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http://www.omsj.org/corruption/gutwin2015/2

Dans l'affaire Gutierrez, qui concerne un militaire accusé d'avoir eu des relations non-protégées sans indiquer son statut de séropositif (un peu le même cas que l'affaire Christophe Morat en France que j'avais évoquée dans un précédent post), la cour d'appel des forces armées US vient de conclure que l'accusation n'a pas pu prouver que les actes du sergeant Gutierrez ont pu "probablement" (likely) amené une transmission du VIH à ses partenaires. L'affaire fut gagnée en grande partie par le soutien de Clark Baker et OMSJ (l'entreprise qu'il a fondé), qui précise d'ailleurs que le médecin traitant de Gutierrez, venu témoigné à la barre contre lui, avait reçu quelques jours après son témoignage presque 3 millions de dollars de Bristol Myers Squibb, une big pharma produisant Sustiva (un ARV). Il semblerait que cette affaire pourrait renverser durablement la jurisprudence sur ce type d'affaires, ce qui est une des rares victoires de la dissidence, qui pourrait avoir de l'importance dans le futur (notamment pour les patients et les accusés, mais à plus longtemps, pour lutter contre le paradigme VIH=SIDA). Cet exemple devrait encourager à ce qu'il en soit fait autant en France, cette victoire peut donner espoir, à ceux qui comme sur ce forum, ont eu maille à partir avec la justice sur des questions liées au VIH (ou au traitement etc).

Cependant, Celia Farber sur la page facebook de Rethinking AIDS indique qu'OMSJ et Baker sont en ce moment dans la tourmente judiciaire, puisqu'ils ont à affronter plusieurs procès, notamment un contre Kevin Murtagh (un universitaire dans le réseau de Gallo et ses sbires), qui est accusé par Baker de diffamation et d'avoir orchestré de multiples attaques virales contre son site et ses boîtes emails, outre d'être largement financé par l'industrie pharmaceutique pour gagner ce procès. Cela engendre pour Baker des difficultés financières, d'où un appel au don sur le site d'OMSJ. Baker aurait indiqué que si 1000 personnes donnaient 5$ par mois, ce serait suffisant pour maintenir le bateau à flot. J'hésite encore à le faire, du fait des positions politiques du personnage, mais en même temps, ça a du sens si ça aide des gens injustement accusés...

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Merci Econoclaste pour ce lien.

C'est un événement important, et en même temps, j'ai peur que l'impact soit assez limité. Je reviendrai dessus en fin de mon message.

D'abord, bien que n'étant pas un expert juridique, je vous propose de vous rapporter ce que j'en ai compris, pour bien saisir de quoi il s'agit.

Je m'appuie sur la la transcription du jugement (ici de la Cour d'Appel des Forces Armées américaines), que je cite abondamment et que les anglophones patients liront avec attention. Il est en effet important de comprendre le raisonnement de la cour pour comprendre les avancées et les limites de ce jugement.

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Pour rappel, le Sergent Gutierez avait été emprisonné en 2010 et condammé à 8 ans de prison pour avoir participé à plusieurs reprises à des "parties" sexuelles avec de nombreux autres partenaires (y compris sa femme), sans les avoir informé de sa séropositivité (diagnostiquée peu avant et connue de sa hiérarchie).

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Le juge rappelle comment doit être caractérisée l'infraction pour laquelle le Sergent Gutierez était poursuivi : celle d'agression aggravée. Il s'appuie pour cela sur la définition de l'agression aggravée du Code la Justice Militaire.

Il indique que l'acte d'agression doit avoir comme conséquence "probable" les coupes et blessures, la question étant : les coups et blessures étaient-il la conséquence probable de l'activité sexuelle de l'accusé ?

Article 128, UCMJ, defines aggravated assault:
(a) Any person subject to this chapter who attempts or offers with unlawful force or violence to do bodily harm to another person, whether or not the attempt or offer is consummated, is guilty of assault
. . . .
(b) Any person subject to this chapter who ––
(1) commits an assault with a dangerous weapon or other means or force likely to produce death or grievous bodily harm . . . . is guilty of aggravated assault and shall be punished as a court-martial may direct.

(...)

It must be correct that “[t]here is only one standard: Whether the means used [in the assault] were ‘likely to produce death or grievous bodily harm.’” (...). Thus, “likely” must mean the same thing in an Article 128, UCMJ, prosecution for an aggravated assault involving HIV transmission as it does in any other prosecution under the United States v. Gutierrez, No. 13-0522/AF 12 statute. In determining whether grievous bodily harm is likely, therefore, one conception is whether grievous bodily harm is the “‘natural and probable consequence’” of an act. (...). The ultimate standard, however, remains whether -- in plain English -- the charged conduct was “likely” to bring about grievous bodily harm. As related to this case, the question is: was grievous bodily harm the likely consequence of Appellant’s sexual activity?

Le juge remet en cause un précédent jugement ("Joseph"), parce que la Cour avait examiné exclusivement la probabilité de la mort ou des dommages corporels en cas de transmission, mais la probabilité de transmission en elle-même. Il cite un commentaire qui rappelait que ce n'est pas l'arme qui cause probablement les dommages, mais la façon dont l'arme est utilisée.

There are at least two problems with this Court’s prior analysis in Joseph. First, the Joseph court focused exclusively on the likelihood that death or grievous bodily harm would occur in the event of transmission, without consideration of whether the risk of transmission was itself likely. 37 M.J. at 396-97. But this Court’s case law “does not state that because the magnitude of the harm from AIDS is great, the risk of harm does not matter.” United States v. Dacus, 66 M.J. 235, 240 (C.A.A.F. 2008) (Ryan, J., with whom Baker, J., joined, concurring). As one commentator has noted, “Joseph ignores the fact that it is not the weapon that must likely cause great harm, but rather the manner in which it is used must be likely to cause the resulting harm.”

Sur la première des trois activités sexuelles pratiquées, le sexe oral non protégé, l'expert pour le gouvernement, le Dr Sweet, reconnaît que le risque est "pratiquement nul", et ce risque "ne change pas vraiment en cas d'éjaculation".

Et c'est là, à mon sens, que le juge introduit une lecture inhabituelle : il affirme que le fait que le risque soit "pratiquement nul" ne doit pas questionner le fait qu'on soit en deçà d'un "seuil raisonnable de probabilité", dans le sens où pour être caractérisée, la probabilité ne doit pas être "fantaisiste, spéculative ou infime". De ce fait, il en conclut que la conduite de l'accusé ne peut être en aucun cas une cause "probable" de coups et blessures.

Le raisonnement est l'inverse de celui qui est habituellement pratiqué dans les cas de criminalisation : peu importe que la probabilité soit faible ou pas, et même qu'il n'y ait eu ou non transmission (dans le second procès Morat, toutes ses partenaires sont restées séronégatives); le fait que l'acte risqué ait eu lieu emporte la culpabilité de l'accusé.

