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Jardinier

Dissidence, conférence de Rome et perspectives

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Nous avons débattu ces jours-ci de questions de fond sur la dissidence du point de vue des principaux participants à ce forum, puis sur les conclusions de la récente conférence de l'IAS à Rome, dans les 2 dernières pages d'un topic qui finalement était mal nommé et se trouvait dans une rubrique pas très appropriée.

Je vous invite donc à vous y reporter, à partir du post de Jibrail, page 2, en date du lundi 11 juillet 2011 :

'>http://www.sidasante.com/forum/index.php?showtopic=17097

(Titre du topic : Le vaccin contre le col de l'utérus)

De même, nous avons débattu aussi de questions de fond dans les pages 5 et 6 de cet autre topic :

http://www.sidasante.com/forum/index.php?s...pic=17088&st=80

(Titre du topic : Sida = mst ?)

Je propose que nous poursuivions ici la discussion sur l'approche des questions de fond par la dissidence.

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Et de plus FBS (puisque c'est la mode) veut stimuler une recherche pluridisciplinaire pour faire avancer le shmilblick, tiens ! comme son ex-collègue L.Montagnier ! mais il est vrai qu'il est retraité.

En attendant leur retraite  (Fauci, FBS et les autres) ces chercheurs n'ont qu'une alternative, celle qui consiste à réclamer davantage de fonds supplémentaires, et pour justifier cela , ils nous tendent encore une carotte, tout en précisant que ce "traitement fonctionnel", n'est pas pour demain... CQFD !

Et pour amplifier ce phénomène de mendicité, on s' apitoie sur ceux qui n'ont pas accès aux traitements...

Réclamer des fonds...à fonds perdus...tel est leur fond de commerce !

En attendant l'hypothétique remède miracle promis, consommons de l'arv, et ceci dans tous les cas de figure !

On continue ici ?

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Cheminot,

Je suppose que tu parles de l'auteur de And the Band Played On.

Mais dans les contextes de départ comme d'arrivée, c'est autant et plus encore une idée reçue qu'une lapalissade que les rapports hétérosexuels "classiques" sont moins transmetteurs, ne serait-ce que du fait du dispositif épidémiologique - reposant méthodologiquement sur du raisonnement circulaire - axé sur le contrôle des groupes à risques, dont les membres (gays, drogués, Noirs d'ici et d'ailleurs, surtout d'ailleurs, d'ailleurs...) sont infiniment plus assignés à une vocation de cobayes et de vaches à lait dans la recherche en général et dans la R & D (recherche et développemment des entreprises pharma) que les membres des groupes "à bas risques" ou à non risques.

Le livre de Fumento, qui est tout sauf impartial, est à resituer dans un climat politico-intellectuel de très fortes tensions sociales et idéologiques en relation avec l'homosexualité masculine et le scoop du sida au début des 80's aux USA et en France. On voit bien ici que Fumento était même franchement homophobe - And the Band Played On - tant par le ton que par l'argumentation : "most historians [...] will conclude that, although many share the blame for the AIDS epidemic, those primarily responsible were its prime victims, the homosexuals themselves." (Dans le contexte, c'est exactement comme s'il avait écrit : "must conclude".)

Je m'explique : les dissidents américains n'ont pas assez insisté, c'est le moins qu'on puisse dire, sur la mise en condition des gays comme étape obligée d'une mise en condition générale. Parmi les gays, de toute évidence, seule une minorité d'entre eux a dû avoir un vrai rôle décisionnel au niveau de ses relations avec des instances de décision non gay et du "feedback" vis à vis de la "communauté". C'est profondément malhonnête de faire croire comme Fumento que le lobby gay était si organisé et démocratique que tous en son sein étaient informés objectivement de quoi que ce soit et prenaient part en véritable connaissance de cause aux choix sanitaires et autres qui les concernaient. Certains ont probablement été achetés dans le but de faire bêler comme des moutons - et de faire taire - tous ceux qui composaient le gros du troupeau.

Voir tout ce qu'en a dit John Lauritsen.

