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twj

Truvada = scandale sanitaire ou financier ?

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Bonjour,

Sujet déjà parlé sur le forum. :ehoh:

La mise sur le marché de ce médicament qui coute 500euros pour 30 comprimés, qui est 100% remboursés et qui "peut avoir des effets très négatifs sur le foie, sur le pancréas et surtout sur les reins." est tout simplement scandaleux !

http://www.franceinfo.fr/emission/c-est-ma-sante/2015-2016/accord-en-france-pour-un-traitement-preventif-contre-le-sida-24-11-2015-06-25

La prise de Truvada en traitement préventif réduit le risque d'être infecté par le virus du SIDA de 86 %. donc, ce n'est pas totalement efficace, et je suis même surpris que ce pourcentage suffise à valider un médicament ! 14 personne qui peuvent être contaminée sur 100, c'est énorme !!! C'est totalement irresponsable.

Comment la ministre de la santé, Marisol Touraine , alors que le préservatif existe déjà et est plus fiable, peut autoriser un pareil médicament avec des effets secondaires aussi graves ?

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Extraits de l'article sur le site de Franceinfo : "Tout le monde pensait que cette annonce serait faite le 1er décembre prochain à l'occasion de la journée mondiale de lutte contre le SIDA mais depuis plusieurs semaines les associations demandaient à la ministre de la santé de presser le mouvement [...] Une précision : ce médicament ne sera délivré que par des médecins spécialisés à l'Hôpital ou dans des centres de dépistage. Par ailleurs les personnes qui prendront ce traitement préventif seront accompagnées et suivies. Si le Truvada est particulièrement efficace face aux virus du SIDA, il présente aussi des risques. Il peut avoir des effets très négatifs sur le foie, sur le pancréas et surtout sur les reins. Pour une personne qui n'est pas malade, prendre du Truvada n'est donc pas sans risque et il est indispensable qu'elle soit accompagnée. L'association Aides qui se dit très satisfaite par cette annonce proposera cet accompagnement.

"Une dernière précision : le Truvada pris dans le cadre préventif sera remboursé à 100 %. C'est important car il est cher : 500 euro pour 30 comprimés."

On appréciera au passage la mention révélatrice du rédacteur de ce texte d'info quand il écrit au passage : "Pour une personne qui n'est pas malade..." Comme si c'était moins risqué pour les "malades" ? Quoi d'autre ? Le rédacteur ne s'inquiète pas sérieusement une seconde que le traitement s'adresse à des séronégatifs, rebaptisés pudiquement non "infectés par le virus du sida". Et ne s'inquiète pas une seconde que ce qui se cache derrière l'offre en question, c'est plutôt en fait, très possiblement, un plan de fichage au moins quantitatif (si authentiquement anonyme) et de mise sous traitement ARV permanent (un flou notable flotte dans diverses déclaration officielles du milieu en question, tant en France qu'aux USA) des séronégatifs "à risque".

Modifié par Jardinier

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TWJ,

C'est faux. Les études sur l'efficacité du préservatif sont inférieurs et n'excèdent pas 70 à 80%. Ce qui est logique dès que l'on considère qu'un résultat positif au test dit VIH n'est pas lié à un rétrovirus sexuellement transmissible, mais à un déséquilibre métabolique lié à une exposition excessive et cumulée à certaines catégories de composés qui ne procèdent pas toutes directement de l'activité sexuelle.

La "médecine" se révèle ici telle qu'elle a toujours été, c'est à dire une praxis essentiellement empirique plutôt qu'une science : peu importe la logique pourvu que le résultat soit là. Peu importe que le préservatif, théoriquement (au-delà des irrégularités possibles dans l'usage), soit d'après la théorie rétrovirale le rempart absolu contre la "transmission du VIH", et finalement pas complètement "efficace" dès lors qu'on mesure son "efficacité".

Car indubitablement ou presque, d'après les études menées dernièrement, concordantes et même si elles ont sans doute été un peu enjolivées (mais sans doute ni plus ni moins que les autres), le nombre de séroconversions diminuent incroyablement lorsque le Truvada est pris régulièrement en préventif (même si je suis curieux des résultats à plus long terme et sans prendre en compte la question des effets secondaires).

C'est un résultat à mon avis tout-à-fait incohérent du point de vue de la théorie rétrovirale que le Truvada soit aussi voire plus efficace que le préservatif, ce qui explique d'ailleurs les pincettes prises par certains acteurs historiques qui craignent plus ou moins consciemment la remise en cause non seulement du préservatif, mais aussi de toute la théorie rétrovirale qui la sous-tend.

Mais pour autant, cela reste tout à fait cohérent du point de vue dissident.

Dommage que la plupart des dissidents soient les derniers à vouloir s'en rendre compte.

