| QUOTE (igor @ Mercredi 24 Novembre 2004, 18:05) | | Quant au lien du ministère de la santé, il est tout simplement étonnant que vous ne lisiez que ce qui vous intéresse. |
Il est normal de ne retenir que les faits dans un tel texte (ici les probabilités de séroconversion par acte). Le reste n'est que le reflet de la pratique clinique. Cette pratique, qui présente certains résultats, se base, selon nous, sur des prémisses erronés.
Ainsi, comme je l'ai déjà indiqué, l'AZT a montré seul son inefficacité et sa toxicité (c'est ce que l'on a appelé pudiquement monothérapie)
| QUOTE | (voir l'essai "Concorde" : http://www.arcat-sida.org/essais/essais.php
indiquer ARNS 002 dans la boîte de saisie "Par nom/code"
| QUOTE | Répertoire national des essais thérapeutiques VIH, VHC, VIH/VHC Essai N° 2 dans le répertoire. Situation de l'essai: Terminé ANRS 002 CONCORDE Etude en double insu contre placebo de la capacité de la zidovudine à ralentir l'aggravation de l'infection par le VIH chez des patients appartenant au groupe CDC II ou III. PRESENTATION GENERALE Dernière mise à jour : 1/02/99 Catégorie : Infection par le vih de l'adulte Pathologie : infection par le vih Type d'essai : Randomisation en double insu, groupe II et III de la classification CDC. Séropositivité connue depuis au moins 3 mois. Médicaments : zidovudine Début des inclusions : 1/10/88 Patients inclus : 1750 Promoteur : ANRS Investigateurs principaux : M. Séligmann (Hôpital Saint-Louis, Paris), I. Weller (UK) RESUME DU PROTOCOLE : OBJECTIFS : Déterminer si l'administration précoce de zidovudine à des sujets asymptomatiques retarde la progression vers le stade IV, est dénuée de toxicité grave et prolonge la durée de vie. CRITERES D'EVALUATION : Délai de progression vers le stade IV ; délai de survie après entrée dans l'essai ; fréquence des effets secondaires sérieux. TRAITEMENT DE L'ESSAI : Zidovudine (250 mg x 4/jour) ou placebo. PATIENTS CONCERNES : Critères d'inclusion : Groupe II et III de la classification CDC. Séropositivité connue depuis au moins 3 mois. Suivi : Ammendement : Amendemment Amendement, septembre 1989. Résultats : L'essai Concorde compare, chez des personnes asymptomatiques infectées par le VIH, 2 stratégies : ladministration immédiate de zidovudine (Imm) et ladministration différée (Def) lors de lapparition des signes cliniques dARC ou de sida (groupe IV du CDC) ou, à la suite dun amendement du protocole en octobre 1989, lors de la chute confirmée du nombre de lymhocytes CD4 (< 500) lorsque le clinicien le jugeait opportun. Entre octobre 1988 et octobre 1991, 1749 personnes ont été randomisées en France et en Angleterre pour recevoir soit 1 g/J de zidovudine en 4 prises, soit le placebo correspondant. Les données ont été recueillies jusquau décès ou jusquau 31 décembre 1992, avec un suivi moyen de 3,1 années et un nombre de 5419 personnes-année. Seulement 7% des participants ont été perdus de vue depuis plus de 6 mois. 418 des 872 personnes randomisées dans le bras Def ont reçu de la zidovudine à un moment quelconque au cours de lessai : 175 (42%) car le clinicien considérait quelles avaient atteint le stade dAF ou de sida et les autres en raison dun chiffre bas de lymphocytes CD4. Les participants du groupe Imm ont reçu de la zidovudine pendant 81% du temps précédant lévolution vers lARC ou le sida alors que, pour ceux du groupe Def, il nen a été ainsi que pour 16% du temps. Il na pas été constaté de différence statistiquement significative entre les 2 stratégies pour ce qui est de lévolution clinique au bout de 3 ans de suivi, quel que soit le chiffre de lymphocytes CD4 à lentrée dans lessai. La probabilité estimée de survie à 3 ans est de 92% (intervalle confiance 90 à 94%) dans le groupe Imm et de 94% (92 à 95%) dans le groupe Def (p = 0,13). Le taux de progression vers le sida ou la mort est resté de 18% dans les 2 groupes, et celui de progression vers lARC, le sida ou la mort de 29% dans le groupe Imm et de 32% dans le groupe Def ; cette différence nest pas significative (p = 0,18) bien que lon ait constaté un effet bénéfique précoce et transitoire de ladministration immédiate de zidovudine. Le nombre dévénements cliniques survenus dans Concorde (ARC, sida et décés) est plus élevé que le total de ceux enregistrés dans les essais précédemment menés chez les personnes