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MARAVIROC

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On y trouve parmi les médicaments antisida (je cite la liste du Parisien):

- Le fameux Maraviroc (nom commercial "Celsentri") : les risques d’atteintes du foie, les troubles cardiaques et musculaires.

- L'Etravirine (nom commercial "Intelence") : éruption cutanée, parfois sous forme très importantes, et les nausées.

- Le Raltégravir (nom commercial "Isenstress") : effets indésirables : diarrhées, nausées et fièvre. Risque potentiel : développement de résistances et échec virologique.

En fait, il semble s'agir essentiellement des molécules qui sont le plus récemment arrivées sur le marché, et qui doivent en fait être encore en phase IV (suivi de la toxicité après la mise sur le marché, à la charge des laboratoires), et pas forcément des molécules les plus toxiques. L'AZT (zidovudine), la Stavudine, la Névirapine, dont les fortes toxicités sont bien connues, ne figurent ainsi pas dans cette liste.

Je précise un peu, car sur ces trois molécules, l'une, l'Etravirine comporte un groupe benzonitrile qui semble tout ce qu'il y a de plus nocif; les benzonitriles sont classés parmi les produits très toxiques "ayant immédiatement des effets immédiats graves", avec le symbole de la tête de mort.

L'Etravirine est supposée n'être utilisée qu'en dernier recours et sa toxicité est depuis toujours bien connue.

Le Maraviroc et surtout le Raltégravir semblent générer nettement moins d'effets secondaires.

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@ Jibrail

Bravo pour ces infos !

Je ne sais jusqu'à quel point jusqu'à quel point il est nécessaire et utile d'enfoncer le clou ici, mais our l'Etavirine et le benzonitrile, l'un des liens fournis par la page wiki que tu signales est en effet on ne peut plus éloquent : ICSC: 1103 (bonjour les soins "palliatifs" !)

L'AZT (zidovudine), la Stavudine, la Névirapine, dont les fortes toxicités sont bien connues, ne figurent ainsi pas dans cette liste.

>>> C'est bien là que le bat blesse, en effet. Pourtant, tout un travail de recensement de l'information contenue par les notices émanant de l'industrie pharmaceutique a été fait et est accessible sur le net, même si souvent plus sur des sites en anglais qu'en français.

On peut quand même, par exemple, consulter ce site qui permet d'examiner les notices détaillées de 16 produits antirétroviraux :

Faits sur les antirétroviraux

Dans les pages annexes de ce site, on peut lire :

- "(...) aucun des patients consommant ces anti rétroviraux ne reçoit les notices d’information - obligatoires aux termes de la loi - parce que ces notices ont été enlevés délibérément des boites d’emballage dans la majorité des cabinets de médecin et dans les hôpitaux avant d’être donnés aux patients. C’est sur ces étiquettes enlevées des boites que sont mentionnés les avertissements d’usage."

- "Les multinationales pharmaceutiques soutiennent des organisations spéciales qui infiltrent les hôpitaux dans les pays en voie de développement sous le label de charité. La fonction principale de ces organisations est de réemballer les ARV différemment par rapport à l’emballage d’origine prenant ainsi soin d’enlever tous les avertissements d’origine."

Pour embrayer sur un autre sujet indirectement en relation avec ce qui précède, j'ai récemment consulté le Code de Nüremberg pour l'expérimentation humaine. Je mets le document que j'ai consulté ci-après, à toutes fins utiles :

Le Code de Nüremberg pour l’expérimentation humaine

1) Le consentement volontaire du sujet humain est absolument essentiel. Cela veut dire que la personne intéressée doit jouir de capacité légale totale pour consentir : qu’elle doit être laissée libre de décider, sans intervention de quelque élément de force, de fraude, de contrainte, de supercherie, de duperie ou d’autres formes de contrainte ou de coercition. Il faut aussi qu’elle soit suffisamment renseignée, et connaisse toute la portée de l’expérience pratiquée sur elle, afin d’être capable de mesurer l’effet de sa décision. Avant que le sujet expérimental accepte, il faut donc le renseigner exactement sur la nature, la durée, et le but de l’expérience, ainsi que sur les méthodes et moyens employés, les dangers et les risques encourus, et les conséquences pour sa santé ou sa personne, qui peuvent résulter de sa participation à cette expérience.