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Mais pour autant, cela reste tout à fait cohérent du point de vue dissident.

Dommage que la plupart des dissidents soient les derniers à vouloir s'en rendre compte.

Quand j'ai vu l'annonce à la télé, j'ai tout de suite été choqué.

Quel est le message de Marisol Touraine ? grâce à cette pilule miracle, adieu hépatites, herpés, VIH/sida , syphilis, et compagnie ??

Même au télé achat, je pense pas qu'ils auraient osé présenter à la vente un produit aussi miraculeux de cette façon !

Ce qui est très surprenant, c'est que pour faire des choses pas "très" obligatoires comme l'amour, ils proposent un remboursement à 100% alors que pour des médicaments plus vitaux liés à d'autres pathologies de même que les prothèses, la sécurité sociale est beaucoup moins généreuse !

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Marisol Touraine n'a pas du tout dit ça. Je te renvoie à son intervention intégrale à l'Assemblée Nationale. Jamais il n'a été question des hépatites, de l'herpès, de la syphilis.... C'est ton intervention qui est choquante à inventer des choses qui n'ont jamais été dites, comme s'il n'était pas déjà assez compliqué de démêler le vrai du faux dans toute cette affaire.

Le VIH/sida fait partie des affections longues durées remboursées de longue date à 100%. Cela répond à des critères précis que l'on peut contester mais qui sont cohérents dès lors qu'on partage la vision dominante du VIH/sida; beaucoup des affections graves sont aussi remboursées à 100% même si je suis d'accord pour dire qu'il faudrait allonger la liste (reparles-en au patronat et à la mutualité...)

Quant à l'aspect miraculeux ou pas, prend le temps de lire le résultat des études (ici pour IPERGAY, ici pour PROUD par exemple), et on en reparle...

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Tu as raison Jibrail sur le point "Marisol", je suis désolé d'avoir eut une interprétation trop rapide de son communiqué que j'ai vu sur une séquence télévisée raccourcie (j'essaie de retrouver le passage où elle parlait avec les journalistes ) , car effectivement, à l'assemblée, elle dit clairement que le Truvada "ne doit pas se substituer au préservatif " ce qui fait que la messe est dite !!!

Je trouve quand même aventurier de promouvoir un médicament en préventif destiné à des population à risques et aux professionnels du sexe par rapport aux autres infections sexuelles possibles !

N'est ce pas une porte ouverte à toutes ces autres IST ? à moins que le Truvada fasse barrage aussi ? :question: :question: :question:

Pour ce qui est du remboursement, je ne comprends pas vraiment la logique à rembourser à 100% le Truvada dans sa partie préventive pour que des gens puissent s'adonner aux joies de la fornication nature alors que des médicaments pour le cœur et pour le diabète, bien plus vitaux, ne sont remboursés qu'à 65 % !!! le message offert aux gens, est stupide !!! même le viagra, je comprendrais mieux qu'il soit remboursé !

Pour moi, il y anguille sous roche.

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Jibrail, tu écris :

"Le VIH/sida fait partie des affections longues durées remboursées de longue date à 100%."

Certes, mais si on rembourse de même le Truvada en prévention, on en fait "bénéficier" aussi des personnes séronégatives et ne souffrant pas de "sida".

En fait, il faut voir la priorité et la hiérarchie des arguments avancés par M. Touraine dans le verbatim à l'Assemblée. Dans le premier paragraphe, elle a déclaré :

Nous créons les conditions pour aller chercher, si j’ose dire, les 30 000 personnes qui, dans notre pays, ignorent leur séropositivité.

C'est donc bien là le premier objectif allégué et la première utilité considérée de toute l'opération.

Ensuite, sur la base du seul argument que les ARV stabilisent les taux de T4 et rendent la charge virale indétectable, tu fais chemin faisant une concession de taille à la théorie dominante en affirmant que l'usage préventif de l'ARV en question est compatible avec la thèse minoritaire d'un sida non viral et multifactoriel. Tu oublies toutes les analyses concernant la non spécificité des tests et donc la grande incertitude objective sur la transmissibilité sexuelle ou autre de quoi que ce soit par un rétrovirus exogène tel que profilé par l'orthodoxie, ainsi que tout ce qui tend très sérieusement à l'impossibilité d'établir des preuves définitives que la séropositivité soit un symptôme universellement assuré pour la prédictibilité de troubles physiologiques évolutifs graves, entre autres dans la mesure de la confusion possible entre effets indésirables des ARV et autre chose.

Modifié par Jardinier

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Quand je crie au loup, j'essaye autant que possible de m'assurer qu'il en a bien la morphologie, le pelage et les crocs acérés, et qu'il n'est pas aussi inoffensif qu'un teckel dans un salon de coiffure.

