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forum sidasante

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manou    0

Bonjour à tous,

Ma vie a basculé l'an passé lorsqu’on a découvert l'état de sida de mon conjoint.

Après avoir eu des maux de tête pendant quelques semaines, il a commencé à perdre l'appetit, puis très rapidemment, etat commateux, déficit moteur. Hospitalisé en urgence, le diagnostic est vite tombé : toxoplasmose, cd4 à 10, sida. Le traitement de la toxoplasmose a bien fonctionné et rapidemment. Toutefois les medecins ont découvert d'autres infections opportunistes telles que encéphalite due au CMV, herpès dans l'oesophage, tuberculose…etc.

En tout il devait y avoir entre près de 40 médicaments différents/jour. Cela a été un cauchemar.

Parallèlement, j'ai appris beaucoup sur la maladie, la virologie, l'immunologie etc, puis lorsque j'ai été incollable sur la réplication du virus, les proteines à l’œuvre et l’action des arv, a qui on devait ces fabuleuses découvertes, j’ai découvert sidasanté.

J’ai eu l’intuition que tout ce que j’avais appris et ce qu’on m’avait raconté d’orthodoxe était plus qu’alambiqué (et cette intuition n’est pas due au seul fait que malgré 12 ans de vie commune, je suis toujours sero-) et depuis que je lis le site, depuis septembre – octobre 2014, j’ai appris des tas de connaissances...

Pour mon premier post et pour tout ce que vous m'avez apporter déjà (espoir, connaissances, envie de se battre), j’aimerais remercier et rendre hommage à vous tous qui faites fonctionner le site et ceux qui l’ont fait fonctionner auparavant, ceux qui apportent leurs connaissances et font des recherches pour qu’on comprenne un peu mieux cette maladie. En tout cas, cette nouvelle approche du sida, m’a permis de reprendre espoir pour que mon mari et moi nous nous battions.

Je rends hommage aussi à tous les courageux qui ont su dire non à ces arv et le dire à leur medecin. Personnellement, lors des rendez-vous avec le medecin "vih", je n’ai jamais pu parler d’une autre théorie et « notre » médecin "vih", pourtant un homme intelligent, est persuadé que le virus est à l’origine de tout. Une baisse des cd4 c’est le virus qui reprend du service, peu importe si la charge virale est indétectable…allez comprendre.

Pour info mon mari et moi sommes très liés, et je suis un peu le second medecin de mon mari. Il est resté très traumatisé, ne peut lire sur ce sujet et nos conversations sur le sujet d’une autre théorie que le virus le trouble beaucoup. C’est pour ca que c’est moi qui ecrit ce post.


Pour revenir au processus de soin, aujourd'hui, grâce à Dieu mon mari va mieux. La toxoplasmose n'a laissé que peu de sequelles et les médicaments ont fortement diminué. Il prend actuellement des arv en bithérapie et toujours antibiotiques - sulfamides / antiparasitaires - pyriméthamine / folates pour la toxoplasmose.

Le medecin dit qu'on ne peut pas arreter les antibiotiques - qu'il prend depuis plus d'un an - tant que les cd4 ne sont pas à 200. Protocole standard contre la toxoplasmose.

Les cd4 ne montant que très lentement, et ses leucocytes (neutrophiles) baissant, le medecin a proposé de changer d’antibiotiques estimant que peut-être la toxicité des antibiotiques (sulfamides) etait à l’origine de la baisse des leucocytes.

A ma grande surprise, notre medecin nous a proposé…du bactrim (sulfamide également...). Je suis vraiment opposé au fait qu’il prenne du bactrim, ce pour plusieurs raisons :
1. Le bactrim n’est pas moins toxiques que sulfadiazine + pyriméthamine ?
2. Aucun effet secondaire n’est à deplorer pour le moment avec cette dernière combinaison chez mon mari, pourquoi risquer des effets secondaires avec le bactrim ?
3. Le bactrim, utilisé plus couramment contre la pneumocystose et les candidoses est susceptibles de developper des bacteries resistantes donc une fragilité contre ces bactéries responsable des pneumocystose, candidose ?

Qu’en pensez-vous ? Ai-je une très mauvaise image du bactrim, ou le plus sage est-il de rester avec les antibiotiques actuels (voire de les arreter ???) ou peu importe apres plus d'un an d'antibiotiques?

A savoir que sur les trois derniers mois les cd4 ont grimpé de 15. A ce rythme, on pars pour un an d’antibiotiques bactrim ou sulfadiazine.
De plus, selon le slide trouvé sur internet ci-joint, le bactrim est un remède idéal…

http://www.infectiologie.com/site/medias/JNI/JNI08/Com/CTX-Toxo-jeunes2008-beraud.pdf

Aussi, j'aimerais vraiment arreter ces antibiotiques. Je me posais la question pourquoi avait été mis e place ce protocole d'arrêt des antibiotiques à partir de 200 cd4. J'imagine que les cliniciens ont empiriquement constaté qu'à compter de 200, il n'y avait pas de rechutes. Je n'ai jamais eu d'informations à ce sujet.

Mais si on prend en compte que:

1. le décompte des cd4 est fortement biaisé et non standardisé par la technique de cytométrie des flux...etc;

2. que les cd4 ne constitue qu'un critère peu sûr sur l'immunité et que le sida viendrait plutôt d'un déséquilibre dans la réponse immunitaire th1/th2;

peut-on conclure qu'à environ 200cd4 un certain equilibre th1/th2 est rétabli sous l'effet des arv ? ou qu'il n'y a peu de risques de rechutes dans tous les cas même à 100 cd4?

J'aimerais beaucoup votre avis sur ces questions.

Pardon pour toutes ces questions d'un seul coup. Dans un post ultérieur, et placé dans le bon topic - j'espère que celui-là l'est, je vous ferais part du bilan nutritionnel et de stress oxydatif réalisé ce mois-ci. Glutathion reduit très bas comme je m'y attendais...

merci à tous.

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Jibrail    27

Bonjour,

Merci pour ton témoignage et tes encouragements.

La variation du nombre de CD4 est, comme tu le soulignes, probablement beaucoup plus complexe que le schéma simpliste qu'on nous explique régulièrement; mais c'est toujours très compliqué d'en tirer des conséquences au niveau individuel. Les infections à la toxoplasmose sont réputées être longues à récupérer...

