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Par Libération.fr, avec AFP

vendredi 19 novembre 2004 (Liberation.fr - 17:03)

Une «percée majeure» dans la lutte contre le sida

La combinaison de deux médicaments constituant l'un des antibiotiques les moins onéreux au monde a fortement réduit le taux de mortalité chez des enfants africains contaminés L'OMS estime que ces médicaments devraient être prescrits à toute personne contaminée et pas seulement en Afrique

a découverte pourrait sauver la vie de milliers d'enfants séropositifs ou malades de sida. La combinaison de deux médicaments constituant l'un des antibiotiques les moins onéreux au monde a fortement réduit le taux de mortalité chez des enfants contaminés par le virus du sida, a annoncé le Fonds des Nations unies pour l'enfance (Unicef), qui parle de «percée majeure». Une étude réalisée par le Département pour le développement international (DFID, Grande-Bretagne) auprès de 534 enfants zambiens âgés de 1 à 14 ans, porteurs du virus de l'immunodéficience humaine (VIH), a montré une réduction importante de la mortalité parmi les patients recevant du cotrimoxazole, selon ces travaux, publiés dans la revue médicale britannique The Lancet datée de samedi.

Mortalité réduite de 43%

Médicament utilisé de longue date dans la prévention des infections opportunistes des malades du sida, le cotrimoxazole, associe deux antibiotiques: triméthroprime-sulfaméthoxazole. La moitié de l'échantillon d'enfants zambiens s'est vu administrer par voie orale du cotrimoxazole, l'autre moitié un placebo. Au terme de dix-neuf mois de suivi, les auteurs de l'étude ont constaté un taux de décès de 28% (74 enfants sur 265) parmi les jeunes malades ayant pris l'antibiotique, contre 42% (112 enfants sur 269) au sein du groupe n'ayant reçu qu'un placebo. Pour des raisons éthiques, au vu de ces résultats, les enfants auxquels on avait administré un placebo ont à leur tour, à partir d'octobre 2003, été traités au cotrimoxazole.

«Ce médicament a réduit la mortalité de 43% et le taux d'hospitalisation de 23% par rapport au groupe placebo», soulignent Diana Gibb et ses collègues, précisant que cette baisse de la mortalité a été constatée pour les enfants de tous âges, quel que soit leur taux de lymphocytes CD4 (indicateur de la gravité de l'infection par le VIH) et pendant au moins douze mois. Des résultats similaires avaient déjà été constatés lors d'une étude conduite sur des adultes souffrant de tuberculose pulmonaire en Côte d'Ivoire en 1999, notent-ils. Mais aucun essai portant sur la prévention d'infections grâce au cotrimoxazole n'avait été mené auprès d'adultes ou d'enfants dans une région où existe un fort taux de résistance à cet antibiotique, comme c'est le cas dans la zone concernée en Zambie, relèvent-ils.

Raisons inconnues

Compte tenu de «nos résultats, les enfants de tous âges ayant des signes cliniques d'infection par le VIH devraient recevoir du cotrimoxazole à titre de prophylaxie dans les région pauvres, indépendamment du taux local de résistance à ce médicament», concluent les auteurs. Ces travaux «représentent une percée majeure» et il y a là «le potentiel pour sauver la vie de centaines de milliers d'enfants chaque année», a commenté l'Unicef dans un communiqué publié jeudi soir à New York. «Le défi est dorénavant de traiter autant d'enfants que nous le pouvons et immédiatement», estime en conséquence l'Unicef, soulignant qu'il s'agit d'un «médicament bon marché, largement disponible».

Les raisons cliniques de ce succès ne sont pas clairement établies, reconnaissent les auteurs, «même si il semble y avoir une chute de la proportion d'enfants mourant de maladies pulmonaires dans le groupe recevant du cotrimoxazole». Cet antibiotique, précisent-ils, est notamment utilisé pour prévenir ou traiter la pneumonie à Pneumocystis carinii, une des premières infections opportunistes survenant en Europe et aux Etats-Unis, chez les malades dont les défenses immunitaires chutent.

Cette avancée est telle qu'un porte-parole de l'OMS recommande même que «tout enfant infecté, quelque soit le nombre de ses CD4, puisse prendre du cotrimoxazole, et pas seulement en Afrique». De plus, ces molécules ont le double avantage d'être bon marché et immédiatement disponible, à la différence des principaux rétroviraux utilisés dans le traitement du VIH.

Près des deux tiers des 38 millions de porteurs VIH dans le monde vivent en Afrique subsaharienne, selon les chiffres de l'Onusida, agence de l'ONU chargée de la lutte contre le sida.

source

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icon_eek.gif Alors si j'ai bien compris, ils sont filés un traitement antibio a un groupe et un placébo à l'autre... et ça a réduit la mortalité... Par rapport à quoi ? Il y a eu plus de mort chez ceux qui avaient le placébo que chez ceux qui avaient le traitement ? Ils ont compté les morts et quand ils en ont eu assez pour valider leur essai, ils ont filé le traitement à ceux qui prenaient du placébo ???? Pour des raisons éthiques.... Ils ont visiblement la meme éthique que les tortionnaires de l'orphelinat dont à parlé Liam Scheff ( http://www.sidasante.com/journal/orphelins.htm ) et qui fait l'objet d'un topic ici.

Bref....

