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Failles dans la méthode d'isolement des virus

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"Don't feed the troll" disent les spécialistes des forums en ligne et des réseaux sociaux. C'est vrai, ils ne sont là en embuscade que pour déverser leur fiel, toujours le même, inchangé, n'apportent rien, ni contenu nouveau, ni argument, ne posent jamais de question, vu qu'ils ont toutes les réponses. Ils se paient même le luxe de critiquer les silences des forums qu'ils ont consciencieusement pourris année après année, message après message, insulte après insulte, pour être certain de dégoûter jusqu'aux cerveaux les plus endurants.

"Don't feed the troll", c'est tellement vrai, il est impossible de lutter contre cette arrogance qui résume toute vision de l'échange à une leçon d'autorité donnée à sens unique, avec tantôt un langage abscons et flou, lorsqu'ils font semblant de maîtriser des concepts dont ils ignorent toutes les bases, pour tenter de faire illusion; tantôt les jugements de valeurs expéditifs puis les insultes, lorsque ce qu'il leur reste d'autocontrôle n'arrive plus à contenir leurs épanchements aussi agressifs que narcissiques.

"Don't feed the troll", c'est juste, mais quand il n'y a plus qu'eux sur les forums, il n'y a malheureusement plus qu'à constater qu'ils ont gagné la partie.

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Merci malgré tout à Econoclaste pour ton lien sur le texte du Perth Group, qui effectivement est surtout une synthèse de leurs travaux précédents, avec quelques apports récents mais qui se concentrent essentiellement sur une nouvelle vérification d'une de leur prédiction de 1996 : l'identification de séquences génétiques entières du VIH dans des cellules normales ou cancéreuses de séronégatifs, grâce à l'utilisation de banques de données génétiques librement accessibles.

Une nouvelle contradiction de l'orthodoxie mise en pleine lumière, mais qui n'aura probablement pas le moindre impact tant que "l'épidémie" arrivera à être contrôlée chez les populations qui comptent "politiquement", ce qui semble être plus que jamais le cas avec la baisse des nouvelles contaminations chez les homosexuels masculins blancs constatés parallèlement à la diffusion de la prophylaxie pré-exposition (PREP) dans les pays du Nord. Lien de cause à effet ou pure coïncidence, le résultat sera probablement le même s'il se confirme dans la durée, et risque d'emporter avec lui la contestation de l'hypothèse rétrovirale du sida vers les générations futures.

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Hier, je n'ai fait que jeter un coup d'oeil ultra rapide à la nouvelle publication du Perth Group. Aujourd'hui, je ne retrouve pas ce qui m'avait semblé une conclusion générale et sans appel de la communication, ne présentant qu'un résumé ultra-réducteur et extrapolé à propos des propriétés oxydatives du sperme. Peut-être qu'il y a quelque part dans une section du texte chose allant dans ce sens, probablement même, mais je ne sais plus où. 

Cependant, si je n'ai pas le temps présentement de me livrer à une lecture autre que pas même en diagonale de cette communication, il me semble que ce n'est pas qu'un simple récapitulatif convenu à partir de données déjà explicitment pointées et exploitées ailleurs, ou à partir de convictions contestables déjà assénées sans les précautions nécessaires ailleurs. Il me semble plutôt que cela mérite sans doute d'être examiné de manière attentive, car c'est une recension chronologique d'études successives, dans la perspective analytique des contradictions que la chronologie peut mettre en lumière, avec parfois en effet des accent mis sur des questions clé très peu abordées sinon entièrement éludées jusque-là par les travaux des autres scientifiques dissidents, comme sur la question tout sauf anodine du génome du "vih".

Donc, merci à Econoclaste et mea culpa pour mes posts incendiaires d'hier - le premier en particulier -, puisque même si d'ailleurs cela méritait à certains égards  la nuance ironique introduite par son post (d'Econoclaste), l'important est que nous ait été signalée cette nouvelle communication du Perth Group, qui n'est pas un document à jeter avec l'eau du bain aux oubliettes du pur rabâchage de choses déjà mille fois ressassées.