Je n'ai pas fait beaucoup de recherches, mais concernant les antibiotiques... à première vue, la combinaison actuelle que prend ton conjoint ne semble pas fondamentalement différente du Bactrim, en terme de famille de molécules - même si après il y a des différences de métabolisme et aussi au niveau individuel. Je ne sais pas, mais je n'ai pas l'impression qu'il y aurait de grosses différences en changeant de traitement - ce serait à creuser - sachant qu'aujourd'hui il y en a déjà. Dans la littérature scientifique, il semblerait que le Bactrim soit un peu mieux toléré (moins d'effets secondaires), mais après... Par rapport à tes questions, du coup 1) peut-être un peu, sans différences fondamentales; 2) ta question est légitime, et de bon sens; 3) les candidoses ou pneumocystoses ne sont pas provoquées par des bactéries mais par des champignons - le mécanisme de résistance est différent mais existe aussi.

Sans expérience clinique il est là aussi impossible de conseiller quoi que ce soit.

Sur leur arrêt ou non, dans le cas d'une toxoplasmose survenue, c'est complexe; les molécules prescrites (comme la pyriméthamine) augmentent le stress oxydatif pour mieux combattre le parasite, mais dans le même temps il est possible que dans le même temps, ça empêche ou ralentit la capacité du corps de récupérer de façon endogène (comme ces molécules s'y substituent). C'est donc toujours un dilemme de décider de les poursuivre ou non.

Sur le glutathion ce n'est pas une surprise, mais il faut se méfier des résultats car les mesures habituelles de laboratoire ne sont pas forcément très significatives, elles peuvent facilement varier. Et on ne sait jamais si c'est la cause ou la conséquence de l'infection.

Ton conjoint prend des ARV en parallèle de son traitement de prévention de la toxoplasmose ?

Est-ce que vous avez une idée d'une cause autre qui aurait pu provoquer ces infections multiples ?

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Jardinier    14

@Jibrail : On peut tous avoir un coup de fatigue et être distraits. Mais Manou a déjà donné une réponse à ta première question ci-dessus ("Ton conjoint prend des ARV en parallèle de son traitement de prévention de la toxoplasmose ?") dans son post auquel tu réponds :

"Il prend actuellement des arv en bithérapie et toujours antibiotiques - sulfamides / antiparasitaires - pyriméthamine / folates pour la toxoplasmose."

La bonne question ne serait-elle donc pas plutôt, éventuellement : quels ARV en bithérapie ? Enfin, il me semble...

@Manou :

Juste une ou deux questions plus ou moins pertinentes qui me viennent à l'esprit : Ton conjoint avait-il déjà entrepris une trithérapie ou une bithérapie quand il a commencé à avoir ses maux de tête et à perdre l'appétit ? Pourquoi avait-il fait le test ? Etait-il déjà souffrant avant de le faire ?

Modifié par Jardinier

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aixur    19

Il est clair que le taux de cd4 bas vient de la consommation d'antibiotiques. Ces médicaments ont le même effet que l'aspirine, ils désagrègent les particules qu'ils rencontrent.

Or, la cytométrie de flux mesure le taux de cd4 en se basant sur le nombre de particules de la taille des cd4. Donc, si un médicament désagrège les particules sanguines, il va y avoir moins de particules de la taille des cd4, et le taux de cd4 va diminuer.

En supprimant les antibiotiques, le taux de cd4 remontera (s'il ne prend pas d'autres médicament à effet anticoagulant bien sûr).

Sinon, la toxoplasmose est une maladie bidon. Elle n'existe pas. Comme ce genre d'affirmation semble aller au-delà de la capacité de remise en cause de beaucoup, tu n'es pas obligée de me croire. Mais, ce qui est sûr, c'est que la consommation d'antibiotiques risque fortement de provoquer des symptômes de type toxoplasmose. En effet, comme ils ont le même effet anticoagulant que l'aspirine, ton mari risque d'avoir un jour un AVC par hémorragie cérébrale. C'est fréquent avec la médecine : on invente une fausse maladie, et ensuite on donne des médicaments qui provoquent des symptômes qu'on va mettre sur le dos de la maladie.

Le problème, c'est que si lui n'est pas convaincu par la dissidence, il n'y a pas grand-chose qui puisse être fait. Même si on arrive à le convaincre de faire ci ou ça, à un moment ou à autre, il va forcément avoir des symptômes divers qui vont faire dire aux médecins qu'il s'agit d'une maladie opportuniste du sida. Il se dira qu'il a été fou d'écouter les dissidents, qu'on est des types dangereux, et il reviendra dans le giron de la médecine officielle. On a déjà vu ça plein de fois. On ne peut pas faire grand chose avec quelqu'un qui y va à reculons et qui va tourner casaque au moindre vent contraire. Au contraire, ça peut même être très dangereux pour la personne, puisque du coup, les médecins risquent fort de se dire qu'elle est en stade terminale. Et à ce moment-là, ils vont l'achever à coup de médicaments (en général, avec de la morphine, et en arrêtant l'alimentation et l'hydratation).

Et le risque d'avoir des symptômes de ce genre est d'autant plus grand que l'arrêt de la plupart des médicaments provoque en partie des effets inverses à ceux qu'il y a quand on les prend. Si on prend des anti-inflammatoires, le fait de les arrêter d'un coup va entrainer une hypotension, un manque d'énergie, une dépression, des maux de tête, de la constipation, de la toux, etc... Si on arrête de prendre des analogues d'opiacés, on devient très nerveux, anxieux, on a des diarrhées, une tension élevée, etc...

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Jardinier    14

@Aixur : Dans l'ensemble, tu fais quand même un peu fort, là ! Entre autres choses : antibios et aspirine ont peut-être 1 gros point commun, mais aussi des différences.

@Manou : pour comprendre, si tu n'as pas déjà fait les mêmes recherches, pour ce qui est de la toxoplasmose, tu devrais regarder ici : http://www.ameli-sante.fr/toxoplasmose/toxoplasmose-definition-symptomes-et-complications-possibles.html - notamment au paragraphe "Les symptômes de la toxoplasmose chez les personnes immunodéprimées", Et ici : https://fr.wikipedia.org/wiki/Toxoplasmose - notamment au § "3.3,Toxoplasmose de l’immunodéprimé".