asymptomatiques et paucisymptomatiques. Lorsquon considère les modifications dans le temps du chiffre de lymphocytes CD4, il existe une différence très nette entre les 2 groupes : au bout de 3 mois, le chiffre moyen de CD4 a augmenté de 20/ml dans le groupe Imm alors quil a diminué de 9 dans le groupe Def. Cette différence de cellules (intervalle de confiance 16 à 42 ; p = 0,0001) se maintient tout au long des 3 années de lessai. De telles modifications persistantes du chiffre lymphocytes CD4 nimpliquent donc pas de bénéfice clinique à long terme. Des effets indésirables potentiellement mortels, considérés avant la levée de laveugle comme possiblement liés au traitement, sont survenus chez des participants : 3 sous zidovudine initiale, un sous placebo et 2 sous zidovudine en ouvert. Bien que la dose de zidovudine (1 g/jour) ait été relativement élevée, la fréquence des effets indésirables sérieux, en particulier hématologiques et musculaires, a été faible, leur incidence étant plus élevée dans le groupe qui a reçu de la zidovudine demblée : 16 personnes du groupe Imm et 2 du groupe Def ont dû arrêter de prendre des capsules de lessai en raison dévénements hématologiques ; lincidence estimée dune chute de lhémoglobine au dessous de 10g a été de 5% (Imm) et 1% (Def) à un an, en outre, 83 participants du groupe Imm et 36 du groupe Def ont interrompu les capsules en raison dautres effets indésirables, surtout digestifs. Les résultats de Concorde nincitent pas à administrer précocément la zidovudine chez les adultes asymptomatiques et amènent à sinterroger sur lutilisation du nombre de lymphocytes CD4 comme marqueur de substitution pour apprécier les effets bénéfiques à long terme dun traitement antiviral. ABOULKER J.P., SWART A.M. Preliminary analysis of the Concorde trial. (Letter to the Ed). Lancet, 1993, 341 : 889-890. CONCORDE COORDINATING COMMITTEE. Concorde : MRC-ANRS randomized double-blind controlled trial of immediate and deferred zidovudine in symptom-free HIV infection. Lancet, 1994, 343 : 871-881. WHITE I.R., WALKER S., BABIKER A.G., DARBYSHIRE J.M. Impact of treatment changes on the interpretation of the Concorde trial. AIDS, 1997, 11 : 999-1006. WALKER A.S., PETO T.E.A., BABIKER A.G., DARBYSHIRE J.H., on behalf of the Concorde co-ordinating committee : markers of HIV infection in the Concorde trial. Quart. J. Med., 1998, 91 : 423-438. LES CENTRES PARTICIPANTS ET LES VILLES M. Séligmann Hôpital Saint-Louis Service d'Immunologie Clinique 11, avenue Claude Vellefaux 75474 Paris cedex 10 Tél. : 01 42 49 96 93 Fax : 01 42 49 40 40 J.-P. Aboulker INSERM SC10 Hôpital Paul Brousse 16, avenue Paul Vaillant-Couturier 94807 Villejuif cedex Tél. : 01 45 59 51 07 Fax : 01 45 59 51 80 |
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Par contre, la combinaison AZT - 3TC montre une réelle amélioration par rapport à la situation antérieure AZT seul. Les causes de cette amélioration sont apparemment inconnues :
| QUOTE | http://www.actions- traitements.org/article.php3?id_article=1008
| QUOTE | | Bien que les participants n aient jamais pris dAZT auparavant, les variations en CD4 entre le groupe en monothérapie AZT et le groupe en de 20 après 4 semaines en monoth érapie et de 60 dans le cas de l association. Cette différence n a fait que s accentuer après 24 semaines, la moyenne baissant de 10 en monothérapie alors qu elle passe à +50 en bith érapie. A 48 semaines, les différences sont maintenues et le groupe passé en association AZT/3TC apr ès 24 semaines de monothérapie AZT montre une nette augmentation des CD4 tandis que dans le groupe en association AZT/3TC depuis le début, le niveau moyen en CD4 est resté supérieur au niveau de départ. Les variations de la néoptérine et de la ß2 microglobuline vont dans le même sens. Les marqueurs les plus significatifs évoluent le mieux dans le cas de l association. Les effets secondaires sont les mêmes en monothérapie et en bithérapie, ce qui est important puisque dhabitude ces effets s ajoutent lors de lassociation d antiviraux nucléosidiques. Les manifestations les plus courantes (25% des participants) sont des nausées et des vomissements. |
On constate donc que les marqueurs diminuent en thérapie AZT, alors qu'ils s'améliorent en bithérapie. Les effets secondaires sont manifestement essentiellement dus à l'AZT.
