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Voila ce que je viens de trouver sur le site d'infos de Free icon_confused.gif J'aimerais avoir votre avis sur chose,perso je trouve que ca frise le n'importe quoi,il parle de virus qui est apparu en 1966,alors qu'aucun virus n'a été indentifié a ce jour icon_neutral.gif

Le virus du sida serait arrivé vers 1969 aux Etats-Unis

[2007-10-30 07:50]

WASHINGTON (Reuters) - Le virus du sida a été introduit aux Etats-Unis vers 1969, sans doute par un immigré haïtien, selon une étude dirigée par Michael Worobey, spécialiste en biologie de l'évolution à l'université de l'Arizona.

Les scientifiques s'accordent pour l'heure à penser que le virus de l'immunodéficience humaine est arrivé aux Etats-Unis une dizaine d'années plus tard. La maladie a été reconnue pour la première fois en 1981 aux Etats-Unis par le Centre pour le contrôle et la prévention des maladies (CDC)

"C'est assez glaçant de savoir que le virus circulait probablement depuis si longtemps", a dit Worobey, joint lundi par téléphone.

D'après la chronologie reconstituée par l'équipe du Pr Worobey, le virus aurait été introduit en Haïti en 1966 par une personne en provenance d'Afrique centrale. Cette date correspond aux estimations de la communauté scientifique.

Puis le virus est arrivé, sans doute trois ans plus tard, aux Etats-Unis. Les chercheurs estiment qu'un seul Haïtien porteur du virus en est à l'origine. Qu'il est sans doute arrivé dans une grande ville, comme Miami et New York, et qu'il a fallu des années avant que l'épidémie ne passe au stade pandémique aux Etats-Unis et à l'étranger.

"Cette infection isolée se transforme en deux cas, et puis double encore et les deux cas deviennent quatre. Donc, pendant une certain temps, probablement un bon nombre d'années, il y a sans doute moins d'une centaine de personnes infectées", explique Michael Worobey.

"Et puis, avec l'expansion de l'épidémie, ces 100 personnes deviennent 200, et on se met à aller vers des milliers, des dizaines de milliers de cas. Et on peut assez rapidement atteindre des centaines de milliers d'infections, qui étaient sans doute là avant que le sida ne soit reconnu, au début des années 1980."

La reconstitution du cheminement du virus, de pays en pays, est un sujet récurrent de débat au sein de la communauté scientifique.

Chercheur à l'université de Miami, le Dr Arthur Pitchenik, co-auteur de l'étude, dit avoir vu à Miami dès 1979 des immigrés haïtiens atteints d'une maladie alors mystérieuse qui a été diagnostiquée par la suite comme étant le sida.

Les auteurs de l'étude ont analysé les échantillons sanguins de cinq de ses migrants haïtiens prélevés en 1982-83. Ils ont également travaillé sur les données génétiques de 117 autres malades du sida à travers le monde.

C'est à partir de cette analyse génétique qu'ils ont reconstitué la chronologie de l'apparition du virus aux Etats-Unis.

Leur étude est publiée dans les Proceedings of the National Academy of Sciences (PNAS).

Le sida a fait plus de 25 millions de morts à travers le monde, où on recense quelque 40 millions de séropositifs.

D'après certaines études, le virus aurait franchi la barrière des espèces dans les années 1930 dans le centre de l'Afrique, sans doute par la consommation de viande de chimpanzés contaminés.

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C’est bien par le biais d’articles de ce genre que l’on fait croire aux gens que le “VIH” aurait été isolé et que les scientifiques le connaîtraient très bien.

Tout d’abord, jusqu’à ce jour, on n’a jamais réussi à isoler un rétrovirus « VIH », même chez un séropositif ayant une charge « virale » astronomique. Par isolation, il faut bien sûr entendre par là une particule d’apparence rétrovirale douée de la capacité de se répliquer.

Ensuite, la prétendue « isolation » dont il est question dans cet article et utilisée pour relier les cas de « sida » des USA à ceux d’Haïti découle uniquement de l’analyse du matériel génétique. Contrairement à ce que le lecteur lambda serait en droit de croire, cette isolation ne découle pas du fait qu’on aurait détecté le génome du « VIH » dans chacun des cas étudiés (jusqu’à ce jour, on n'a JAMAIS pu détecter le génome entier prétendument attribué au « VIH », même chez ne fût-ce qu’un sidéen ayant une charge « virale » astronomique) mais bien des bribes de matériel génétique prétendument attribuées au « VIH ». Ensuite, en fonction des points de correspondance entre ces différents matériels génétiques, les « experts » ès « VIH » en ont déduit que le « VIH » ayant contaminé les premiers sidéens des USA viendrait à l’origine d’un « VIH » ayant contaminé des Haïtiens.

