| QUOTE (Nico111 @ Jeudi 16 Février 2006, 19:31) | | Lol ouais possible dans de très rares cas et encore. C'est marrant parce que globalement ce que tu me dis là c'est la théorie et en pratique je te dirais que non, on ne détecte pas comme ça n'importe quoi , quelques réglages et on élimine le plus souvent les contaminants. |
Ben, je sais pas, c'est toi qui me dis qu'on peut "amplifier une séquence de levure avec une amorce faite pour l'ADN humain". Et là, il ne s'agit pas de contaminant, mais simplement du fait que la méthode PCR n'est pas spécifique (ou pas assez).
| QUOTE | | Théorie oui mais je peux t'assurer q'un seul malheureux degré peut faire qu'on obtient ce que l'on veut ou rien du tout. |
Ben justement. Si l'écart de température entre l'obtention de ce que l'on veut et le rien du tout est si faible, la fourchette dans laquelle se joue le fait que le lien imparfait saute ou pas est extrêmement réduite. Donc, on ne doit pas tellement pouvoir jouer sur la température pour éliminer les mauvaises liaisons tout en gardant celles avec les ADN cibles.
Mais, quand même, on ne fait pas l'expérience avec tous les ADN ou ARN qui pourraient se lier avec l'ADN ou ARN amorce. Donc, ce que tu me dis, c'est de la théorie. Avec certains ADN, c'est possible, mais avec d'autres, peut-être pas. Et comme on ne test pas tous les ADN ou ARN...
| QUOTE | La faible quantité de matériel n'est pas un problème (jusqu'à un certain point bien sur) car la PCR fait 2puissanceN copies par pcr avec n=nombre de cycles et la moyenne c'est 30 alors fait un peu le calcul même en partant de 10 copies de ce que tu recherches. Encore une fois le problème c'est les amorces et leur spécificité, la méthode PCR n'est pas en cause. |
Non, quand j'ai dis "Et quand on travaille avec si peu de matériel génétique, la moindre incertitude peut tout foutre en l'air", c'était relié à ce qui venait après. Ce que je dis, c'est, supposons que tu as des ADN cibles et des ADN non cibles et que l'amorce se lie aussi bien avec l'un qu'avec l'autre. Le problème c'est que tu as très peu de chacun d'entre eux. Alors, il se peut très bien qu'il n'y ait que l'ADN non cible en fait. Et que malgré la température, l'ADN non cible reste lié avec l'amorce. Et là, tu obtiens un résultat alors qu'il n'y a pas d'ADN cible au départ. Le fait qu'il y ait très peu de matériel fait que ça peut se jouer à peu de choses. Il peut y avoir 10 ADN non cibles, et aucun ADN cible, mais la présence de l'ADN non cible, même en très faible quantité, fait réagir le test alors qu'il n'y a rien de ce qu'on cherche. Du coup, ça entraine une forte incertitude sur la validité des résultats.
| QUOTE | | ???? pareil, amorces sont elles spécifiques de ce que tu cherches et as tu fais les bons réglages, en plus le contrôle négatif est là pour savoir si tu es spécifique ou pas. Quant au fait que ce soit une soupe de cellules avec pleins de trucs aucuns problèmes le plus souvent, avec les bonnes amorce c'est ultra spécifique. Nous, on fait des RT pcr de cellules infectées et même de broyat d'organes infectées et dans la bouillie d'ARN extraits on obtient spécifiquement ce qu el'on cherche du matériel génétique du virus, sans bande contaminante. |
Le problème, c'est que, pour savoir si les amorces sont spécifiques de ce que tu recherches, il faut tester je ne sais pas combien de millier ou de centaines de milliers d'ADN ou ARN différents. Tu ne peux pas dire que ton amorce est spécifique tant que tu n'as pas montré qu'elle ne réagit pas avec d'autres ADN ou ARN.
Le controle, il se fait avec très peu de cellules différentes je suppose (parce que la culture de cellule n'en contient pas énorméments de différentes a priori. Et c'est encore pire si c'est basé sur des échantillons filtrés pour n'avoir que des particules de taille virale) Donc, impossible de savoir si, dans des conditions où il y aurait beaucoup de cellules différentes (un test de charge virale par exemple), il n'y aurait pas d'autres ADN ou ARN faisant réagir le test.
Tu parles de broyats d'organes infectés, seulement, est-ce qu'à ce moment là, on fait des tests de controle avec un autre broyat ? Et même avec beaucoup d'autres broyats ? Parce que, si ça se joue avec très peu de cellules, un échantillon peut aussi ne pas en contenir.