Ou encore : Il faut savoir qu'un des présidents d'Act Up France, Philippe Mangeot, est le fils de Jean-Pierre Mangeot, président jusqu'en 1995 de Wellcome, le laboratoire qui mit sur le marché l'AZT... C'est sur cette page internet.

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Ultime précision : And the Band Played On est un livre qui a été publié par Randy Shilts en 1987. La page web de Fumento que j'ai citée est un comte-rendu du livre qui date de 1998. Mais pour le fond, ma légère confusion induite par le gros titre du site de Fumento ne me convainc pas que je devrais modifier du tout au tout la teneur de mon commentaire ci-dessus. Shilts et Fumento partageaient apparemment la même vision moralisatrice et accusatrice faite d'amalgames propres à la bouc-émissarisation sans nuance des gays.

La "piqûre de rappel" de Fumento datant de 1998, on ne peut même pas lui accorder le manque de recul historique à titre de circonstance atténuante.

D'ailleurs, au détour de son sordide galimatias, Fumento a quand même la présence d'esprit, si l'on veut, de noter : "The argument that public health officials and the Reagan Administration shortchanged AIDS research until it was perceived as a national, and not just a homosexual and drug addict, problem is much more contestable. Hindsight is always 20-20; it’s easy to see now that much more money should have been spent much more quickly on AIDS. But hindsight also tells us that those same public health authorities strongly overreacted to the Swine Flu scare in the mid-1970s. Would funding have been substantially different if the afflicted had been, to use one congressman’s comparison, tennis players instead of homosexuals? This is something that Shilts can’t establish, even with the hundreds of memos he obtained through the Freedom of Information Act."

Dans tous les cas, la réthorique de Fumento et apparemment celle de Shilts n'ont pas grand chose à voir au contraire avec la problématique des Dissidents, même si ceux-ci partagent assez clairement, dans une tout autre perspective et une tout autre logique discursive cependant, le point de vue sur les problèmes de "style de vie".

John Lauritsen, lui, ne s'est peut-être pas particulièrement acharné à nier le manque de prudence fatal de beaucoup de gays, mais quand même... En revanche, ce qu'il a mis en lumière ouvre de tout autres perspectives qui ne convergent que très partiellement avec celles de Fumento. Et il s'agit de perspectives certes émminemment dérangeantes à pas mal d'égards y compris en ce qui concerne la réalité de la "communauté gay". En fin de compte, hélas, je pense que ses conclusions très différentes sont beaucoup plus lucides et pondérées que celles de Fumento, encore une fois à la nuance près qu'il ne faut pas confondre "communauté gay" et leaders plus ou moins gays affiliés tantôt à diverses causes y compris de santé publique, et tantôt - ou simultanément - à divers groupes d'intérêt et/ou de pression. Voir ici l'inteview de Lauritsen, Peter Duesberg et Darren Main par Liam Scheff (en français).

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Cheminot,

J'ai commencé à explorer tous tes posts sur ce forum depuis le 21 décembre 2002, date initiale semble-t-il.

D'ores et déjà, je ne peux m'empêcher de te faire part d'une réaction à chaud en relation avec ce que j'ai exposé ci-dessus et dans d'autres rubriques ces temps-ci et naguère (par exemple l'an dernier, quand je présentais des extraits d'écrits sur la science par le feu le philosophe Pierre Thuilier).

Voilà le post qui, a fortiori dans le contexte de tes posts voisins chronologiquement, me fait le plus sursauter :

Ecrit le : Mercredi 07 Janvier 2004 00h41

C'est ce qui attend tout le monde si le pouvoir politique continue à passer tranquillement dans les mains des "docteurs" en médecine, biologie, et en pharmacie.

Je crois qu'il faut absolument porter le débat politique dans ce domaine, celui de la santé publique, car c'est par là que nous serons "orwellisés".

Le clivage gauche - droite est bien entendu obsolète, c'est d'ailleurs la cause du désintéressement du peuple français pour la politique, car il sent confusément que ces deux positions politiques sont "bonnet blanc et blanc bonnet", comme l'a dit le candidat communiste à l'élection présidentielle de 1969.