Ce raisonnement de l’orthodoxie du sida est de prime abord séduisant et convaincant, mais en réalité, il n’en est strictement rien.

En effet, comme je l’ai déjà signalé à multiples reprises, les techniques génétiques ne peuvent être utilisées pour isoler le « VIH » chez un patient (et, le cas échéant, comme dans cet article, établir des corrélations éventuelles entre les différents « VIH » des patients testés) que si et seulement si il a déjà été démontré une première fois que le matériel génétique utilisé est bien originaire d’une entité moléculaire infectieuse dénommé « VIH » ayant infecté les sidéens, c’est-à-dire une particule ayant les caractéristiques morphologiques, chimiques et réplicatives des rétrovirus ( = une isolation), et au surplus, que l’on ne trouverait que dans le « VIH ».

En l’occurrence, jusqu’à ce jour, il n’a jamais été prouvé (mais bien uniquement hypothétisé sur base de marqueurs pourtant non spécifiques des rétrovirus, et encore moins d’un nouveau rétrovirus « VIH ») que ce matériel génétique a bien pour origine un rétrovirus « VIH » qui aurait contaminé les séropositifs et les sidéens. Par conséquent, il a encore moins été prouvé que ce matériel génétique (utilisé comme dans l’article pour prétendument relier des variantes de « VIH ») serait spécifique du seul rétrovirus « VIH », par ailleurs inexistant.

En d’autres termes, les techniques génétiques utilisées par l’orthodoxie du sida revient (du moins en matière de « VIH ») en définitive à faire en quelque sorte une recherche de paternité en s’appuyant sur du matériel génétique dont on ne sait même pas s’il est humain ou ne proviendrait par exemple pas d’un singe, et en cas de correspondance, à prétendre que telle personne (humaine) serait bien le père de tel bébé ! Il va de soi qu’un tel scénario est – en principe - impossible pour l’homme car la preuve a été faite que le matériel génétique utilisé a bien pour origine l’homme, lui est extrêmement caractéristique et ne se retrouverait pas dans d’autres « choses »; en revanche, cette preuve n’a jamais été apportée jusqu’à ce jour en matière de « VIH ».

Il s’ensuit que l’article reproduit ci-dessus ne constitue qu’un bourrage de crâne de plus, complètement stupide et scientifiquement non étayé.

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Voila ce que je viens de trouver sur le site d'infos de Free icon_confused.gif J'aimerais avoir votre avis sur chose,perso je trouve que ca frise le n'importe quoi,il parle de virus qui est apparu en 1966,alors qu'aucun virus n'a été indentifié a ce jour icon_neutral.gif

Nouveau sur le forum (mais je le lis depuis plusieurs mois), je suis d'accord avec toi : cela frise le n'importe quoi, notamment parce qu'ils ont fait des tests à partir d'échantillons de sang congelés de personnes dont on ne doit plus savoir grand'chose aujourd'hui de leur réel état de santé à l'époque de la prise de sang.

Mais même si ça le frise, ce n'est pas complètement n'importe quoi et c'est là que ça devient passionnant. D'après les résumés dans la presse, l'étude mettrait à jour des homogénéités génétiques entre les prétendus VIH affectant les Haïtiens et ceux trouvés au Congo, le Congo étant présumé l'épicentre historique de l'épidémie. Mais il est intéressant de savoir que les Haïtiens sont pour l'essentiel des descendants d'esclaves africains qui étaient généralement originaires soit de la région du Bénin (d'où le vaudou est originaire), soit... de la région du Congo, où les négriers européens étaient très actifs.

Alors après il y a deux interprétations.