As to unprotected oral sex, the expert testimony in this case is that the risk of HIV transmission was “almost zero.” According to Dr. Sweet’s testimony, 4 that risk does “[n]ot really” change in the case of ejaculation. There should be no question that a risk of “almost zero” does not clear any reasonable threshold of probability, including under the rubric this Court has heretofore applied in HIV-exposure cases, which required that the risk must be more than “fanciful, speculative, or remote.” Joseph, 37 M.J. at 397 (citation and internal quotation marks omitted). Appellant’s conviction for aggravated assault, to wit, engaging in unprotected oral sex without disclosing his HIV-positive status, is legally insufficient (...) because no rational trier of fact could conclude that his conduct was likely to cause grievous bodily harm. (...)

Au passage, le juge note (rapporté en bas de page) que le témoignage de l'experte est cohérent avec les chiffres de probabilité de transmission du VIH selon les pratiques, pages que nous avons très souvent cité dans le forum et que l'on pourra retrouver ici.

4 We note that Dr. Sweet’s testimony is consistent with information on HIV transmission risk published by the Centers for Disease Control. See Centers for Disease Control and Prevention, http://www.cdc.gov/hiv/policies/law/risk.html(last updated July 1, 2014).

Je passe plus vite sur la pratique des rapports vaginaux protégés : l'experte du gouvernement conclut aussi que le préservatif protège de la transmission des fluides corporels de 97 à 98%, et que le risque de transmission ne pouvait être qu'infime, le juge précisant qu'aucune utilisation de préservatifs défectueux ou de façon inappropriée n'a été rapportée, et que donc il n'y pas raison de majorer ce risque.

In the case of protected vaginal sex, we have previously concluded that “[t]he fact that a male uses a condom during sexual intercourse is not a defense to [aggravated] assault.” Klauck, 47 M.J. at 25. That conclusion does not, however, answer the question presented, which is whether Appellant’s conduct was likely to inflict grievous bodily harm. 5 The expert testimony in this case makes clear that condom use protects against the transmission of bodily fluids in ninety-seven to ninety-eight percent of cases, and that any HIV transmission risk only obtains in the transmission of bodily fluids. Further, Dr. Sweet, the Government’s expert witness, agreed with trial defense counsel that the risk of HIV transmission in the case of protected vaginal sex was only “remotely possible,”meaning the conviction cannot be sustained even under Joseph. Appellant’s conviction for aggravated assault by protected vaginal sex is legally insufficient, and Klauck is expressly overruled. 5 Arguing from Klauck, 47 M.J. at 26, the Government asserts that we should disregard the efficacy of condom use because condoms are not infallible, and condoms must be used properly to combat sexually transmitted disease. Nothing in the record suggests that the condoms Appellant used were defective or improperly employed, and so no basis exists to question the utility of condoms in this case. United States v. Gutierrez, No. 13-0522/AF 14

On en vient enfin au coeur de l'accusation : les rapports vaginaux non protégés. L'experte estime au maximum à "1 pour 500" le risque de transmission, encore s'agit-il d'une du "haut" de la fourchette, et de sa propre évaluation, elle l'estime plutôt entre "1 et 10 pour 10.000", soit une probabilité encore 2 à 20 plus faible.

Le juge indique qu'en "langage clair", 1 pour 500 n'est en aucun cas "probable", et que la qualification d'agression aggravée ne peut être retenue dans la mesure où il ne peut résulter de rapports vaginaux non protégé une "transmission" probable du VIH.

Turning to unprotected vaginal sex, Dr. Sweet’s testimony put the maximal risk at 20 out of 10,000, which equates to 1 in 500. She described this figure as the “high-end” statistic, and appears to have concluded in her own assessment that “between 1 and 10 per 10,000 exposures would become infected.” 6 In any event, accepting the high-end statistic of 1-in-500 exposures resulting in HIV transmission from unprotected vaginal intercourse consistent with our obligation to construe the evidence in the light most favorable to the prosecution under Jackson, we conclude that HIV transmission is not the likely consequence of unprotected vaginal sex. This is so because, in law, as in plain English, an event is not “likely” to occur when there is a 1-in-500 chance of occurrence. As a result, Appellant’s conviction for aggravated assault by engaging in unprotected vaginal sex is legally insufficient under Jackson. That Appellant’s conviction for aggravated assault is legally insufficient does not mean that Appellant’s conduct is beyond the reach of military criminal law.

Le juge rappelle ensuite un point fondamental : " à la différence d'autres juridictions, le Congrès [le parlement américain] n'a pas criminalisé la non divulgation de la séropositivité dans le Code de la Justice Militaire". En conséquénce si cela n'exclut pas la possibilité de poursuivre ces faits, c'est alors à l'accusation que revient la tâche de prouver "tous les éléments à charge", et dans le cas d'espèce car selon le juge, l'accusation a échoué à démontrer la probabilité de la transmission dans le contexte des faits et circonstances examinés.

C'est un point fondamental car aux Etats-Unis, dans la justice civile - à la différence de la justice militaire comme ici - la transmission de la séropositivité à ses partenaires sexuels est assimilée à un crime dans plus de 30 des 50 Etats. Cela signifie qu'avoir un rapport sexuel sans avoir informé son partenaire peut être susceptible de constituer un crime, et même parfois si le partenaire est informé.

S'il n'avait pas été militaire, et s'il avait été jugé par la justice civile pour les mêmes faits, il y a à mon avis très peu de chance pour qu'il ait pu s'en tirer.

Unlike several other jurisdictions that have created statutory crimes of HIV nondisclosure, Congress has not criminalized HIV nondisclosure (...) in the UCMJ

(...) There is nothing improper regarding the government’s reliance on generally applicable statutes to prosecute criminal conduct, but in cases involving HIV exposure, the government will be held to its burden of proving every element of the charged offense in the same manner that is required in other cases invoking the same statute. (...) On this record, the Government failed to prove that any of Appellant’s acts were “likely” to transmit HIV, i.e., that HIV transmission was “likely” in the sense of applying plain English in the context of the facts and circumstances presented in this case.

L'accusation a tenté de requalifier la qualification d'aggression aggravéee en "tentative d'aggression aggravée". Mais selon le juge, une "tentative" suppose une intention (préméditée ou non), et le juge estime qu'aucune intention de coups et blessures n'a été mise en évidence dans ce cas.

Thus, Appellant’s conviction must be reversed as to each specification of aggravated assault. In the place of aggravated assault, the Government urged this Court at oral argument to affirm offenses of attempted aggravated assault. The Government has not proven the elements of that offense. An attempt requires “specific intent to commit [the] offense,” Article 80(a), UCMJ, 10 U.S.C. § 880(a) (2012). Thus, an attempted aggravated assault charge may lie when an accused knew he was infected with HIV and, using a syringe of his blood or intentionally using his body as a weapon, specifically intended to inflict grievous bodily harm as demonstrated by the evidence at trial. No evidence of specific intent to inflict grievous bodily harm was presented in this case.

Eliminant la qualification d'une aggression "aggravée", le juge examine enfin la possibilité d'une aggression "simple", qui aurait entraînée coups et blessures. Le juge reconnait qu'il n'y a pas pu avoir un consentement éclairé des partenaires qui n'étaient pas informé, que le sergent Gutierez est donc coupable d'aggression ayant entraîné des coups et blessures, mais non aggravée, et le juge en conclut que cette accusation est moindre que celle d'aggression aggravée.

