15 messages dans ce sujet

Bonjour, j'ai réalisé un auto test 4 mois après une prise de risque et il est négatif mais sur la notice il est écrit qu'il peut exister des faux négatifs pour des infections a des variants rares du VIH. Est ce que les autotests sont adaptés au dépistage de souches rares du VIH ? 

Modifié par Lola

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Bonjour,

Ne donnes-tu pas la réponse dans ta question ?

Mais la question que tu poses et la complexité de la lecture du test (à lire après 15 min mais pas après 20 min), de la notice et des termes employés (sensibilité, spécificité, faux-positifs, indéterminé etc... et de leur interprétation montre que les autotests ne sont à mon avis absolument pas adaptés à un usage personnel, sans soignant formé.

Je ne parle même pas de la situation en cas de résultat positif (certes à confirmer) : pour tout examen pouvant apporter un diagnostic grave voire fatal, l'annonce du diagnostic doit être faite obligatoirement par un médecin ou un biologiste afin de pouvoir correctement renseigner et orienter le patient et éviter des réactions inconsidérées. Un laboratoire ne peut pas par exemple vous envoyer des résultats graves par la poste (même si ce n'est pas toujours respecté).

L'autotest fait exception, sans doute parce que tout ce qui concerne le sida fait exception, depuis toujours, y compris et surtout à la rationnalité la plus élémentaire...

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Oui mais pourtant quand je contacte sida info service ils me disent que mon résultat est fiable et que le test est adapté à tous les variants mais j'aurais aimé avoir vos avis 

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Je ne sais pas pourquoi Sida Info Services n'arrive pas à donner les mêmes explications que celle de la Haute Autorité de Santé (qui est pourtant l'autorité publique ayant autorisé la commercialisation des autotests), et qui sur cette page l'indique pourtant clairement:

 

Citation

 

Quelle est la fiabilité des autotests de dépistage du VIH ?

Aucun ADVIH [Autotest de dépistage du VIH], même ceux ayant le marquage CE, n’est fiable à 100 %. Des résultats faux positifs (individus ayant un test positif mais n’étant pas contaminés) ou faux négatifs (individus ayant un test négatif mais ayant été contaminés) sont possibles.

Il est important que la conservation (température et durée) et la réalisation du test suivent les conditions décrites par le fabricant.

Comparés aux tests de laboratoire (Elisa de 4e génération), les ADVIH sont peu sensibles* en période d’infection récente. Les ADVIH sur fluide gingival sont moins sensibles que les ADVIH sanguins en raison de la plus faible concentration en anticorps.

La fenêtre de séroconversion (délai entre l’infection et le moment auquel le test devient positif) des ADVIH peut aller jusqu’à 3 mois. Dès lors, un résultat négatif d’ADVIH ne peut être considéré comme fiable que s’il n’y a pas eu de prise de risque au cours des 3 derniers mois avant la réalisation du test.

Il est à souligner qu’en cas de maladie avancée, les ADVIH (et TROD) sur fluide gingival peuvent devenir négatifs en raison d’une production insuffisante d’anticorps.

* La sensibilité est la capacité d’un test à être positif lorsque la personne est infectée.

 

Après si tu souhaites vraiment notre avis, enfin le mien en tout cas, c'est que le test qui s'appelle VIH, pour de nombreuses raisons qui ont longuement été débattues sur ce forum (et ailleurs) ne peut dépister probablement pas dépister le VIH car selon toute vraisemblance l'isolation du VIH comme rétrovirus infectieux et transmissible n'a jamais été correctement démontrée et que ce que l'on appelle VIH est probablement un artefact (une création artificielle) de laboratoire. D'où les "variants rares" qui ne sont qu'une autre variante rare d'une création de laboratoire.

Même si pour compliquer la chose, cela ne veut pas dire :

- Que le sida n'existe pas (en tant que syndrome regroupant différentes maladies graves potentiellement fatales), mais les facteurs qui le causent gagneraient à être discutés;

- Que le résultat du test n'a pas de signification : un test négatif est toujours préférable;

- Que les règles de prévention ne doivent pas être respectées (au contraire) : tous les usages de drogues (dures ou récréatives) doivent être évitées, même si les drogues ne sont pas injectables, ou même si les seringues ne soient pas partagées; les relations sexuelles anales gagnent à être protégées y compris entre personnes séronégatives.

- Que l'usage de certains traitements antirétroviraux n'est pas utile : ils le sont visiblement dans certaines situations même s'ils n'agissent pas contre un rétrovirus.

C'est le genre d'avis personnel qui ne te fais pas que des copains, qui est compliquée à justifier mais pour autant qui ne met en danger personne tant que les règles de prévention sont respectées; voilà c'est le mien.

