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Jeff-Lyon

VIH et SEP Sclerose en Plaques

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Bonjour à tous !

Je reviens vers vous pour intéroger un peu la communauté sur une question qui me laisse dans une perplexité totale.

Voilà, je vous ai déjà évoquer cet ami, Sero+ HIV, depuis 8 ans, et sans traitement retrovir. Se gavant sous ma houlette de NAC Vit C etc... Tous les petits conseils issus de notre forum que je m'applique à moi même et à toute les personnes que je connais qui sont concernés par la problème.

Bref, mon ami à commencé à décliner à l'automne dernier, au bout de seulement 8 ans, sans le moindre problème, je trouvais ça quand même super étrange. Ayant eu moi même mes premiers symptomes seulement au bout de 11 ans, et surtout trois mois après m'être laissé convaincre de prendre une multiethérapie. Du coup, en ce qui me concerne, je ne saurais jamais vraiment si j'ai été un jour malade du SIDA et pas plutot malade des traitements..

Bref, revenons à mon ami, depuis l'automne 2007, de plus en plus faible, des fièvre et sueur froide, amaigrissement. faiblesse musculaire, confusion mentale, le tout sur un mode très crescendo. Au début, on se dit qu'il a un coup de pompe, puis quand même, à un moment, force est de reconnaitre qu'il se passe quelque chose de pas normal. Dès le début de l'année, je lui ai fais suivre des cures intense de NAC, Vitamines, Selenium, je lui ai fais cuire ses fritures à l'huile de coco (clin d'oeil à Wally), EPS Desmodium, Cypres, bref, j'ai mis le paquet. Rien n'y à fait. il a continué à decliner...

Evidemment, il a consulté son toubibs à plusieurs reprise, qui à levé les bras au ciel, mon dieu faut que vous fonciez à l'hosto, vous sombrez dans le SIDA. il a résisté tant bien que mal. Puis début juin, je suis passé chez lui, il était dans un état tellement épouvantable, que je me suis dit c'est plus possible, il va mourir. bref, je l'ai attrapé sous le bras (il arrive même plus à marcher), et je l'ai conduit manu militari aux urgences.

Après un mois d'hospitalisation, deux ponctions lombaires, 6 echographie, IRM, scanner, j'en passe et des meileures. Les médecins qui ont mis tout en oeuvre pour lui chercher une infection typique VIH n'ont absolument rien trouvé. Si, un CMV actif. Par contre, ce qu'ils ont trouvé, c'est des taches à l'IRM aux niveaux de sa substance blanche. ce qui est une suspission claire et nette de SEP (Sclérose en plaque). Qui elle explique très bien la dégénérescence que mon ami à subit durant ces derniers mois. Il a été transféré en maison de convalescence et suivi médicalisé, et ils ont comme on pouvait s'y attendre débuté seulement avant hier une multithérapie des plus atypique. Fuzeon Truvada. Le Fuzeon est généralement employé en dernière intention. Quand les gens ont été multi traité et sont en échappement thérapeutique complet. d'après ce que j'ai vaguement compris, ils ne peuvent pas lui filer d'anti prothéase qui semblent contre indiquées lors de neuropathies dégénératives. Et comme ils soupçonne une SEP ou un dérivé, du coup ils sont très limité en traitement.

Alors ce qui me laisse plus que dubitatif, c'est que les médecins laissent sous entendre à demi mot que son état neurologique aurait bien pu être causé par le VIH. Moi, ça me laisse quand même rêveur. Certes, les gens atteinds de SIDA declaré font parfois des encephalites. Mais ce diagnostique a été écarté en ce qui le concerne après ses deux myellogrammes (ponctions lombaires).

J'ai regardé sur internet à droite à gauche, alors effectivement, la recherche sur la SEP émet des hypothèses sur la relation de la sclerose avec un dysfonctionnement des TH1. mais cela reste que des hypothèses. Je trouve les médecins un peu simpliste d'englober une maladie comme la SEP comme pouvant éventuellement être causé par leur VIH.

Alors, j'aurais voulu savoir si certain parmis vous on déjà entendu parler de près ou de loin qu'il existerait une relation entre le statut HIV+ et la SEP. Moi en tout cas, je n'ai rien trouvé.

Bien à tous

Jeff

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Personnellement, je ne connais vraiment pas grand chose à la sclérose en plaques.

J'ai toutefois lu qu'il s'agit d'une maladie auto-immune. Je trouve cela intéressant car on peut dire la même chose du sida. Chez les séropositifs, une grande majorité des anticorps (qui, à partir d'une certain niveau, peuvent faire réagir positivement le test "VIH") ne sont rien d'autres que des auto-anticorps dirigés contre les propres protéines du séropositif (provenant de la décomposition des cellules exposées aux agents oxydants).