@Jibrail : je ne comprends pas bien ta formulation ambigüe et ton énoncé performatif à double tranchant : "... le résultat sera probablement le même s'il se confirme dans la durée, et risque d'emporter avec lui la contestation de l'hypothèse rétrovirale du sida vers les générations futures." Veux-tu dire que les générations futures n'y verront que du feu sur la dimension largement contestable de la théorie - ou du paradigme - telle que mise en lumière par la "dissidence", ou bien le contraire ? Pour ma part en tout cas, je pense que ce n'est encore nullement joué, tant en termes de faillibilité à terme fatale du "paradigme", qu'en termes d'une possible conscience historique à venir quant au rôle de la "dissidence" et au bien-fondé de sa démarche, et donc quant aux fins mots de toute l'affaire. Par rapport aux grandes périodes de communication propagandiste de la part de "l'orthodoxie", on ne peut que constater à l'heure actuelle une relative mise à bas bruit de celle-ci qui ressemblerait presque au bas bruit ayant à peu près toujours caractérisé la dissidence. Quelles conclusions en tirer (politiquement) ? A voir...

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Champagne! Notre cher ami Gallo vient de co-signer un article reconnaissant qu'il est très difficile de distinguer le "VIH" des exosomes et autres microvésicules, voire qu'une cellule "infectée" par le soi disant virus peut générer produire des microvésicules, si bien que la purification serait presqu'impossible... Belle confession... Que dire? Tout ceci est consternant...

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Article énorme effectivement. Finalement, la terre est bien ronde. Et la gagnante est Eleopulos.

Testament en forme de mea culpa caché pour Gallo (80 ans cette année), quelques années après celui tout aussi planqué de Montagnier. Celui-ci rachetait sa dette en défendant les vertus insoupçonnées de la papaye, le rétrovirus dont "se débarrassaient spontanément les systèmes immunitaires en bonne forme", et sans craindre un suicide entier et définitif devant la "communauté scientifique", faisait même l'apologie de la mémoire de l'eau, histoire de bien noyer le poisson du VIH dans l'océan de sa culpabilité.

La mémoire, comme l'orgueil, Gallo n'en a jamais manqué pas. Lui sait bien, mieux que quiconque, combien sont fragiles les preuves d'existence de "ses" rétrovirus HTLV, de "son" VIH; et il a dû serrer les dents quand le Perth Group a mis sur la table toute l'étendue de son escroquerie, pendant quelques années pénibles des 90's qui se sont ensuite refermées. Mais désormais que l'avancée de la recherche sur les vésicules extracellulaires (issu du champ du cancer surtout) rend inéluctable, à court terme, la mise en évidence de l'incohérence de l'hypothèse rétrovirale, il veut encore être le premier à le révéler, à l'expliquer, en se rendant incontournable, une fois de plus, quitte à passer au burin toute son oeuvre de rétrovirologue pour qui sait lire entre les lignes de cet article inflammable : les rétrovirus exogènes n'existent pas - ce ne sont que des microvésicules extracellulaires endogènes. Article qui finit par une litanie d'interrogations, qui se demandent, en gros : comment va-t-on réussir encore une fois à faire passer aux yeux du monde une grenouille pour une vache - le rétrovirus exogène par une microvésicule endogène ?

Stratégie risquée pour Gallo - mais qui à 80 ans n'a plus rien à perdre. Au moins, de la même façon que Montagnier, se souviendra-t-on de lui comme celui qui s'est trompé mais a admis son erreur et ouvert la voie pour que d'autres la rectifient ensuite. De cette génération il n'y a vraiment plus que Duesberg (80 ans aussi) pour croire dur comme fer à son rétrovirus exogène. Pourrait-lui aussi lâcher l'affaire et reconnaître ses erreurs avant de passer l'arme à gauche, afin que ceux qui viennent ne s'entêtent pas sur des impasses aussi inutiles et vaines que le fameux rétrovirus passager ?

Reste à savoir si les suivants vont prendre la balle au bond.

La génération suivante, la mienne, celle née dans les années 70 et 80, qui prend petit à petit les commandes, s'avère en moyenne tellement conformiste et apolitique qu'on ne peut guère compter sur elle pour approfondir quoi que ce soit des doutes pourtant si clairement exprimés par leurs aînés - en tout cas pas l'armée de petits fayots macroniens qui se place méthodiquement dans les postes de pouvoir - tout content de savourer le fauteuil tout chaud à défaut d'en faire quoi que ce soit d'intéressant. Puis il y a les autres qui restent à la marge et peinent à se faire entendre.

