Bonsoir Psyence.
Je pense que l'on n'est pas si éloigné que cela d'un point de convergence mais qu'on a du mal à se comprendre, ou sans doute que j'ai bien du mal à te comprendre.
| QUOTE | | Les substances chimiques, comprenant différente catégorie : - chimiothérapie, corticoïde, poppers, cocaïne, etc, etc, peuvent provoquer un "sida" par mécanisme du stress oxydatif avec ou sans séropositivité. |
Je suis d'accord, du moins lorsqu'on entend par sida des maladies réellement caractéristiques du sida, extrêmement rares avant 1982, genre pneumocystose, sarcome de kaposi, rétinite à CMV, ...
| QUOTE | | Ce qui signifie que la "séropositivité" n'est pas forcément un signe annonçant le SIDA et que la "séronégativité" n'est pas non plus garante de la bonne santé. |
Je suis d'accord aussi, sauf sur un point : en 25 ans de "sida", l'expérience enseigne que si la séropositivité résulte d'un style de vie à risque qui perdure, cela mènera au sida. En d'autres termes, si la séropositivité résulte d'un stress oxydatif durable (je pense que tu l'as toi-même dit dans un précédent post, sauf erreur de ma part), cela mènera au sida. C'est le fondement même de la théorie du stress oxydatif comme cause du sida.
Je ne suis dès lors pas tellement d'accord avec ce qui tu as écrit ensuite, étant l'attitude que tu penses que j'adopterais face à la séropositivité et à la séronégativité.
| QUOTE | | 1- Que tu vas t'occuper de séropositifs qui n'ont peut-être absolument rien à craindre car leur séropositivtié n'est due qu'à un facteur potentiellement non-lié au stress oxydatif. Tu vas créer de la peur, de l'anxiété, du doute, etc. |
Effectivement, il y a encore un mois, c'est bien de cette façon-là que j'aurais traité quasiment tous les séropositifs. Mais il y a un mois, tu as démontré, tout en me ridiculisant (et je l'avais bien cherché, il est vrai), que la corrélation n'était pas du tout systématique entre séropositivité et sida. Bref, tes raisonnements sur le sujet se sont révélé très instructifs et je t'en remercie. Mais depuis lors, j'ai introduit il y a peu la distinction "personnes ayant un style de vie durable à risque de sida" et "personnes ne l'ayant pas". Par conséquent, si après examen, il s'avère que la séropositivité d'une personne ne résulte manifestement pas d'un tel style de vie durable, je ne m'inquiéterais pas car tu as justement démontré il y a un mois qu'il n'y avait pas de corrélation, même lâche. En revanche, si après examen, il s'avère que la séropositivité d'une personne résulte manifestement d'un tel style de vie à risque, source de stress oxydatif et qui perdure, alors là je m'inquiéterais énormément. Pourquoi ? Parce qu'un tel style de vie conduit généralement au sida. C'est mon propre cas d'ailleurs ! Qu'on se souvienne de cette fameuse étude de 1993 déjà citée il y a quelque temps sur les homosexuels consommateurs de drogues récréationnelles. Seuls ceux qui étaient séropositifs ont fait un sida durant la période (136 sur 365). Alors, certes, Duesberg, prétend qu'il y aurait eu malgré tout 45 cas de sida chez les séronégatifs consommateurs de drogues récréationnelles. Il paraît malheureusement impossible de savoir non seulement si cela est effectivement vrai mais également ce qu'il entend par sida sans "VIH". S'agissait-il de pneumocystose, rétinite à CMV (ce dont je doute très fort), ...., auquel cas cela serait effectivement remarquable .... ou au contraire de crises d'herpès, de diarrhée, etc... également considérées comme des maladies du sida. Si Duesberg entend par sida sans "VIH", des diarrhées, des crises d'herpès, etc..., et bien ma foi, le monde entier a déjà fait des cas de sida sans "VIH". Bref, à défaut de preuve plus tangible que la parole de