L’obligation et la responsabilité d’apprécier les conditions dans lesquelles le sujet donne son consentement incombent à la personne qui prend l’initiative et la direction de ces expériences ou qui y travaille. Cette obligation et cette responsabilité s’attachent à cette personne, qui ne peut les transmettre à nulle autre sans être poursuivie.

2) L’expérience doit avoir des résultats pratiques pour le bien de la société impossibles à obtenir par d’autres moyens ; elle ne doit pas être pratiquée au hasard et sans nécessité.

3) Les fondements de l’expérience doivent résider dans les résultats d’expériences antérieures faites sur des animaux, et dans la connaissance de la génèse de la maladie ou des questions à l’étude, de façon à justifier par les résultats attendus l’exécution de l’expérience.

4) L’expérience doit être pratiquée de façon à éviter toute souffrance et tout dommage physique ou mental, non nécessaires.

5) L’expérience ne doit pas être tentée lorsqu’il y a une raison a priori de croire qu’elle entraînera la mort ou l’invalidité du sujet, à l’exception des cas où les médecins qui font les recherches servent eux-mêmes de sujets à l’expérience.

6) Les risques encourus ne devront jamais excéder l’importance humanitaire du problème que doit résoudre l’expérience envisagée.

7) On doit faire en sorte d’écarter du sujet expérimental toute éventualité, si mince soit-elle, susceptible de provoquer des blessures, l’invalidité ou la mort.

8) Les expériences ne doivent être pratiquées que par des personnes qualifiées. La plus grande aptitude, et une extrême attention sont exigées tout au long de l’expérience, de tous ceux qui la dirigent ou y participent.

9) Le sujet humain doit être libre, pendant l’expérience, de faire interrompre l’expérience, s’il estime avoir atteint le seuil de résistance, mentale ou physique, au-delà duquel il ne peut aller.

10) Le scientifique chargé de l’expérience doit être prêt à l’interrompre à tout moment, s’il a une raison de croire que sa continuation pourrait entraîner des blessures, l’invalidité ou la mort pour le sujet expérimental.

Le Code de Nüremberg (Extrait du jugement du Tribunal Militaire Américain,

Nüremberg, 1947, cas K. Brandt, trad. F. Bayle, cité par Ambroselli C., L’éthique

médicale, PUF, « Que sais-je ? » n° 2422, Paris, 1988, p. 105).

Source :

Christelle RIGAL

Contribution à l’histoire de la recherche médicale :

autour des travaux de Jean Bernard et de ses

collaborateurs sur la leucémie aiguë, 1940-1970

Thèse dirigée par Anne-Marie MOULIN

Soutenue le 19 décembre 2003

Archives ouvertes

Il y a d'ailleurs une légère contradiction entre les clauses 4) et 7), du fait d'une différenciation ambigüe entre "toute souffrance et tout dommage physique ou mental, non nécessaires" (en clause 4), c'est moi qui souligne) et "toute éventualité, si mince soit-elle, susceptible de provoquer des blessures, l’invalidité ou la mort" (dans la clause 7), mais enfin, bon...

Modifié par Jardinier

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On y trouve parmi les médicaments antisida (je cite la liste du Parisien):

- Le fameux Maraviroc (nom commercial "Celsentri") : les risques d’atteintes du foie, les troubles cardiaques et musculaires.

- L'Etravirine (nom commercial "Intelence") : éruption cutanée, parfois sous forme très importantes, et les nausées.

- Le Raltégravir (nom commercial "Isenstress") : effets indésirables : diarrhées, nausées et fièvre. Risque potentiel : développement de résistances et échec virologique.

Finalement l'étravirine (Intelence) et le maraviroc (Celsentri) ont été sortis de la liste des médicaments sous surveillance finalement publiée par l'AFFSAPS, par rapport à celle publiée par le Parisien. Ne demeure que le Raltégravir (Isenstress).