Comme le disait la grande Eleni Eleopulos - on peut le dire comme ça sans maintenant que Gallo vient de concéder qu'elle avait raison avant et contre tout le monde sur la purification - dans ce genre de controverse scientifique, il n'y a que "3% de science et 97% de politique". Et on ne peut que constater que c'est aussi vrai dans la plupart des domaines sensibles où tout ce qui se rapproche de la vérité factuelle semble souvent très secondaire (les "armes de destruction massive en Irak", etc...)

Maintenant qu'au terme de 10 ans sur ce forum, finalement il est peut-être temps pour moi de tirer ma révérence car la boucle des "3% de science" est finalement bouclée par les testaments de Gallo et Montagnier qui viennent mettre tout le monde d'accord.

Il reste à s'attaquer à ces "97% de politique",  qu'il y a 10 ans je considérais comme tellement simple (par rapport à la complexité de la biologie du système immunitaire et de la virologie dont j'ignorais tout), et qui m'apparaît désormais comme le véritable sommet de complexité, la montagne imprenable et insubmersible, le monstre froid qui nous ronge jusqu'à l'os et contre laquelle échoue toute notre impuissance - pour combien de temps encore ?

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Merci à Vous de cette info , qui date d'aout 2016 , comme quoi il est difficile de faire des echos à une information de cette importance.

A toi Jibrail,  je souhaite que tu poursuives ton activité sur ce site ,  et ne tire pas maintenant ta révérence !

Bien à tous .

 

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L'article semble bien hénaurme, effectivement, et l'interprétation que vous en faites, Econoclaste et Jibrail, est certes assez justifiée. Mais attention, ce qui est exposé l'est dans un enrobage discursif situant le tout, comme toujours, dans une perspective de ciblage et de neutralisation du "VIH"au moyen de l'étude entre autres génomique des fameuses vésicules extracellulaires. L'hénaurmité peut donc passer inaperçue des lecteurs distraits et/ou intéressés à tout ce qui peut subsister de matériel discursif susceptible de faire prendre des vessies pour des lanternes au moyen d'une théodicée lexicale plus ou moins involontairement mollièresque... Et un tel enrobage est propre non seulement à baisser la garde sans se déshonorer trop explicitement, mais de plus à ménager des portes de sorties consistant à différer encore, et aussi longtemps que possible, la reconnaissance d'une (quasi) absence patente du virus, et donc propre à ménager la possible poursuite de lucratives activités biotechnocratiques dans le cadre du paradigme officiel, même si en réalité abordé désormais et bien plus que jamais en tant que vide de toute substance tangible.

Quant au 97 % de politique, ce n'est hélas pratiquement rien d'autre que le concept foucaldien de dispositif ("biopolitique") tel qu'appliqué à la compréhension du sida par M. Garcia Branca affirmant et démontrant dans son ouvrage El rapto de Higea que l'erreur consistait à rester dans le seul cadre de la connaissance médico-scientifique/curative d'une maladie endémique, virale ou non, physiologiquement infectieuse ou non. Idem pour les analyses de Nancy Turner-Banks situant le sida dans le contexte de l'histoire de la médecine, notamment anglo-saxonne. Les scientifiques se seront enferrés dans une hypothèse non prouvée de façon telle qu'ils auront obtenu un soutien socio-politique tel (à moins que ce soit l'oeuf qui ait produit la poule ?..) que le cadre politico-institutionnel qui en est résulté les aura acculés à s'aveugler et à s'enferrer toujours plus... Mais attention, l'histoire n'est pas terminée... Signe des temps toutefois, hier en regardant ce qui était à l'affiche devant un cinéma en ville, j'ai pu noter qu'une version toute contemporaine du Docteur Knock vient de sortir sur les écrans. CQFD

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Non, ce papier ne remet pratiquement rien en cause.

Nul part il ne parle de la purification. Donc, en fait, il doit rester sur la théorie classique qui dit qu'avec la purification, on peut isoler les virus des vésicules et se retrouver avec 99 % de virus dans la solution (donc avec pratiquement pas de vésicules). Donc, on peut faire un isolement du virus et donc une identification de ce dernier.

Et il dit que les vésicules "virales" sont produites uniquement quand il y a des cellules infectées. Donc, on ne retrouve pas des vésicules "virales" chez un individu sain. Si c'était le cas, là, la théorie officielle aurait un problème. Mais là, non.