Duesberg, cette étude paraît avoir clairement démontré que confronté aux mêmes risques de stress oxydatif, seuls ceux qui sont séropositifs ont fait un sida. Il s'ensuit que manifestement, une séropositivité résultant d'un tel style durable de vie est à prendre très au sérieux, vu qu'à la suite de cette étude, une telle corrélation, certes lâche mais certaine, semble avoir été clairement établie. Maintenant, il est vrai que tu pourrais remettre tout cela en question en invoquant un argument que j'avais invoqué à l'encontre de Liebherr, mais sur un autre point, à savoir que ceux qui ont fait un sida étaient sous AZT et/ou d'autres antibiotiques (comme signalé par Cheminot), et que la cause de leur mort est avant tout cela et pas la consommation de drogues récréationnelles ayant entraîné la séropositivité. Autant alors dire que l'on n'est pas près de s'en sortir ! Mais peut-être pourrais-je dire que si on leur a donné de l'AZT et/ou d'autres antibiotique, c'est parce que l'expérience médicale a enseigné qu'ils allaient quand même faire un sida (et même parfois en mourir) à compter de l'apparition de certains marqueurs, dont des marqueurs cliniques, et que tant que faire se peut, les médecins leur ont administré de l'AZT et/ou des antibiotiques divers, croyant bien faire. Mais même sans ceux-ci, ils auraient quand même fait un sida comme l'a pu constater le corps médical aux cours des années précédentes. On n'allait quand même pas s'abstenir de leur donner de l'AZT, du bactrim ou que sais-je d'autre à l'effet de bien s'assurer qu'ils allaient bien mourir de la cause originale et non de l'AZT, du bactrim, ... ! Si ceux-ci ont été administrés, quoique parfois à mauvais escient, c'est justement parce que le prognostic était parfaitement connu. | QUOTE | | 2- Que tu vas écarter des séronégatifs qui sont soumis à un facteur de stress oxydatif ne provoquant pas de séropositivité mais pouvant provoquer les même maladies. |
Même avant la leçon que tu m'as donnée il y a un mois, je n'aurais jamais écarté les séronégatifs. Il se fait que l'on connaît plutôt bien les causes (pouvant parfois causer une séropositivité, d'ailleurs) de survenance chez les séronégatifs de ces maladies dites "très caractéristiques" du sida (pneumocystose par exemple). Par exemple, la pneumocystose, si elle n'intervient pas chez des séropositifs de groupes à risque (ou pour être plus précis, chez des séropositifs ayant un style de vie à risque durable), peut en revanche intervenir chez des séronégatifs mais pas n'importe lesquels : il s'agira tout particulièrement des séronégatifs en état de famine (raison pour laquelle on peut trouver pas mal de cas de pneumocystose en cas de sida africain), des nouveau-nés prématurés, par suite de l'administration chez des personnes de corticostéroïdes, par suite d'une chimiothérapie anticancéreuse. En dehors de tels cas exceptionnels, bien connus, tu ne trouveras pas de cas de pneumocystose chez des séronégatifs (dans un précédent post, tu as supposé que de tels cas existaient, sauf erreur de ma part; le problème, c'est qu'il s'agit d'une supposition, certes commode pour soutenir ton hypothèse, mais supposition non prouvée jusqu'à nouvel ordre) .... mais en revanche tu en trouveras chez les séropositifs des "groupes dits à risque de sida" !
Je pense qu'il serait - peut-être - possible de mettre définitivement fin au litige, interminable (lol), qui nous oppose et que je pourrais adhérer à ta logique si et seulement si tu avais été en mesure de démontrer que les causes d'immunodépression chez les séropositifs des groupes à risque de sida et d'immunodépression chez les séronégatifs étaient les mêmes.
Or, et sauf erreur de ma part, il n'en est strictement rien.