Car en fait, la gauche ne combat pas le capitalisme pharmaceutique, apeurée qu'elle est elle aussi par les "menaces" sanitaires qui apparaissent. Je doute même que la LCR le fasse, pas plus d'ailleurs que le FN.

Et il n'y a pas que le problème de la santé, qui est certes le plus important, car c'est un bon biais pour asservir les consciences.

Mais la pollution qui rejoint d'ailleurs la santé est un enjeu capital, de même d'ailleurs que la gestion des transports et de l'énergie qui en découle.

DONC TU ETAIS BIEN CONSCIENT A L'EPOQUE DE LA NECESSITE DE RAISONNER EN TERMES DE DEBAT POLITIQUE ET D'"ORWELLISATION" >> ALORS, POURQUOI SI PEU DE BONNES VOLONTES, TANT DE TA PART QUE DE CELLES D'AUTRES PERSONNES INFORMEES PAR MOI SUR CE FORUM ET AILLEURS DES ENJEUX LES PLUS URGENTS, POUR COOPERER ET AGIR COLLECTIVEMENT AU NIVEAU POLITIQUE SUITE A L'ELABORATION DU PLAN BACHELOT ET A MA DECOUVERTE DU TRAFIC D'INFLUENCE DE GILEAD SCIENCE VIA LES INSTITUTIONS EUROPEENNES ?

On a un peu l'impression qu'au fil du temps ton engagement dans la dissidence s'est infléchi, parallèlement à une certaine tendance du mouvement des dissidents à l'implosion (c'était ni plus ni moins le titre d'un des derniers livres de PieRre Thuilier), notamment avec la rupture entre le PG et Duesberg-RA.

Pourquoi ne plus vouloir soutenir ouvertement ta thèse du/des virus endogènes ?

Pourquoi m'avoir renvoyé en pleine figure ta référence à des approches aussi équivoques en termes d'homophobie que celles de Fumento. Provocation ? Autre chose ?

Non solum sed etiam, à propos de ta petite phrase, "pas plus d'ailleurs que le FN", pourquoi cette apparente neutralité qui me laisse presque supposer une quasi amnésie quant au rôle du FN dans le domaine du sida en France dans le courant des années 1984-1993, pour ne parler que des plus chaudes ?

Il y a des mots qui fâchent, dont l'association fait plus que fâcher, comme "eugénisme-euthanasie-génocide". Ce sont ces mots là que je reprocherais le plus à la dissidence de ne pas avoir suffisamment énoncés.

Je vais continuer à lire et méditer tous tes posts de la période 2002-2008 dans mon optique : la possibilité éventuelle d'élaborer une critique des concepts respectifs de syndrome et d'immunité acquise pour le versant médico-scientifique (je sais, c'est un parti pris qui risque de ne déboucher sur rien ou pas grand chose, mais j'y tiens), et la critique politico-idéologico-sociale confortée par une approche plus spécifiquement historico-philologique (sic), sur le plan de laquelle il m'apparaît que nous avons eu et avons encore, rétrospectivement et objectivement, des vues potentielles sensiblement convergentes.

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En réalité, il y a pour moi presque "identité" entre un virus endogène et certains composés chimiques. Je m'explique. Je soupçonne ces virus de ne s'exprimer à partir de l'ADN humain qu'en présence de certains composés chimiques. Ce sont ces derniers qui sont la cause première de la maladie, et en particulier du sida. Les virus exprimés seraient soit des marqueurs, soit même de vulgaires transporteurs de ces mêmes composés. Donc je n'ai jamais abandonné l'idée de virus endogènes.

Le livre de Fumento ma été prêté par un ami homosexuel, alors... et je n'en ai lu que les 100 premières pages. Cependant, dire par exemple que la probabilité de séroconversion est trente fois plus importante lors d'un rapport anal réceptif que lors d'un rapport vaginal réceptif n'est pas, à mon avis, un propos homophobe.