Il s'agit donc pas d'une liste de médicaments dont les effets secondaires sont toxiques (par rapport aux bénéfices supposés) mais connus que d'une liste de médicaments dont les effets secondaires sont mal évalués. Les effets secondaires du raltégravir, lors des essais cliniques, étaient décrits comme inférieurs ou comparables à ceux des autres molécules utilisées en première ligne (Efavirenz, Ritonavir/Lopinavir notamment).

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Ce n'est pas un scoop, mais que c'est difficile de ne pas douter de la voracité des grands labos.

Pfizer, le premier labo mondial, confronté cette année à la perte de son brevet sur le Lipitor (une statine anticholéstérol, médicament le plus vendu au monde générant 10 milliards de $ par an), va méchamment sabrer dans ses centres de recherche.

Ainsi, Pfizer n'hésite pas à fermer le centre de recherche de Sandwich,dans le sud-est de l'Angleterre, et ses 2400 employés (!), qui avait pourtant mis au point plusieurs médicaments "de référence", d'après la presse :

- le sildénafil (Viagra), qu'on ne présente plus !

- le fluconazole (Difulcan), un antifongique,

- l'amlodipine (Norvasc), un antihypertenseur,

- et le Maraviroc (Celsentri) de ce fil !!

Et avec l'argent économisé grâce à la fermeture de ce centre (environ 1,5 Mds $ par an), ils se lancent... dans un vaste programme de rachat d'actions inutile de 9 Mds de $ dont le seul intérêt est de soutenir (provisoirement) leurs profits! Non seulement ils sont voraces et sans scrupules, mais en plus ils sont stupides, dénués de la moindre vision à long terme, même pour leurs propres intérêts. On ne les pleurera pas quand ils feront faillite, ce qui ne manquera pas d'arriver s'ils continuent de fermer tous leurs centres de recherche, mais en attendant, quel gâchis de temps, d'argent et de compétence.

Car le point commun des trois médicaments cités plus haut, c'est qu'ils avaient une action directe liée à l'oxyde nitrique (NO), que beaucoup pensent impliqué dans de très nombreux phénomènes biologiques et y compris dans le sida (on en a déjà souvent parlé ici). Le Viagra empêche la destruction du NO pour maintenir l'érection; le Fluconazole stimule la production de NO cytotoxique (=tueur de cellules) pour détruire les champignons, et l'Amlodipine stimule également la production de NO dans les vaisseaux sanguins pour faire baisser la tension artérielle. Avec la fermeture de ce centre de recherche, c'est aussi la dispersion de compétences probablement très aiguisées dans le champ de l'oxyde nitrique.

Si j'avais les milliards de la Bettencourt, je rachèterai ce centre de recherche et je les ferai tous plancher sur les liens oxyde nitrique / sida !

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Merci pour ces liens, Jibrail. C'est incroyable comme ces données confirment mes anciennes hypothèses : les responsables de l'augmentation des P24... pourraient être des amines secondaires ou tertiaires (ici l'Amlodipine), des composés où l'azote est lié à un atome + électronégatif que le carbone (le fluconazole avec ses deux cycles triazole, où N est lié à un autre N).

De plus l'article sur le fluconazole fait état de l'augmentation de NO et de l'ion superoxyde. Ils n'ont pas pensé à la formation de peroxynitrite. il est vrai que cela date de 2001.

Mais on peut vraiment se demander si une partie de l'augmentation de la P24 (et donc du passage à la séropositivité) n'est pas due aux médicaments utilisés justement pour combattre ces maladies à champignon dites "opportunistes.

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Mais on peut vraiment se demander si une partie de l'augmentation de la P24 (et donc du passage à la séropositivité) n'est pas due aux médicaments utilisés justement pour combattre ces maladies à champignon dites "opportunistes.

Y a de fortes présomptions d'autant que ces soit disant remèdes entretiennent les symptômes qu'ils sont censés combattre, et donc maladie prospère ad vitam aeternam

Et concernant le fluconazole, voici ce qu'on peut lire sur le site de Biam :

Extraits

Mécanismes d'action

1. principal

En inhibant sélectivement la C-14 déméthylase dépendante du cytochrome P 450 fongique, il intervient au niveau de la transformation du lanostérol en ergostérol essentiel à la membrane fongique.