Sinon sur le fond, des relations hétérosexuelles vaginales non protégées entre deux personnes n'ont que bien peu de chance de rendre l'une des deux personnes séropositives au test dit VIH : les études les plus poussées à ce sujet ont eu les plus grandes difficultés à prouver quoi que ce soit jusqu'à présent; même les autorités américaines l'estiment entre 4 et 8 sur 10.000; ce qui nécessite donc en moyenne entre 1250 et 2500 rapports vaginaux entre personnes sérodiscordantes pour qu'il y ait une séroconversion...

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Chère Lola,

 

comme l'a dit Jibrail, non seulement aucun test n'est fiable à 100% (ce que même l'HAS ou la FDA ou l'ANSM reconnaissent), mais en plus de cela, aucun test "de détection du VIH" ne détecte le VIH, puisque comme il l'a dit :

- l'isolation et la purification du VIH n'ont jamais été faites correctement pour des raisons qui ont été maintes fois discutées sur ce forum et documentées ailleurs (nous t'invitons à visiter d'un peu plus près le site sidasante.com ou de regarder ce documentaire pour comprendre l'ampleur du problème : ici )

-  même à supposer que le VIH existe, un test positif ne fait que détecter la présence d'anticorps "du VIH". Or, il existe de nombreux anticorps qui sont non spécifique au VIH, il y a donc toujours des risques de réactions croisées.

- la présence d'un anticorps peut aussi s'interpréter comme l'existence d'une immunité à un pathogène

- "des souches rares du VIH": encore faudrait-il avoir une souche correctement isolée du VIH pour espérer en détecter plusieurs. Il est vrai que génétiquement, on met en avant une diversité incroyable de l'ADN du supposé virus (près de 40% de variation...à comparer avec notre ADN qui ne se distingue que de 1 ou 2% du chimpanzé...ça laisse rêveur).

Cela dit, même si le VIH n'existe pas, ce qui nous paraît à Jibrail et moi comme le plus logique compte tenu des preuves accumulées dans la littérature et correctement interprétées, un test d'anticorps positif doit cependant amener à de la prudence, puisqu'il y a corrélation entre séropositivité et probabilité de développer le SIDA. Mais vu que tu es négative, inutile de t'en faire pour ça, sauf à avoir une lymphocytopénie idiopathique, c'est-à-dire un SIDA "sans VIH" détecté... maladie inventée (au sens que la catégorie de classification nosologique) en 1993 pour classer à part les sidéens qui manifestement n'ont jamais été infectés par le VIH et qui donc prouvait l'erreur de l'hypothèse "SIDA=VIH". Depuis, on a changé la définition pour que la séropositivité à un test d'anticorps = "être sidéen"...

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Donc je peux affirmer être séronégative grâce à cet autotest négatif ? 

Modifié par Lola

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Pour répondre plus précisément à ta question il faut être clair : non. Seul un médecin peut faire des diagnostics. Et donc te déclarer séronégative ou séropositive au test dit VIH.

Officiellement, d'après cet arrêté du 18 août 2016 qui fixe les conditions légales de leur utilisation (en gras souligné par moi), en cas de résultat négatif de l'autotest, comme dans ton cas, il est précisé ceci :

Citation

- tout résultat négatif de l'autotest VIH doit prendre en compte les limites inhérentes à l'interprétation du résultat de l'autotest, voire dans ce cas de l'éventualité de réaliser un examen de biologie médicale, notamment en cas de risque récent de transmission du VIH. Il est important de rappeler que, pour une prise de risque datant de moins de 48 heures, la personne doit se rendre aux urgences, dans un service de maladies infectieuses, pour bénéficier d'un éventuel traitement prophylactique post-exposition. La personne doit également être informée de l'existence des moyens de prévention du VIH et des structures de prévention et de dépistage du VIH, des hépatites virales et des infections sexuellement transmissibles (IST) telles que les centres gratuits d'information, de dépistage et de diagnostic des IST (CeGIDD), les médecins généralistes, les laboratoires de biologie médicale publics ou privés, les associations habilitées pour réaliser des TROD.

Par ailleurs comme l'indique cette brochure de la Haute Autorité de Santé, un autotest du VIH n'est rien d'autre qu'une forme de TROD utilisable à domicile, c'est à dire un "Test Rapide d'Orientation Diagnostique". Et littéralement "une orientation diagnostique" n'est pas un diagnostic.

Cet arrêté du 1er août 2016 fixe les conditions légales de l'utilisation des "tests rapides d'orientation diagnostique" relatifs aux supposés VIH et VHC (Hépatite C). Lorsque le test rapide d'orientation diagnostic est négatif, comme dans ton cas, l'arrêté stipule dans son article 1 (en gras souligné par moi) :

Citation

V. - En cas de test rapide d'orientation diagnostique négatif, la personne testée est informée des limites inhérentes à l'interprétation du résultat du test et de la possibilité de réaliser le diagnostic biologique précité, notamment en cas de risque récent de transmission du VIH.