Quant à l'aspect politique, j'avoue être profondément dégoûté par la totalité par ces gens qui prétendent nous gouverner, et qui sont tous à la solde des financiers internationaux. On le voit bien avec la crise économique actuelle. Mais mes moyens sont bien limités, car dans le domaine de la santé 97% des gens pensent qu'ils agissent pour leur bien. La crise de confiance actuelle issue de l'affaire de la grippe, puis du Médiator, ne pourra être résolue positivement que si tout le monde arrve à comprendre que les principes de base de la pharmacologie et de la médecine telle qu'elle se pratique - en dehors des cas d'urgence, et encore - sont erronés. Pour moi, le seul principe rationnel est la loi de similitude.

Alors effectivement je ne me bats pas, sans doute parce que ce n'est pas mon tempérament. Je suis un chercheur, mais pas un tribun. Et puis ma famille passe avant tout...

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@Cheminot,

mais un corps sain ou normal arrive à réguler ces composés chimiques. donc ils s'installent par ce que le corps ne gère pas (radicaux libres en excès), soit par ce qu'on les installent (poppers et vaccinations)...

A un moment précis, à des endroits précis, une modification d'adn a rendu le corps incapable de lutter et tous les pathogènes (endogènes et exogènes) ont proliféré, mais je ne reviens pas sur le débat, je pense avoir compris ta logique la dessus

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Rebiyama,

Qu'est-ce qu'un corps "sain et normal" ? Pour moi, c'est à 80 % au moins la gestion autonome par le sujet de l'interaction bien comprise entre ce qui pour lui relève du soma et ce qui relève pour lui du psycho-social, qui fait sa santé et sa "normalité" - son équilibre - sur le plan physiologique aussi bien qu'existentiel.

En d'autres termes, c'est la captation indue - la plupart du temps sinon par définition - des conditions de l'équilibre du sujet par le corps social en général et, parfois, par la médecine en particulier, qui produit l'enfermement dans la maladie et dans diverses formes plus ou moins dommageables d'aliénation.

En espagnol, le terme courant signifiant en français la "maladie" n'est autre que "enfermedad".

Je pense que cela en dit déjà très long. Voir à ce sujet le blog Salud y Poder.

En ce sens, le sida n'est rien d'autre qu'une confiscation des conditions d'équilibre de la personne à des fins qui n'ont strictement rien à voir avec le respect de sa liberté et la préservation de son intégrité physique et morale.

_____________________

Cheminot,

dire par exemple que la probabilité de séroconversion est trente fois plus importante lors d'un rapport anal réceptif que lors d'un rapport vaginal réceptif n'est pas, à mon avis, un propos homophobe

A mon avis, c'est suspect en soi, et il faudrait aussi voir le contexte discursif dans lequel c'est énoncé. La page sur laquelle je suis tombé il y a quelques jours, où Fumento rend compte du livre de Randy Shilts, dénote la mise en oeuvre de moyens esthétiques, polémiques, etc., témoignant tout à fait d'une position orientée, sur la responsabilité des homos, non seulement pour leur propre problème, mais pour leur responsabilité "criminelle", entre autres dans la contamination des populations par transfusion sanguine et ainsi de suite.

Du reste, si certains homosexuels étaient objectivement drogués, tous ne l'étaient pas, et ceux qui ne l'étaient pas ont été quasi automatiquement assimilés à une catégorie de population s'adonnant à la toxicomanie et/ou à des pratiques similaires et connexes... en termes de dangerosité et de répréhensibilité.