La première, orthodoxe, c'est celle que fait l'étude de Worobey en question. On prétexte le fait que des Haïtiens seraient effectivement allés au Congo à l'indépendance de celui-ci dans les années 60 (quelques centaines peut-être quelques milliers au maximum), et puis on imagine que d'une part ils auraient été "contaminés" là-bas, puis qu'ils auraient "contaminé" à leur retour d'autres Haïtiens, et qu'un seul d'entre eux aurait ensuite "contaminé" les Etats-Unis en quelques années à peine! Le tout en se souvenant que la chance de transmission du virus selon l'orthodoxie elle-même oscille entre 0,005 et 0,001% pour les relations hétérosexuelles... Si quelques Haïtiens n'étaient pas allé au Congo durant cette période, on peut se demander quel scénario encore plus alambiqué ils auraient imaginé! icon_rolleyes.gif

La seconde interprétation, c'est de considérer qu'effectivement les Haïtiens, parce qu'ils sont en partie originaire du Congo, partagent avec eux un important patrimoine génétique. Et que les "ressemblances" génétiques que l'étude de Worobey a mis en évidence ne porte donc pas sur les gènes du prétendu VIH mais bien sur les gènes des individus eux-mêmes. En conséquence, comme une partie des repenseurs l'indique depuis longtemps, ce qui est étudié depuis l'origine comme HIV ressemble à du "matériel cellulaire" propre à chaque individu plutôt qu'à un prétendu rétrovirus...

Modifié par Jibrail

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La seconde interprétation, c'est de considérer qu'effectivement les Haïtiens, parce qu'ils sont en partie originaire du Congo, partagent avec eux un important patrimoine génétique. Et que les "ressemblances" génétiques que l'étude de Worobey a mis en évidence ne porte donc pas sur les gènes du prétendu VIH mais bien sur les gènes des individus eux-mêmes. En conséquence, comme une partie des repenseurs l'indique depuis longtemps, ce qui est étudié depuis l'origine comme HIV ressemble à du "matériel cellulaire" propre à chaque individu plutôt qu'à un prétendu rétrovirus...

Excellente analyse, à mon sens !

Entre-temps, j'ai trouvé quelques infos sur le cas d'Haïti.

Ici :

La situation est similaire à Haïti: On n'a signalé que 2'300 cas de SIDA alors que l'infection virale est considérée comme omniprésente. Et même si ce recensement est inférieur à la réalité, la présence du SIDA est bien inférieure à ce qu'impliquerait l'hypothèse HIV.

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Bonjour à tous

Ce qui m'a fait hurler de rire dans cet article, c'est le fait qu'un seul homme, Haitien, introduit le virus aux EU en 1969... quelle précision, vous ne trouvez pas ! De plus, il serait à l'origine de la contamination de plus de 25 millions de morts dans le monde. Vraiment exponentiel, nous devrions être déjà tous morts

Et si nous étions contaminés par le rire !

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Il ne faudrait pas qu'il ait été hétérosexuel et fidèle en amour en tout cas. Parce que vu la vitesse à laquelle se transmet le virus lors des contacts hétéros vaginaux (genre un contact contaminant sur 5 ans), il aurait fallu 30 ans avant qu'il y ait l'ombre d'un début d'infection dans... l'arrondissement où habitait le gars en question. J'exagère, mais à peine.

En plus, ça n'explique pas que l'infection se soit répandue de façon aussi homogène dans les pays occidentaux, et de façon encore beaucoup plus exponentielle dans les pays africains, même dans des villages pourtant très enclavés et avec des villageois n'ayant pas un rond pour se payer des prostituées. Mais pas dans les pays d'Amérique du sud ou du sud-est de l'Asie, où pour ces derniers, il y a pourtant une prostitution importante dans certaines villes.

Et puis il faudrait déjà que le virus VIH ait été isolé. Juste un détail bien sur.

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Et le pire c'est que c'est relayé par tous les medias icon_tresfache.gif Je me demande quand meme ou sont passés les vrais journalistes,ceux qui font leur travail d'investigation icon_confused.gif En fait de nos jours ceux qui font tres bien leur boulot c'est les paparazzi icon_confused.gif

N'etant moi-meme pas exposé directement au probleme du SIDA,ni dans mon entourage amical,ni familial,rien que le fait de parler de la dissidence, les gens (la plupart,pas tous)me regardent avec de droles de yeux,se demandent mais qu'est -ce qu'il raconte lui icon_confus.gif La meilleure reponse,c'est mon pote qui me dit:franchement arrete de lire toutes tes conneries,c'est pas toi qui va changer le monde,c'est comme ca et c'est tout,et puis franchement tu preferes croire une minorité de personnes plutot que ce qu'on nous raconte depuis des années,allez arrete ton char......... icon_tresfache.gif Moi je dis que c'est un imbecile heureux icon_cool.gif mais des gens comme ca il y en a un paquet malheureusement,profondement egoïstes,personnels et de surcroit aveugles puni.gif Ben oui,perso,le SIDA ca ne me concerne pas directement,mais il se trouve que j'ai deux gamines,et je pense a leur avenir,et j'aimerai eviter qu'un jour elle me disent:papa,quel monde de merde nous avons herités de votre generation puni.gif

