La thèse officielle prend l’eau de toutes parts

Marc-André Cotton

" Le SIDA est un phénomène sociologique construit par la peur. Celle-ci a créé une sorte de MacCarthysme qui a fait s’effondrer toutes les règles de la science pour imposer un mélange de croyances pseudo-scientifiques à un public fragile. " (Dr. David Rasnick)

Depuis 1984, tous les efforts de recherche, traitement et prévention du SIDA sont basés sur l’hypothèse que cette maladie est une déficience immunitaire causée par un virus sexuellement transmissible, le VIH ou virus de l’immunodéficience humaine. Mais aucun scientifique ne pourrait aujourd’hui démontrer que ces efforts - plus de 50 milliards de dollars de fonds publics, rien qu’aux Etats-Unis - ont sauvé une seule vie. L’échec est tel que la plus grande fondation américaine de recherche contre le SIDA en fait désormais un slogan pour ses collectes de fonds: " Dernières statistiques sur le SIDA: 0’000’000 guérisons. Financez un traitement, soutenez l’AMFAR! "

Des questions sans réponses.

En réalité, cet aveu sous-estime très largement la faillite de l’hypothèse SIDA. Depuis que le VIH est devenu officiellement la cause du SIDA, des centaines de milliers de séropositifs Américains et d’Européens - malades ou sains - avalent sur ordonnance des chimiothérapies extrêmement toxiques, censées retarder l’apparition de la maladie. Plus encore, l’usage de drogues dites récréatives n’est plus considéré comme une cause possible de l’immunodéficience, ni même comme un comportement à risque!

Pourtant, de nombreuses questions ne trouvent pas de réponse dans l’hypothèse de l’origine virale du SIDA. Pourquoi par exemple ne relève-t-on aucune contagion parmi le personnel hospitalier au contact de quelque 800’000 malades américains et européens depuis 17 ans, malgré l’absence d’un vaccin ?(1) Pourquoi neuf patients sur dix sont-ils des hommes ? Pourquoi les homosexuels et les consommateurs de drogue représentent-ils encore aujourd’hui la quasi totalité des cas américains et européens de SIDA ? Pourquoi cette maladie, prétendûment transmissible sexuellement n’a-t-elle pas explosé parmi la population hétérosexuelle, comme l’avait fait la syphilis à la Renaissance ? Pourquoi des milliers de cas de SIDA déclaré sont-ils séronégatifs ?

En présence d’une nouvelle maladie, l’approche épidémiologique classique vise d’abord à déterminer si celle-ci a un caractère contagieux. Or l’énorme littérature statistique scientifique disponible n’apporte pas une telle preuve pour le SIDA. Par exemple, et contrairement à ce que l’on pourrait attendre, les prostituées n’ont pas été infectées par leurs clients, à moins qu’elles aient été elles-mêmes consommatrices de drogues. De même, les femmes de milliers d’hémophiles ayant eu des symptômes de type SIDA n’ont pas développé la maladie. Plus étonnant, parmi les trois millions d’Américains qui reçurent chaque année une transfusion sanguine potentiellement infectée avant les mesures de dépistage systématique, on n’observe aucun accroissement des cas de SIDA(2). Les partenaires sexuels de plusieurs personnalités en vue, décédées du SIDA, n’ont pas développé de symptômes. Ainsi, l’amant de l’acteur Rock Hudson - mort du SIDA en 1985 - est-il toujours en vie 15 ans plus tard, bien que cette relation ait démarré avant la généralisation de l’usage du préservatif.

Enfin, plus de 80% des Américains et Européens atteints de SIDA ont entre 25 et 49 ans, une tranche d’âge qui est généralement considérée comme la moins susceptible de développer une maladie infectieuse. Par ailleurs, l’absence quasi totale de cas de SIDA chez les adolescents contredit la thèse selon laquelle il s’agirait d’une maladie sexuellement transmissible.(3)

Réexaminer la thèse officielle.

Dès le début, les cas de SIDA furent classés en deux catégories incompatibles: les maladies non-immunodéficientes comme la démence, les cancers tels le sarcome de Kaposi ou la leucémie, la perte de poids, et les maladies immunodéficientes comme les pneumonies, diarrhées et autres infections opportunistes. Malgré ces profondes disparités, le Center for Disease Control américain (CDC) proposa de les réunir sous le terme d’immunodéficience acquise bien que l’immunodéficience n’ait jamais été considérée comme transmissible et qu’elle ne soit pas non plus à l’origine de cancers, démences ou pertes de poids.

En avril 1984, le Dr Robert Gallo accompagné d’une brochette de responsables américains de santé publique annoncèrent qu’on avait découvert la cause probable du SIDA, sous la forme d’un virus désormais connu sous le nom de VIH. A l’appui de leur thèse, la seule présence d’anticorps chez une partie des patients examinés par Gallo. Un an plus tard, le CDC déclara officiellement que le SIDA devait être considéré comme une maladie infectieuse. Avec cette nouvelle définition, le VIH devenait, par décret, le seul virus capable d’engendrer trente maladies différentes - toutes mortelles - mais aucune à lui tout seul, puisque chacune d’entre elles pouvait également résulter d’autre facteurs bien étudiés jusque là.