Ce qui me semble particulièrement surprenant dans ce que tu nous a décrit, c'est la mention d'une encéphalite à CMV. A priori, selon les infos ci-dessus, l'encéphalite en question serait juste une conséquence de la toxoplasmose en cas d'immunosuppression. Ensuite, a priori un an de prise d'antibiotiques en continu, cela fait beaucoup. On peut comprendre que tu sois perplexe à ce sujet. Je crois qu'il faudrait essayer de voir quels ARV il prend en plus, avec quels effets possibles en interaction avec les antibios et le reste. Je suis désolé, pour ma part ce n'est pas de ma compétence. Peut-être Jibrail pourrait-il t'en dire un peu plus si tu nous donnais les précisions à ce sujet des ARV, je ne sais pas. Courage à toi et à ton ami.

Merci de bien vouloir répondre à mes questions en fin de mon post précédent, cela me semblerait important pour que nous puissions tous comprendre un peu mieux.

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aixur    19

@Aixur : Dans l'ensemble, tu fais quand même un peu fort, là ! Entre autres choses : antibios et aspirine ont peut-être 1 gros point commun, mais aussi des différences.

A quelles différences penses-tu ?

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Jardinier    14

Pour la toxoplasmose, si c'est bidon, on en trouve quand même assez couramment des définitions et descriptions, nosologiques, nosographiques, cliniques, etc. Dans la doc que j'ai fournie ci-dessus, un indice qui va un petit peu dans ton sens serait que cela se surmonte naturellement, sans soins particuliers, mais sauf en cas d'immunosuppression. Et comme qui dit immunosuppression dit sida, et que l'immunologie s'est commise comme on sait sur la voie que l'on sait... en tout cas, comme je le dis plus haut à Manou, aller chercher en prime une encéphalite à CMV, vu de loin, cela semble un peu superflu et de l'ordre de l'excés de zèle compte tenu de ce qui se dit de la toxoplasmose en cas d'immunosuppression ou immunodépression.

Ensuite, anitibios et aspirine :

* "Les antibiotiques agissent de manière spécifique sur les bactéries, en bloquant une étape essentielle de leur développement : synthèse de leur paroi, de l'ADN, des protéines, ou la production d'énergie, etc. Ce blocage se produit lorsque l'antibiotique se fixe sur sa cible, une molécule de la bactérie qui participe à l'un de ces processus métaboliques essentiels. Cette interaction entre l'antibiotique et sa cible est très sélective, spécifique des bactéries et ces composés ne sont en général pas actifs ni sur les champignons ni sur les virus. Il existe aussi d'autres molécules actives sur ces autres types d'agents infectieux que l'on appelle des antifongiques ou des antiviraux et qui sont distincts des antibiotiques." https://fr.wikipedia.org/wiki/Antibiotique

Question fluidité du sang et anticoagulation, il existe beaucoup d'antibiotiques différents, et s'ils semblent modifier la plupart du temps le ratio globules blancs/rouge, ce n'est pas la même chose que systématiquement fluidifier le sang.

* Pour l'aspirine, voir ci-après (tu sembles avoir raison grosso modo sur l'action anti-inflammatoire et sur un autre point, clé pour toi : Prostacycline et thromboxanes ont des actions opposées : vasodilatation et anti-agrégant plaquettaire pour la prostacycline, vasoconstriction et agrégant plaquettaire pour les thromboxanes. ) :

http://www.snv.jussieu.fr/vie/dossiers/aspirine/aspirine.html#chap3 "L'aspirine est essentiellement un inhibiteur irréversible des COX, des enzymes faisant partie de la voie de biosynthèse de certains membres des eicosanoïdes (voir ci dessous), dont les prostaglandines. La COX 1 est une enzyme ubiquitaire produite par la plupart des tissus du corps humain alors que la COX 2 est beaucoup faiblement exprimée puisque son gène est inductible, c'est à dire qu'il n'est actif qu'en présence d'un signal déclencheur qui, pour la COX 2, correspond à une situation inflammatoire.

B- Les eicosanoïdes

Les eicosanoïdes regroupent un ensemble de médiateurs lipidiques dérivés de l'acide arachidonique, un acide gras insaturé trouvé dans les membranes cellulaires. Le nom eicosanoïdes vient du mot grec "eicosa" qui veut dire 20, l'acide arachidonique étant à acide gras à 20 atomes de carbone (voir Fig 3).

Les eicosanoïdes comprennent les prostaglandines, la prostacycline, les thromboxanes, les leucotriènes et les lipoxines. Ce sont tous des médiateurs intercellulaires locaux de type autocrine (la cellule qui produit le médiateur est également la cellule cible) ou paracrine (la cellule cible est proche de la cellule productrice). Pour leur synthèse, prostaglandines, thromboxanes et prostacycline font appel à des COX. Comme leur nom l'indique, la réaction catalysée par ces enzymes entraine l'ajout d'atomes d'oxygène et la création d'un pentacycle carboné (voir Fig. 4).

Concernant les prostaglandines, leur nom dérive de l'histoire de leur découverte. En 1935, Ulf von Euler (ref. 1) et M. Goldblatt (ref. 2) ont découvert séparément que le liquide séminal et les vésicules séminales de nombreux animaux, dont l'homme, contenaient une substance capable de provoquer des contractions du muscle lisse utérin. On l'utilise d'ailleurs encore de nos jours en gynécologie-obstétrique (interruption de grossesse, accouchement). Persuadé que cette substance était produite par la prostate, von Euler (également découvreur, entre autre, de la substance P et de la noradrénaline, prix Nobel de physiologie et de médecine en 1970) la baptisa prostaglandine. Il sera ultérieurement montré que les prostaglandines trouvées dans le liquide séminal sont en fait produites par les vésicules séminales et non par la prostate. Cependant, de très nombreux autres tissus sont capables de produire des prostaglandines, ce qui explique en partie l'effet assez large de l'aspirine.

Globalement, les prostaglandines sont impliquées dans la régulation des réactions inflammatoires consécutives à une agression (agression biologique comme une infection, agression chimique, agression physique comme une brûlure, ou agression mécanique comme un écrasement). Cette action s'accompagne également d'un abaissement du seuil de stimulation des récepteurs à la douleur. Leur mode d'action passe par la liaison des prostaglandines à des récepteurs à 7 segments transmembranaires, qui sont donc couplés à des protéines G trimériques.