Il n'affecterait pas , ou faiblement, le cytochrome P450 des cellules de mammifères.

2. secondaire

-Interaction avec les phospholipides de la membrane.

- Inhibition de la respiration endogène.

Indications thérapeutiques

- MYCOSE(PREVENTION) (principale)

Au cours du SIDA, le fluconazole serait plus efficace que le cotrimoxazole (essai randomisé) :

- N Engl J Med 1995;332:700-705.

- CANDIDOSE SYSTEMIQUE(PREVENTION) (à confirmer)

Après transplantation hépatique, le fluconazole serait plus efficace que la nistatine (essai randomisé positif) :

- J Infect Dis 1996;174:583-588.

Prévention au cours des infections par le VIH :

- Arch Intern Med 1997;92:64-69.

- CRYPTOCOCCOSE (à confirmer)

Traitement des infections à Cryptococcus neoformans :

- Am J Med 1988;85:477-494.

Au cours du SIDA, le fluconazole pourrait être utilisé en première intention (étude rétrospective) :

- Arch Intern Med 1995;155:538-540.

Prévention au cours des infections par le VIH :

- Arch Intern Med 1997;92:64-69.

Effets secondaires

CANDIDOSE (CERTAIN ) icon_confus.gificon_confus.gif

Le fluconazole augmenterait fortement la fréquence des infections à Candida krusei lors de son utilisation à visée prophylactique chez des sujets immuno-déprimés :

- N Engl J Med 1991;325:1274-1277 et 1315.

Quant au bactrim, qui n'est autre que le cotrimoxazole, c'est du même acabit !

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Évidemment, des phrases creuses dans le Biam pour décrire le mécanisme d'action, et pas un mot sur la véritable chimie du fluconazole.

Bien évidemment, chez une personne immunodéprimée (donc avec un taux de peroxynitrites déjà élevé), le fluconazole ne fera qu'empirer la situation. Tout est une question de seuil et d'équilibre.

Le sulfaméthoxazole, un des deux composants du Bactrim, contient un cycle isoxazole, où l'on retrouve une liaison N-O.

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L'étude se présente ainsi :

"Une prophylaxie pré-exposition, dans laquelle l'individu séronégatif est à haut risque de contracter le VIH-1 prend des médicaments antirétroviraux  afin de maintenir un niveau suffisant de la molécule active dans le sang et les parties génitales, afin de prévenir l'acquisition du VIH-1, a été proposée comme stratégie potentielle de prévention".

Une étude comparable visant à étudier l'effet de la prise quotidienne de Truvada (Tenofovir + Entricitabine) en prophylaxie (=préventif) visant à empêcher l'acquisition du supposé VIH vient d'échouer et a été prématurément arrêtée.

Cette étude ciblait des femmes africaines "jugées à haut risque de contamination du VIH" au Kenya et en Afrique du Sud (bien évidemment ce genre d'essai à haut risque pour celles qui y participent ne se déroule jamais en Europe ou aux Etats-Unis, vu leur faible efficacité). Il y a eu 56 contaminations, apparemment autant dans le groupe Truvada que dans le groupe placebo, démontrant l'inefficacité du Truvada pour "prévenir l'acquisition du VIH". Et cela revient selon eux un taux de séroconversion de 5% chaque année, soit un taux très élevé.

Les chercheurs ont déclaré être "surpris", le labo (Gilead) doit faire la gueule, mais ils n'abandonnent pas : de nombreuses études similaires sont en cours, dont l'une, IPERGAY, en France et au Canada, uniquement chez des homos, avec la bénédiction des associations de lutte contre le sida. Toujours à base de Truvada (merci Gilead!). Et ce sera la plus coûteuse étude jamais menée par l'ANRS (l'Agence Nationale de Recherche contre le Sida), pour la coquette somme de 10 millions d'euros... 10 millions d'argent public (venant de l'ANRS, non de Gilead!) dans l'objectif permettre à Gilead et consorts de prescrire des ART aux séronégatifs tout au long de leur vie sexuelle et donc d'élargir considérablement leur clientèle potentielle...

Pas certain que ce soit la meilleure voie pour progresser...

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