Il y aurait aussi beaucoup à dire sur la dimension d'inspiration non seulement behaviouriste, mais pratiquement tayloriste, des processus qui ont abouti à de véritables codifications des pratiques, des styles vestimentaires, etc. : le cuir, la SM, les Nounours, les motards plus ou moins gay, le système de "l'excentricité" en relation avec la mode, d'où le "Queer, etc. Bref, sociologiquement, c'est un processus hyper-différentialiste, ou comme le dirait Bamboo, "divisogène" - processus qui du point de vue politique de la minorité présentait les avantages de saper les codes dominants en leur tendant un miroir sans les déstructurer de manière trop frontale, mais sans sortir non plus d'une logique étroite de codification, si bien que du point de vue de la majorité ce genre de processus sociologique présentait l'avantage de scinder la "masse" gays-lesbiennes en catégories plus ou moins étanches les unes par rapport aux autres, rendant ainsi impossible une véritable émancipation, en particulier par rapport au préjugé de narcissisme et d'hystérie que la psychanalyse vulgarisée fasait peser d'un poids insupportable, non sur l'identité gay - chimère utile seulement pour des lobbies vivant de doctrines politiques reposant sur l'absolutisation de logiques identitaires -, non sur l'identité gay, donc, mais sur des personnes dont on pouvait ainsi à peu de frais pérenniser la négation traditionnelle de leur droit à assumer leur histoire, à savoir tout ce qui aléatoirement les conduisait à articuler différemment de "la norme" leurs sensibilités culturelles, sexuelles et affectives propres.

Et puis il y avait aussi la dimension proprement et purement raciste de tout ça : le sida viendrait des Noirs, toucherait en priorité les gays, et par boomerang retomberait sur les Noirs non plus en tant que minorités, mais en tant que l'ensemble des populations africaines. Pas moins !

En fait : Face à ce qui leur était tombé dessus, les gays du milieu des années 80 ont développé une argumentation selon laquelle le sida n'était pas qu'une maladie homosexuelle, qu'il concernait aussi les bisexuels et les hétérosexuels, à un moment où ils croyaient dur comme fer à l'inéluctabilité de la maladie qui les frappait sans bien en connaître les causes, d'où une certaine paranoïa bien compréhensible, et à un moment où ils avaient le sentiment qu'on ne faisait rien pour leur venir en aide. Sans comprendre, à quelques exceptions près, que les mesures qu'ils réclamaient leur seraient plus fatales encore à tous égards que la "maladie" en soi. En fait, ce n'était pas "une" maladie, mais c'était un ensemble de maladies rares aux causes variables et distinctes les unes des autres, qui ont fait l'objet d'une véritable mise en scène et d'un vaste psychodrame collectif lorsque c'est devenu un ensemble monté en épingle par les autorités médico-scientifiques, la santé publique et l'opinion, avec pour résultat une approche opérationnelle devant tout, de facto, à des prémisses et pratiques franchement eugéniques et euthanasiques à l'égard des quelles tout le monde versé des larmes de crocodile et a fait semblant de ne rien voir.

Quant à la probabilité de séroconversion, on sait bien ce qu'il en est : constitution des "groupes à risque", non fiabilité des tests et "counselling" ad hoc qui biaisent incidemment l'épidémiologie, sur la base des préjugés traditionnels sur l'analité et des croyances profondément ancrées et confortées idéologiquement depuis la nuit des temps sur l'homosexualité et la liberté sexuelle...

Comment se fait-il que les personnes non dépistées et dont la médecine n'aborde pas les maladies sous la bannière fédératrice du sida parviennent dans l'ensemble à résoudre leurs problèmes de santé de manière moins assujettissante et beaucoup plus satisfaisante ?

A mon avis, l'association méthodique des notions de syndrome et de "déficit acquis" au nom de l'alibi viral-infectieux, et même éventuellemnt au nom d'autres alibis d'obédiences biologistes, biochimistes, "épidémiologiques", biotechnologistes, etc., cela équivaut à une tragique vue de l'esprit qui ne s'auto-entretient que pour de mauvaises raisons. Le sida nous renseigne certes dans une certaine mesure sur les risques d'entropie (de pathogénèses) qui peuvent gravement compromettre l'équilibre entre la part du somatique et celle du psychosocial chez certaines personnes. Mais le prix à payer pour les renseignements en question est tel que le bénéfice-risque du protocole bio-médical et du contrôle social afférent est rigoureusement négatif, mortifère et suicidaire pour l'ensemble de la "société ouverte" comme pour celui de sociétés moins "ouvertes". Le sida, c'est la roue carrée de la médecine et des sciences sociales post-modernes.

