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Jibrail    27

Oui, je retiens vraiment les phrases du communiqué de l'INSERM comme assez énormes car tellement révélatrices : " Les virus sont généralement découverts et décrits grâce à leur observation. Mais le VHC est une exception. Toutes les données disponibles sur ce virus depuis 1990 ont été obtenues par la biologie moléculaire car personne ne parvenait à le voir au microscope."

Voilà tout est dit. Ils ne l'ont jamais vu, il y a des nouvelles techniques de biologie cellulaire qui ont généré de nouvelles données, et comme par hasard une donnée "exceptionnelle" (le VHC) qui aurait existé depuis toujours, mais il faudrait croire que cela n'a rien à voir avec les nouvelles techniques dont aurait pu mal interpréter les résultats (vu qu'elles étaient nouvelles ça arrive). Là où ils auraient pu être plus complet, c'est en précisant qu'il y a une autre exception et que c'est le VIH, que seule une poignée (Montagnier, Gallo) ont cru voir et dont la quasi-totalité des données le concernant ont aussi été recueillies sans l'avoir directement observé.

Mais comme tu le dis, plus c'est gros plus ça passe, et je dois dire que je comprends les errances existentielles des scientifiques qui construisent leur carrière sur des chimères de laboratoire et qui sont pris dans l'inflation de vide, en étant contraint d'inventer de nouveaux concepts toujours moins crédibles pour expliquer les contradictions observées (le virus de l'hépatite C est partout mais personne ne le voit). La construction d'une carrière n'est pas forcément péjorative de mon point de vue, chacun développe des compétences particulières dans l'exercice de sa profession, et personne n'aurait envie de se retrouver à 50 ans à avoir travaillé 20 ou 30 ans sur du vide et en développant un savoir totalement inutile. Est-ce que le milieu scientifique qui se serait collectivement trompé serait pour autant prêt à donner une seconde vie à ces scientifiques dans un autre domaine et ainsi leur permettre plus facilement de révéler leurs doutes sur des voies sans issues ? Vu la concurrence féroce qui règne, je n'y crois pas du tout.

Et pourtant les contradictions demeurent. En témoignent quelques études discrètes qui font peu de publicité, comme celles citées plus haut sur les réinfections, ou encore plus énorme, de premières études encore parcellaires (et qui demandent donc à être confirmées), mais qui tendrait à montrer que les nouveaux traitements au prix de lingots d'or (les antiviraux à action directe - AAD) auraient plutôt tendance à favoriser la survenue de cancers chez les patients déjà en difficulté plutôt qu'à les réduire, même si par ailleurs ils permettent généralement d'éliminer le supposé virus de l'Hépatite C. Or la prévention des cancers/fibroses du foie est pourtant bien l'objectif final de la lutte contre l'hépatite C. Affaire à suivre...

 

Citation

Un autre motif ayant déclenché cette procédure de réévaluation a été la publication d’une étude dans le revue Journal of Hepatology1 dont les résultats montrent que chez les patients ayant eu un carcinome hépatocellulaire  (cancer primaire du foie fréquent chez les patients atteints d’hépatite chronique active C avancée), la récidive de ce cancer est plus fréquente pour les patients ayant été traités avec des AAD. Par ailleurs, lors du Congrès annuel international sur les maladies du foie (EASL) qui s’est tenu à Barcelone, Espagne du 13 au 17 avril 2016, une équipe italienne de l’Université de Bologne a présenté les résultats d’une étude montrant également une augmentation de récidive du cancer du foie chez des patients traités par AAD2. Dans cette étude, 7,6 % des patients n’ayant pas d’antécédent de cancer du foie ont développé la maladie après traitement par ADD alors que dans le groupe ayant des antécédents de ce même cancer, 29 % ont eu une récidive après traitement par AAD.

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Jibrail    27

Le supposé virus de l'hépatite C (VHC) est-il transmissible par voie sexuelle ? La question ne cesse de tarauder les spécialistes, et l'énigme s'approfondit suite à de nouvelles études épidémiologiques.