Aussi je te laisse tirer tes propres conclusions sur les autotests du supposé VIH.

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Les diagnostics par mail c'est sympa, mais quand il faudra se soigner ou justifier ses arrêts maladie par mail je pense que ce sera moins amusant.

C'est d'ailleurs un peu comme les échanges où une personne fait des demandes, d'autres personnes répondent, et la personne qui est en demande ne dit jamais ni merci, ni ce qu'elle pense de la réponse..

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Je ne comprends pas bien ce que tu voulais dire, ce n'était pas un mail de diagnostic c'était pour connaître la fiabilité d'un autotest ça n'est pas un diagnostic...

j'allais vous remercier mais je cherche vraiment à tirer une vraie reponse à ma question ...

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Le message de Sida Info Services indique quand même littéralement : "vous n'êtes pas porteuse du VIH". N'est-ce pas la définition même d'un diagnostic médical ?

Sans vouloir sombrer dans la généralité, il faut souligner que la plupart voire la totalité des examens médicaux ne sont jamais fiables en toute circonstance. C'est pour ça que le texte des arrêtés réglementaires laissent la porte ouverte à une non-fiabilité des tests à 100%. Les résultats des examens médicaux doivent en règle général être analysés au regard des autres paramètres médicaux de la personne pour s'assurer qu'il n'y a pas d'autres éléments susceptibles d'altérer le résultat des tests. Voir par exemple cette page grand public sur les tests de grossesse, auxquels on compare souvent les autotests du VIH. Mais les tests de grossesses posent infiniment moins de problèmes parce qu'il ne s'agit pas d'une maladie (encore moins une maladie grave potentiellement transmissible, comme on décrit le VIH). Peut-être que demain plutôt que d'aller chez les dermatos trop peu nombreux pour examiner des grains de beauté suspects susceptibles de se transformer en mélanome grave, on fera un autotest ou on enverra une photo à un ordinateur qui nous dira si on risque d'en mourir ou pas. Je suis pas sûr qu'on y gagnera.

Avoir une vraie réponse à ta question, cela suppose de répondre à deux questions :

- Y a-t-il des tests automatiques fiables à 100% : en règle générale, non, pour les raisons exposées ci-dessus..

- Existe-t-il un rétrovirus mortel qu'on appelle VIH et qui serait détecté par le test du même nom : pour ma part j'en doute fortement.

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Mais cela voudrait dire que vous doutez meme des tests de laboratoire ?

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Si je mets à part le cas particulier et complexe du test du VIH, la plupart des tests de laboratoire sont indéniablement utiles mais ils doivent toujours être interprétés, ce qui nécessite des personnes qui sont formées dans cet objectif.

La preuve en est qu'après avoir réalisé ton autotest et après avoir passé du temps à te renseigner, tu te poses toujours des questions sur la validité de ton autotest. Le rôle du médecin est bien d'être formé de manière à pouvoir poser un diagnostic suite au résultat d'un examen ou de prescrire des examens complémentaires, et ainsi ne pas te laisser mariner seule dans tes incertitudes, dans un face-à-face stérile entre toi et les bandes de ton autotest.

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Mais les personnes de sida info service sont des personnes formées et si ils disent qu'un test négatif est fiable et que la haute autorité de santé dit également qu'il n'y a pas de faux négatifs si le test est réalisé 3 mois après l'infection c'est que ça doit être une information confirmée par les médecins non ? 

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Attention, la HAS (Haute Autorité de Santé) ne dit pas du tout cela. Elle dit qu'un autotest n'est jamais fiable à 100%, et encore moins s'il est utilisé avant le délai de 3 mois. Mais elle ne dit absolument pas qu'un test est fiable à 100% au-delà de la période de 3 mois. L'arrêté ministériel dit d'ailleurs à peu près la même chose, chaque mot compte :

Citation

tout résultat négatif de l'autotest VIH doit prendre en compte les limites inhérentes à l'interprétation du résultat de l'autotest, voire dans ce cas de l'éventualité de réaliser un examen de biologie médicale, notamment en cas de risque récent de transmission du VIH.

"Notamment" en langage technico-juridique, c'est très clair : le "risque récent" est une des possibilités qui "limite l'interprétation du résultat de l'autotest", mais ce n'est pas "forcément" la seule. En langage clair, cela veut dire qu'un faux-négatif ne peut pas jamais être totalement exclu, même après trois mois.

De plus, il faut aussi bien avoir en tête que le résultat de l'autotest n'a pas de valeur juridique car on ne peut pas conserver les résultats. Ce n'est pas son objectif mais il faut aussi s'en souvenir.

Après je ne sais pas pourquoi la réponse de Sida Info Services diffère de ce qu'indique la HAS ou l'arrêté ministériel. Il faudrait leur demander. J'ai proposé mes propres éléments de réponses, personnels, à chacun de se faire sa propre idée.

 

Modifié par Jibrail

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