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Moi je ne crois pas à la sincérité de ce genre de réponse. Si le gars s'en fout, il devrait alors pouvoir considérer d'un oeil détaché les informations dissidentes. S'il ne le fait pas, c'est en fait parce qu'il ne s'en fout pas et qu'il défend l'autorité a priori, de façon pas détachée du tout (parce que, pour refuser de considérer un truc qui ne le concerne pas directement, il faut vraiment être hystériquement attaché à justifier, ou au moins ne pas remettre en cause, le discours de l'autorité).

Ca me rappelle un forum littéraire ou un gars a parlé de la dissidence. Les gens de ce forum semblaient considérer ça comme quelque chose d'important, mais sans plus. Ils ne semblaient pas plus concernés que ça. Et ils semblaient se foutre de la problématique de l'autorité comme de l'an 40. Le fait que l'ensemble de la médecine condamne le discours dissident ne les affectait pas le moins du monde. C'était des gens à l'esprit apparemment très ouvert. Et du coup, comme par hasard, ils considéraient les informations sur le sujet avec une certaine bienveillance. Ils ont pris la peine de lire des informations et ils ont trouvé que c'était crédible. On sentait qu'ils n'allaient pas s'investir plus que ça dans le sujet. Mais ils ont pris la peine de se renseigner et de réfléchir un minimum en gardant l'esprit ouvert. Ca, c'était vraiment des gens détachés.

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Et le pire c'est que c'est relayé par tous les medias icon_tresfache.gif Je me demande quand meme ou sont passés les vrais journalistes,ceux qui font leur travail d'investigation icon_confused.gif

Il y en a encore, ici par exemple, un très bel article de Weibert Arthus, journaliste haïtien, qui pulvérise la thèse de Worobey sur la possibilité d'un "patient zéro" haïtien.

C'est rassurant : un "non-spécialiste" du sida regarde avec un oeil un peu affuté la production littéraire "orthodoxe", et il y décèle une belle somme d'incohérences et un bonne dose de mauvaise foi, frisant le racisme le plus primaire (les Haïtiens payant toujours pour leur "crime" d'être les seuls esclaves en Amérique à avoir pu s'affranchir des colons et à avoir pu fonder leur propre Etat).

Il faudrait l'inviter à aller plus loin...

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Le racisme homophobe et antinoir s'en donne à coeur joie avec cet alibi du virus responsable du sida.

Ce manque de respect des autres est la raison principale de mon doute quant à une responsabilité autre qu'anecdotique du VIH dans le Sida.

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Invité libertie

Recherches sur l’origine du Sida : interprétations à risque ? 

 

Washington, le mercredi 7 novembre 2007 – Que la légende de la propagation de l’épidémie de Sida par un steward canadien homosexuel ait circulé pendant de nombreuses années ou qu’une étude scientifique évoque plus certainement la thèse d’une origine haïtienne de la diffusion de la maladie aux Etats-Unis, les réflexions autour des débuts de la pandémie ravivent inévitablement les blessures liées aux discriminations d’antan. La publication la semaine dernière par les Comptes rendus de l’Académie nationale des sciences américaines (PNAS) d’une solide étude, s’appuyant sur des analyses génétiques du variant du VIH le plus répandu au monde (le groupe VIH-1 type M sous-type B), et qui a abouti à la conclusion selon laquelle la propagation du Sida aux Etats-Unis a eu pour origine « un événement fondateur isolé lié à Haïti » a suscité une vive émotion outre-Atlantique. Les défenseurs de la communauté haïtienne se sont ainsi souvenus avec douleur des premières années de l’épidémie, à l’heure où être originaire de ce pays était considéré comme un facteur de risque. Ainsi l’Empire State Medical Association, organisation qui défend les patients et les médecins d’origine africaine, a dénoncé « des résultats de recherche incomplets ». Les plus importantes critiques des responsables de l’association concernent l’impossibilité selon eux de déterminer si la propagation de l’épidémie serait plus certainement liée à des immigrants haïtiens qu’à des Américains ayant fait à Haïti du tourisme sexuel. Les conclusions de l’équipe internationale dirigée par Michael Worobey semblent pourtant répondre à tous les gages de rigueur scientifique, comme le confirme Martine Peeters, directrice de recherche à l’Institut de recherche pour le développement (IRD), citée par le Monde ce 6 novembre. Il apparaît en effet notamment que les comparaisons génétiques réalisées par les scientifiques révèlent que les séquences retrouvées dans différents pays sont dérivées du sous-type des cinq patients haïtiens, sur lesquels des prélèvements avaient été effectués en 1982 et 1983 et qui ont servi de base à l’étude de Worobey. Aussi l’émotion et la polémique américaines ne semblent être que les témoins d’une mauvaise cicatrisation des blessures passées et du risque encore très présent des discriminations à l’encontre des séropositifs, notamment étrangers.

