| QUOTE (Cardel @ Vendredi 18 Novembre 2005, 15:07) | | QUOTE (Cheminot @ Vendredi 18 Novembre 2005, 00:23) | | Tout d'abord, en première page de l'article de Baccetti et al., on lit que la présence du virus est confirmée par la présence de l'antigène P24 dans le sang. Apparemment, ces chercheurs ne connaissent pas toute la littérature publiée, et en particulier ignorent la publication de Kion & al. qui montrent la présence d'anticorps à cette P24 chez des souris non infectées, mais subissant une stimulation alloimmune. Je sais que ce sont les épitopes qui réagissent entre eux, mais si cela hypothèque mon argumentation, cela hypothèque aussi l'argumentation officielle : que dose-t-on vraiment? |
Merci pour tes commentaires Cheminot, je déplore juste qu'on ne se focalise pas sur un problème à la fois, ici le seul auquel je m'attaquais pour l'instant était les photos au MET de particules virales chez des patients testés séropositifs. Enfin, je vais tout de même essayer de te répondre point par point, même si ça me prend un temps précieux.
Par rapport à la présence d'antigènes p24 dans le sang, d'une part je rappelle que le sperme d'individus ayant été testés négatifs à cet antigène ne présentent pas les mêmes particules caractéristiques des lentivirus au MET, et ce sur une trentaine de donneurs.
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Caractéristique des lentivirus? Voire. On peut simplement dire que ces particules apparaissent dans le sperme de personnes ayant subi un stress oxydatif.
| QUOTE | D'autre part, même en considérant que cet antigène p24 ne serait pas du tout représentatif de la présence d'HIV chez le patient, des tests supplémentaires ont été réalisés sur les mêmes échantillons de patients positifs ou non en utilisant la détection du RNA de HIV-1 par RT-PCR. Le résultat est sans appel comme tu peux le constater page 910. La coïncidence d'une parfaite corrélation entre la détection à la fois de l'antigène p24 et la détection du RNA de HIV-1 chez les mêmes patients et leur double absence chez les autres est tout de même fabuleusement improbable.
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Là encore, pas de problème avec l'hypothèse du stress oxydatif, qui implique la formation d'ARN particulier à partir d'ARNs humain (voir infra)
| QUOTE | De même, si comme tu le supposes ce RNA était produit par de l'ADN muté par un stress oxidatif (ou quelqu'autre raison d'ailleurs), il produirait un résultat positif lors de l'amplification du DNA d'HIV-1 par PCR, chose qu'il ne fait pas, comme tu peux le voir aussi en page 910. Ce RNA détecté n'est donc pas le produit de mutations endogènes, mais est bien de provenance exogène. |
Cela irait plutôt dans le sens d'une maladie non virale, puisque normalement, la RT du virus devrait créer cet ADN d'HIV1, et le primer d'ADN supposé HIV1 devrait être polymérisé en présence de la polymérase.
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| QUOTE | Ensuite, il est indiqué que le surnageant des cellules H9/HTLVIIIB est usé comme source de virus infectant. Que contient ce surnageant? du matériel rétroviral, certes. Mais aussi, et très certainement, des agents de stimulation tels que la phytohémagglutinine. Or que fait cet agent de stimulation : ils agglutine les protéines, et pour ce faire, oxyde les thiols en disulfure. Cette oxydation correspond aussi au mécanisme de formation des anticorps, ceux-ci présentant un nombre important de ponts disulfures entre leurs deux brins en Y.
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L'objection pourrait être pertinente, mais il se trouve qu'ils ne se sont pas contentés d'incuber des spermatozoïdes avec le surnageant en question, mais ils ont incubés en parallèle des spermatozoïdes avec des cellules C8166 T infectées et ont obtenu des résultats comparables. Dans ce dernier cas, les cellules sont purifiées et ne sont pas dans le milieu de culture susmentionné.