La prostacycline est, elle, produite par les cellules endothéliales de l'épithélium vasculaire et les thromboxanes par les plaquettes. Prostacycline et thromboxanes ont des actions opposées : vasodilatation et anti-agrégant plaquettaire pour la prostacycline, vasoconstriction et agrégant plaquettaire pour les thromboxanes.

C- De l'inhibition des COX à l'effet thérapeutique

L'action de l'aspirine passe par l'inhibition de la synthèse de ces différents médiateurs.

En inhibant la production de prostaglandines, elle va limiter l'abaissement du seuil de la douleur, d'où son action antalgique, ainsi que les réactions inflammatoires, d'où son action antipyrétique. En effet, l'inflammation est un mécanisme complexe, et l'un des nombreux évènements de cette réponse est une libération d'interleukine 1 (IL1) par les macrophages. Or, l'IL1 agit, entre autre, sur l'hypothalamus, le centre thermorégulateur du corps. Elle augmente la température de consigne via la production par l'hypothalamus de prostaglandine E. Cela entraine une élévation de la température corporelle, autrement dit de la fièvre, par contraction involontaire des muscles et vasoconstriction périphérique (pour limiter la déperdition de chaleur). L'action antipyrétique de l'aspirine passe par l'inhibition de cette série d'évènements. Il est à noter que la prise d'aspirine en absence de fièvre (pour des maux de tête par exemple) n'entraine pas d'hypothermie, ni un blocage de l'élévation physiologique de la température consécutive à une activité sportive.

Par ailleurs, à dose modérée d'aspirine, si l'inhibition de la COX 1 des plaquettes est durable (les plaquettes étant dépourvues de noyau comme les hématies, elles ne peuvent renouveler leurs enzymes), celle de la COX 1 des cellules endothéliales l'est beaucoup moins du fait d'une néosynthèse des enzymes dans ces dernières cellules. Il en résulte une diminution plus marquée des thromboxanes que de la prostacycline, de telle sorte que vasodilatation et action anticoagulante vont être favorisées. En revanche, à forte dose d'aspirine, l'inhibition de la COX 1 est durable pour les deux types cellulaires : l'inhibition de la production est efficace aussi bien pour les thromboxanes que pour la prostacycline. La balance entre les deux est donc peu modifiée ce qui n'entraine pas d'effets vasculaires importants. Ceci explique que l'aspirine soit prescrite à faible dose pour fluidifier le sang.

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manou    0

Merci à tous pour vos réponses. Je vais essayer d’éclairer un peu la situation et de répondre au mieux à vos questions.

Historique

Mon mari vient d’Afrique. Je sais qu’outre les problèmes de nutrition - eau du robinet non potable, nourriture à base de céréales - il a fait un abus de certains médicaments notamment antipaludéens, antibiotiques etant plus jeune.

En revanche, il n’a jamais fumé, jamais pris de drogues et depuis qu’il vit en France, mange et vit sainement. Et depuis que je le connais je ne l’ai rarement vu prendre des médicaments.

Déclenchement de la toxoplasmose

En janvier 2014, alors que tout allait bien, nous remarquons qu’il a perdu du poids sans que cela ne nous inquiète.

En février, il commence à sentir des maux de tête – le medecin prescrit du paracetamol…etc mais les maux de tete s’intensifient.

Fin fevrier, il perd l’appetit et n’avale plus rien.

Début mars, nous allons aux urgences, où le medecin nous renvoie chez nous. A ce moment là il est encore lucide.

Le lendemain, tout s’accelere. Il dort beaucoup, perd l'equilibre - il est tombé par terre dans la journée lorsque j’etais au travail – il perd en lucidité.

Le surlendemain, au réveil, il est commateux, il ne comprend pas ce que je lui dit – nous allons chez un medecin qui l’envoie aux urgences. Selon le rapport de l’hôpital, il est admis pour « dégradation neurologique dans le contexte de multiples lésions cérébrales avec hémiparésie gauche ».

Il est mis sous fortecortine et se réveille rapidemment puis traitement d’attaque adiazine /daraprim.

Avec ce diagnostic de toxoplasmose, Les medecins font le test hiv qui se révèle positif et quinze jours plus tard il est mis sous arv isentress /truvada.

Par la suite, les medecins ont diagnostiqué d’autres germes et autres virus, dont le CMV, et une encéphalite au niveau du tronc (et non pas à cmv comme dit dans mon premier post) a été mis en évidence.

@Jibrail @Jardinier

En résumé, on ne connaisait pas sa seropositivité avant le déclenchement de la toxoplasmose, le test ayant été fait par la suite lors de son hospitalisation.

Pour moi la cause est liée à la région d’où il vient, stress nutritionnel, à un abus de divers médicaments ingérés, des agressions parasitaires et fongiques comme le paludisme, mycoses, et un fort stress au travail les derniers temps.

Les arv sont isentress/truvada. Il prend adiazine/daraprim depuis plus d'un an - dans le même temps.

Effectivement, je ne sais pas à quoi est due l’encéphalite, elle a juste etait mise en evidence lors d’un IRM en cours d'hospitalisation et est liée probablement à la toxoplasmose

question : notre medecin hiv est persuadé qu'a 200cd4 la toxoplasmose ne pourra pas refaire surface, le système immunitaire etant suffisamment restauré. Pour ma part je crains que ces antibiotiques suppriment les anticorps spécifiques à la toxoplasmose qui pouvaient exister et donc rendent plus vulnérable l'organisme à une rechute. Qu'en pensez-vous ?

@Aixur

Aixur, je suis prête à revoir toutes mes positions en matière de santé. Mais quand tu dis que la toxoplasmose est une maladie bidon – ce qui m’arrangerait, car ce que je crains le plus est une rechute de toxoplasmose – s’il te plaît donne moi quelques arguments : déjà on connaît le parasite, son cycle de reproduction, les kystes qu’ils forment au niveau de la cellule.

De plus, j’ai vu les IRM avant et après et je me demande ce qui a pu faire un oedeme aussi gros si il n'y a pas de parasites.

Pour aller un peu dans ton sens , en relisant les rapports des médecins je me rend compte que le diagnostic a été posé avec beaucoup de précautions « tableau évocateur d’une toxoplasmose cérébrale diffuse » alors que j’ai vécu les choses de manière plus directe et franche.