M.P.

bonjour ,je vous lis et n'interviens que trés peu mais je viens de trouver cet article dans le journal international de médecine.

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Il s'agit manifestement d'une variation sur le même thème, en sorte que ce qui a déjà été dit ci-dessus reste applicable.

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Voila ce que je viens de trouver sur le site d'infos de Free icon_confused.gif J'aimerais avoir votre avis sur chose,perso je trouve que ca frise le n'importe quoi,il parle de virus qui est apparu en 1966,alors qu'aucun virus n'a été indentifié a ce jour icon_neutral.gif

Le virus du sida aurait touché l'homme plus tôt qu'on ne le croyait

PARIS - Le virus du sida aurait franchi la barrière d'espèces, en passant du chimpanzé à l'homme, il y a environ un siècle et non pas dans les années 1930 comme on l'avait estimé précédemment, selon une étude paraissant dans la revue scientifique britannique Nature, datée de jeudi.

Michael Worobey (université de Tucson, Arizona, Etats-Unis) et des collègues de divers pays (République Démocratique du Congo, Belgique, Lyon-France...) ont analysé des séquences d'un virus extrait d'un prélèvement de ganglion conservé dans la paraffine datant de 1960 et provenant d'une femme de Léopoldville (aujourd'hui Kinshasa) à l'époque coloniale belge.

Ils l'ont comparé au plus ancien virus humain disponible à ce jour et datant de 1959 (le VIH-1 groupe M, dénommé ZR59) connu provenant d'un homme de la même ville de l'ex-Zaïre (ZR).

La comparaison des deux virus, celui de 1960 (DRC60) et de 1959 (ZR59), montre qu'ils sont déjà très divergents entre eux, laissant envisager que l'ancêtre commun de ce virus a pu apparaître au début du XXème siècle, voire avant.

Cet ancêtre viral a commencé à circuler parmi les hommes entre 1884 et 1924, mais pas après les années 30 comme on l'avait précédemment estimé, selon les auteurs.

Le virus a dû se répandre d'abord lentement, puis plus facilement par le biais des rapports sexuels avec l'urbanisation puis le développement du commerce et des déplacements de l'époque coloniale, avancent les auteurs. Kinshasa a été une des toutes premières villes fondées en Afrique centrale, en 1881.

Le virus du sida touche 33 millions de personnes dans le monde et en a tué au moins 25 millions depuis que la maladie a été décrite pour la première fois en 1981. La forme virale la plus répandue dans le monde, le VIH-1 a été identifié en 1983.

Le VIH-1, divisé en 3 groupes dont le M est le plus fréquent, dérive d'un virus de singe, le virus de l'immudéficience simienne (VIS/SIV) qui infecte naturellement les chimpanzés d'Afrique centrale de l'ouest. Le passage du virus à l'homme se serait faite lors d'exposition au sang du primate lors de sa préparation pour en faire de la viande de brousse.

(©AFP / 01 octobre 2008 19h11)

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Le virus du sida serait arrivé vers 1969 aux Etats-Unis

WASHINGTON (Reuters) - Le virus du sida a été introduit aux Etats-Unis vers 1969, sans doute par un immigré haïtien, selon une étude dirigée par Michael Worobey, spécialiste en biologie de l'évolution à l'université de l'Arizona.

Nouveau problème pour Worobey et les historiens du virus : voilà maintenant que sur une île située au large du Cameroun, et dont on estime qu'elle s'est détachée du continent il y a environ 10.000 ans, les singes sont tout aussi porteurs du "SIV", le "virus d'immunodéficience simien", que les orthodoxes estiment être à l'origine du supposé "VIH" (transmis à l'homme par morsure de singes). Et le hic, c'est que d'après sa nouvelle étude, les différences génétiques entre les SIV des singes de l'île et le SIV des singes du continent seraient bien plus limitée que ce qu'il imaginait. Ce qui laisserait penser que le "SIV" existe depuis au moins 10.000 ans, et d'après eux aux moins 30.000 ans ; et que les hommes y sont exposés depuis aussi longtemps...

