Chercheur d'idées

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Réduction des populations, suite : Pour ne rien dire des camps de stérilisation en zones rurales en Inde, etc., qui en disent très long sur la détermination et le peu d'embarras des reponsables à l'oeuvre sur ce plan là et de leurs exécutants.
La vérité ? C'est entre autres qu'il y a eu un très long conflit politique de tartuffes à fleurets mouchetés entre l'élite eugéniste/malthusienne anglo-saxonne et le Vatican, conflit qui dure encore.
La plupart des mouvements anti-avortement que nous connaissons vus de France sont d'obédience passablement chrétienne et parfois sinon souvent "intégriste" - ils sont dogmatistes par rapport à la religion. Mais il y a aussi des antiracistes afro-américains aux Etats-Unis qui élèvent des protestations contre le réseau privé Familial Planning Parenthood, quelque chose comme ça, assez spécialisé dans la contraception et la stérilisation des populations féminines noires.
En gros, 2 poids, 2 mesures : une des tendances euro-américaines profondes est d'utiliser les moyens du Contrôle de la Population... en les modulant proportionnellement à l'européanité raciale des populations.
Bien sûr, là où le noeud des contradictions apparentes et de l'illisibilité de la réalité se compliquent, c'est par exemple dans le fait que les chrétiens croyants, pratiquants et engagés ont nettement tendance à vouloir proscrire l'homosexualité, en la taxant de maladie, etc. - soit au fond en la taxant d'obstacle à la réalisation de l'adage prescriptif biblico-christique : "croissez et multipliez"... Donc, les chrétiens en question, pour peu qu'en plus on les pousse au crime comme l'a fait Health Consumer PowerHouse, seront dans l'ensemble plutôt anti-avortement, mais plutôt pro-sida, le sida fût-il au fond un moyen de réduction des populations.
Dans cette logique, le sida dans les pays riches et en Afrique... Contrôle social ou contrôle des populations ? Principe de la guerre de l'opium ? Iatrogénocide délibéré ? Autre chose ? Autre chose et aussi un peu de tout ça ?
Au fond, en prenant la métaphore du négatif photographique pour affiner le regard qu'on peut y porter, le sida tend aussi, bel et bien, à limiter - et les "déviances", - et la liberté sexuelle en général, - et la mixité raciale (Dans les 3 cas de figure à l'encontre notamment du droit à disposer librement de son corps). Ce qui peut se comprendre à plusieurs niveaux, à commencer par celui de l'inconscient culturel et social. La composition de la nation et de la société américaines, qui ont atteint le niveau de puissance que l'on sait, repose, en dépit de son racisme natif, sur le métissage (le melting pot), d'où sans doute quelque part, de la part des uns et des autres, désirs, voire nécessités en termes de conceptualisation para-consciente, de limiter à des échelles diverses le métissage à des fins ambigües : conservation d'un monopole de la puissance, peur de l'inconnu, sinon de la disparition de soi, face à une généralisation possible du métissage en dehors des Etats-Unis et de diverses structures politico-sociales de contrôle en place ici et là - frontières, barrières socio-économiques, apartheids à l'occasion -, etc.
Il n'empêche que le dispositif du sida tend aussi, de toute façon et de surcroît, à opérer un rapt du binôme santé-maladie au profit d'une biocratie, ou plutôt peut-être d'une technobiocratie. Ce qui n'est en aucun cas acceptable.
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