Pareil, il est dit la « PCR était faiblement positive pour le CMV » et d’autres infections ont été traités simplement parce qu’il y avait des suspicions en raison des origines de mon conjoint mais rien n’a jamais été observé en coproculture.

Comme le dit Jardinier, je me demande si les medecins sont prudents "pour ne pas nuire" ou pour ne pas avoir de procès. Est-ce qu'on aurait pu eviter un lot de médicaments hautement oxydant...

Mais un point important - peut-être ont ils mal fait et ils ont fait des erreurs que j'ai pu constatées mais vu ce que nous avons traversé, séjours en réanimations...etc pendant plusieurs mois d'hôpital et vu qu'aujourd'hui mon mari est là, je ne peux pas leur en vouloir. Je remercie ce medecin même si aujourd'hui il m'emmerde à surveiller le virus chaque fois que les cd4 baissent alors qu'evidemment la lymphopénie provient de la toxicité des médicaments.

Ceci etant dit, j’aimerais bien que tu m’en dises d’avantage sur la toxoplasmose selon ta conception car moi j’ai vu mon mari avec des déficits moteurs et neurologiques allant de mal en pis, un IRM avec un gros oedeme, je ne pense pas que son corps se soit rétabli de lui-même. Je découvre le dernier post de jardinier et je voie que lui aussi n'est pas d'accord avec toi.

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aixur    19

Manou,


Je n'ai pas étudié extensivement la toxoplasmose. Mais de ce que j'en avais vu, le truc n'était pas bien convaincant. On nous présente ça comme un parasite. Mais en fait, de ce que je m'en souviens, le truc est de la taille d'un microbe. Et les kystes que c'est supposé entrainer étaient eux-aussi supposés être de taille microscopique. Donc, on voit difficilement comment le cerveau pourrait être affecté. D'une façon général, la façon d'affecter le cerveau n'est pas claire du tout. Le flou sur la façon d'agir d'un microbe est un des signes d'une maladie microbienne bidon.

Et rien ne dit qu'il ne puisse pas y avoir d'autres raisons à la présence de microkystes dans le cerveau. Si d'autres conditions peuvent provoquer ce genre de choses, il est facile d'accuser ensuite un microbe qui n'a rien à voir avec le problème. Il est en effet possible qu'on trouve des microbes dans ces microkystes. Ils vont être présent tout simplement parce qu'il y a de la matière morte et qu'ils s'en nourrissent. Ils ne seraient alors que la conséquence et pas la cause du problème.

Et puis, les microkystes sont supposés affecter le cerveau. Mais, comme par hasard, ils ne sont jamais assez nombreux pour provoquer carrément une nécrose.

Quant on sait un peu comment la médecine fonctionne, ce truc a clairement été mis en avant pour expliquer les maux de tête ou les démences des séropositifs. Au lieu d'accuser les drogues ou les médicaments, on accuse un hypothétique germe de la toxoplasmose.


Mais ça, c'est la théorie. Dans la réalité, la toxoplasmose est seulement identifiée par un test d'anticorps et par l'analyse du cerveau au scanner.

Or, 60 % des européens ont des anticorps à la toxoplasmose. Donc, forcément, le test va réagir positif chez de nombreux individus.

Quant au scanner cérébral, il ne va pas voir les microkystes. Ils sont trop petits. Il va voir surtout de grosses taches, des zones plus ou moins opaques. Et c'est là-dessus que vont se baser les médecins pour dire que c'est une toxoplasmose. Ils ne vont rien voir de précis, mais ils vont dire que les zones opaques correspondent à des zones d'infestation par le microbe.

Donc, l'examen n'est jamais fait de façon sérieuse. Rien ne prouve que le supposé microbe est bien présent. Les médecins supposent que c'est le cas en partant de présupposés sur la personne (son orientation sexuelle ; s'il vient d'un pays où la prévalence du vih et de la toxoplasmose est supposée être importante ; et aussi si on déjà établi qu'il est séropositif au VIH).


Pour en revenir au cas de ton mari, il est clair qu'en janvier 2014, il n'a pas eu une toxoplasmose, mais un AVC ; soit dû à une hémorragie, soit plus probablement à un caillot. C'est évident.

C'est pour ça qu'il y avait un gros oedème de visible sur le scanner. Il y avait un oedème parce que le caillot empêchait le sang de passer et qu'il y avait inflammation dans les alentours, tout simplement.

D'après ce que tu dis, le diagnostic de toxoplasmose semble avoir été posé dès le départ (une fois à l'hopital). Donc, il semble clair que les médecins ont posé ce diagnostic parce que ton mari est noir et qu'il a vécu longtemps en Afrique. Pour eux, il fait partie d'un groupe à risque. C'est la médecine à la tête du client. S'il avait été blanc et ayant vécu au fin fond du Lubéron toute sa vie, ils auraient aussitôt posé le bon diagnostic, à savoir celui d'un AVC. Jamais ils n'auraient parlé de toxoplasmose. A la rigueur, ils auraient parlé d'encéphalite, ou de méningite, mais pas de toxoplasmose.

Et c'est pour ça aussi qu'ils ont aussitôt fait un test VIH. Dès le départ, ils avaient en tête qu'il était infecté par le VIH, puisque, tout de suite, ils ont fait un diagnostic de toxoplasmose. En effet, c'est une maladie caractéristique du sida. Donc, s'ils pensaient dès le départ qu'il avait une maladie caractéristique du sida, c'est qu'ils pensaient aussi dès le départ qu'il était infecté par le VIH. Ton mari s'est fait avoir par les a priori des médecins concernant les africains.

Sinon, le test VIH a du positiver, soit à cause du paracétamol, soit à cause des médicaments contre la toxoplasmose, qui sont eux aussi des médicaments de type aspirine, c'est à dire qui désagrègent les particules présentes dans le sang, ce qui augmente le taux de particules dans le sang. Or, c'est ce que mesure le test VIH en réalité. Le test est totalement non spécifique.

Si l'état de santé de ton mari s'est amélioré, c'est très probablement grâce aux médicaments contre la toxoplasmose. Comme ceux-ci sont similaires à l'aspirine, ils ont désagrégé le caillot, ce qui a résolu le problème. Ce n'est pas parce qu'ils ont tué des méchants microbes, mais parce qu'ils ont dissout le caillot, tout simplement.