The question remains whether the evidence is legally sufficient to affirm a lesser included offense of assault. The offense of assault consummated by battery requires that the accused “did bodily harm.” (..). “‘Bodily harm’ means any offensive touching of another, however slight.” Here, Appellant’s conduct included an offensive touching to which his sexual partners did not provide meaningful informed consent. (...) (“Without disclosure of HIV status there cannot be a true consent.”). He is therefore guilty of assault consummated by battery, and we affirm that offense as a lesser included offense of aggravated assault.


Le juge en conclut donc que la qualification d'aggression aggravée ne doit pas être retenue, que celle d'aggression ayant provoqué coups et blessures peut être retenue, et qu'en conséquence la sentence doit être révisée - et qui est renvoyée à un autre juge. Par ailleurs doit être examiné si les droits de l'accusé ont été violés du long délai entre le premier jugement et ce second jugement en appel.

CONCLUSION
We expressly overrule United States v. Joseph, 37 M.J. 392 (C.M.A. 1993), and hold that Appellant’s conviction for aggravated assault is legally insufficient.
The decision of the United States Air Force Court of Criminal Appeals is reversed as to the allegations of aggravated assault set forth in Charge III and its specifications. Accordingly, Charge III and its specifications are affirmed only as to the lesser included offense of assault consummated by battery. The lower court’s decision as to the remaining charges and specifications isaffirmed, but its decision as to the sentence is reversed. The record of trial is returned to the Judge Advocate General of the Air Force for remand to the lower court for its determination to either reassess the sentence or to set aside the sentence and order a rehearing. On remand, the CCA shall also consider whether Appellant’s due process rights were violated by the facially unreasonable appellate delay that occurred in this case.

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Il y a donc plusieurs limitations à ce jugement :

- il vaut surtout parce qu'il s'agit d'une Cour militaire qui n'applique le même droit que le droit civil;

- le raisonnement n'aurait pas pu être suivi dans le cas d'autres pratiques (transfusion, partage de seringue, pénétration anale) dont la probabilité est estimée plus élevée;

- l'accusé n'est pas blanchi de toute accusation.

Par ailleurs, il n'y aucun remise en cause de la validité des tests, de la possibilité de transmission ou de toute lecture véritablement dissidente.

Néanmoins, il est effectivement intéressant que le juge ait pris au sérieux les données - fournies par l'orthodoxie elle-même - sur la faiblesse de la transmission du VIH en cas de rapport oral ou vaginal. Il faudra voir si les journaux grand public suivent le juge et en profitent pour réinterroger ces chiffres qui ne sont pas compatibles avec les niveaux de contamination très élevés d'Afrique Subsaharienne par exemple.

Mais sur le fond, comme je l'ai dit plus haut, je reste sur ma réserve, car ce jugement ne me paraît pas reproductible dans d'autres circonstances et n'a en aucun abouti à la reconnaissance de théories dissidentes. Les prochaines fois, il est probable que l'accusation bétonne un peu plus ses dossiers pour que cela lui suffise pour l'emporter.

Quant à Clark Baker et l'OMSJ, j'ai toujours du mal avec ses déclarations et son site web à l'emporte-pièce, où dans un autre domaine, il arrive à dire que le fait qu'il fasse froid cet hiver aux Etats-Unis rend inepte la théorie du réchauffement climatique (comme si c'était si simple, quoi qu'on en pense par ailleurs...). Et s'il n'a pas de sous, pourquoi doit-il faire des procès aux uns ou aux autres ?

Juste un exemple : il accuse la médecin de l'accusé et experte dans le procès d'avoir touché 3 millions de dollars d'un gros labo (BMS). Mais dans le lien même qu'il donne, sauf si je me trompe dans la traduction, c'est faux : elle a été nommée à la tête d'une fondation qui a reçu 3 millions de dollars, et même si c'est aussi moralement discutable, ce n'est pas du tout la même chose que de lui mettre 3 millions de dollars dans son compte en banque perso !

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Cher Jibrail,

comme toujours, tes analyses sont des plus pertinentes. Effectivement, ne s'agissant que d'un tribunal militaire, les conséquences seront limitées, mais toute victoire est bonne à prendre. En l'occurrence, si Crowe n'avait pas torpillé le procès Parenzee, les conditions seraient peut-être plus favorables aussi bien pour la dissidence que pour les séropositifs injustement accusés. Mais bon, à ce compte-là, si ma tante en avaient...

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C'est une victoire, mais qui ne fera progresser les choses que si elle permet d'appuyer une théorie alternative crédible, qui pourrait alors être regardée plus attentivement par le reste du monde. Sinon, ce sera juste une victoire individuelle pour quelqu'un qui aura réussi à passer à travers les mailles du filet - et tant mieux sincèrement pour lui - mais cela restera l'exception par rapport à tous ceux qui iront croupir en prison. Et cela laissera le champ libre à l'orthodoxie pour appuyer un durcissement de la Loi et ainsi resserrer encore les mailles du filet.

Mais est-ce qu'appuyer une théorie alternative est un des objectifs de Clark Baker, ou de Rethinking Aids, qui appuie chacun de ses faits d'armes ?

Malheureusement j'en doute. Ce que dit entre autres le communiqué de presse de Clark Baker, c'est que "le diagnostic de VIH n'est pas appuyé par son histoire médicale, ni par le protocole de test employé par l'Air Force".

Should such a rehearing occur before a trial court, David Gutierrez’ defense will assert in mitigation that his original diagnosis of HIV was not supported by his medical history nor by the testing protocol employed by the Air Force.

Ce qu'il sous-entend, c'est que c'est un faux positif, et donc qu'il y a des vrais positifs, une vraie façon de diagnostiquer le VIH, et quelqu'un comme Gutierrez au vu de "son histoire médicale" ne peut être devenu séropositif - s'agit-il de laisser entendre que le VIH ne concerne pas les hommes blancs hétérosexuels ?

Les non hétérosexuels, non hommes et non blancs apprécieront, les séropositifs qui ont testé positifs à plusieurs reprises seront aussi ravis de ce précieux coup de pouce.

Comme l'indiquait le Perth Group il y a peu sur un cas similaire déjà défendu par Clark Baker : "Nous sommes heureux que les événements aient bien tourné pour le Sergent TD, mais comment un avocat de la défense pourrait argumenter si l'accusé était un homme gay avec un bas taux de CD4, qui pourrait aussi avoir une maladie définissant le sida et un partenaire sexuel séropositif ?"

We are pleased events turned out well for Sgt TD, but how will a defence lawyer argue (...) where the accused is a gay man with a low T4 cell count who may also have had an AIDS defining condition and an HIV positive sexual partner?

L'orthodoxie peut pousser un soupir de soulagement : avec Clark Baker, on n'est pas prêt de refaire le procès du VIH dans un tribunal - comme l'avait effectivement tenté le Perth Group lors du procès Parenzee.

Car à mon avis, il n'y a toujours pas d'autre façon de progresser... que de remettre en question l'existence même du VIH.

