix. Sa vie est en jeu. Le système actuel va à l'opposé d'une telle démarche de respect et de partenariat entre le patient et le thérapeute ".

Une organisation qui fait ses preuves

IFAS donne les meilleures garanties de son engagement. L'organisation est dotée d'un " bureau conseil scientifique international ", et IFAS postule aujourd'hui pour devenir une organisation non-gouvernementale reconnue par les Nations Unies. En 1998 IFAS a organisé une conférence des dissidents dans la conférence internationale du sida de Genève. C'était une première. Aujourd'hui, IFAS collabore directement avec le Gouvernement sud-africain, qui a demandé qu'un comité de 30 scientifiques de toutes tendances présentent au Président Thabo Mbeki un rapport sur les causes et les thérapies réalistes pour traiter le déficit immunitaire acquis, avant la prochaine conférence internationale de juillet 2000. Sept scientifiques proposés par IFAS font partie de ce comité international.

International Forum for Accessible Science, Michael U. Baumgartner, Elisabethenstrasse, 51, 3000 Bern 22, tél: 031/332 35 31 ou 031/348 16 36.


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