Reprenons le cas de la pneumocystose : - Chez les séronégatifs : famine, nouveau-nés prématurés, corticostéroïdes, chimiothérapie anticancéreuse, ... - Chez les séropositifs : * toxicomanes : drogues * gay : drogues récréationnelles, MST, sperme, réception de protéines étrangères, ... * hémophiles : facteur VIII (du moins, avant qu'il ne soit chauffé). Si les causes d'immunodépression menant à la pneumocystose étaient identiques dans les deux groupes (d'une part, séropositifs des groupes à risque, et d'autre part, séronégatif), j'aurais été en principe prêt à reconsidérer ma position et à dire qu'effectivement, la séropositivité ne signifie rien, même chez des personnes à risque de sida. Mais il se fait que les causes d'immunodépression sont différentes, et à ce titre, la notion de "séropositivité" s'avère manifestement utile, en tout cas chez les personnes à risque de sida en raison de leur style de vie, comme je le défends depuis deux à trois semaines.
| QUOTE | | Désolé mais ma réfléxion est de bon sens et je rejette tous le mépris que tu accordes à cette réflexion. |
Mais je ne doute pas que ta réflexion soit pleine de bon sens ! Mais autant je comprends (enfin) que la séropositivité n'est un indicateur de rien du tout chez des personnes non à risque de sida, autant je ne comprends toujours pas qu'on ne puisse pas y voir un indicateur, fût-il lâche, chez les personnes à risque de sida. Il me serait en revanche moins difficile d'accepter ta logique si les causes d'immunodépression chez les séropositifs des groupes à risque de sida étaient les mêmes que chez les séronégatifs, auquel j'aurais été "contraint" d'admettre que la distinction séropositivité/séronégativité n'a aucune utilité, même dans les groupes à risque de sida. Mais justement, ces causes ne sont pas identiques (on peut certes imaginer que les séropositifs des groupes à risque accumulent en plus et dans des cas forcément exceptionnels les causes d'immunodépression des séronégatifs, mais la cause première de séropositivité des personnes à risque de sida reste différente de celle des séronégatif).
Par conséquent, je me sens bien obligé de maintenir ma position, malgré tout le respect que je peux avoir pour ton raisonnement. Mais il me semble que le mien se tient aussi, du moins pour les groupes à risque de sida.
Très cordialement et sincèrement.
PS : Même avec la meilleure volonté du monde et la plus grande sincérité, les deux passages suivants ne passent toujours pas :
| QUOTE | Tout d'abord le fait que les "substances chimiques" ne causent pas systématiquement la séropositivité alors qu'elles peuvent causer le sida est un fait. La catégorie "substances chimiques" est trop vaste, il faut distinguer chaque substance comme un étant un facteur différent. Pour savoir quel facteur provoque quelle effet au niveau biologique et au niveau clinique : il n'a pas d'autre choix que de supprimer ce facteur dans un groupe où il est présent et l'introduire dans un groupe où il est absent et de constater cet effet sur le plan biologique, puis clinique.
(L'étude que j'ai suggérée est faisable et c'est la seul façon de répondre à cette question,sauf pour le groupe supprimant ce facteur, l'autre est impraticable du point de vue éthique) |
Je suis d'accord avec la méthode que tu proposes.
Mais même si on ne l'a jamais suivie jusqu'à ce jour, on a déjà assez d'indications comme cela pour savoir par exemple que le poppers, à lui tout seul, est un facteur pouvant causer le sida et la séropositivité. Evidemment, c'est tout sauf une conséquence systématique (bien loin de là, d'ailleurs), mais en tout cas, c'est une possibilité, d'autant plus sérieuse si la personne est séropositive (cf étude susdite de 1993 chez les gay consommateurs de drogues récréationnelles).
| QUOTE | Le critère systématique est exigé dans des conditions identiques pour justifier une causalité, mais tous les individus sont différents donc cela laisse place à une minorité de cas dans laquelle l'interaction a pu ne pas produire l'effet attendu. Par exemple l'eau mouille presque toutes les matières, sauf certaines qui sont hydrofuges, comme le diamant. Il y a donc une place pour les exceptions, qui sont connaissable.
C'est de la méthdodologie la plus élémentaire ! Si tu ne comprends pas cela, eh bien, je sais pas quoi te dire. |
Eh bien, non, je ne comprends toujours pas cette méthodologie élémentaire, en particulier cette notion d'exception valable pour une minorité de cas. Je prends un exemple : ce n'est pas la grande majorité des fumeurs qui fait un cancer du poumon mais bien une minorité. Pourtant, personne n'a eu à ce jour l'idée de remettre en question le lien tabac ---> cancer du poumon.
Toujours très cordialement. Et je ne fais que donner ma humble opinion.
|