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mais si on lit le § "production and titration of the viral stock, il est bel et bien indiqué que ces cellules C8166 T ont été infectées avec du "virus" contenant les mêmes stimulants de croissance. Donc la solution qui les contient comporte également de la PHA.
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| QUOTE | Que la personne ayant subi l'action de ces oxydants soit malade ne fait aucun doute, et elle ira même jusqu'à en mourir. Mais la séropositivité montre alors la présence, non pas d'un virus infectieux, mais d'un "stress" oxydatif (cher à Luc Montagnier), qui serait responsable de cela en déclenchant une maladie alloimmune, maladies qui sont transmissibles par voie intraveineuse, ainsi que cela a été publié par Milton & al. |
Je ne suis pas sûr de comprendre, l'article que tu cites soutient que des cellules lymphatiques chauffées perdent leur capacité à induire une réponse cytotoxique primaire, on est donc complétement à l'opposé du déclenchement d'une maladie alloimmune. De plus il n'est fait nulle part mention d'un stress oxidatif. Je n'ai pas eu vent d'ailleurs qu'un quelconque stress oxidatif puisse déclencher de maladie immunitaire, si tu avais de quoi étayer cette hypothèse je t'en serais gré.
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Et pourtant c'est bien ce qu'on lit dans l'abstract de Milton :
| QUOTE | | Murine lymph node cells heated to 45 degrees C for 1 h or 56 degrees C for 15 min lost their ability to provoke a primary cytotoxic alloantibody response, though they were able to provoke a secondary response in animals primed with normal lymph node cells two months previously. The primary immunogenicity of whole blood and spleen cell preparations was destroyed by 56 degrees C but not by 45 degrees C treatment. |
et le titre est bien
| QUOTE | The alloimmunogenicity of heated blood and lymphoid cells.
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Si je tape
| QUOTE | | oxidative stress apoptosis |
dans pubmed, j'obtiens 229 références. Certes elles ne concernent pas toutes des lymphocytes, mais si je rajoute immune, j'obtiens 161 items. Tu peux les lire, si tu veux. Et puis rappelle-toi ce qu'a dit Montagnier le 8 décembre 2003 à Bruxelles : | QUOTE | | Enfin un des problèmes majeurs non totalement résolu de la pathogénèse du Sida, reste l'explication de la mort massive des lymphocytes T4. Contrairement à ce que l'on croyait il y a quelques années, cette disparition, qui existe dès la période asymptomatique, n'est pas due à l'infection directe des cellules par la souche virale, qui est alors peu cytopathogène, mais à des mécanismes indirects touchant les cellules CD4+ non infectées; celles-ci ont une propension à mourir d'apoptose, comme d'ailleurs les cellules CD8+. En fait, toutes les sous-populations immunitaires sont touchées par ce phénomène, bien que ce soient les CD4+ qui disparaissent en nombre. Un des médiateurs de cette apoptose est l'existence d'un fort stress oxydant caractérisé par une prévalence de molécules oxydantes (radicaux libres) sur les défenses antioxydantes de l'organisme: ainsi le taux de glutathion oxydé est-il très élevé, de même que celui des LDL (Low density lipoproteins) oxydées. |
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| QUOTE | Les oxydants sont-ils capables de provoquer des mutations importantes du génome humain conduisant à l'apparition d'ARNs anormaux? Oui, si l'on en croit cet article de Laurence & al. Il étudie certes l'action des oxydants endogènes sur l'ADN (et donc l'ARN) et les protéines. |
Les mutations sont effectivement capables de provoquer des mutations ponctuelles. Mais même si on fait une complète abstraction des mécanismes de réparation endogènes de la cellule, les oxidants ne sont pas capables de générer un génome strictement organisé de plus de 9000 paires de bases codant pour des séquences protéiques strictement absentes du génome humain, et certainement pas de manière répétée dans des millions d'individus de manière fortement homologue. |
Le génome du "vih" est strictement absent du génome humain? Détrompe-toi, car c'est précisément ce qu'a montré l'équipe de Cullen de l'Université Duke : Un virus proche du vih fait partie du génom humainOh, tu me diras, le titre ne correspond pas tout-à-fait à ce que je viens de dire plus haut...mais il faut bien que le journaliste demeure "politiquement correct". | QUOTE | | De plus l'article que tu cites ne parle pas du tout de la génération de RNA anormaux, il ne fait même pas mention de RNA tout court une seule fois en fait... |
Mais tout ADN est théoriquement transcrit en ARN, non? Sinon les virus à ADN ne pourraient pas faire synthétiser leurs protéines par le labo des cellules.