En 2013, les chercheurs s'interrogeaient sur la raison pour laquelle, parmi les gays londoniens, il n'y avait pas de prémices d'épidémie de VHC parmi les séronégatifs  , mais uniquement chez les séropositifs, même si ceux-ci n'avaient pas d'autres facteurs de risques que des relations sexuelles anales non protégées. Il était en effet étrange que d'une part il y ait un taux élevé de VHC parmi les gays sans exposition aux facteurs de risque traditionnel du VHC (exposition au sang par transfusion, injection de drogues ou pratique du fist...), et encore plus que le taux soit élevé chez les séropositifs et bas chez les séronégatifs ayant des pratiques similaires.

Lors d'une conférence britannique début avril, une nouvelle étude à Londres vient compliquer le tableau. Au cours de ces dernières années, il a été remarqué par les cliniciens que nombre de cas d'hépatite C aigüe (récemment acquise) ne correspondait pas au profil généralement observé jusqu'ici : sur 48 cas, (parmi lesquels 81% de gays), un tiers était séronégatif. Parmi ces séronégatifs, un quart était sous PREP (usage en préventif d'antirétroviraux), ce qui va dans le même sens qu'une récente étude située cette fois à Amsterdam. Chez les séropositifs, 19% indiquait les relations sexuelles anales non protégées comme leur seul facteur de risques: chez les séronégatifs en revanche, tous ont indiqué l'usage concomitants de drogues injectées ou sniffées, ou rarement la pratique du fist.

Comment expliquer cette différence dans la transmission sexuelle du VHC (qui rappelons le est considérée comme nulle lors de rapports hétérosexuels vaginales), qui varie selon le résultat au test dit VIH (la transmission sexuelle du VHC semble exister) et semblerait être plus fréquente chez les utilisateurs de PREP, mais sans qu'on puisse cette fois incriminer les rapports sexuels (car l'essentiel semble liée à utilisation de drogues) ?

Les chercheurs émettent des hypothèses comme toujours compliquées. A Londres, on fait l'hypothèse qu'avant la PREP, la pratique du sérotriage était répandu, les séropositifs n'auraient eu de rapports sexuels qu'avec d'autres séropositifs (et vice-versa entre séronégatifs), ce qui faisait que la transmission du VIH était confiné chez les séropositifs, alors qu'aujourd'hui ça n'existerait plus grâce à la diffusion de la PREP - et ce qui expliquerait la diffusion du VHC chez les séronégatifs. Une hypothèse qui demanderait à être vérifiée, car malgré la pratique du sérotriage, le nombre de cas de VIH chez les gays à Londres n'avait jamais été aussi élevée que durant la période précédent la PREP (2013-2014). A Amsterdam, la transmission sexuelle du VHC est considérée comme démontrée, et on se contente d'offrir des tests du VHC en routine et des traitements si besoin.

Avec de tels résultats, la transmission sexuelle du VHC apparaît plus énigmatique que jamais si on s'en tient à l'hypothèse virale. Pourtant, dès qu'on explore d'autres hypothèses, il apparaît assez évident que ce qui réunit tous les tests positifs au VHC, c'est moins l'exposition à un virus fantôme que personne n'a jamais vu (voir message précédent) que l'exposition à des substances (drogues injectables ou non, alcool, stéroïdes...), des maladies (bilharziose) ou des pratiques (transfusion...)  connues depuis toujours pour endommager le foie, et un rôle difficile à estimer concernant les relations sexuelles anales non protégées (sans association avec d'autres facteurs).

Mais au-delà, pourquoi les séropositifs et ceux qui utilisent la PREP seraient plus touchés? Les chercheurs n'osent incriminer certains antirétroviraux et notamment le Tenofovir, largement utilisé dans l'un et l'autre groupe, et que l'on soupçonne désormais d'être légèrement toxique pour le foie ? Même s'il est très faiblement toxique, ce n'est peut-être pas le cas en association avec tous les autres facteurs de risque.

Le cocktail de substances à risque, encore une fois, mériterait d'être étudié de façon approfondie...

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