Donc, ça ne remet rien en cause. La procédure d'isolement n'est pas remise en cause. La capacité à identifier les protéines et arn viraux chez un individu contaminé et à ne pas les trouver chez un individu sain non plus. Le statu quo perdure. Et Gallo reste complètement dans la vision orthodoxe (fallait pas rêver).

Au pire, les protéines et arn viraux qu'on peut trouver chez un individu via les tests d'anticorps et la PCR peuvent provenir de vésicules. Mais comme c'est signe d'infection, ça ne change rien.

En fait, ça ne va pas plus loin que ce que dit le papier. Avec cette "trouvaille", ça va leur permettre surtout de proposer de nouveaux traitements soi-disant ciblés sur les vésicules. Traitements évidemment très chers.

 

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Je peux me tromper et devrais sans doute relire, intégralement cette fois, tout l'article afin de bien en saisir la logique et la dialectique discursive. Mais tout de même, a priori, me semble-t-il :

Citation

"Donc, en fait, il doit rester sur la théorie classique qui dit qu'avec la purification, on peut isoler les virus des vésicules et se retrouver avec 99 % de virus dans la solution (donc avec pratiquement pas de vésicules). Donc, on peut faire un isolement du virus et donc une identification de ce dernier."

>>> Cela ne revient-il pas à affirmer en creux que l'isolation par purification n'a encore jamais été effectuée, et que c'est seulement grâce à la prise en compte des "vésicules", anticorps et autres "débris" chers aux dissidents que cette inaccessible isolation par purification va enfin un de ces jours prochains devenir possible, confirmant alors le bien-fondé de l'identification courante par une méthode alternative se moquant comme d'une guigne des étapes stipulées comme incontournables par le protocole de Koch ?

Mais bien sûr, il faut pour cela qu'il y ait des vésicules "virales" et d'autres non. Et comme les antigènes des tests sont conçus spécialement, hors isolation par purification, pour "détecter" la soi-disant viralité toute spécifique et le soi-disant consternant passage de celle-ci de l'arn à l'adn et retour... eh bien, me semble-t-il, on ne sort nullement de la bonne vieille logique circulaire indispensable pour la promotion d'une hypothèse non prouvée, et d'autant moins prouvée qu'à ce qui se dit, la génétique appliquée ne serait guère plus fiable et satisfaisante - sinon moins - à l'heure actuelle en termes de résultats, que ne l'est le fameux TAL (traitement automatisé des langues) en termes de résultats dans le domaine de la traduction automatisée des écrits en langues naturelles.

Donc, en lisant entre les lignes, mine de rien le problème d'absence d'un Gold Standard serait quand même une fois de plus de retour sur la sellette.

Tout ce temps pour finir par tenter une vulgaire récupération de la question des vésicules extracellulaires telle qu'avancée comme argument critique par les dissidents ! Le système immunitaire de Gallo doit être en voie de dangereux affaiblissement.

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Ben, pour eux, l'isolement par purification a été effectué, puisqu'on réussit à obtenir 99 % de particules virales. Bien sûr, c'est totalement faux. Mais ça ne les empêchera pas de le dire.

Et le problème, c'est qu'au niveau dissident, je suis le seul à dire que ça pose problème pour l'isolement de tous les virus. Le groupe de Perth est toujours resté sur l'idée orthodoxe qu'on peut isoler un virus si on pratique une purification. Il n'a remis en cause le VIH que parce que dans la première procédure d'analyse du virus, on n'avais pas fait de purification. Et pour la deuxième (celle de 1997), on en avait fait une. Mais on avait trouvé la même chose avec le western blot dans la culture virale et non virale. Donc, s'ils remettent en cause le VIH, c'est que pour eux, la procédure définie par l’orthodoxie n'a pas été réalisée (ou elle a montré que ce qu'on identifiait comme du virus n'en était pas). Mais sinon ils en restent à la position orthodoxe.

Il y a bien Stefan Lanka. Mais, à moins qu'il n'ait écrit des trucs en allemands sur le sujet que je ne connais pas, il avait l'air de limiter sa critique au fait que soit l'échelle n'est jamais montrée avec les photos de virus quand il s'agit d'un article officiel (publié dans un grand journal scientifique), soit elle l'est, mais qu'il ne s'agit alors pas de papiers officiels. C'est déjà fort bien sûr. Mais il n'a apparemment jamais abordé le problème de la purification en général, ni celui de l'absence totale de spécificité des tests.