Les personnes souffrant de scléroses en plaques ont également un très grand nombre d'auto-anticorps et comme cité ici, les maladies auto-immunes peuvent causer la positivité du test "VIH" :

Autoimmune diseases: systemic lupus erythematous, scleroderma, connective tissue disease, dermatomyositis (Bylund et al 1992; Leo-Amador et al 1990; Pearlman & Ballas1994; Proffit & Yen-Lieberman 1993; Ranki et al 1992;  Schochetman & George 1992).

Et comme je l'avais lu en son temps, tout comme en matière de sida, l'apparition des auto-anticorps dans les maladies auto-immunes, telles que la sclérose en plaques, peut précéder l'apparition de la maladie elle-même dix ou même vingt ans à l'avance.

Peut-être ton ami ne fera-t-il jamais une maladie caractéristique du sida et peut-être que les anticorps qu'ils possèdent contre cette maladie n'ont-ils fait que provoquer accessoirement la positivité au test "VIH", du moins à l'époque où il fut diagnostiqué en tant que tel.

Beaucoup de "peut-être", désolé, mais je ne connais vraiment pas grand chose à la sclérose en plaques, si ce n'est les observations ci-dessus.

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Alors, j'aurais voulu savoir si certain parmis vous on déjà entendu parler de près ou de loin qu'il existerait une relation entre le statut HIV+ et la SEP. Moi en tout cas, je n'ai rien trouvé.

Salut,

De mémoire, je n'ai jamais vu, moi non plus, la moindre allusion à la sclérose en plaques dans toute la littérature que j'ai pu lire sur le VIH/SIDA.

Cela ne m'étonne pas : d'après ce que j'ai pu lire ici et là sur la sclérose en plaques, les deux affections semblent même plutôt contradictoires.

Si on accepte la théorie de l'immunologie, certainement un peu simpliste mais éclairante, sur l'équilibre Th1/Th2 (les sous-populations de T4), les théories suggèrent plutôt :

- Que la sclérose en plaques est liée à un déséquilibre en faveur des Th1 (responsable de l'inflammation)

- Que les maladies liées au SIDA seraient dûes à un déséquilibre en faveur des Th2 (responsable de la production d'anticorps).

Les traitements contre la sclérose en plaque ressemblent d'ailleurs plutôt à des immunosuppresseurs (les corticostéroides notamment), peu conseillés pour les personnes ayant un faible taux global de T4...

Plus intéressant encore, la recherche a identifié plus précisément au cours des dernières années les Th17, qui seraient une sous-population de Th1, et auraient un rôle immunitaire spécifique.

Rien n'est encore bien clair, et de nouvelles choses seront sans doute bientôt découvertes, mais il semblerait :

- Que les maladies liées au SIDA seraient corrélées avec la suppression des Th17.

- Que la sclérose en plaques serait plutôt liée à une suractivité des Th17, comme d'autres affections autoimmunes telle que la maladie de Crohn.

Tout cela reste un échafaudage d'hypothèse, et rien ne remplace l'expérience clinique des médecins (je serai bien curieux de savoir combien ils connaissent de malades véritablement atteints des deux affections simultanément) .Mais j'aurai l'intuition qu'il serait sans doute plus sage de soigner une sclérose bien réelle que de se concentrer sur une simple séropositivité douteuse tant qu'il n'y a pas d'autres signes (que disent les T4?) et apparemment liée à un désordre inverse du système immunitaire.

Surtout qu'il faut être bien costaud pour supporter le Fuzeon (deux injections par jour si ça n'a pas changé) quand on a déjà une sclérose... A quoi pensent ses médecins ? icon_rolleyes.gif

Modifié par Jibrail

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Un renvoi vers cet article cité dans un autre post par "brume de l'abro" et qui montre bien le rôle délétère de l'acide arachidonique dans la survenance de la sclérose en plaque.

Ceci étant, pour diminuer (sur le long terme) la quantité d'acide arachidonique dans l'organisme, j'invite le lecteur à ne pas suivre la plupart des conseils mentionnés dans cet article mais bien à lire le topic consacré aux acides gras saturés.