Peu à l'aise avec les dates d'apparition du supposé rétrovirus, qu'il décale sans cesse (voir plus haut sur ce fil), mais jamais en retard d'une spéculation, Worobey enchaîne à partir de sa dernière découverte :

"Le VIH est étrange, car toutes les autres espèces de virus de l'immunodéficience provoque une mortalité beaucoup plus faible chez les singes qu'ils infectent. [...] De ce fait, si le VIS était apparu relativement récemment comme on le pensait avant, on pouvait alors en déduire qu'il perdrait sa virulence au cours d'une période plus brève. [...] Mais les résultats de nos analyses génétiques indiquent le contraire ce qui, appliqué au VIH, signifie qu'il va rester virulent très longtemps."

Le coauteur de l'étude, Preston Marx, fait preuve d'un plus de prudence, mais peine à ne pas s'enfoncer dans les sables mouvants du temps :

" Cette étude soulève aussi des questions quant à l'origine du VIH dont les scientifiques pensent qu'il a évolué à partir du VIS. Si les humains ont été exposés à des singes infectés avec le VIS pendant probablement des dizaines de milliers d'années en Afrique, pourquoi l'épidémie de VIH n'a-t-elle commencé qu'au XXe siècle? [...] Il s'est passé quelque chose au siècle dernier pour changer ce rétrovirus relativement inoffensif en un pathogène d'une plus grande virulence capable de déclencher l'épidémie. [...] Nous ignorons le déclencheur de cette virulence mais il y en a eu un".

Si je résume bien, les singes trimballent le SIV, ce supposé rétrovirus simien, où qu'ils soient, d'où qu'ils viennent, depuis des dizaines de milliers d'années, et sans que cela leur fasse même l'effet d'une bronchite. Le premier (la première) qui dit que le problème se situe peut-être ailleurs, et qu'on peut maintenant arrêter de tripoter les vagins des guenons pour tester des gels microbicides qui ne marchent que sur elles et jamais chez les humains (cf un nouvel et énième échec) gagne un point "mauvais esprit".

Mais bon, pas question pour l'orthodoxie de lâcher la grappe au singe, seul fondement "historique" susceptible de crédibiliser l'hypothèse rétrovirale pour qui ne veut pas y regarder de trop près.

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les orthodoxes ne sont pas des crapules (sauf un nombre très limité), mais ils sont bornés.

Ils ne peuvent imaginer que la chimie (drogues récréationnelles et médicaments oxydants) soit la cause essentielle de l'apparition du sida, de la même manière qu'ils n'ont pu imaginer que la chimie (organophosphorés) puisse être la cause de la vache folle, que la chimie (eau de javel et acide nitrique) puisse être à l'origine de la dégénérescence de la vache prime-holstein...et j'en passe et des meilleures.

Une personne que je connais bien, et qui travaille sur l'hybridation des genres de bananes pour obtenir des races résistantes, m'a dit un jour ceci :

- in vivo, l'hybridation se passe bien. Mais lorsqu'on veut étudier cette hybridation in vitro, un virus, sans doute inscrit dans le génome, rend la plante malade. Alors j'ai demandé quelle était la composition du milieu de culture. On m'a bien précisé qu'il contenait toujours du nitrate de sodium.

Je me demande si, à la lumière des dernières découvertes concernant les oxydes d'azote, et dont je vous ai déjà abreuvé, il ne faudrait pas revoir toute la recherche en virologie de A à Z, en supprimant tout ce qui peut interférer, et en particulier ces nitrates. Gageons qu'on ne trouverait plus de virus nulle part!!

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Une nouvelle étude sur la prétendue "origine" du VIH permet au sujet de refaire à nouveau la une des gazettes. Au vu de certains titres (L'origine géographique du Sida enfin connue, selon le Dauphiné Libéré), on ressent le soulagement de certains à se croire absolument étranger à ce mystérieux rétrovirus issu du plus profond de la jungle africaine. L'article, publié par la revue Science, n'est bien entendu pas accessible gratuitement.