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La seule explication biologique ou biochimique de cette association se retrouve dans le titre de cet article :
| QUOTE | | 3TC une synergie pleine de promesse |
J'ai eu beau chercher (pubmed, etc...), il n'y a aucune raison invoquée, sauf l'impact de la mutation du "virus". Un des textes qui étudie la mutation de la rétrotranscriptase
émet des hypothèses qui contredisent les lois générales de la chimie (tout est bon pour prouver une hypothèse : je n'entre pas dans les détails, si cela vous intéresse, voyez mon débat avec Nick Bennett sur misc.health.aids
Ce qui me parle plus, c'est que les métabolites de l'AZT sont tous des composés réduits (aminothymidine, didéoxydidéhydrothymindine ou d4T,...), alors que les métabolites du 3TC sont des composés oxydés (S-oxy thiacytidine). Associé au fait que l'on a montré de manière claire que le sida est associé à un taux de thiols cellulaires très faible
Il serait tout de même étonnant qu'il n'y ait pas ici une réaction entre les deux substances, qui ferait en grande partie disparaître les effets néfastes de l'AZT. Celui-ci a son utilité dans la mesure où il est capable d'altérer les mitochondries et en particulier celles des microorganismes responsables des maladies opportunistes, d'où une amélioration de l'état général des malades. On retrouve cette aptitude à éliminer les microorganismes tels le falciparum (malaria) et pourquoi pas le pneumocystis carinii (PCP) chez les inhibiteurs de protéase :
| QUOTE | | http://www.sciencedaily.com/releases/2004/11/041123100855.htm |
Tout ceci pour dire, que, si les médicaments mis au point actuellement sont efficaces pour améliorer l'état général des patients (et certains marqueurs comme les CD4, ceci étant lié au statut oxydant bien moins important amené par le 3TC en particulier), il y a toujours une possibilité que leur mode d'action soit autre que celui généralement admis (blocage de la rétrotranscription du "vih", blocage de la fonctionnalité protéase du "vih"), car ces protéines se retrouvent également chez des rétrovirus endogènes, qui apparaissent lors du stress oxydatif. C'est donc la cause de la maladie qui est remise en cause, pas nécessairement les traitements. Quant au caractère sexuellement transmissible du "vih", nous en avons beaucoup parlé ici, et il suffit de lire les documents maintes fois cités (deux exemples ici) :
et
Tout d'abord, un premier papier relève de nombreuses anomalies dans l'hypothèse de la transmission hétérosexuelle du SIDA en Afrique : - On constate qu'il n'y a pas une activité sexuelle plus importante en Afrique qu'en Amérique du Nord ou en Europe. - Une discordance entre les taux d'infection sexuellement transmissibles et les taux de contamination au "VIH". Par exemple "pendant les années 1990, le "VIH" s'est propagé rapidement au Zimbabwe, avec un taux de croissance annuel estimé de 12%. Dans le même temps, le fardeau général estimé des infections transmises sexuellement diminuait de 25%". Il y a peu de corrélation entre les comportements sexuels à risque et la trajectoire épidémique. "Par exemple, Yaoundé (au Cameroun, pays à prévalence faible et stable [du SIDA]) a le plus haut niveau de marqueurs de comportements à risques. Ndola (en Zambie, pays qui a vécu une augmentation rapide du "VIH") a la plus petite proportion d'hommes et de femmes qui ont rapporté un partenaire sexuel hors mariage dans les 12 mois précédents. Les autres marqueurs de Ndola étaient similaires à ceux de Dakar (Sénégal) et de Cotonou (Bénin), autres zones possédant une prévalence faible et stable." "Une étude de l'efficacité de la transmission du "VIH" en Afrique, à partir de données provenant de couples séro-discordants, a produit des estimations remarquablement similaires à celles rapportées pour les couples du monde développé", "On a observé une plus forte prévalence du "VIH" chez des femmes vues dans un contexte prénatal, post-partum ou d'avortement provoqué que chez le autres femmes de leurs communautés." Il y a par ailleurs des rapports persistants de "VIH" chez des enfants ayant une mère séronégative, Habituellement les taux de maladies sexuellement transmissibles sont plus élevés chez les populations pauvres et peu éduquées. Or on observe l'inverse en Afrique : les taux de contamination au "VIH" sont les plus élevés parmi les citadins, ceux qui ont de bons revenus et qui ont fait des études, c'est-à-dire parmi ceux qui ont le meilleur accès aux soins médicaux.