Il n'est ici aucunement question de baisse de CD4 ou de charge virale. Il n'est même plus exactement question de ce que veut dire un test VIH positif, avec, comme tu le soulignes, toutes les incertitudes qui demeurent, et que nous avons ici abondamment documentés.

Non, ce que la "PREP" implique, d'après ses promoteurs, c'est le maintien d'un test VIH négatif, c'est-à-dire de rester à l'écart de tout le dispositif du sida, des ARV à vie (car pour la PREP c'est juste quand on le souhaite), de la culpabilisation... Et ça, peut-on le balayer d'un revers de main, si cela, comme ses promoteurs l'indiquent, et comme leurs études tendent à le prouver, au-delà d'un doute raisonnable et légitime, se confirme ?

Du point de vue de l'orthodoxie, du moment que le sida est considérée comme une maladie non curable, létale si non traitée et transmissible, il est logique de considérer qu'un traitement qui permet de la prévenir la plupart du temps, même s'il ne marche pas à 100%, soit considéré du même ordre que comme un traitement. Cela vaut tant pour les personnes que pour les coûts. Mieux vaut prévenir que guérir, ce n'est pas ici qu'on va dire le contraire ? Mieux vaut payer un traitement préventif utilisé seulement lorsqu'il y a prise de risque, qui ne dure pas forcément toute une vie, et qui peut s'arrêter dès que des effets secondaires apparaissent, qu'un traitement qui doit se prendre à vie, ne guérit pas, et pose des problèmes de substitution en cas d'effet secondaire ? Même si on est pas d'accord sur le fond scientifique, il me paraît difficile de ne pas le reconnaître comme globalement cohérent du point de vue orthodoxe - et s'il faut crier au loup, ça ne peut pas être sur cet aspect.

Bien sûr, on peut estimer que les traitements préventifs des autres affections à longue durée devraient aussi être prescrits et remboursés de la sorte. Mais sans être spécialiste, je ne connais pas de traitement qui prévient de la sorte - disons à 80% - les maladies cardiovasculaires ou le diabète (parce que pour le coup elles sont reconnues comme devrait l'être le sida comme des maladies non infectieuses, multifactorielles, et au long cours).

Et Twj, je t'invite à relire la liste mise lien des affections longue durées, et tu pourras constater que nombre de pathologies cardiaques ainsi que le diabète y figure.

Je ne renie rien, si vous me lisez bien, vous verrez que je propose simplement de renverser l'angle d'attaque. Ce qui s'annonce comme une nouvelle "victoire" de l'orthodoxie, et qui semble avoir selon les premières études un certain fondement empirique (à confirmer au long cours, je le répète), me paraît intuitivement être surtout un indice supplémentaire de l'inexistence du rétrovirus infectieux et du caractère biochimique, métabolique du sida.

Mais tant qu'on ne voudra pas dépasser la vision univoque, manichéenne, et idéologique, des ARV, et refuser de voir que le Truvada, sans être anodin, n'est en rien le poison qu'était l'AZT, alors on se privera une nouvelle fois de possibilités de contre-offensive.

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Du point de vue de l'orthodoxie, du moment que le sida est considérée comme une maladie non curable, létale si non traitée et transmissible, il est logique de considérer qu'un traitement qui permet de la prévenir la plupart du temps, même s'il ne marche pas à 100%, soit considéré du même ordre que comme un traitement. Mieux vaut prévenir que guérir, ce n'est pas ici qu'on va dire le contraire ? Mieux vaut payer un traitement préventif utilisé seulement lorsqu'il y a prise de risque

Du point de vue de la santé et du budget de la Sécu, ce n'est pas logique.

Pourquoi payer un traitement même lorsqu'il y a prise de risque si des mesures contre ce risque existent et qui non seulement sont moins couteuses mais sont également plus efficaces avec aucuns risques secondaires graves à la clé ?

Ça je comprends pas.

Modifié par twj

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Je me répète : d'après les études sur lesquels ils s'appuient, le préservatif serait plutôt moins efficace que la PREP (voir plus haut). Et l'observance (l'utilisation en continu) du préservatif semble de plus en plus limitée (est-ce que ce sera la cas de la PREP ? Pour l'instant il n'y a pas de recul dans une situation "réelle", en dehors du cadre des études, pour savoir si les gens la prendront vraiment en continu ou non).

Mon hypothèse, c'est que si, comme le croient certains dissidents, les pratiques sexuelles ne constituent qu'un des facteurs d'acquisition de la séropositivité, alors la PREP peut se révéler plus efficace car agissant directement sur le mécanisme biologique, et donc globalement contre tous ces facteurs (ce qui ne veut pas dire pour autant qu'elle est sans danger).

Le préservatif, qui pour ma part reste indispensable, n'est cependant d'aucune utilité contre les effets potentiellement néfastes des poppers ou de la meth, et à la différence peut-être de la PREP.

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