Je pense toutefois qu'adopter le régime préconisé dans le topic précité alors qu'on est déjà en pleine crise de sclérose en plaque risque de ne pas améliorer la situation, du moins à court terme. En effet, adopter une alimentation riche en acides gras saturés et pauvre en acides gras polyinsaturés (et, partant, pauvre en acide arachidonique) va avoir pour conséquence qu'à court terme (au moins quelques mois, si pas un an ou deux), l'organisme va libérer dans l'organisme l'acide arachidonique qu'il possède déjà dans l'organisme, ce qui risque de provoquer une augmentation des phénomènes inflammatoires et donc des symptômes de la sclérose en plaques. Du moins sur le court terme puisque sur le long terme, à la suite de ce régime, l'organisme produira beaucoup moins d'acide arachidonique, devant ainsi entraîner une diminution du phénomène inflammatoire et donc des symptômes de la sclérose en plaques (voire une guérison dans certains cas, qui sait). C'est pourquoi ce régime devrait bien mieux fonctionner et avoir bien moins d'éventuels effets secondaires (à court terme) lorsqu'on n'est pas déjà malade (ce que je fais personnellement, étant un séropositif asymptomatique [depuis plus de huit ans, maintenant]).

Personnellement, dans une telle situation, je suivrais le traitement conventionnel mais j'en profiterais pour suivre en même temps ce régime, tout en prenant de solides antioxydants pour me protéger dans une certaine mesure contre les effets de la libération de l'acide arachidonique dans l'organisme (et aussi pour diminuer les effets secondaires du traitement conventionnel).

Je ne peux cependant absolument pas garantir le succès de cette méthode vu que personne ne l'a apparemment suivie en matière de sclérose en plaque (et pour cause, sur le court terme, ce régime devrait logiquement provoquer une aggravation des symptômes; il faut donc avoir une sacrée dose de courage et être convaincu par les arguments développés pour se lancer dans un tel régime). Mais cela semble logique vu qu'un métabolisme à base d'acide arachidonique (cf le topic sur les acides gras saturés) constitue d'ores et déjà un bien mauvais "background" décuplant de manière exponentielle le risque de survenance, la gravité, la durée et le pronostic de la plupart des maladies, dont entre autres la sclérose en plaques (et le sida bien sûr), comme signalé dans l'article cité ci-dessus.

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Il y a certains matins où on se demande quel sens ça a de vouloir avoir raison contre tout le monde...
...et d'autres où on est agréablement surpris de tenir la route.

Cela peut paraître secondaire, et ne donne pas de solution, mais l'orthodoxie semble découvrir bien tardivement qu'il y a "moins de cas de sclérose en plaque chez les séropositifs", et elle en paraît toute étonnée et incapable de comprendre pourquoi. Cet étonnement me paraît absolument invraisemblable, alors que je l'avais déjà suggéré il y a 6 ans sur la foi de travaux de recherche anciens (les Th1 et Th2, deux sous-types de lymphocytes CD4, identifiés en 1989 déjà par Mossman et Coffman !), et largement analysés et commentés par le médecin dissident Heinrich Kremer il y a plus de 10 ans (voir le dernier tiers de l'interview).

C'est rassurant et inquiétant à la fois; inquiétant de mesurer combien une partie au moins des "experts du sida" semblent totalement ignorants de secteurs fondamentaux de la recherche en immunologie (la découverte des Th1 et Th2, bien que concernant les CD4, ne devait rien à l'époque à la recherche sur le sida); rassurant parce que cela témoigne combien nos interrogations sont justifiées.

Nul doute que c'est toujours et encore l'existence du "VIH" comme rétrovirus maléfique qui constitue l'obstacle principal d'une observation et d'une compréhension un minimum rationnelle de ce qui se passe...

Sciences et Avenir, 5 Août 2014

"Si de nouvelles études démontrent qu'il y a un effet protecteur du VIH (et/ou de ses traitements) et si son ampleur est similaire à nos ratios (...) il s'agirait du plus important facteur protecteur jamais observé pour la sclérose en plaques", souligne ces chercheurs.

(...)

De mémoire, je n'ai jamais vu, moi non plus, la moindre allusion à la sclérose en plaques dans toute la littérature que j'ai pu lire sur le VIH/SIDA.
Cela ne m'étonne pas : d'après ce que j'ai pu lire ici et là sur la sclérose en plaques, les deux affections semblent même plutôt contradictoires.(...)

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Bravo mon cher Jibrail,

toujours aussi vif. Je venais justement de lire un peu ce que racontait Kremer quand j'ai vu cette information, mais je n'avais pas osé posté quoique ce soit. Cela dit, comme tu l'indiques, c'est l'enfermement paradigmatique et la difficulté avec laquelle il semble difficile à l'orthodoxie de faire des bons avec d'autres champs de la médecine et la biologie. L'extrême spécialisation de la recherche y est probablement aussi pour quelque chose...

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