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Un jeune américain (23 ans), Michael Johnson, accessoirement gay et noir, a été condamnée à une peine de 30 ans de prison pour avoir eu des relations sexuelles consenties et non protégées avec plusieurs partenaires, seulement parce qu'il n'avait pas indiqué qu'il était séropositif. La peine est susceptible d'être portée à 60 ans courant juillet. Soit une perpétuité sans aucune remise de peine possible.

Cela se passe dans l’État du Missouri - dans le Midwest, le même État américain où ont eu lieu les émeutes de Ferguson qui ont récemment fait l'actualité et témoignent de l'intensité des tensions sociales et raciales dans le secteur. Là-bas, la non-divulgation du statut sérologique est un crime, et apparemment peu importe s'il y a eu transmission : cet article rappelle qu'un homme a été condamné à 10 ans de prison (!) pour avoir eu des relations non protégées avec 4 femmes différentes - dont aucune n'est devenue séropositive; 10 ans de prison aussi pour une femme qui avait une relation non protégée avec son ex (!), et qui est aussi resté séronégatif.

Je ne reviens pas sur l'instrumentalisation du VIH à des fins de racisme - on a déjà souvent eu l'occasion d'en parler - et cet article le fait bien mieux que je pourrais le faire en rappelant que les lois criminalisant la non-divulgation et la transmission du VIH touche de façon disproportionnée les noirs aux États-Unis.

Dans le cas de Michael Johnson, ce long article est particulièrement instructif dans la mesure où il montre comme tous les aspects sociaux et raciaux s'entrechoquent pour aboutir à cette condamnation. Michael Johnson, souffrant jeune de dyslexie, s'était apparemment investi totalement dans un trip sportif (la lutte) pour ciseler un corps ultra-viril compensant ses difficultés scolaires et une homosexualité pas bien assumée - en tout cas à l'adolescence. Il devient "Tiger Mandingo" - se plaçant dans l'image très connotée des anciens esclaves américains au corps puissant, prompt à déclencher des fantasmes sur le campus de St Charles où il étudiait au moment des fait. Un des plaignants, un étudiant blanc, détaille bien comment, "bien que plutôt attiré par les blancs", il était fasciné par l'image de ce jeune homme "splendide" et "bien monté", avec qui il a eu plusieurs relations. C'est lui qui lui a demandé de ne pas mettre de préservatifs la troisième fois, parce qu'il était "immense", seulement "son troisième mec noir", et que Johnson lui avait répété qu'il était "clean". L'étudiant en question a aussi indiqué qu'il avait eu des relations non protégées à de multiples reprises, avec de nombreux partenaires en qui il disait avoir confiance, mais aussi avec des hommes "qu'il connaissait à peine" - mais dans ce cas, il indique qu'il pouvait savoir qu'ils étaient clean "juste en les observant" (!)

Cela laisse songeur sur la qualité des témoignages - par ailleurs invérifiables - qui ont conduit Johnson à une peine à perpétuité. Mais Johnson a fait deux erreurs : il a laissé des vidéos de certains de ses propres rapports sexuels sur son ordinateur, et il a a signé un formulaire légal de ce type dans lequel il reconnaissait être porteur du VIH suite à un test positif. Le genre de papier qui vous fiche comme criminel en puissance pour le restant de vos jours.

L'auteur de l'article rappelle combien cette condamnation s'inscrit dans la lourde tradition de criminalisation du sexe interracial (les lynchages d'hommes noirs suspectés d'avoir eu des relations sexuelles avec des femmes blanches ont été légion) - et commente amèrement le destin de Johnson, révélateur de la difficulté à sortir le corps et la sexualité noire des stéréotypes historiques, et de leur répression :

Johnson was not the only person who enjoyed the role-playing — his persona had no shortage of willing white sex partners in St. Charles who wanted to be “seeded” by a strong black bull — but he is the only one facing the law because of it.

Johnson n'était pas la seule personne à aimer jouer un rôle - son personnage n'était jamais à court de partenaires sexuels blancs et volontaires à St-Charles, désireux de se faire "féconder" par un étalon noir et puissant - mais il est le seul à faire face à la Loi à cause de ça.

Une campagne se développe néanmoins sur Internet à l'initiative de militants gays et noirs - Counter-narrative Project, #FreeBlackGayMen, et qui font écho aux mouvements militant contre les violences policières à l'encontre des noirs (Black Lives matters).

On pourrait attendre que les dissidents réagissent, tant cette condamnation démontre combien le VIH n'existe et n'est utilisé que comme objet de tous les fantasmes, et en particulier pour cibler et criminaliser les plus vulnérables. On pourrait notamment l'attendre de Clark Baker et Rethinking Aids, qui avaient annoncé de façon tonitruante le tournant historique que représentait leur succès judiciaire dans le cas du Sergent Guttierez (au début du fil). Mais non. Silence radio.

Au vu de ce que j'avais exposé dans les message précédent, je ne suis malheureusement pas étonné : cela ne cadre tout simplement pas avec leurs théories qui acceptent l'existence du VIH - et tout ce qui va avec. Et je découvre ce soir l'ancien blog de Clark Baker (non alimenté depuis 2010); à l'entrée "racisme", il y a quatre billets désagréables qui suintent tous la nostalgie de l'Amérique blanche; on y trouve aussi sans aucune originalité tout le fatras idéologique du Parti Républicain contre le contrôle des armes à feu, l'affirmative action, les droits pour les homosexuels et j'en passe.

Au-delà de Clark Baker, la seule façon de mettre fin à ces procès iniques est pourtant bien de remettre en cause l'existence même du VIH.

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Le site de l'Alberta's Reappraising Aids Society rapporte le cas Michaël Johnson dans ses actualités, avec un lien vers un article de presse assez approfondi :

- http://aras.ab.ca/

- http://www.stltoday.com/news/local/stcharles/jurors-recommend--year-sentence-in-st-charles-county-hiv/article_5b17aed9-ded6-53aa-93be-f3d592a09b93.html (1 peine de 30 ans requise, jugement en délibéré pour le 13 juillet).

A propos de C. Baker, soit, il semble peut-être de sensibilité plutôt républicaine, peut-être un peu comme tout ancien Marine et ancien flic. Mais est-ce à nous, sur ce forum, à tirer sur l'ambulance comme le ferait un site aussi rigoureusement "antidénialiste" et inquisitorial que AidsTruth ?

Clark Baker a livré sur le web une abondante biographie par lui-même riche de toutes sortes de précisions, dont la lecture, à mon avis, avant de prendre parti très/trop rapidement et insidieusement comme Jibrail ci-dessus, constituerait un préalable indispensable : http://exlibhollywood.blogspot.fr/2005/05/whats-in-name.html (voir notamment le paragraphe "Drugs, Politics, and Violence").

Modifié par Jardinier

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Jardinier,

Je vais essayer de clarifier si mon propos te paraît ambigu ou expéditif ("insidieusement" contient une notion de malveillance que j'apprécie assez peu).