Et au passage, ça participe à l'arnaque de la toxoplasmose. Quant une personne est dans l'état de ton mari (donc, avec un AVC), le fait que les médicaments contre la toxoplasmose améliorent l'état clinique fait que le patient va se dire que le diagnostic initial était bien le bon.


Dans une situation normale, puisqu'il s'agit d'un AVC, il suffirait de prendre quelques mesures simples pour qu'il n'y ait aucun risque qu'un autre AVC ne se manifeste. Mais dans la situation présente, c'est différent. Si on arrête de lui donner des antibiotiques, le traitement contre le "VIH" risque de faire revenir le problème. En effet, comme il entraine une vasoconstriction, et donc une augmentation de la viscosité du sang, le traitement anti-VIH risque de provoquer l'apparition d'un nouveau caillot. Le risque est faible cela-dit, mais pas complètement négligeable. Et dans ce cas, le médecin dirait c'est la toxoplasmose qui est revenue parce qu'on a arrêté les antibiotiques.

Sinon, tous les autres germes et virus détectés l'ont été là encore à cause du traitement contre la toxoplasmose (ou peut-être à cause du paracétamol). Tous ces tests d'anticorps sont bidons et mesurent en réalité le taux de particules sanguines. Donc, avec une augmentation de la quantité de particules dans le sang causée par les médicaments en question, les tests ont réagi positif (ou plus ou moins indéterminés, mais ont été déclarés positifs ensuite parce que ton mari fait partie d'un "groupe à risque"). Et pour les autres, les diagnostics ont été faits, comme tu l'as évoqué toi même, à la tête du client. Il a vécu en Afrique, il est séropositif, donc, dans la tête des médecins, il est tout à fait possible qu'il ait d'autres maladies, même si rien n'a été observé au niveau des cultures.

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Jardinier    14

Manou, merci pour ta réponse et tes précisions, cela permet d'y voir un peu plus clair. La thèse de la confusion avec un AVC développée par Aixur est assez convaincante en effet, compte tenu notamment des présuppositions médicales concernant le vih et le sida. Mais il est à noter quand même que le diagnostic a pu être orienté par la perte de poids et d'appétit.

- Tu nous a écrit : "En février, il commence à sentir des maux de tête – le médecin prescrit du paracétamol…etc., mais les maux de tête s’intensifient." Là-dessus, ce qui m'intrigue, c'est ton "etc." : le médecin lui aurait prescrit du paracétamol et quoi d'autre ? On ne sait jamais, c'était peut-être quelque chose de significatif en termes d'effets secondaires ayant pu conduire à un AVC, ou en tout cas aggraver son état. Si tu t'en souviens, ou peux retrouver les ordonnances, on pourrait peut-être vérifier.

- Pour ce qui est de l'Isenstress associé au Truvada (entricitabine+ténofovir), il serait intéressant de savoir si c'était du raltégravir, ou de l'elvitégravir, ou du dolutégravir - les 2 derniers sont prescrits en "phase III", le premier en "phase II" - voir ici : https://fr.wikipedia.org/wiki/Inhibiteur_de_l%27int%C3%A9grase . Pour la petite histoire, il y a entre deux et trois ans, l'Isenstress avait été mis en surveillance par l'agence française du médicament. Il semblerait que par la suite son usage ait été validé. Mais comme pour le Truvada, la documentation sur les effets secondaires et les doutes sur les effets à long terme ne manque pas. Pour le Truvada par exemple, voir ici : http://www.ema.europa.eu/docs/fr_FR/document_library/EPAR_-_Product_Information/human/000594/WC500043718.pdf Et pour l'Isenstress tu trouveras très vite et facilement sur le web. a moins du reste que tu aies déjà fait les recherches en question...

- Pour le CMV, je n'avais jamais compris auparavant que la PCR était sensée le détecter et en mesurer le taux présent. A priori, officiellement c'est seulement la charge virale du vih qu'elle sert à mesurer. Donc, si ça mesure - et même détecte - aussi autre chose, cela semblerait trahir une embrouille dans le discours canonique. En fait, on peut penser que les médecins sidologues qui ont interprété cette PCR se sont laissé aller à noircir un maximum le tableau de l'état de sida viral déclaré, arbitrairement et au pif, afin de justifier leurs prescriptions d'antirétroviraux + antibiotiques.

Sinon, je ne pense pas qu'il faille trop te polariser sur une piste exclusive des questions de stress oxydatif, car c'est en réalité un domaine assez incertain. Quant à tes doutes tels que tu les formules ici : "Pour ma part je crains que ces antibiotiques suppriment les anticorps spécifiques à la toxoplasmose qui pouvaient exister et donc rendent plus vulnérable l'organisme à une rechute.", je pense qu'Aixur te fait une réponse te permettant de beaucoup les relativiser.

Difficile en conclusion de t'en dire plus et risqué de chercher à trop t'influencer sur la conduite à tenir pour la suite des traitements de ton conjoint. Sinon peut-être, à mon avis, exposer clairement tes doutes et tes craintes aux médecins, peut-être pas trop sur le vih et les ARV, puisque là-dessus ils vont sûrement bloquer, mais sur les antibiotiques, le problème de leur prescription sur une aussi longue durée et les questions relatives à l'interaction avec les ARV, ainsi que les problèmes du Bactrim. Bref, les mettre au pied du mur avec des infos fiables sur les questions problématiques, leur parler nommément des problèmes de iatrogénèse, les pousser un peu dans leurs retranchements - avec diplomatie mais fermeté - et les obliger à bien réfléchir et éventuellement à rectifier leurs options en vue du meilleur bénéfice-risque possible. Ou bien, peut-être aussi, prendre l'avis d'autres médecins et services médicaux, peut-être cette fois-ci en soulevant explicitement la question d'une confusion entre AVC et toxoplasmose liée à un sida. Peut-être de même d'ailleurs pour les médecins qui le prennent en charge actuellement, selon ce que tu peux ressentir et raisonnablement présumer de leurs résistances et de leur ouverture d'esprit.

Voilà, amitiés à toi.

Modifié par Jardinier

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Centurion    6

Je suis également de l'avis d'Aixur et de Jardinier.