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Cheminot, tous,

Je continue par rapport à nos échanges depuis que j'ai créé cette rubrique, et précisément par rapport à ce que j'ai écrit juste ci-dessus.

Donc, d'abord, un témoignage, que je pense tout à fait capital. En 1993, ou 1994, il y a eu une conférence-débat sur le sida à Bordeaux, dans un grand amphithéâtre municipal dédié aux débats publics. Il y avait 4 ou 5 conférenciers sur l'estrade, et autant que je m'en souvienne l'amphithéâtre était plein à craquer. J'ai retenu assez peu de choses de l'ensemble des échanges entre les conférenciers et le public. Pour moi, tout cela faisait partie d'une sorte de surréalité relevant avant tout de la psychopathologie collective, à laquelle il convenait donc d'appliquer la méthode de "l'écoute flottante" telle que définie par Freud comme position optimale de l'analyste en vue du transfert et du contre-transfert de l'analysant. Ce qui veut dire que je suivais le débat d'une oreille délibérément distraite, histoire de voir ce qui éventuellement avec de telles options d'écoute allait le plus m'interpeller et m'apparaître a postériori comme le plus digne d'être retenu à titre d'élément significatif. Or, ce dont finalement je me suis toujours souvenu jusqu'au jour d'aujourd'hui, c'est d'un échange entre un membre du public et une conférencière. Je ne sais même plus quelle était la question qui lui avait été posée, ni même s'il s'agissait d'une question ou d'un propos critique de forme grammaticale affirmative. Mais ce dont je me souviens, c'est de la réplique de la conférencière, qui s'était présentée comme une chercheuse en sciences sociales travaillant dans un institut rattaché à l'université de Grenoble. En gros, ce qu'elle avait proféré, c'est que toute cette histoire de sida était certes bien malheureuse, mais que, du point de vue des sciences sociales, de toute façon, il avait bien fallu faire quelque chose face à la recrudescence de l'homosexualité masculine !!!

A bons entendeurs, salut !

Ce n'est qu'une des raisons parmi d'autres, mais non la moindre, qui m'ont emmené à élaborer ma thèse, selon laquelle le sida consiste en un dispositif très délibéré, aux buts essentiellement clandestins d'un cynisme et d'une perversité avérés, et supposant des groupes vecteurs captifs d'un dispositif bio-médical eugéniste et plus ou moins euthanasique en vue d'un contrôle social par exemplarité pour l'ensemble du corps social.

Bon, on pourrait peut-être penser que la conférencière "faisait de la provocation" - ou plus exactement pratiquait ce qu'Umberto Eco appelle une abduction en termes de logique interprétative - et essayait ainsi de faire passer un message "subliminal" tout autre que le contenu qu'on pouvait entendre au premier degré. Mais on pourrait penser aussi bien, hélas, qu'elle était très loin d'être aussi finaude que cela, et qu'elle faisait part en toute ingénuité du point de vue légitime de sa corporation.

Voilà, ce sera tout pour aujourd'hui (sic).

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@Cheminot

Bonjour,

On ne me fera pas croire que le soufre in se empêche mieux la formation de la liaison phosphate - alcool en 3’ que CH2 ou CHN3. S’il le fait, c’est par un mécanisme autre que l’empêchement de la réplication.

Je retrouve à l'instant cette tienne référence à la liaison phosphate en relation avec une info publiée dans Le Monde d'aujourd'hui :

Des scientifiques découvrent une protéine efficace contre la réplication du VIHMy Webpage >> "Un nouvel espoir dans la lutte contre le sida : deux équipes médicales des universités de Strasbourg et Marseille-II ont mis à jour les propriétés inhibitrices de la protéine humaine HBPB (human phosphate binding protein) sur la réplication du VIH, a annoncé jeudi 1er septembre la faculté de Strasbourg."