Mais des incohérences ne tardèrent pas à apparaître. Des milliers de patients souffrant de symptômes de type SIDA se révélèrent n’être pas porteurs du VIH. Le CDC avança alors le concept de diagnostic présomptif: toute personne présentant les symptômes du SIDA pouvait - même en l’absence de VIH - recevoir un diagnostic de SIDA si elle appartenait à un " groupe à risque ". Selon les statistiques du CDC, plus de 62’000 Américains séronégatifs furent ainsi inclus dans le nombre des cas de SIDA, contribuant à enfler les chiffres de l’épidémie.(4)

Le SIDA, une maladie de la drogue.

En réalité, tout porte à croire que VIH et SIDA ont peu en commun. Aux États-Unis, le nombre total de porteur de VIH - environ un million - est resté stable depuis 1985 et tend à diminuer depuis 1996, selon les données statistiques du CDC. Cette caractéristique épidémiologique, mise en évidence par le scientifique anglais William Farr au début du XIXe siècle déjà, signifie que les mécanismes de l’immunité naturelle ont produit les anticorps nécessaires à la neutralisation du virus dans une population donnée.(5) Elle tend à prouver que le VIH est un virus ancien, bien maîtrisé et donc totalement inoffensif.

De son côté, comme on l’a vu, le SIDA n’a pas les caractéristiques d’une maladie infectieuse. Avant que l’hypothèse d’une contamination par le VIH soit médiatisée à l’exclusion de toute autre, plusieurs scientifiques avaient avancé que l’épidémie pourrait être un ensemble de symptômes résultant de la consommation de drogues. En 1981, le New England Journal of Medicine écrivait: " Peut-être une ou plusieurs de ces drogues récréatives sont immunodépressives. Particulièrement les nitrites, qui sont aujourd’hui inhalés de façon routinière pour intensifier l’orgasme. "(6) Plusieurs études vinrent renforcer cette hypothèse. Une équipe anglaise rapporta que 86% des homosexuels masculins atteints de SIDA à l’hôpital St-Mary de Londres avaient inhalé des nitrites, ou poppers. Entre 1983 et 1996, huit autres études réalisées aux États-Unis et en Europe mirent en évidence l’usage abusif de drogues - incluant nitrites, cocaïne et amphétamines - chez tous les patients étudiés.(7)

Bien que décriée par les tenants de l’hypothèse virale du SIDA, l’hypothèse selon laquelle cette maladie serait directement liée à la consommation de drogues immunodépressives n’a cessé d’être confirmée par les statistiques. En 1996, un tiers des Américains et plus d’un tiers des Européens atteints du SIDA étaient toujours les consommateurs de drogues dures, représentant la quasi-totalité des patients féminins ou hétérosexuels masculins. Plus des 60% étaient encore les homosexuels masculins consommateurs de drogues dites récréatives(8). En d’autres termes, l’épidémie de SIDA reste limitée aux groupes à risque initiaux et peut être considérée aux États-Unis et en Europe comme une conséquence épidémiologique de l’explosion du commerce de drogues illicites qui a suivi la guerre du Vietnam. Voilà pourquoi cette maladie n’est pas distribué uniformément parmi la population et pourquoi elle n’est pas contagieuse.

Cocktails immunodépresseurs.

En 1988, le National Institute on Drug Abuse (NIDA) attira pour la première fois l’attention du public sur les conséquences de l’abus de nitrites chez certains homosexuels masculins. Lors d’une conférence organisée en 1994, il fut relevé que l’usage de poppers était toujours en augmentation, notamment du fait de leur capacité à " relâcher brièvement les muscles des sphincters de l’anus et faciliter ainsi la pénétration. "(9) En 1997, The Advocate - un magazine destiné au public homosexuel - lança un cri d’alarme en affirmant que " l’insouciance des années ‘70 est de retour dans les "parties" où les homosexuels s’adonnent à des drogues illicites et une sexualité effrénée avec une désinvolture croissante. "(10)

Sur la base de centaines d’interviews, le magazine gay Out analysa également pourquoi les homosexuels prennent des drogues: " Une fois admis dans la communauté homosexuelle, [ils sont] souvent obsédés par l’idée d’être à nouveau rejetés par les gens du dehors. Pour de nombreux jeunes hommes, cette obsession les conduit à ingérer ou à s’injecter de puissants et dangereux stéroïdes, une tendance qui a démarré dans les années ‘80 et se développe encore aujourd’hui. "(11)

Mais au nom de l’hypothèse virale du SIDA, d’autres cocktails - médicamenteux cette fois - ont été commercialisés dans le but de soigner la maladie ou de prévenir la duplication du VIH. Entre 1987 et 1996, environ 200’000 Américains séropositifs - malades ou sains - reçurent chaque année des prescriptions de drogues comme l’AZT, un composé chimique développé il y a plus de 30 ans contre le cancer, puis abandonné en raison de sa toxicité. L’ingestion d’AZT et autre inhibiteurs de protéase est généralement accompagnée d’une liste effrayante d’autres médicaments, destinés notamment à pallier aux effets secondaires des premiers.