Donc, à part moi, tout le monde dit que la purification est possible ou reste muet sur le sujet. Alors même qu'il est parfaitement visible que ça n'est pas le cas, vu qu'effectivement, en-dessous de 300 nm, on a encore plein de vésicules. Donc, même quand on purifie, on a forcément des tonnes de débris. Et donc, on ne peut pas purifier en réalité. On ne peut pas obtenir une culture avec 99 % de virus dedans. Ce qu'on a, c'est toujours à 98 % des débris (si on reste plus ou moins dans le cadre officiel bien sûr, pour moi, c'est 100 % de débris, il y en a juste quelques % qui ont une forme ronde).

Donc, étant sûr que personne ne viendra leur chercher des noises (hormis un obscur dissident français ; donc, personne de connu), il vont en rester tranquillement à l'idée que la purification permet d'obtenir 99 % de virus et donc que le problème des vésicules ne se pose pas lors de l'isolement du virus. Même si effectivement, le fait que les vésicules fassent moins de 300 nm et se retrouvent donc dans la culture purifiée devrait infirmer de fait cette affirmation. Mais ils n'en sont plus à une contradiction près.

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Aixur, j'admire l'anticonformisme, mais à un moment les faux procès faits au Perth Group ne font qu'apporter une confusion supplémentaire alors qu'on en est déjà continuellement submergé. S'ils ont exigé la purification comme preuve de l'existence du rétrovirus, est-ce que c'est parce qu'ils pensent que c'est vraiment possible et que Gallo et Montagnier ont mal fait les choses par paresse ou par incompétence, ou parce qu'ils pensent justement que c'est impossible et qu'exiger la purification devient alors le meilleur moyen de démontrer aux yeux de tous l'inexistence des rétrovirus ? Tous leurs travaux s'inscrivent dans la perspective de l'inexistence du supposé VIH et la recherche de causes alternatives et non virales. Même Stefan Lanka, qui s'est fait connaître par sa remise en cause de toute forme de virus, n'a fait que s'inscrire dans le sillage des premières démonstrations du Perth Group (voir sur a page de VirusMyth, et notamment ce premier article, ainsi que ce second article qui vient appuyer l'article fleuve du Perth Group sur la non-existence du VIH). Après on peut toujours aller chercher des poux à tout le monde, si on considère que faire du surplace le temps d'un millénaire ou deux est un objectif souhaitable.

Ce que le Perth Group dit depuis toujours, c'est que les protéines qui réagissent avec le test dit VIH sont des protéines cellulaires, endogènes, donc non issues d'un rétrovirus exogène mystérieusement passé du singe à l'homme.

Il faut ici rappeler de quoi on parle et de ce que sont les vésicules extracellulaires (ou exosomes) - la page Wikipédia en donne une bonne introduction : ce sont de petites particules, d'une dimension de 30 à 90 nm, générées par une cellule et qui sont expulsées à l'extérieur de la cellule. Elles sont donc constituées de composants cellulaires et transportent du matériel génétique - de l'ARN, messager ou micro-ARN. Les scientifiques lui attribuent une fonction de communication entre les cellules et notamment pour le système immunitaire. Dont les lymphocytes...

Ce que dit Gallo dans cet article de 2016, c'est qu'il est virtuellement "impossible de séparer les virions des vésicules extracellulaires", que "chaque préparation virale doit être un mix de vésicules et de virions", et pour conclure au  terme d'une longue démonstration que "le critère précis de pureté des préparations d'isolats devient trouble lorsqu'on réalise que la frontière entre les virions de rétrovirus, comme le VIH, et les vésicules extracellulaires, est floue". Qu'on ne peut donc pas distinguer dans une préparation, les particules virales (les virions) des particules cellulaires (les vésicules). Que rien ne peut donc prouver que le test dit VIH ne repère que des particules virales, et non des particules cellulaires (les vésicules extracellulaires sont composées de matériaux cellulaires). Et si on va jusqu'au bout, on ne peut pas prouver l'existence de particules virales, puisqu'on ne peut pas les séparer des vésicules extracellulaires. Que le test dit VIH a donc toutes les chances de réagir avec des protéines cellulaires.