Les auteurs ont l'air particulièrement sûrs d'eux. Parmi eux Oliver Pybus, chercheur à Oxford, indique ainsi dans le dossier de presse qu'ils ont utilisés les dernières techniques en matière de phylogéographie (étude des lignées génétiques) qui leur permet d'affirmer avec "un haut degré de certitude" que la pandémie à son origine à Kinshasa, alors capitale de la colonie belge du Congo. Le Parisien résume ainsi sans doute mieux l'étude, en titrant : "Sida : l'histoire génétique du VIH reconstituée pour la première fois", mais le problème c'est qu'une fois encore, les généticiens se sont piqués de faire de l'histoire.

For the first time we have analysed all the available evidence using the latest phylogeographic techniques, which enable us to statistically estimate where a virus comes from. This means we can say with a high degree of certainty where and when the HIV pandemic originated. It seems a combination of factors in Kinshasa in the early 20th Century created a 'perfect storm' for the emergence of HIV, leading to a generalised epidemic with unstoppable momentum that unrolled across sub-Saharan Africa."

'Our study required the development of a statistical framework for reconstructing the spread of viruses through space and time from their genome sequences,' said Professor Philippe Lemey of the University of Leuven's Rega Institute, another senior author of the paper. 'Once the pandemic's spatiotemporal origins were clear they could be compared with historical data and it became evident that the early spread of HIV-1 from Kinshasa to other population centres followed predictable patterns.'

One of the factors the team's analysis suggests was key to the HIV pandemic's origins was the DRC's transport links, in particular its railways, that made Kinshasa one of the best connected of all central African cities.


Ils ont nécessité à recourir à la métaphore de la "tempête parfaite", autrement dit une combinaison de facteurs (quasiment de l'ordre de la coïncidence) pour expliquer non seulement l'infection d'un premier homme (ou d'une première femme) par le VIH du singe (le VIH), mais également sa transmission rapide dans tout le continent, car la croissance démographique de la capitale du Congo et la réalisation des premiers chemins de fer vers les mines de l'intérieur du pays aurait créé les conditions propices à sa diffusion. Ainsi la Croix peut résumer en titrant sur le fait que "les trains du Congo Belge [ont été] les vecteurs de l'épidémie de SIDA". Les trains, alors que les transports sont tellement misérables que jusqu'à aujourd'hui aucune voie ferrée n'a jamais pu relier Kinshasa aux grandes villes de l'Est du pays (Lubumbashi et Kisangani, supposés être infectées quelques années plus tard) - il faut faire d'abord des centaines de kilomètres sur le fleuve ou ses affluents. Et les auteurs reprennent à leur compte la théorie comme quoi le VIH serait arrivé aux États-Unis par des travailleurs haïtiens brièvement venus à l'indépendance du pays (voir l'article du Monde).

De ce fatras hypothétique, on ne sait si le plus triste est l'ignorance crasse ou le racisme caractérisé qui se combinent pour produire ce genre d'études, pour pointer à nouveau du doigt Kinshasa et le Congo, le lieu d'une des plus féroces exploitations coloniales du continent, et les Haïtiens, les seuls descendants d'esclaves à avoir pu fonder leur propre État; en excluant bien entendu de fait toute responsabilité des blancs qui ont colonisé, pillé, tué dans toute la région, tout en étant ceux que de loin voyageaient le plus à l'intérieur comme à l'extérieur du continent. Il est ainsi dommage que les auteurs ne semblent pas avoir exploré touts les aspects des conditions de vie et des conditions sanitaires de cette époque:

Jan Vansina, professeur émérite d’Histoire et d’Anthropologie à l’Université du Wisconsin, estime que la population du Congo a diminué de moitié entre 1880 et 1920. En 1924, la population du Congo était estimée à 10 millions d’habitants.

Les causes de cette mortalité sont la famine (lors des défections et des fuites, lors des emprisonnements prolongés, lors des déportations, dans les camps et les colonies…); l’épuisement dû aux mauvaises conditions de travail; les incarcérations; les guerres et les massacres; les effets de l’environnement (sur les populations amenées à fuir les villages) les accidents (construction du chemin de fer); les conditions sanitaires précaires dans les camps lors des déportations; et bien entendu les maladies comme la variole, les dysenteries et la maladie du sommeil.

