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Une étude sur le comptage des CD4


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#1 Jardinier

Jardinier

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Posté 25 janvier 2012 - 20:54

C'est une étude documentée de Nancy Turner Banks et Clark Baker (OMJS) sur la technologie de comptage des CD4, avec un historique, un exposé des rapports entre la FDA et les laboratoires quant aux procédures de standardisation et au respect des méthodologies, et partant, globalement, un descriptif très précis des procédés technologiques et de leurs applications cliniques, ainsi qu'une évaluation analytique des limites de la fiabilité de ceux-ci : The Alchemy of Flow Cytometry

Les conclusions sont sans très tranchées : aucune preuve que la baisse des CD4 soit due au VIH, et dans la réalité la technologie de comptage n'est pas un outil de diagnostic fiable, ni même utile.

Non seulement, mais encore, la publication cite deux déclarations fortement troublantes de quelqu'un d'aussi peu dissident que l'immunologue et spécialiste de santé publique US en matière de sida Anthony Fauci (avec des lien vers des publications à titre de documentation contextuelle) :

“Although most studies necessarily focus on HIV infection of peripheral-blood mononuclear cells, the lymphocytes that are in the peripheral blood at any given time represent only about 2 percent of the total lymphocyte pool, most of which is in the lymphoid organs. Hence, in certain pathologic processes involving lymphoic cells, the peripheral blood may not accurately reflect the status of disease. Specific immune responses are generated predominantly in lymphoid organs rather than in the peripheral blood.”

Soit en français : "Bien que la plupart des études soient nécessairement focalisées sur l'infec tion par le VIH des cellules mononucléaires du sang périphérique, les lymphocites qui se trouvent dans le sang périphérique à n'importe quel moment ne représentent qu'environ 2 % du pool total des lymphocites, dont la plupart se trouvent dans les organes lymphatiques (ou lymphoïdiens ?). Par conséquent, dans certains processus pathologiques impliquant les lymphocytes ("lymphoïc cells"), le sang périphérique pourrait ne pas refléter précisément le statut de la maladie. Les réponses immunitaires spécifiques sont générées principalement dans les organes lymphatiques plutôt que dans le sang périphérique."

Et, plusieurs années aprés : “…the primary mechanisms of CD4+T cell depletion in vivo remain unclear; there is no direct evidence that HIV is cytopathic in vivo, despite the fact that cytopathicity can be readily demonstrated in the artificial milieu of culture.”

Soit : "...les mécanismes primaires de la baisse des cellules CD4+T in vivo demeurent incertains ; il n'y a pas d'évidence directe que le VIH soit cytopathologique in vivo, en dépit du fait que la cytopathologie peut être lisiblement démontrée en milieu de culture artificielle."

Donc, dans cette logique, si tant que la baisse des CD4 telle qu'on la détecte, en dépit des "approximations" inhérentes aux technologies et processus de détection, reflète bien in fine la présence d'une pathologie - ce que les propos de Fauci tendraient à mettre en doute -, le soi-disant VIH pourrait en tout cas ne pas y être pour grand chose.

En même temps à mon avis, dans l'incertitude qui subsiste et compte tenu des pratiques thérapeutiques en vigueur à l'heure actuelle, si certains antirétroviraux, en faisant remonter les taux de CD4, peuvent pallier utilement les effets psychologiques de panique liés à la baisse des taux de CD4 et aux pressions du milieu soignant, en deça d'un certain seuil, c'est sans doute un moindre mal d'avoir recours à cette capacité des antirétroviraux de faire remonter les taux en question... en essayant d'opter dans la mesure du possible pour ceux dont les effets secondaires seront les moins importants et dommageables.

Modifié par Jardinier, 25 janvier 2012 - 20:55 .





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