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Jibrail

Troubles sur le raltégravir (Isentress)

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Jardinier

Tant qu'à faire allons jusqu'au bout !

Ensuite, pour l'hépatite C, doit-on comprendre qu'elle s'est déclarée et a été soignée aussitôt en 1996, ou bien était-elle positive au VHC avant ? Si l'hépatite s'est déclarée en avril 96, elle pourrait sûrement être mise sur le compte des effets secondaires des traitements qu'elle a reçus à partir de 1995, donc sur celui de l'AZT, puis sur celui de la bithérapie initiée en janvier 96. Ce serait d'autant plus plausible que les lésions au foie ont souvent été signalées comme effets secondaires, tant de l'AZT que des bi et trithérapies... qui étaient à un stade très expérimental à ce moment là.

Je pense cela aussi puisqu'elle a été testée positive au "VHC" (qui sont aussi des marqueurs, faut-il le rappeler") en 1995, c'est à dire bien après le VIH, mais seulement les tests VHC n'ont commencé qu'en 1990, donc là aussi comment savoir !

De toute façon , il y a pour moi, une corrélation entre l'AZT et les problèmes hépatiques graves, pas seulement la monothérapie, car les tri aussi te bousillent le foie et peuvent créer des hépatites...et bonjour les effets de l'interféron, censé éradiquer le VHC !

Modifié par Jerman

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Oui, c'est sûr que les lésions du foie ont toujours été connues comme un des grands problèmes des bi et trithérapies, qui surtout au début contenaient de l'AZT, ainsi que par la suite d'ailleurs, même si à bien moindre dose qu'en monothérapie et en association avec autre chose.

Si elle a été testée positive au VHC en 1995 et si comme je le comprends elle a fait une hépatite à partir d'avril 1996, il est probable que son traitement de janvier à avril 1996 (Myambutol +Pirilène + Rifadine +Rimifon) visait à soigner les 2 séropositivités à la fois, et que non seulement ça n'a pas marché, mais que la situation s'est aggravée.

- Selon Vidal en ligne, Myambutol soigne les tuberculoses et "certaines maladies rares apparentées" - déjà donc en 96 cette tendance à l'association du sida et de la tuberculose. "Effets indésirables : - Rarement : l'éthambutol peut être responsable de troubles oculaires à type de névrite optique axiale plus souvent que péri-axiale, avec baisse de l'acuité visuelle, scotome central et dyschromatopsie pour le vert et le rouge (voir mises en garde et précautions d'emploi).

- Exceptionnellement : rashs cutanés allergiques, hyperuricémie, leucopénie, vertiges, confusion."

- Pirilène :

- "Traitement des nouveaux cas de tuberculose pulmonaire par traitement court en association avec les antibiotiques standards (rifampicine, isoniazide et éthambutol), pendant les deux premiers mois du traitement, pour accélérer la vitesse de négativation de l'expectoration et réduire la durée globale du traitement (6 mois).

- Traitement de la tuberculose pulmonaire et extrapulmonaire à bacilles résistants aux antibiotiques majeurs (isoniazide et/ou rifampicine) en association avec les autres antibiotiques disponibles."

Et : "MISES EN GARDE :

Compte tenu de son hépatotoxicité potentielle (voir effets indésirables), PIRILENE ne peut être utilisé que si un bilan initial et une surveillance clinique et biologique régulière sont possibles (voir mises en garde et précautions d'emploi).

PRECAUTIONS D'EMPLOI :

- Le traitement ne sera entrepris qu'après un bilan initial (bilan hépatique - transaminases, phosphatases alcalines, bilirubine totale - bilan rénal, et uricémie) permettant d'éliminer une insuffisance hépatique ou rénale et une hyperuricémie.

- Surveillance hépatique :

Fonctions hépatiques perturbées et/ou facteur de risque hépatique (éthylisme, antécédents d'hépatite) des patients présentant une fonction hépatique perturbée ne devraient recevoir ce médicament qu'en cas de nécessité absolue (en particulier, tuberculose multirésistante) et ce avec précaution et sous surveillance médicale stricte.La surveillance des fonctions hépatiques doit comporter : un dosage des transaminases SGPT (ALAT) tous les 8 jours pendant les 2 mois du traitement avec PIRILENE, et dès la survenue de signes cliniques d'intolérance hépatique (voir effets indésirables).

Conduite à tenir en cas d'anomalie hépatique : l'élévation des transaminases à trois fois la limite supérieure de la normale du laboratoire, ou plus, impose l'arrêt sans délai du traitement. Un tel arrêt précoce est un paramètre important pour une normalisation du bilan hépatique.- Au plan de l'uricémie :

Si l'hyperuricémie dépasse 110 mg/L (655 µmol/L), un traitement correcteur (à l'exception des inhibiteurs de la xanthine oxydase) est à envisager.

Des arthralgies modérées, non goutteuses, répondent habituellement à un traitement symptomatique. La persistance des arthralgies, ou leur caractère goutteux, doivent faire arrêter PIRILENE.

- Au plan rénal :

. Sujet à fonction rénale normale : un bilan rénal mensuel est suffisant.

. Sujet insuffisant rénal chronique : s'il y a nécessité absolue, PIRILENE pourra être utilisé en milieu spécialisé.

Interactions avec d'autres médicaments

ASSOCIATION NECESSITANT UNE PRECAUTION D'EMPLOI :

Isoniazide :

En raison de l'addition des effets hépatotoxiques. Surveillance clinique et biologique.

EXAMENS PARACLINIQUES :

La lecture des bandelettes réactives type Acétest pour la recherche d'une cétonurie est ininterprétable chez les malades traités par le pyrazinamide."

- Rifadine : encore un antituberculose, une variante de la rifampicine.