Sur ce forum, nous faisons l'hypothèse qu'est fausse la théorie assez universellement acceptée, comme quoi un rétrovirus infectieux dénommé VIH cause tôt ou tard chez 99% des personnes un certain nombre de maladies, qui ont été rassemblées dans un syndrome décrit comme nouveau - le SIDA. Si les interprétations alternatives divergent, elles se retrouvent cependant dans l'idée que la cause n'est pas un agent infectieux et n'est pas transmissible.

Si je pense à titre personnelle que la théorie ultra-dominante est fausse, je reste étonné qu'autant de gens la partage, et en particulier chez les scientifiques. Je suis donc obligé de me demander quels sont les raisons qui permettent d'expliquer que l'acceptation de cette théorie demeure (alors que je trouve personnellement qu'il y a tant d’éléments factuels qui montrent que cette théorie ne tient pas la route). Je suis obligé de faire l'hypothèse que cette acceptation est liée non pas à des raisons scientifiques (et pas seulement à des raisons économiques même si cela joue), mais aussi parce qu'il y a des représentations sociales pas forcément conscientes qui permettent de justifier et valider ce phénomène aux yeux de ceux qui y croient - alors que rationnellement ils devraient le remettre en cause car les données scientifiques posent pour le moins question.

A cet égard, pour prendre un exemple d'actualité, ma réflexion, toutes proportions gardées, est un peu la même qu'un Emmanuel Todd lorsqu'il recherche les motivations des manifestants Charlie, lorsqu'il met en contradiction les valeurs supposées des manifestants au niveau individuel (liberté d'expression, liberté morale, fraternité contre la violence) et ce qu'il en ressort collectivement dans les mois qui suivent (hystérie anti-religieuse, condamnations à de la prison ferme pour des propos anti-Charlie, loi liberticide sur le Renseignement, multiplication des ventes d'armes et poursuite des interventions militaires). Où est-ce que ça déconne ?

J'ai évoqué la situation de Michael Johnson, qui à titre personnel me révolte, mais qui me parait aussi très emblématique d'une certaine situation américaine (mais pas seulement puisqu'on retrouve la même chose à l'échelle mondiale concernant les Africains dans leur ensemble).

L'immense majorité des scientifiques (et de l'élite) américaine (et des autres pays) trouve en effet rationnel que les américains noirs soient 5 fois plus séropositifs que les blancs, y compris chez ceux qui ne prennent pas de drogues, alors que les études (chez les homosexuels par exemple) ont tendance à montrer qu'ils ont moins de pratiques sexuelles à risque que les autres.

S'ils trouvent ça normal, c'est quelque part forcément qu'ils ont une représentation du groupe des noirs américains en décalage avec la réalité, et on trouve tous ces éléments jusqu'à la caricature dans le procès de Michael Johnson, avec les vieux fantasmes sociaux et sexuels qui s'entremêlent pour aboutir à condamner à la prison à vie un jeune homme noir pour une relation sexuelle avec un blanc, comme au bon vieux temps de l'esclavage ou de la ségrégation. Si on fait abstraction de ces représentations, on est juste obligé de se dire qu'il n'y a aucune logique à cette différence de 1 à 5 d'un groupe à l'autre, que les données de base sont mauvaises, qu'il y a d'autres facteurs, qu'il faut tout reprendre du début parce qu'on a dû foiré quelque chose à un moment. Pour moi, c'est là où les représentations sociales jouent un rôle fondamental, contre les données factuelles, pour permettre à l'hypothèse VIH de perdurer.

Le rôle des dissidents, à mon avis, est bien aussi de démonter la force trompeuse de ces représentations sociales comme clé de voûte du maintien de l'hypothèse VIH - et surtout quand elle envoie des innocents en prison. D'autant plus qu'il y a des pistes scientifiques qui permettent d'avoir des explications alternatives (voir ce fil ou encore celui-ci). Mais quand une partie de ces dissidents partage ces mêmes représentations sociales, je considère que cela ne risque pas d'arriver.

Je ne connaissais pas la biographie de Clark Baker qu'il a détaillé sur la page que tu as donné en lien. C'est un parcours complexe, intéressant, comme la plupart des parcours individuels, nourrie d'expériences contradictoires. La question des relations raciales aux États-Unis comme en France ou ailleurs est évidemment complexe et contradictoire. N'empêche que sur son blog, cela se résume à quelques nuances près aux positions conservatrices américaines, qui s'expriment avec une certaine continuité - sur le fond, le discours n'a pas fondamentalement évolué et n'est pas très différent de celui qui prévalait dans les années 50 et 60, lorsque les conservateurs combattaient les droits civiques accordés aux noirs (même si la forme a changé). Mais à la rigueur c'est un point de détail, parce que l'organisation Rethinking Aids, dont les membres ont des cursus plus variés, fonctionne de la même façon.

Ce qui est le plus important pour moi, c'est la façon dont cela se traduit en terme d'approche dissidente. Et c'est pour ça que je ne le critique pas à la façon d'un site "antidénialiste" comme AidsTruth, mais de l'intérieur du mouvement dissident. De ce que j'ai pu lire des précédents procès auquel il a participé (je ne prétends pas à l'exhaustivité), sa défense ne remet jamais en cause l'existence du VIH et la validité des tests (comme le Perth Group avait cherché à le faire lors du procès Parenzee).

C'est peut-être un choix tactique, mais il est lourd de conséquences. Sur les deux cas cités dans ce fil (Sergent Gutierrez et Sergent TD), la clé de voûte de l'argumentation, c'est que la probabilité de transmettre le VIH lors de relations sexuelles orales ou vaginales est très faible. C'est juste d'un point de vue orthodoxe, en particulier dans les populations blanches bien nourries et bien soignées. Mais c'est beaucoup moins vrai chez les personnes d'origine africaine ou les personnes pratiquant le sexe anal réceptif, parce que le test est beaucoup plus souvent positif. Pour défendre ces personnes, on est obligé de revenir sur ce qu'est le test VIH et ce qu'il mesure. Et dans ce cas, on est obligé de remettre en cause l'existence même du VIH et de montrer que le test VIH mesure autre chose (cf critique du Perth Group), et qu'il est plus souvent positif chez les noirs et les homosexuels pour d'autres raisons que la contamination par un agent infectieux.

J'aurai bien aimé voir Clark Baker ou Rethinking Aids, pour une fois, endosser la défense d'un Michael Johnson (même simplement sur leurs sites), et aller jusqu'au bout du raisonnement. Mais jusqu'à présent, ce n'est pas le cas. Seules les associations noires (non dissidentes par rapport au VIH) semblent se mobiliser. Ne faut-il pas en tirer des conclusions ?

Les miennes, c'est que tant que les voix dissidentes dominantes ne remettront pas en cause l'existence VIH, ni les représentations sociales conservatrices différenciant les minorités économiques, sexuelles ou raciales du reste de la population, alors la remise en cause de la théorie "VIH=SIDA" n'a aucune chance d'arriver.