Citation

"The very criteria for purity of the isolated preparations become murky with the realization that the border between retrovirus virions, like HIV, and EVs is blurry (Fig. 1)."

Il ne remet pas en cause explicitement, évidemment, l'existence du supposé VIH, ni même le test dit VIH. Il est pas complètement suicidaire (pas autant que Montagnier). Mais pour tous ceux qui ont suivi avec attention les multiples débats sur l'isolation du virus, il ne fait aucun doute que si Gallo revient maintenant sur ce sujet crucial de l'isolation et de la purification, qui n'était porté que par le seul Perth Group durant trois décennies, et en reconnaissant que la purification des particules rétrovirales est virtuellement impossible, il ne fait rien d'autre que d'admettre sa défaite en rase campagne, d'une façon discrète et réservée aux seuls initiés. Soit, d'une façon exactement opposée à la fameuse conférence de presse de 1984 qui l'a rendu incontournable.

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Aixur,

il est évident que le PG ne croit pas à l'existence du VIH, l'argument de l'absence de purification n'est là que pour montrer l'absence de preuves de l'existence. Quand tu dis qu'ils restent dans la logique du mainstream, il faut bien faire attention : ils pratiquent ici une critique interne, c'est-à-dire qu'ils veulent montrer à partir de la logique du mainstream que celui-ci se  contredit. ça ne les empêche pas par ailleurs de pratiquer la critique externe, avec toute leur théorie du stress oxydatif, qui, si on sait lire entre les lignes,  revient à dire qu'il n'y a pas de rétrovirus. Rappelons de toute manière qu'on ne peut pas prouver que quelque chose n'existe pas : on peut seulement prouver qu'on n'a pas de preuve de l'existence de ou que l'on a pas besoin fonctionnellement de l'existence de telle ou telle entité pour expliquer un mécanisme. C'est bien ce qu'ont pratiqué Eleni Eleopulos et le PG jusqu'à présent.

Par ailleurs, bien évidemment que Gallo ne va pas dire en toutes lettres que le VIH n'existe pas ou qu'il n'a jamais pratiqué de purification de celui-ci, il est suffisamment rationnel pour ne pas vouloir se suicider socialement. Mais enfin, regardons le texte : est indiqué que les micro-vésicules peuvent être associées à une activité de transcriptase inverse endogène; que certaines micro-vésicules peuvent transporter de l'ADN viral (!) ; qu'il existe des virus non-infectieux (énorme : c'est une contradiction dans les termes) ; que des micro-vésicules peuvent être produites contenant certaines protéines virales lors d'une "infection par un rétrovirus" ; que les virions peuvent fortement varier ; qu'on ne peut pas séparer micro-vésicules et rétrovirus et j'en passe et des meilleurs. Bref, si on met des sous-titres, ça veut dire que la différence entre micro-vésicules et rétrovirus est une pure convention. En fait, on pourrait même déduire, si on avait un peu de logique et surtout d'honnêteté (ce dont manque clairement Gallo) que les rétrovirus ne sont que des micro-vésicules parmi d'autres.

 

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Je pense qu'il n'est pas indifférent que l'article soit introduit par une citation extraite du Macbeth de Shakespeare en exergue : "The earth hEdited by Peter K. Vogt, The Scripps Research Institute, La Jolla, CAath bubbles as the water has..."

@ Econoclaste :

Quel est le niveau de fiabilité de la revue qui publie l'article : "Procedings of the national academy of scinces of the united states" ?

On a quelques indications concernant l'équipe des chercheurs signant l'article :

- En en-tête : "Edited by Peter K. Vogt, The Scripps Research Institute, La Jolla, CA"...

- Au bas de la première page : "Department of Biochemistry and Cell Biology, Faculty Veterinary Medicine, Utrecht University, 3584 CM Utrecht, The Netherlands; b Institute of Human Virology, University of Maryland, Baltimore, MD 21201; and c Section of Intercellular Interactions, Eunice Kennedy-Shriver National Institute of Child Health and Human Development, National Institutes of Health, Bethesda, MD 20892"

- En fin de l'article : "Acknowledgments E.N.-t.H. receives funding from the European Research Council (ERC) under the European Union’s Seventh Framework Programme (FP/2007–2013)/ERC grant agreement 337581; the work of L.B.M. is funded by the National Institute of Child Health and Human Development/NIH Intramural Program; the work of R.C.G. is funded by the Gates Foundation, the National Institute of Allergy and Infectious Diseases, and the University of Maryland School of Medicine."