La thèse de l'AVC est ultra problème, ensuite c'est la réaction en chaîne. Même chose pour les médicaments qui entraîne des nouveaux problèmes tout en soulagent d'autres.

Courage a toi .

Bonne fin de journée

Modifié par Centurion
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manou    0

Bonsoir,

désolé de répondre avec beaucoup de retard, j'ai eu une semaine très chargée.

@Centurion

J'apprécie tes encouragements. merci

@Aixur

Ta thèorie m'a fait beaucoup réfléchir et chamboulée. Malheureusement, je n'ai pas les compétences pour réfléchir au sujet. Comme le suggère Jardinier, si j'en ai l'occasion, j'evoquerais le sujet de la toxoplasmose/AVC avec une autre équipe médicale si j'en ai l'occasion.

Quoiqu'il en soit, comme tu l'avais dit dans ton précedent post, si on va à reculons sur le chemin de la dissidence, ce n'est pas bon. Donc, en attendant que mon mari soit pleinement convaincu, on va continuer les antibios mais là aussi comme dit par Jardinier, je parlerai fermement avec le medecin sur le sujet des effets iatrogènes des antibiotiques.

@Jardinier

je ne me souviens pas des médicaments prescrits par notre généraliste avant hospitalisation. Concernant l'isentress (raltégravir), j'avais également trouvé la liste des médicaments surveillés par l'agence francaise.

Pour le CMV et sa détection via PCR, j'ai recopié les rapports médicaux. Je me souviens qu'on a detecté le CMV lorsque ce qui semblait être un abcès dû à la toxoplasmose se resorbait, et dans mon esprit les medecins avaient vu ça au scanner ou IRM. Mais apparemment, la PCR est utilisée...à moins que ce soit un autre acronyme...je poserai la question au médecin aussi.

En revanche, et je ne comprend pas pourquoi tu dis de ne pas me polariser sur le stress oxydatif.

Nous avons fait un bilan et le stress oxydatif est avéré - en résumé, baisse du glutathion peroxydase, hyperactivité de la SOD, et le glutathion reduit est très bas, la fourchette va de 800 à 1000 umol/L et le resultat est de 200.

Je me dis que ca fait des années que les reserves de glutathion sont utilisées pour agir contre toutes sortes de radicaux et que probablement des années aussi que la seropositivité - en tant que mesure du stress oxydatif - doit être avérée.

En tout cas merci pour vos contributions.

Amitiés à tous.

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Econoclaste    3

@ Jardinier et Manou

La PCR n'a pas été conçue initialement pour mesurer la charge virale du VIH, mais afin de détecter la présence d'un microbe quel qu'il soit à partir d'une amorce appropriée (un brin d'ADN ou d'ARN censé être spécifique) quand il paraît difficile à détecter (aiguille dans une meule de foin). Elle peut donc être utilisée pour détecter le CMV en prenant l'amorce adéquate. La mesure de la charge virale (PCR dite quantitative) est venue après, sachant d'ailleurs que Kary Mullis a émis quelques doutes quant à la pertinence de ce concept pour le VIH, dans la mesure où on se retrouvait avec un titre très faible du virus par la technique traditionnelle et une CV énorme par la PCR.

Sur le taux de glutathion : comme Jibrail, je dirais qu'il faut se méfier quant à la manière dont c'est mesuré, et je ne suis pas sûr que les médecins sachent interpréter ce chiffre. Faire le point sur tous les agents oxydants, médicaments etc... pris au cours de ces années ainsi qu'au régime alimentaire donne déjà une bonne idée de l'éventuel déséquilibre de ce côté-ci.

Courage Manou pour toi et ton mari!

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Daddou    4

bonsoir Manou

sur Facebook tu trouveras notamment ce groupe https://www.facebook.com/groups/1444331889112928/1661509960728452/?notif_t=group_activity qui pourrait t'intéresser. La personne qui l'a créé est aide soignante et son mari a aussi été diagnostiqué séropositif lors d'une hospitalisation...elle aussi est séronégative malgré des années de vie commune. Elle a pris en charge la santé de son mari...bref, à lire

Peut être que ton mari serait ouvert à être suivit par un thérapeute alternatif, que ce soit un homéopathe uniciste, un maturopathe, un thérapeuthe en médecine quantique. Souvent quand on gratte un peu, les africains sont proche des soins naturels. Il existe plein de solutions pour rétablir sa santé

en pensée avec toi

amitiés

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manou    0

Bonjour Daddou

c'est très gentil de ta part, je vais aller voir cette page facebook et me renseigner sur d'autres approches que tu cites. Nous utilisons dejà quelques plantes tropicales et j'arrive dejà à lui faire prendre probiotiques et quelques antioxydants.

Je lui parle de la théorie du stress oxydatif et il écoute de plus en plus donc je suis confiante qu'il finira par evacuer de son esprit ce prétendu virus.

amitiés

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manou    0

Bonjour,

Je reviens donner des nouvelles de notre situation (celle de mon mari qui a eu une toxoplasmose en 2014) suite au rdv avec notre médecin cette semaine. Depuis mars 2015, les cd4 avaient tendance à baisser (170 fin 2014 autour de 130 cette année) et une neutropénie s'installait (de 1400 fin 2014 à 990 aujourd'hui). Le médecin pensait que cette neutropénie provenait de la toxicité des antibiotiques adiazine /daraprim (c'est plus que probable).

Comme nous n'arrivions pas à franchir ce cap des 200 cd4, cap ou on arrête les antibiotiques, la neutropénie s'aggravait, les cd4 stagnaient et en juillet lors de mon premier post ci-dessus, je me demandais comment faire : 1. arrêter les antibiotiques au risque d'une rechute ou 2. espérer qu'on dépasse les 200 cd4 et qu'on puisse arrêter.

Pour pallier la toxicité des médicaments, le médecin avait proposé de changer les antibiotiques contre le bactrim ! quand je lui fais remarquer qu'en terme de toxicité on y gagnait pas, il n'a pas insisté. Il m'a juste dit que c’était le protocole dans notre cas après le traitement adiazine/daraprim, ils donnent le bactrim pour nous proteger !

Le rdv de septembre etait similaire, pas d’amélioration; proposition de changer pour le Bactrim; refus...