Puis on apprend qu'une résistance existe déjà à cet antibiotique et qu'ils ne savent pas bien expliquer le résultat de leurs études. icon_eek.gif

Ils précisent juste en passant que cette bi-antibiothérapies guerris les enfants atteints d'affections pulmonaires liés au SIDA... Ah ? Et donc, chez les enfants atteints d'affection pulmonaires non liés au SIDA, ca donne quoi ???

Surement la meme chose... surtout lorsqu'on lit après que ces antibios sont "notamment utilisé pour prévenir ou traiter la pneumonie à Pneumocystis carinii, une des premières infections opportunistes survenant en Europe et aux Etats-Unis, chez les malades dont les défenses immunitaires chutent." Merci pour l'évidence : la pneumonie touchent ceux qui sont faibles immunitairement ou encore qui sont déjà malade, puisqu'elle est une complication possible d'autres affections pulmonaires.

Donc ces antibios, habituellement utilisés pour prevenir ou traiter une forme de pneumonie, guerris des affections pulmonaires chez des enfants africains. Et c'est ça qu'ils appellent une percée majeure dans le traitement du SIDA... Ca ressemble surtout a une découverte trouée dans le domaine des maladies pulmonaires en Afrique. 5-tss.gif

Et ca va permettre aux labos qui fabriquent ces antibios de décrocher le contrat du siècle.

Enfin cela permettra au moins de soigner les pneumonies en Afrique... enfin a condition qu'ils s'en tiennent à ceux qui ont une pneumonie, parce que "Le défi est dorénavant de traiter autant d'enfants que nous le pouvons et immédiatement" laisse plutot augurer d'un traitement massif et indéterminé, risquant de mettre en l'air des organismes fragilés par le manque de nourriture et d'hygiène.... Surtout quand ils avouent qu'il existe déjà une forte résistance à cette antibio...

Au niveau du foutage de gueule il est pas mal celui là...

Diamant

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le cotrimoxazole est en fait le bactrim, combinaison de sulfaméthoxazole et de triméthoprime. C'est un antifongique puissant et été depuis longtemps utilisé aux EU pour soigner la pneumonie à carinii chez les homosexuels qui en sont atteints.

C'est une substance superoxydante, qui diminue le taux de glutathion, mais bien entendu, comme tous ces traitements, elle combat les maladies opportunistes del'immunodéficience, avec comme corollaire à long terme de voir les marqueurs de l'immunodéficience s'aggraver.

Quant à ces enfants séropositifs, les études de Gisselquist, Brody et Potterat montrent qu'ils ne sont pas généralement devenus séropositifs par transmission mère-enfant ou par voie sexuelle, mais bien plus au moment d'actes médicaux. On peut penser que ces enfants sont déjà passés dans les hôpitaux de la région pour des verminoses, des diarrhées, des vaccins, et qu'ils ont reçu à ce moment-là soit ce fameux virus s'il existe, soit plutôt une batterie de traitements immunosuppresseurs (antibios bon marché)

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les enfants auxquels on avait administré un placebo ont à leur tour, à partir d'octobre 2003, été traités au cotrimoxazole

Ben oui ça fait tache 157 enfants qui ont survécu avec le sida et sans

traitement pendant 2 ans albator7k.gif

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Invité johanne

On peut tout craindre même s il ne faut pas généraliser mais quand on a été victime d'un traitement tel qu'il soit on a absolument plus confiance icon_confus.gif Johanne

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Médecine et santé

Sida: Les premiers résultats prometteurs d'un vaccin thérapeutique

La piste mérite dêtre explorée plus avant : un vaccin thérapeutique contre le virus du sida conçu par des chercheurs français a permis de baisser la charge virale des 18 patients vaccinés et daugmenter le taux de lymphocytes CD4, des cellules du système immunitaire dont la concentration chute chez les séropositifs.

Jean-Marie Andrieu et Luis Wei Lu, du Centre Biomédical des Saints-Pères (Paris V), ont mis au point une préparation vaccinale basée sur les cellules dendritiques des patients -des cellules sentinelles du système immunitaire- combinées à une version inactive du VIH. Ce vaccin nest pas préventif, il ne prémunit pas contre linfection, mais il a une action thérapeutique : il vise à réduire la quantité de virus dans lorganisme.

Cette charge virale a diminué de 80% chez les 18 patients quatre mois après les injections. Chez huit patients cette baisse sest maintenue pendant un an. Second point prometteur : laugmentation des CD4 dans les quatre mois suivant linjection. Aucun des patients participants à lessai, qui sest déroulé au brésil, ne prenait de traitements antirétroviraux.

La préparation personnalisée de ce candidat vaccin ne permet pas encore de le tester sur une très grande cohorte. Cependant les chercheurs envisagent de confirmer ces résultats au cours dun essai comportant un groupe test, puis de mettre au point une seconde génération de ce vaccin ne nécessitant plus de prélever les cellules des patients. Ces résultats ont été publiés le 28 novembre dans lédition électronique de la revue Nature Medicine, à quelques jours de la Journée mondiale contre le sida, mercredi 1er décembre.

Cécile Dumas

(29/11/04)

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Ces résultats ont été publiés le 28 novembre dans lédition électronique de la revue Nature Medicine, à quelques jours de la Journée mondiale contre le sida, mercredi 1er décembre.

ben oui pourquoi maintenant? reflechi.gif

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