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| QUOTE | | Mais que dire alors de l'apport externe d'oxydants de même nature que nous subissons tous à des degré divers, et en particulier ceux qui s'adonnent aux pratiques à risque. |
Et que dire alors des enfants contaminés par leur mères et qui développent un SIDA avant même d'atteindre l'adolescence? Quels sont exactement leurs pratiques à risque dont tu parles?
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Mais rien d'autre que ce que je viens de dire... leur mère a été rendue malade par tout ce qui présente un stress oxydatif... par exemple les drogues récréatives (poppers, cocaïne, objet de recherche de l'INSERM qui a bel et bien montré qu'elle induisait un stress oxydatif). Comme cette maladie alloimmune se transmet, il n'y a pas de raison que le gamin ne soit pas peu ou prou touché... mais on constate tout de même que très souvent, les anticorps disparaissent après 18 mois.
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| QUOTE | | Dans la mesure où la présence de ces protéines est un phénomène quantitatif (les tests sont des tests à limite), et non pas qualitatifs (présence ou non de ces protéines), je reste dubitatif quant à la réalité de la relation "vih" -> protéines de type anticorps + apoptose cellulaire. |
Je ne vois très honnêtement pas le lien que tu fais entre le fait que les tests soient "à limite" (tu parles de la sensibilité?) et ton induction "vih" -> protéines de type anticorps + apoptose cellulaire (qui d'ailleurs n'est pas très claire non plus. Le VIH induit une réponse immunitaire de l'organisme qui produit des anticorps dirigés contre le virus, et parallèlement la réplication du virus a comme effet indésirable de provoquer l'apoptose des lyphocytes T CD4+,
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Voir ce qu'en dit Montagnier plus haut. Pour le mot "tests à limites", je vois que tu ne sais pas comment ils fonctionnent. Je suis passé dans plusieurs labos d'analyse médicale pour voir des stagiaires, et j'ai bien vu qu'il n'existait aucun sérum présentant une absorbance nulle après le traitement immunochimique standard. Par exemple, certains fabricants donnent une limite (cut'off) de 0,3, en fonction de la méthode qu'ils ont promu, et les "séronégatifs" avaient un DO comprise entre 0,1 et 0,25. Les "séropositifs" avaient une DO comprise entre 0,7 et 1,5. Donc, le test ne mesure pas la présence ou non de quelque chose, il mesure la concentration ces choses (les immunoglobulines), qui sont présentes chez les séropositifs et chez les séronégatifs. Simplement, dans le cas des premiers, on peut estimer que le stress oxydatif qu'ils ont subi est tellement important qu'il a fait apparaître ces anticorps, et surtout qu'il risque de conduire la personne au tombeau à plus ou moins longue échéance.
| QUOTE | les 2 ne sont pas directement liés en soit ni temporellement ni causalement). Et encore, car à ce moment là il faut bien considérer que tout test quel qu'il soit a une sensibilité et une spécificité qui est propre à la technique, et donc selon tes critères, tout test est "quantitatif". Bref, si tu pouvais préciser ce point là j'apprécierais, merci... |
Voir supra
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Merci pour les référence, je les lirai quand j'aurai un moment.
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En tous cas, merci de m'avoir répondu avec autant de diligence et d'argumentaire.
cordialement
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