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La question des relations raciales aux États-Unis comme en France ou ailleurs est évidemment complexe et contradictoire. N'empêche que sur son blog, cela se résume à quelques nuances près aux positions conservatrices américaines, qui s'expriment avec une certaine continuité - sur le fond, le discours n'a pas fondamentalement évolué et n'est pas très différent de celui qui prévalait dans les années 50 et 60, lorsque les conservateurs combattaient les droits civiques accordés aux noirs (même si la forme a changé). Mais à la rigueur c'est un point de détail, parce que l'organisation Rethinking Aids, dont les membres ont des cursus plus variés, fonctionne de la même façon.

Je sais qu'une rhétorique peut en cacher une autre, mais dans le paragraphe de l'autobio de C. B. que j'ai mis en avant, sa critique de la discrimination positive par quotas au niveau du recrutement pour la police de Los Angeles peut sinon doit être lue comme formulée dans une perspective antiraciste : en effet, ce qu'il dénonce essentiellement, c'est que les Noirs sont recrutés sur des critères de compétence et formation préalable moins restrictifs que les Blancs, avec toutes les conséquences ambigües que cela peut avoir et tous les problèmes que cela peut poser, y compris en termes de "représentation sociale", le tout étant exposé en diachronie exemples et données chiffrées à l'appui (in extenso, pour qui veut conclure ainsi : le principe de discrimination positive est détourné en vue de faire passer les Noirs pour plus bêtes qu'ils ne sont ; ou, ce qui revient un peu au même, comme on en recrute plus que des Blancs, on ne peut que leur confier moins de responsabilités dans la hiérarchie, bref, on est dans des jeux d'interactions socio-politiques perverses). Il insiste aussi sur un problème de dénégation par les politiques du fait que les Noirs de LA aux époques dont il parle seraient, une fois la chose traduite avec bienveillance comme rien dans la formulation ne l'empêche, plus vulnérables que les Blancs à l'offre criminelle des narcotrafiquants... et plus repérables que les Blancs qui eux dissimuleraient mieux leurs usages de narcotiques (sous-entendu peut-être que les Noirs exhiberaient leur consommation pour dénoncer le trafic dont ils sont victimes et appeler au secours). Bon, ceci bien sûr n'innocente pas à 100 % C. B. de tout ce dont tu le soupçonnes en matière de "conservatisme". En tout cas, c'est au moins un homme qui argumente quelque peu avant de jeter l'anathème sur tel ou groupe de population et/ou d'intérêt, dont le discours n'est ni univoque ni purement sophistique, et qui n'est pas entièrement dénué de sens éthique bien loin de là. Pour ses contributions sur des aspects précis des contradictions de la théorie vih = sida, voir une archive ici : http://www.omsj.org/?s=alchemy+of+flow+cytometry

Avec sans doute une marge d'imprécision de son travail et de son propos dus au fait que sa démarche comporte une dimension d'expression d'une sincère conviction dans des conditions et contextes dangereusement polémiques, ceux-ci (travail et propos) n'en mettent pas moins en lumière, de manière réactualisée jusqu'aux années toutes récentes, la plupart des biais et zones d'ombres soigneusement maintenus sans lesquels la théorie officielle "vih + groupes à risque = danger global de sida viral" n'aurait sans doute pu que depuis longtemps être tombée en totale désuétude avec le consensus artificiellement construit par "ingéniérie sociale" qui en est le pendant.

De ce que j'ai pu lire des précédents procès auquel il a participé (je ne prétends pas à l'exhaustivité), sa défense ne remet jamais en cause l'existence du VIH et la validité des tests (comme le Perth Group avait cherché à le faire lors du procès Parenzee).

Au moins pour la validité des tests, je pense que ce que tu affirmes là est une contre-vérité : il a me semble-t-il souvent produit et préconisé de produire les notices des laboratoires fabricant les tests à l'usage des utilisateurs, où comme on sait il est mentionné en toutes lettres que "ces tests ne sont pas destinés à établir la présence du hiv".

C'est vrai que vu d'Europe l'interface de Rethinking Aids sur le web n'est pas toujours aussi probante qu'on pourrait l'espérer. Mais il faudrait quand même que tu arrêtes un peu de minorer la pertinence de la dissidence scientifique dans son ensemble en jouant à un stade quasi réflexe le Groupe de Perth contre Peter Duesberg.

Pour revenir à C. B., selon ce que j'ai retrouvé dans mes archives telles qu'elles sont classées, c'est lui notamment qui a mentionné un jour une étude sur les effets des traitements antirétroviraux a priori assez rigoureuse présentée via une communication on ne peut plus scientifique, dont les conclusions affirment que la remontée des taux de CD 4 sous traitement ARV serait due non à l'inhibition de l'activité du vih, mais à une redistribution des CD4 des tissus lymphoïdes vers le sang occasionnée par lesdits ARV : https://www.google.fr/search?q=Initial+increase+in+blood+CD4%2B+lymphocytes+after+HIV+antiretroviral+therapy+reflects+redistribution+from+lymphoid+tissues+R.+Pat+Bucy%2C1%2C2+Richard+D.+Hockett%2C1+Cynthia+A.+Derdeyn%2C1+Michael+S.+Saag%2C2+Kathleen+Squires%2C2+Michael+Sillers%2C3+Ronald+T.+Mitsuyasu%2C4+and+J.+Michael+Kilby2+1Department+of+Pathology%2C+2Department+of+Medicine%2C+and+3Department+of+Surgery%2C+University+of+Alabama%E2%80%93Birmingham%2C+Birmingham%2C+Alabama+35233-7331%2C+USA+4Department+of+Medicine%2C+University+of+California%E2%80%93Los+Angeles%2C+Los+Angeles%2C+California+90095-1793%2C+USA+Address+correspondence+to%3A+R.+Pat+Bucy%2C+Room+W287%2C+Spain-Wallace+Building%2C+Department+of+Pathology%2C+University+of+Alabama%E2%80%93Birmingham%2C+Birmingham%2C+Alabama+35233-7331%2C+USA.+Phone+(205)+934-6246%3B+Fax+(205)+975-7074%3B+E-mail%3A+Bucy%40uab.edu.+Received+for+publication+November+20%2C+1998%2C+and+accepted+in+revised+form+April+9%2C+1999.+journal+of+clinical+investigation&oq=Initial+increase+in+blood+CD4%2B+lymphocytes+after+HIV+antiretroviral+therapy+reflects+redistribution+from+lymphoid+tissues+R.+Pat+Bucy%2C1%2C2+Richard+D.+Hockett%2C1+Cynthia+A.+Derdeyn%2C1+Michael+S.+Saag%2C2+Kathleen+Squires%2C2+Michael+Sillers%2C3+Ronald+T.+Mitsuyasu%2C4+and+J.+Michael+Kilby2+1Department+of+Pathology%2C+2Department+of+Medicine%2C+and+3Department+of+Surgery%2C+University+of+Alabama%E2%80%93Birmingham%2C+Birmingham%2C+Alabama+35233-7331%2C+USA+4Department+of+Medicine%2C+University+of+California%E2%80%93Los+Angeles%2C+Los+Angeles%2C+California+90095-1793%2C+USA+Address+correspondence+to%3A+R.+Pat+Bucy%2C+Room+W287%2C+Spain-Wallace+Building%2C+Department+of+Pathology%2C+University+of+Alabama%E2%80%93Birmingham%2C+Birmingham%2C+Alabama+35233-7331%2C+USA.+Phone+(205)+934-6246%3B+Fax+(205)+975-7074%3B+E-mail%3A+Bucy%40uab.edu.+Received+for+publication+November+20%2C+1998%2C+and+accepted+in+revised+form+April+9%2C+1999.+journal+of+clinical+investigation&aqs=chrome..69i57.15011j0j4&sourceid=chrome&es_sm=122&ie=UTF-8

(je retrouve plus l'article intégral en ligne, mais je l'ai sous pdf et peux te le faire passer si tu veux)

Quant aux technologies de comptage des CD4, il a été le seul à ma connaissance à en montrer les limites non moins problématiques que celles des tests de dépistage.