Entre temps, j'avais découvert un lien d'une association au Bénin, ou les gens qui consommaient du moringa voyait leur cd4 doubler en six mois.

J'avais aussi trouver une etude sur les effets du gingembre contre t gondii comparativement à sulfadiazine / daraprim qui apparemment disait que le gingembre (dans quel dosage ?) aurait un effet contre le parasite similaire aux antibiotiques sauf erreur de compréhension de ma part.

Depuis environ trois mois, nous avons donc un regime à base de moringa 10g /j, gingembre et curcuma (depuis 1 mois dans les plats) (et pour mon mari en plus des antibiotiques, les arv et de la nac 600mg/jour depuis 2 mois). Le résultat a été surprenant puisque la dernière analyse montre un accroissement des cd4 de 100; aujourd'hui nous sommes à 240; pareil pour le ratio cd4/cd8 proche de 0.5 - 0.28 avant; les cd8 en baisse (il me semble qu'ils marquent en autre le stress oxydatif); le pourcentage de cd4 22 contre 19.

Sans compter, probablement un effet hepato-protecteur, les transaminases ont toujours été au-dessus des valeurs hautes (50) et les gamma gt autour de 100. Aujourd'hui, les transaminases sont à 20, et 40 pour les gamma gt.

Nous avons donc pu arrêter les antibiotiques - enfin...

On s’aperçoit que la peur de l'autorité du médecin, le coté psychologique a une énorme importance. Quand nous avons reçu les résultats, je voulais arrêter de suite les antibiotiques sans attendre le rdv programmé 1 mois plus tard. Mais la peur fait que tant que c'est pas le médecin qui le dit, on ne fait rien. Et pourtant, on voit à quel point les médecins peinent à trouver des justifications pour chaque événement qu'ils ne comprennent pas.

Mais quand même, le médecin a proposé plusieurs vaccins à mon mari, qu'il a refusé sans hésiter.

Voilà, nous étions très contents que mon mari puisse peu à peu se défaire de médicaments et je croie qu'il a de plus en plus de mal à croire au virus...ce qui est bon signe. Reste la neutropénie qui j'espère va s'estomper avec l'arrêt des antibiotiques.

Nous avons pu dater la séropositivité de mon mari. Point sur lequel je ne souhaiterais pas m'étendre. Mais j'ai vu que Dubitatif et Frustré007 se posent les mêmes questions que nous tous. Donc en plus d'aller voir, le topic sur la transmission de la seropositivité, de lire les etudes de Pavian, je peux aussi témoigner comme beaucoup d'autres, que je suis séronégative après 13 ans de relations non protégées (et conformément aux statistiques de transmission des cdc).

J'encourage donc les séropositifs à essayer les plantes - sous le contrôle d'un professionnel ! - le moringa étant une plante de choix à mon avis (malheureusement difficile à trouver) mais d'autres existent. Le produit Jobelyn est fait à base de sorgho, ou d'autres encore quelque soit la provenance.

On peut aussi remarquer que le moringa est un puissant anti oxydant selon les diverses normes de calcul du potentiel antioxydant des aliments (je ne sais pas si ca a de la valeur, ORAC...) mais en tout cas ca va un peu dans le sens de la théorie du stress oxydatif plutôt que de celui de la théorie virale ?

Le curcuma nous a fait beaucoup de bien mais j'ignore dans quelle dosage les prendre. donc faire attention. (moi ça m'a inhibé une mycose rebelle qui n'est pas réapparue depuis)

Si quelqu'un s'y connait en phytothérapie, des explications sur comment prendre le curcuma, faut-il faire des pauses, poudre ou comprimés, seraient les bienvenues.

Reste que mon mari a des douleurs neuropathiques dues aux kystes que forment les parasites (selon le neurologue) et je ne trouve absolument rien comme traitement si ce n'est des traitements conventionnels toxiques comme (anti-épileptiques; opiacés, tramal...).

Si quelqu'un connaît un meilleur remède, j'aimerais beaucoup le connaître.

Manou

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Daddou    4

bonjour

Pour la neutropénie, j'ai eu le cas quand mon bébé était hospitalisé. La combinaison de certains médicaments ( arv et anti mycose) peut l'induire. Heureusement que j'avais lu un article sur le sujet car quand le petit a eu une baisse des globules blancs, les médecins ont voulu mettre ça sur le dos du virus...je leur ai dit avoir lu sur internet que la combinaison de deux médicaments qu'ils lui donnaient pouvait en être la cause, d'abords, ils ont dit qu'il fallait se méfier de ce qu'on lit sur le net...mais malheureusement pour eux, l'article que j'avais lu venait de chez eux...donc là, ils étaient embêté et ont du changer leur médication

Pour la Moringa, pas encore testé, mais c'est très intéressant. J'ai un ami qui soigne son diabète avec

Sinon, comme piste de soin qui peut être intéressante (si ça nous parle), c'est la médecine quantique. Elle permet de trouver les produits qui nous conviennent le mieux et de changer aussi les fréquences auxquelles vibrent notre corps et nos organes pour qu'elle ne rentrent plus en résonnance avec des virus, bactéries, champignons, etc

bonne continuation et merci pour les nouvelles

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manou    0

bonjour Daddou et désolé de te répondre que maintenant.

J'ai relu tes posts du forum sur la médecine quantique. J'ai ensuite cherché un centre près de chez moi et pris des renseignements.

J'avoue que j'y vais un peu à reculons. La personne qui m'a renseigné avait plus l'air commerciale que para-médicale. Les consultations sont chères et le système bien rôdés (dabord une consultation de bilan énergétique puis établissement d'une cure de métathérapie).

Malgré quelques réticences, j'ai pris rendez-vous car il faut tout essayer. Mais je prévois un budget conséquent.

Je donnerai des nouvelles, après début des séances courant avril...

merci

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Daddou    4

bonjour

je ne sais pas dans quelle région tu es, mais il doit y avoir plusieurs thérapeutes en médecine quantique. Il est important d'avoir le feeling et de bien ressentir le praticien. Peut être que dans un magasin bio, ou par le biais d'un autre thérapeute, genre ostéo ou homéo...le bouche à oreille est le meilleur filon.

sinon, j'ai un bon contact qui travaille par Skype (il est aux USA)

je te met le lien de son site:

http://www.emorelease.net/

bonne continuation

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