En fait, autant que j'aie pu comprendre, Leonard Horowitz, personnage assez étrange proposant de mirifiques horizons de thérapies alternatives (à ne pas confondre avec Jerome Horwitz, le co-découvreur de l'AZT avec Richard Belz), a essentiellement repris en la déformant la thèse de Lili et Jakob Segal. Celui-ci était un biologiste russe en poste à l'Université Humboldt de Berlin, en RDA. La thèse du visna + HLV-I, c'est lui. Cette thèse a été un enjeu important des processus de désinformation, contre-désinformation, etc. durant toute la dernière phase de la guerre froide (1977-91). La thèse développée reposait sur la mise en relation d'un ensemble d'indices et un raisonnement de type "inférence" en termes de logique. Mais elle n'a jamais été démontrée. Celle des dissidents, à savoir un virus essentiellement théorique et hypothétique, mais suffisamment médiatisé avec une caution au plus haut niveau politique pour répandre à partir de la fabrication de cultures cellulaires ad hoc les tests à P24, puis l'AZT, les autres ARV et tout le dispositif de contrôle social/épidémiologique, cela semble à bien des égards une thèse tout aussi réaliste. Sinon encore beaucoup plus compte tenu de toutes les contradictions de la communication, de l'immunologie théorique/clinique et de la pharmacologie dédiées qui ont pu être débusquées au fil du temps. Un des points les plus importants à élucider serait peut-être la question de l'intentionnalité (en termes notamment de chronologie historique) dans un phénomène aux fondements médico-politico-scientifiques ambigus qui a pris en termes de résultats du point de vue psycho-social la plupart des aspects de fait d'une "opération psychologique" à très grande échelle.
Modifié par Jardinier, 26 août 2012 - 17:04 .