Modifié par Jardinier

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Le cas de Micheal Johnson est effectivement d'une incroyable injustice. Et on aurait pu espérer que OMSJ et Baker se seraient mobilisés pour aider ce jeune homme. Cela dit, nous ne savons pas si OMSJ a tenté d'entrer en contact avec l'avocat. Et qui plus est, il semble que, dans certaines autres affaires, l'avocat de la défense ait préféré se passer de l'aide de OMSJ en basant sa défense sur une stratégie différente.

Baker est clairement un conservateur "anti-liberal" (anti-gauche) et la tonalité de son propos comme le vocabulaire utilisé ne font guère de mystère sur ses opinions. Il n'est pas le seul à être de droite dans le réseau RA, mais en même temps, ce n'est pas parce qu'on est de droite ou de gauche que l'on a tort ou raison sur le rôle du VIH dans le SIDA ou même sur l'existence de ce rétrovirus. Baker a tout de même contribué à mettre en avant les failles de la cytométrie de flux, et son engagement contre l'orthodoxie est sans faille, vu qu'il use une bonne partie de son temps à traquer les fraudes de Gallo et ses potes dans le but de les confondre en justice, ce qui lui vaut d'ailleurs un procès avec un des Gallo's boys, James Murtagh http://www.propagandists.org/propagandists/james-murtagh-court-documents/

http://www.omsj.org/goons/murtagh/2014/motion%20to%20strike_Redacted.pdf

Par ailleurs, il a déjà défendu un jeune black, Craig Lamar Davis, mais hélas, cela n'a pas permis de disculper le pauvre garçon, car il fut condamné par un jury populaire : http://www.omsj.org/human-rights/verdict21jan#more-13411

Ensuite, le choix de sa stratégie de défense est bien différente de celle du PG, et vise en effet à montrer que les risques de transmission sont très faibles et les tests d'anticorps non-fiables. Cette stratégie ne remettra vraisemblablement pas en cause le paradigme VIH=SIDA, mais le tout est qu'elle parvienne à disculper les prévenus. Evidemment, je suis d'accord avec Jibrail, la défense serait plus cohérente et forte s'il contestait aussi l'existence du VIH. Cela dit, il me semble qu'il prétend avoir trouvé une astuce pour faire la synthèse entre le PG et les duesbergiens mais qu'il ne veut pas divulguer l'info, car elle serait cruciale dans la stratégie de défense. A voir... Quoiqu'il en soit, il faut dire que le choix de ne pas s'engager dans le sillon tracé par la thèse du PG vient peut-être aussi tout simplement des experts qu'il peut mobiliser aux USA, qui sont essentiellement des duesbergiens ou du moins des scientifiques qui ne défendent pas ouvertement que le VIH n'existe pas : Rodney Richards, Nancy Banks, David Rasnick, qui n'ont rien écrit sur la non isolation du VIH. Rasnick, très proche de Duesberg, a pu tenir des propos assez ambigus à ce sujet, mais compte tenu de son amitié pour ce dernier, on peut douter qu'il remette en question l'existence du VIH ouvertement. Quoiqu'il en soit, on peut douter que Baker s'amuse à faire venir un membre du PG aux USA pour chaque procès vu ce que cela peut coûter en temps et argent, d'autant que ces derniers sont fachés (en partie pour de bonnes raisons) avec Rethinking AIDS suite au sabotage de la défense de Andre Parenzee par David Crowe, et certaines pratiques peu éthiques de certains de leurs collègues de RA (notamment, la non-citation de leurs propres travaux).

Bref, tout ça pour dire, que même si politiquement, je ne porte pas Clark Baker dans mon coeur, je ne tirerai pas sur le soldat Baker, car je trouve son combat courageux, même s'il n'est pas certain que sa stratégie soit la plus efficace...

La question que pose Jibrail sur les raisons du maintien du paradigme VIH=SIDA malgré ses failles est importante, mais je doute que les actions en justice suffisent, même avec la "bonne" stratégie. La croyance dans les résultats de la science, en particulier lorsqu'il s'agit de sciences expérimentales, est très élevée. Qui plus est, les intérêts en place pour maintenir ce paradigme sont énormes. Tant que les expériences d'isolation et purification telles que définies par le PG ne seront pas effectuées, avec un groupe de chercheurs indépendants et de haut niveau, avec éventuellement des opinions différentes au départ, je doute qu'on arrive à quoique ce soit. Et même si l'isolation était faite selon cette méthode, vu qu'il n'y a pas d'accord entre les scientifiques sur les critères d'isolation et l'intérêt de la purification, certains prétendant (à tort à mon avis mais le fait est que c'est largement partagé) que les tests génétiques, le "clonage de VIH", la PCR etc...permettent de se passer des méthodes d'isolation. Et le débat porte plus généralement sur la nature même des rétrovirus, voire des virus (sont-ce réellement des virus? des "exosomes"? de simples débris cellulaires?). Qui plus est, la place des questions "d'éthiques médicales", comme les questions économiques, nuisent à la possibilité d'un débat non-biaisé sur ce sujet...Bref, c'est pas gagné.

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Clark Baker pointe les limites de la discrimination positive, il n'est pas le seul et c'est sans doute probablement justifié; mais résumer le problème du racisme aux US aux problèmes générés par l'affirmative action reste pour moi une posture classique des conservateurs, qui peuvent ainsi se dédire de toute responsabilité. Et quand on connaît l'emprisonnement massif des hommes noirs aux Etats-Unis (parmi les hommes noirs de ma génération, nés entre 1975 et 1979, 60% de ceux qui sont sans diplôme passent par la case prison...), en tout cas chez moi, ça passe pas bien.

Après c'est la lecture que j'en fais et mes propres conclusions, chacun, comme pour le débat Duesberg/PG, fera de même en faisant ses propres conclusions.

Mais peu importe au fond le cas de Clark Baker, et que mon appréciation soit juste ou totalement erronée, ce qui m'impressionne d'abord est la sévérité de la peine de Michael Johnson et l'aspect "caricatural" de son histoire, en 2015 - quelque chose de totalement insensé - en espérant que ça n'en reste pas là.