Que peut-on en conclure ?

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Jardinier,

Sans répondre à la place d'Econoclaste, la revue PNAS constitue une des revues scientifiques les plus importantes. Mais elle occupe une place particulière pour plusieurs raisons : parce qu'elle est gratuite en différé (après 6 mois), même si elle fait payer cher les rédacteurs d'articles; qu'elle est multidisciplinaire et qu'elle est historiquement liée à la National Academy of Science (NAS) of the USA (je pense que la traduction est superflue).

Ce dernier aspect est important, car les membres de la NAS sont dispensées de la plupart des formalités et peuvent publier des articles très facilement, sans véritable peer-review.

Dans les années 80, Duesberg, qui était membre de la NAS du fait de la reconnaissance de ses recherches, avait publié deux articles dans le PNAS en 1989 (HIV and AIDS : Correlation but not Causation) et 1991(AIDS Epidemiology : inconsistencies with HIV and infectious diseases). Dans son ouvrage majeur, Steven Epstein rappelle que Duesberg était alors déjà largement combattu par l'orthodoxie, et a donc utilisé la tribune dont il pouvait disposer via le PNAS pour publier des articles qui auraient été refusés partout ailleurs, ce qui a évidemment donné lieu à des polémiques à l'époque. Duesberg n'enfreignait pas les règles du jeu formelles du PNAS, mais l'orthodoxie trouvait qu'il poussait le bouchon trop loin. Une telle polémique avait déjà eu lieu un peu plus tôt en 1972, lorsque le prix Nobel Linus Pauling avait écrit dans le PNAS que la Vitamine C pouvait combattre le cancer (parallèle intéressant d'ailleurs dans toutes leurs contradictions entre Duesberg et Pauling), et la polémique de l'époque avait conduite un chercheuse a souligné à juste titre le "caractère social de la publication scientifique".

Bref, le PNAS est aussi une tribune pour chercheurs VIP sur le retour, et Gallo, bien évidemment est lui aussi membre de la NAS. Mais il se paie le luxe de publier cet article non pas en tant que membre direct de la NAS, mais en étant édité par un autre membre, Peter K. Vogt, qui n'est autre... que l'ancien collaborateur de Duesberg!!!  Peter K. Vogt (biologiste d'origine autrichienne) et Duesberg (le biochimiste allemand) ont écrit ensemble plusieurs articles sur les rétrovirus et les oncogènes, et notamment pour cet article de 1970, publié... dans le PNAS, et qui leur a valu une immense notoriété et a constitué, pour le meilleur et surtout pour le pire, une pierre angulaire de la recherche sur les rétrovirus. Mais Peter K. Vogt n'a jamais suivi Duesberg sur la remise en cause du VIH - il est intéressant ici de souligner que Vogt était biologiste et Duesberg chimiste, ceci pouvant peut-être aider à expliquer cela.

Merci Jardinier d'avoir indirectement attiré mon attention sur ce point que j'avais zappé. C'est tout simplement hallucinant! Gallo qui prend appui sur l'ancien collaborateur de Duesberg pour lui dire que les rétrovirus n'existent pas ! Fascinant, vraiment fascinant.

Cela ne fait que renforcer ma conviction sur le caractère intentionnellement provocateur de Gallo dans la publication de cet article.

 

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Merci pour ta réponse, Jibrail. Tout cela est en effet assez fascinant, comme tu dis.

Je dois juste préciser que le "cut-up" au début de mon post n'est que le fruit d'une fausse manoeuvre tout à fait involontaire et qui m'a échappé faute de me relire. Mais en même temps, ce qui en résulte est bel et bien en l'occurrence un effet "cut-up" purement dans l'esprit et la manière du fameux père du procédé "poétique", le grand William Burroughs himself...

Quant à l'exergue shakespearienne en question - qui en soi et dans le contexte en dit très long -, voici comment il faut la lire, bien sûr : "The earth hath bubbles as the water has..."

A la lumière des informations que tu nous fournis, entre autres sur les liens historiques entre Vogt et Duesberg, l'ensemble ne manque vraiment pas de piquant, c'est sûr !

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