Quest-ce que le VIH ?
Personne, à ce jour, nest parvenu à cultiver le VIH en laboratoire, comme on le fait communément pour dautres virus. En conséquence, seule la détection de ses anticorps par un test de séropositivité permet de signaler la présence de ce virus fantôme. Tandis quun simple grippe développe des millions de virus par millimètre cube de sang, on trouve chez les malades du SIDA une activité virale très faible, voire nulle, même en phase terminale. Comment le VIH pourrait-il donc être à lorigine dune maladie prétendue infectieuse ? Pour surmonter cette contradiction, les experts ont dabord avancé quil sagirait dun virus lent dont la période de latence pouvait aller de quelques mois à plusieurs années. Mais comme un nombre croissant de séropositifs ne développaient toujours pas de SIDA, une seconde théorie fut avancée qui contredit la première. Celle-ci postule que le virus est présent en quantité massive dès le début de linfection - cest la charge virale - mais que, jusque là, les méthodes de laboratoire ne permettaient pas de la mesurer. Cette seconde théorie se fonde sur un test révolutionnaire - le Polymerase Chain Reaction - qui permet, à partir dun échantillon de sang contenant de très petites quantités dADN, de multicopier ces gènes presque à linfini. Mais en fait, rien nautorise à affirmer que les copies de gènes ainsi obtenues proviennent dune souche virulente de VIH. En revanche, les statistiques épidémiologiques ont incidemment montré que le VIH a toutes les caractéristiques dun rétrovirus passager - cest-à-dire inactivé depuis de longues années par laction des immunités naturelles. Sa transmission horizontale est très faible puisquil faut en moyenne 1000 rapports sexuels non protégés pour une contamination au VIH. Par contre, il se transmet au foetus par le sang de la mère dans une proportion de 25 à 50%, ce qui constitue dailleurs la preuve de son inocuité. En effet, sil tuait son hôte sans pouvoir par se transmettre par voie horizontale il aurait déjà totalement disparu. Marc-André Cotton Retour à Marc-André Cotton index
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