Que penses-tu de ce qu'annonce cet article ? Pourrais-tu éclairer un peu le profane que je suis dans tout ce qui relève de la biochimie ? Pour ma part je trouve l'article exaspérant de toute façon, ne serait-ce que parce qu'il se termine sur la conclusion obligée qui caractérise ce genre d'annonces : "rien de concret avant plusieurs années", comme d'habitude.

Mais quand même, merci d'avance pour ta réponse.

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Pour ma part je trouve l'article exaspérant de toute façon, ne serait-ce que parce qu'il se termine sur la conclusion obligée qui caractérise ce genre d'annonces : "rien de concret avant plusieurs années", comme d'habitude.

Cet article fait suite à cette publication, accessible gratuitement, bien que forcément en anglais, comme toujours.

L'article est exaspérant parce qu'il n'a aucun lieu d'être dans la presse généraliste. Mais comme ça parle du VIH, et que c'est des chercheurs français... ils ont droit à une dépêche de l'AFP.

Les chercheurs ont mis en évidence le fait, qu'in vitro, une protéine d'un genre particulier, la HPBP (Human Phosphate Binding Protein), récemment découverte, aurait des effets inhibant le VIH. Bien malheureusement, comme trop souvent, ils restent extrêmement vagues sur le mécanisme d'action potentiel qui permettrait à la protéine d'inhiber la réplication du supposé VIH : "Le mécanisme d'action au niveau moléculaire est inconnu, mais il fait actuellement l'objet de recherches".

"The variability in potency depending on cell types and viral strains underscores our observation that antiviral effects in vitro are not reliable predictors of in vivo clinical activity"

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Jibrail,

En fait, je suis tombé sur l'article de Virology juste après avoir envoyé mon post. Et il m'a bien semblé à moi aussi que les détails de l'article, la biblio, etc., relativisent encore les conclusions déjà "prudentes" de l'article du Monde. A noter du reste qu'il s'agit, sous la plume du rédacteur du Monde - ou de l'AFP - d'un appel à des fonds de recherche, sans doute en récompense pour avoir pu caser un article dans une revue faisant autorité. Et tant pis si par-delà la réthorique ad hoc il n'y a dans tout ça qu'une très vague promesse de nous décrocher la lune...

Merci pour ton analyse et tes explications détailées !

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Jibrail,

Un tout petit correctif, après avoir exploré tes liens. En référence à l'article de La Recherche sur les protéines humaines, tu écris :

la base de données MEDLINE signale plus de 100 000 articles sur ce sujet, pour la plupart concernant la phosphorylation des protéines

Ce qui donne de plus une idée de l'ampleur quantitative de la communication scientifique sur divers sujets plus ou moins clé au sein de la biologie moléculaire. Avec une ouverture vers la conclusion possible que, la quantité ne faisant pas obligatoirement la qualité sinon au contraire, une des tendances marquantes et à remarquer dans la biologie contemporaine serait que celle-ci tend, par ses prémices plus ou moins pensés comme par l'ampleur même de sa tache, de ses moyens et de ses prétentions, à se condamner au babil et à l'ambivalence stérile de ses résultats, soit en d'autres termes à l'insignifiance (du moins apparente)... et, par ricochet obligé, à la propagation de l'insignifiance et de l'irresponsabilité - ce qu'on pourrait dénommer le nihilisme - dans la plupart des autres sphères de la pensée et de l'activité humaines.

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Bonsoir Jardinier,

Je te suis bien sûr volontiers, d'autant que le terme "biologie moléculaire" est selon moi tout-à-fait outrancier et ne répond vraiment que de loin à l'acception que l'on aurait envie de lui donner. J'attendais des explications mécanistiques fines, et je trouve des études assez floues et qui ne décrivent qu très grossièrement les processus, tout en se référant, comme tu le dis, aux dogmes de la biologie, sans en référer aux principes fondamentaux de la chimie et de la physique.

Souvent, on explique : le fait de modifier le pH en ce point-là de la protéine fait se déplacer cette lointaine partie,... En fait, on ne sait pas ce qui se passe entre ces deux parties, alors que si l'on veut intervenir finement, il faudrait connaître le processus pas à pas.

Gardons notre sens critique, c'est essentiel.

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