- Rimifon : c'est de l'izoniaside, pour le "Traitement curatif de la tuberculose active pulmonaire ou extrapulmonaire."

Dans je ne sais plus quel post, récemment, j'ai mis un lien vers un document italien en anglais sur les problèmes des traitements combinés avec de la Rifampicine et de l'Izoniaside en Afrique, avec il est vrai la pyrazinamide en plus : Treatment of tuberculosis: challenging the World Health Organization recommendation of simultaneous oral administration at the same time of the day of rifampicin, isoniazid and pyrazinamide - Alessandro Freddi (l'article a été soumis à une peer review, mais la publication en a été réfusée).

Apparemment, à l'issue de la monothérapie à l'AZT, ils auraient donc assimilé les 2 séropositivités vih+vhc et les condylomes à des choses traitables en gros comme une tuberculose jusqu'en avril 1996... Après quoi ils auraient changé leur fusil d'épaule pour traiter le vhc ?

A mon avis ça illustre bien le problème des errements auquel conduit le "vih", et celui du cercle vicieux des interactions médicamenteuses de plus en plus lourdes et problématiques à chaque nouveau problème et à chaque nouvelle option "thérapeutique". Je crois qu'elle a eu de la chance de tenir à ce rythme jusqu'en 2002 ! Et le fait qu'elle soit séropositive au "vih" depuis 87 et n'ait pas eu de problème particulier sans traitement de 2002 à 2011 parle aussi de lui-même. Peut-être ont-ils fantasmé sur le fait qu'elle fumait, ce qui expliquerait l'option de soins à dominante antituberculose ?

Puisqu'on parle d'Allemagne et de clopes, pour digresser un peu, les nazis avaient fait une campagne anti-tabac hyper-musclée de 1933 à 1939, et... en 1939, les Allemands fumaient beaucoup plus que les Français, qui eux n'avaient eu aucune campagne anti-tabac...

Pour revenir à ton amie, je ne suis pas devin, mais pas sûr du tout que la clope en soi ait été une cause suffisante pour expliquer ce qui lui est arrivé cet été.

Amitiés, Jardinier

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Merci pour toutes ces recherches Jardinier

Si elle a été testée positive au VHC en 1995 et si comme je le comprends elle a fait une hépatite à partir d'avril 1996, il est probable que son traitement de janvier à avril 1996 (Myambutol +Pirilène + Rifadine +Rimifon) visait à soigner les 2 séropositivités à la fois, et que non seulement ça n'a pas marché, mais que la situation s'est aggravée.

En fait , je viens de vérifier, elle a été testé VHC positif en 1996, mais n'a pas fait d'hépatite à proprement parler, car son foie a tenu le choc !

Il faut bien comprendre que ce sont des tests qui mesurent des marqueurs comme je te l'ai dit plus haut et non pas la présence d'un virus !

Concernant la tuberculose, elle avait fait une tuberculose à 3 ans et ce sont les anticorps qui leur ont fait croire qu'elle avec la tuberculose, car là encore elle n'avait pas de symptômes apparentés à cette pathologie, mais ils ont traité aussi... 4-spamafote.gif et puis, son dossier médical n'a pas franchi la frontière !

Tu peux comprendre maintenant ( et Brume aussi si elle me lit) que le médecin ( celui de son dernier AVC) qui a dit qu'il comptait sur moi pour que je la convainque de reprendre ses traitements, était à côté de la plaque...grave, et qu'il ne faisait aucunement le lien entre les traitements et son immunodépression, obsédé par les traitements tous azimut, mais croyant bien faire sans doute !

Bon, tu as tous les éléments maintenant icon_biggrin.gif

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En effet, Jerman, avec tous ces éléments mis bout à bout, on peut comprendre : La chaîne causale des "soins" se résume à : Condylomes >> AZT >> traitement antituberculeux >> positivité au test VHC >> Interféron + bactrim + ARV.

C'est terrible, parce qu'on a vraiment l'impression que pendant toute cette période de 1995-2002, avec la perspective du vih et du sida, les soignants ont systématiquement pris pour des réalités de fausses raisons de soigner d'une certaine manière plutôt que d'une autre, et surtout que les méthodes de soins qu'ils ont appliquées ont déclenché les problèmes qu'ils ont essayé de soigner ensuite, avec chaque fois une aggravation de la situation de leur patiente.

Dans l'ensemble, c'est une confirmation point par point de la thèse des causes iatrogéniques du déficit immunitaire (appelons cela ainsi...) liée à des théorisations et des méthodologies reposant sur le raisonnement circulaire, avec pour résultat de faire passer à côté des vraies causes des problèmes et d'en causer de beaucoup plus graves.

C'est aussi du reste une confirmation que les tests détectent indifféremment des anticorps témoins d'infections inactivées, et éventuellement ceux d'infections ou autres pathologies en cours ou à venir... ce qui d'ailleurs, n'en déplaise à Cheminot, à Jibrail et au Perth Group (si on les prend au pied de la lettre), semblerait rester largement à démontrer, à tel point qu'un long moratoire du recours aux biotechnologies et pratiques de dépistage du vih, ainsi qu'une sévère mise sous surveillance du maillon de la virologie dans son ensemble, pourraient bien être les mesures les plus raisonnables, tant en termes d'éthique que de déontologie médico-scientifique.

Bon, je sais, on peut rêver, mais pourtant... 5-humhum.gif

(Quant j'ai adressé une lettre ouverte au Monde en 1993, je crois - et qui n'a pas été publiée, comme tu peux t'en douter - j'évoquais déjà l'éventuelle nécessité d'un moratoire sur la recherche sur la sida compte tenu de la tournure qu'elle avait prise et de ce qui arrivait aux "cobayes"...)

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