Sinon, qu'est-ce que tu entends par bande contaminante ?
| QUOTE | | Et alors les techniques de diagnostic sont élaborées en labo d'abord sur des lignées cellulaires infectées puis on passe aux organes d'animaux infectés puis on finit avec des échantillons de fluides ou de tissus de personnes infectées (par exemple) pour vérifier le test , sa spécificité etc......Ici on va dire que HIV infecte principalement les T4 donc on prend le sang d'un patient, on isole les cellules et on extrait l'ARN (ça c'est de la soupe non?) et on pratique la PCR. Tu veux aller voir d'autres cellules ? soit mais quel est l'intérêt si le virus ne les infecte pas ? tu vas me dire et si on détecte un signal non spé dans ces cellules ? eh bien c'est que les amorces ne sont pas si spé que ça mais en quoi ça remet en question le test sur le T4 SI avec des T4 non infectés on n'obtient rien en PCR ????? Bien sur il faut savoir sur quoi on travaille, si le VIH n'existe pas ou ne provoque pas cette pathologie alors ton test ne veut rien dire, il reflète effectivement autre chose (stress oxydatif, apoptose, etc.....) mais la technique de PCR est hors de cause, ce n'est qu'un outil très puissant, à toi de te débrouiller pour avoi rquelque chose de spécifique et de propre, de savoir sur quoi tu travaille et si l'hypothèse de travail est fausse forcément ça fout le test en l'air, pas la technique.. |
Ce qui pose encore le problème des échantillons de controle et de leur nombre. On peut tomber sur une échantillon de controle qui ne va pas réagir. Il faudrait donc plusieurs centaines d'échantillons de controle pour être sur qu'on a bien un truc spécifique.
Et se pose apparemment le problème des différentes étapes de vérification (étape 1 : culture de cellule, étape 2 : broyat d'animaux, étape 3 : sang d'animaux ou de personnes lambdas), du nombre de cellules différentes impliquée et aussi du nombre d'échantillons de controle à chaque niveau. Au niveau de la lignée cellulaire, il va probablement y avoir peu de cellules différentes (susceptibles de réagir avec les amorces alors que ce ne sont pas des ADN cibles), ce qui rend moins valable la procédure de controle. On peut penser aussi que le nombre d'échantillons non infectés reste assez faible. Rendant là aussi moins valable la procédure de controle.
Cela dit, le problème de cette défense, c'est que quelque soit la cause qui fait réagir la PCR faussement (une particule de stress présente chez beaucoup de monde, ou le fait que la methode PCR réagit avec un peu n'importe quoi), le fait que la PCR réagit faussement positive chez des individus qui n'ont pas le virus, normalement, ça devrait se répercuter sur le stade 1 (l'étape de la culture de cellules), et on devrait avoir des cultures de controle qui devraient réagir positives à la PCR. Parce qu'elles devraient posséder aussi ces particules de stress. Donc, si la PCR ne réagit pas sur les cultures de controle, c'est qu'il y a un problème, soit dans la méthode PCR, soit dans la culture de controle, soit dans la façon de faire des expérimentateurs. Ou alors, ils ne pratiquent pas la méthode PCR sur l'échantillon de controle.
Selon ce que tu dis, il ne peut pas y avoir de faux positifs avec la méthode PCR, quelque soit l'étape (culture de cellules, broyat d'animaux de laboratoire, échantillons sanguins d'animal ou d'humain lambas). Selon toi, la méthode PCR est ultra spécifique. Donc, comme il est clair qu'il y a des faux positifs dans le cas des séropositifs au VIH (des gens qui n'ont jamais été en contact avec le virus ont une charge virale), soit c'est parce que la chose qu'on détecte n'est pas virale (une particule de stress par exemple, ou autre chose), soit parce que la méthode PCR déconne. Selon toi, dans ce cas, c'est forcément parce que la méthode PCR ne détecte par un virus mais une particule autre. Donc, pour toi, la méthode PCR reste valable. Seulement, le problème, c'est que ça devrait se répercuter aux étape antérieures. Il y a des particules de stress dans les broyats et dans les cultures de cellules, puisqu'on détecte quelque chose avec le test PCR (la même chose que ce qu'on détecte chez des individus lambdas). Donc, il n'y a pas de problème d'absence de ces particules à ces étapes là. Et du coup, on ne voit pas pourquoi il n'y aurait pas de particules de stress dans les broyats et dans les cultures de cellules de controle (puisque ce sont des particules endogènes, des conditions similaires de culture devraient produire les mêms particules). Et donc, on ne voit pas pourquoi la PCR ne réagirait pas aussi dans les échantillons de controle. Si ça ne le fait pas, c'est donc bien qu'il y a un problème avec la méthode PCR, ou alors dans le protocole d'expérimentation ou alors, parce qu'on n'applique pas la méthode PCR aux échantillons de controle, ou alors, qu'il n'y a tout simplement pas d'échantillon de controle.
Donc, il y a un problème sur l'expérience faite avec les cultures de cellules (et les broyats). Et comme, selon toi, la méthodologie est standardisée et donc reprise par tous les virologues, et que les expérimentateurs sont des gens sérieux, si ça déconne pour le VIH, ça peut déconner potentiellement partout, sur toutes les expériences faites avec des virus.
Bref, s'il y a des faux positifs à une des étapes, qui impliquent que les particules sont endogènes, il doit y en avoir à toutes les étapes. Ou alors, c'est qu'il y a un problème dans le protocole expérimental.
Ce message a été modifié par aixur le Mardi 28 Février 2006 19h51
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