La seconde étude reprend 22 études faites depuis 1988 et en tire la conclusion que la contamination d'origine médicale est plus importante que la contamination d'origine sexuelle : les injections ont plus contaminé que les relations sexuelles, la plupart des personnes infectées l'ont été dans le cadre de relations monogames à long terme, le statut socio-économique favorise "l'infection au VIH", la fréquentation des cliniques est en corrélation avec le "VIH",les enfants ont été le plus souvent infectés par des voies médicales.
Des préjugés sur la sexualité africaine et le désir de conserver la confiance du public envers les systèmes de santé ont encouragé la dissimulation de cette catastrophe sanitaire.
(NB: je tire ce commentaire des articles de Gisselquist, Brody, Potterat,... Ils utilisent le terme vih là ou je préfère utiliser "séropositivité", car en fait, c'est la séropositivité au tests Elisa (presqu'exclusivement) et Western Blot qui est traduite en "vih")
Alors, on peut se poser la question de la transmission par seringues contaminées. Là aussi, on tombe sur des canards :
On peut en retenir la conclusion (et il ne s'agit-là que de l'abstract. Dans le texte complet les choses sont bien plus évidentes) :
| QUOTE | | In summary, in Montreal, NEP (Needle exchange programs) users appear to have higher seroconversion rates then NEP nonusers. |
Ce qui indique que la séroconversion est bien plus importante (jusqu'à 22 fois dans le texte complet) chez ceux qui utilisent des seringues propres et renouvelées, que chez ceux qui ne participent pas à ce programme d'échange. Le commentaire des repenseurs du Sida est que le contenu chimique des seringues est responsable de la maladie (sans aucun doute le nombre de "shoots" est plus important chez ceux qui se croient à l'abri en échangeant leurs seringues). Et cela est tout-à-fait en accord avec la théorie du stress oxydatif, pronée par le groupe de Perth ( www.theperthgroup.com ), car on a montré que les amines tertiaires que sont ces drogues (cocaïne, héroïne,...) augmentent également le stress oxydatif.
Vous constatez donc l'incohérence de tous ces résultats lorsqu'on les lit dans l'hypothèse virale. Par contre, l'hypothèse chimique (stress oxydatif) les explique très bien. Même dans le cas de l'Afrique, si les observations de Gisselquist et al. se confirment, il n'y a pas d'incohérence car les personnes malades ou enceintes qui vont à l'hopital sont souvent traitées pour des maladies tels que la typhoïde (chloramphénicol), les helminthiases (métronidazole), les pneumonies (sulfaméthoxazole) en injection. Tous ces médicaments sont des oxydants reconnus (et immunosuppresseurs reconnus).
Il reste la découverte de Montagnier et de Gallo. Pour cela je vous renvoie au ébat en cours sur le British Medical Journal (attention, utiliser Netscape pour le lire, Internet Explorer n'y arrive pas car le fichier atteint presque 1000 pages) :
cordialement
Ce message a été modifié par EcliptuX le Lundi 21 Février 2005 17h42
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