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Effectivement, la sentence est tout bonnement hallucinante, et on se dit qu'effectivement, un racisme conscient ou inconscient a pu alourdir sévèrement la peine. A ce rythme, ce sera la chambre à gaz ou la chaise électrique pour les séropositifs ayant eu des rapports sexuels non protégés... Je ne peux pas m'empêcher de penser aussi que l'avocat de Johnson devait être sacrément mauvais pour qu'on en arrive à une telle peine. Avocat commis d'office? Ce jeune homme était pauvre et on se doute que l'avocat devait être de seconde zone.

Ensuite, je suis d'accord avec toi : la critique de l'affirmative action est souvent un argument conservateur pour ne rien faire, et une façon maligne de masquer sa xénophobie. Après, je ne vais pas faire de procès d'intention, c'est possible mais pas certain. Et en l'occurrence, comme tu dis, l'important c'est ce qui arrive à ses personnes injustement accusées ou condamnées.

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N'oublions pas que le procès a lieu dans le Missouri, Etat connu comme le plus profondément raciste des USA, suite à des événements qui ont mis en lumière un problème particulièrement aigu dans cet Etat là, mais aussi beaucoup plus général. De plus, à Baltimore ou à Détroit, c'est une bourgeoisie noire ayant accédé aux postes d'élus et de gestionnaires de la ville qui porte le chapeau de la "fracture", disons, socio-raciale, laquelle est quand même à mettre essentiellement en corrélation avec la désindustrialisation des villes en question. On peut en bonne logique faire l'analyse dont certains ne se privent pas, du genre récupération du rêve de Luther King, "intégration" seulement en trompe-l'oeil de l'ensemble des populations noires, etc., ce dans un contexte où apparemment tendent à prévaloir des options objectivement assez inquiétantes de "tout sécuritaire" sinon de tout répressif - et là, bien sûr, on retombe entre autres choses sur la psychose obsessionnelle du sida et du lien de cause à effet systématique entre transgression des moeurs sexuelles traditionnelles/dominantes et "infection virale" menaçant soi-disant l'équilibre de la société dans son ensemble. Comme en plus Mandingo s'est un peu beaucoup pris pour une star de mauvaise SF hollywoodienne-virtuelle afin de "sublimer" son homosexualité, et qu'il a un peu une tête de brute parfaite pour que répression policière et judiciaire s'exercent froidement au faciès dans son cas... A son niveau comme plus généralement, tout dépendra des ressources de la société civile et de la classe politique en vue de faire triompher un minimum d'humanité et de bon sens. Ce n'est pas gagné d'avance...

Modifié par Jardinier

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Oui il s'agissait bien d'un avocat commis d'office ("Public Defender"), comme l'indiquait l'article de BuzzFeed cité plus haut.

The Body rappelle que dans les 51 personnes susceptibles d'être sélectionnées dans le jury, il y avait moitié d'hommes et de femmes, mais 50 blancs et une seule afro-américaine (qui restera dans le jury auprès de dix autres jurés blancs). Buzzfeed indiquait aussi que sur les 51, seuls 13 jugeaient que l'homosexualité n'était pas un pêché.

The Body rappelle aussi que dans l'Etat du Missouri, la transmission du VIH est considéré comme un crime de classe A - allant jusqu'à 30 ans de prison, davantage qu'un homicide volontaire (classe B) limité à 15 ans de prison. Dans le Nebraska voisin, cracher sur un policier peut vous valoir jusqu'à un an de prison, et jusqu'à cinq ans si vous êtes séropositif.

Et comme l'indique cet autre article, dans 35 Etats américains, il y a des lois punissant l'exposition au "VIH", qui est considérée comme un crime dans 29 Etats mais selon l'auteur ... aucun ne requiert que la transmission ait lieu. La totale virtualité, hallucinante, mais qui va de pair avec les concepts de "guerre préventive"... Il narre un autre cas où un homme a été condamné initialement dans l'Iowa à 25 ans de prison pour ne pas voir indiqué sa séropositivité, bien qu'il utilisait un préservatif et qu'il était sous ARV (sa peine a pu ensuite être réduite à 5 ans - 5 ans quand même - avec une probation à vie).

Effectivement c'est pas gagné d'avance...

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L'OMSJ c'est terminé, et ça fait déjà plusieurs mois d'après ce communiqué sur leur site.

L'organisation met en avant "deux procès fâcheux" qui l'aurait conduit à mettre fin à ses activités, sans rien en détailler, comme si pour une fois le devoir de "vérité" cessait de s'imposer.

Sur Twitter, les derniers messages de l'OMSJ datent de Mai 2015 et sont consacrés, pour l'essentiel, non au sida ou à la médecine mais à Obama, Clinton, aux noirs, aux étrangers et aux démocrates en général avec une série d'allusions simplistes et insultantes...

On n'en saura pas davantage sur le site de Rethinking Aids qui toujours aussi peu actualisé, pointe toujours à sa une le lien consacré à la victoire de l'OMSJ dans la cas du Sergent Guttierez, et qui à force de faire de la publicité sans nuances pour des choses comme l'OMSJ connaîtra probablement, tôt ou tard, le même destin.

Ceux qui s'intéresseraient néanmoins aux dessous de l'affaire pourront tenter d'explorer ce site anti-dissident (et anonyme) qui semble mieux pourvu en infos concrètes mais tout aussi inintéressant et simpliste sur le fond (dénoncer des approximations publiées sur Facebook, franchement...).

Misère, misère...

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Je m'en doutais, cela faisait un moment que je visitais le site pour savoir s'il se passait des choses, mais aucune nouvelle fraîche depuis un bon moment. Comme je l'avais signalé au début de ce fil, Baker/OMSJ étaient en procès contre un des acolytes de Gallo, à savoir James Murtagh. Pour une petite organisation de la sorte, rien de surprenant que cela ait précipité sa fin...

Le mouvement dissident va bien mal... Du moins, les "leaders" ou têtes de gondole tombent les unes après les autres, même si paradoxalement, le nombre de personnes persuadées que la thèse orthodoxe est fausse n'a jamais été aussi important, du moins si on prend les groupes Facebook divers sur le sujet, dont celui de RA.

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le nombre de personnes persuadées que la thèse orthodoxe est fausse n'a jamais été aussi important

On peut aussi se référer en ce sens à la page des repenseurs de l'ARAS, qui a dépassé les 3000 signataires depuis un certain temps déjà et doit enregistrer en moyenne 4 à 5 nouvelles signatures par mois : http://aras.ab.ca/rethinkers.php

Ainsi d'Antonio Trillo Morgado, auteur d'un livre en 2013 accessible via Scribd. Pour y accéder et le télécharger, il faut s'inscrire au site, gratuitement, et éventuellement uploader un document au format pdf préalablement en contrepartie de l'accés gratuit au texte intégral : https://fr.scribd.com/doc/142943108/EL-SIDA-Dr-Antonio-Trillo-Morgado . C'est un livre de la même école que le Rapto de Hygea de Jesus Garcia Branca, postulant que le sida est avant tout un dispositif au sens foucaldien. Il semble contenir toutefois un certain nombre de précisions, analyses et références historico-scientifiques inédites par ailleurs.

Modifié par Jardinier

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