Morts sur ordonnance.

A titre d’exemple, la polypharmacie consommée journellement par un patient atteint de SIDA peut comprendre entre autres: Azidothymidine [AZT], Crixivan [inhibiteur de protéase], Acyclovir ou Zovirac [contre l’herpès], Myphyston [contre la cirrhose et l’hépatite], Nizoral ou Diflucan [fongicides], Hisminal [anti-bronchitique], Valium [anti-dépresseur], etc. sans compter les assortiments de vitamines et compléments alimentaires.

La plupart de ces composants sont toxiques pour les cellules et immunodépresseurs. Une prescription quotidienne d’AZT destinée à stopper la régénération des cellules provoque rapidement l’anémie, des nausées et une perte de poids. Dès 1990, le National Cancer Institute (NCI) rapporta que cette drogue augmentait le risque d’un cancer de la lymphe d’un facteur cinq. Mais d’autres études allant dans le même sens n’ont pas été publiées afin de ne pas compromettre la demande d’autorisation déposée par la firme Burroughs & Wellcome. Si le caractère cancérigène - déjà bien établi - de l’AZT était confirmé, la plupart des thérapies chimiques actuellement utilisées aux États-Unis contre le SIDA deviendraient illégales dans la foulée.

Une des preuves les plus éclatantes de la toxicité de ces drogues réside simplement dans le fait que les patients guérissent lorsqu’ils cessent d’en consommer. Une étude collective européenne datant de 1994 rapporte que 60% des bébés étudiés, nés de mères héroïnomanes, n’avaient plus de symptômes infectieux à l’âge de 6 ans en dépit de leur séropositivité. Les 40% restant moururent, ce qui correspondait exactement aux enfants traités à l’AZT. Un autre exemple est fourni par Roger Cobb, un séropositif de Philadelphie qui avait été un consommateur de crack et de cocaïne pendant plus de vingt ans. Après 14 mois de traitement à l’AZT, il avait développé une allure cadavérique: " Mon visage était creusé, ma peau terreuse; je perdais du poids, etc. Contre l’avis de mon médecin, j’ai décidé que l’AZT n’était pas pour moi. " Le résultat ? " Mon état est bien meilleur, je me retrouve enfin. " ajoute Roger qui prépare à 40 ans une maîtrise de travailleur social.(12)

Marc-André Cotton

Source:

Duesberg, P. et Rasnick, D., The AIDS dilemma: drug diseases blamed on a passenger virus, Genetic, 1998, disponible sur le site www.duesberg.com

Références

1) A fortiori, aucun des dizaines de milliers de chercheurs nêont contracté le SIDA par manipulation de sang ou dêéchantillons de tissus infectés ces 17 dernières années. Les seuls cas de contamination avancés concernent le laboratoire de Robert GALLO, au National Institute of Health de Bethesda. Mais tant quêune description précise de leurs symptômes nêest pas publiée, on ne peut même pas les considérés comme anecdotiques. (Peter Duesberg, Inventing the AIDS Virus, Regnery Publishing Inc, Washington, 1996)
2) L'espérance de vie des hémophiles américains a même doublé entre 1970 et 1987, date de lêintroduction des traitements par l'ATZ, qui ont à nouveau fait grimper les taux de mortalité.
3) Selon le Center for Disease Control américain, 1% des cas de SIDA sont de très jeunes enfants, 5 à 7% ont entre 20 et 24 ans mais virtuellement aucun nêont entre 5 et 20 ans. (CDC, 1997)
4) Les changements successifs de définition du SIDA ont provoqué une augmentation significative - mais artificielle - du nombre de cas. Si les statistiques en étaient restées à la définition initiale du SIDA, le nombre de cas américains serait aujourdêhui de 8ê200.
5) Pour les mêmes raisons, le nombre de nouvelles infections par le VIH a chuté dêun facteur cinq aux États-Unis, selon une étude portant sur 50 millions de dons de sang collectés durant cette période (Center for Disease Control, 1995). Les chiffres européens font apparaître des caractéristiques similaires.
6) David Durack, Opportunistic infections and Kaposiês sarcoma in homosexual men, The New England Journal of Medicine, 1465-1467, 1981.
7) Jaffe et al., 1983; Darrow et al., 1987; Lifson et al., 1990; Ostrow et al., 1993; Ascher et al., 1993; Schechter et al., 1993; Veugelers et al., 1994; Gibbons, 1996.
8) Chiffres fournis par le Center for Disease Control, 1996.
9) Ostrow et al., Recreational drugs and sexual behavior in the Chicago MACS/CCS cohort of homosexually active men, 1993.
10) Gallagher, J.,Slipping up,unsafe sex is on the rise, The Advocate, 8.7.97.
11) Signorile, M., The incredible bulk, Out, mai 1997.
12) Freeman, E., HIV does not cause AIDS, Health Quest, automne 1996.

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