A ce propos, il est bien établi qu’outre la variole, maladie contre laquelle la production locale d’un vaccin a débuté à partir de 1895, la maladie du sommeil a fait de terribles ravages. Apparemment, de nombreuses épidémies de Trypanosomiase, l’agent de la maladie du sommeil, ont éclaté dans diverses régions du bassin du fleuve Congo dans les années 1890. Elles peuvent être attribuées aux mouvements de population engendrés par la machine coloniale. P.G.Janssens, Professeur émérite de l’Université de Gand et spécialiste de la Trypanosomiase africaine écrivait que: "…Il semble dès lors logique d’admettre la présence sur les territoires de l’EIC [Congo Belge], du Congo français et de l’Angola, d’un certain nombre de foyers permanents[de Trypanosomiase] qui ont été réactivés par les changements brutaux des conditions et modes de vie ancestraux qui ont accompagné l’occupation accélérée des territoires…Celles-ci [les régions touchées] ont connu une morbidité et une mortalité effarantes, des villages entiers ont été décimés, la maladie du sommeil a connu une impressionnante extension. Quoiqu’il en soit, l’EIC a laissé au Congo belge et au Zaïre un problème médico-social majeur…"


Évidemment avec un tel tableau, on s'imagine bien en quoi "les trains" et le "réseau de transport" du Congo étaient à la base d'une hypothétique explosion du rétrovirus à partir des années 20...

Deux antidotes à ce type de pensée magique qui a besoin de recourir à la mystique divine de la "tempête parfaite" pour accréditer ses résultats :

- Le premier, c'est le texte de l'historien haïtien Weibert Arthus, en date de 2007, qui dézinguait déjà cette hypothèse (déjà cité dans ce fil, mais ici un lien qui fonctionne toujours), en pointant combien même dans un cadre orthodoxe, il était bien plus vraisemblable que le supposé VIH soit ramené aux Etats-Unis par des blancs que par des Africains ou des Haïtiens. J'ai un faible pour sa conclusion :

Concrètement, au lieu de continuer à dépenser des fortunes pour tenter de prouver qu’ils ne sont pas à l’origine de l’expansion de la maladie, les Etats-Unis auraient mieux fait d’investir dans de sérieuses recherches qui permettraient de trouver une solution à ce mal incurable et, en attendant, faciliter l’accès des plus démunis aux médicaments qui pourraient prolonger leur jour et alléger leur souffrance.

La logique du bouc émissaire n’apportera pas moins de souffrances aux malades, ni moins de peines aux familles endeuillées.

De plus, loin de servir les intérêts de la science, des conclusions telles présentées par Michael Worobey, comme celles avancées par les scientifiques d’Adolf Hitler dans les années 1920-1940 pour montrer l’infériorité des Juifs et leur responsabilité dans les malheurs du monde, ne font que jeter des discrédits sur les recherches scientifiques, particulièrement celles qui portent sur la génétique.


- Le second, un texte de l'universitaire américaine Camille Paglia (féministe anticonformiste), qui rappelle dans une interview à Continuum combien est une absurdité historique la théorie qui voudrait que le SIDA aux Etats-Unis soit arrivé de nulle part (genre, de la forêt congolaise); ci-dessous une traduction maison.

La raison pour laquelle Sexual Personae [ouvrage de l'auteur] a irrité des gens, c’était juste quelques remarques dedans à propos du SIDA qui était déclarées être politiquement incorrectes et inacceptables. Je reste sur ces remarques et je pense que dans un siècle, les gens regarderons en arrière et réaliserons que je savais de quoi je parlais. Les activistes du SIDA ont surcontrôlé le discours sur l’idée comme quoi la maladie venait de nulle part, que tout à coup en 1981 c’était comme « Oh mon Dieu, qu’est-ce qui est arrivé ici ? ». Je crois que les signes comme quoi quelque chose de mauvais était en train d’arriver étaient déjà là dans au milieu des années 70. J’ai écrit et parlé à propos de ça. Cette période juste après Stonewall, quand les bars pour homme ont soudainement explosé en nombre et en luxe – les bars pour femme sont toujours restés bien plus pauvres en comparaison – je décris ce moment quand j’avais l’habitude d’aller dans les bars avec mes amis gays masculins, et tout d’un coup je n’étais plus bienvenue. Et c’était une tragédie pour moi, c’était comme une fracture dans ma vie, quand mes amis gays masculins qui avaient été mes confédérés dans l’angoisse et dans la recherche, tu sais, de l’amour et de tout ça, tout à coup comme femme j’étais persona non grata dans les bars pour hommes, et c’était exactement le moment quand les salles d’orgies sont apparues, et quand il n’y avait alors que ces salles sombres ou noires avec beaucoup de personne tournant autour avec une hygiène très pauvre, OK ? Tu commençais à avoir des sex-shows, le fist-fucking apparaissait, des hommes sur des slings, ce genre de chose. Je n’étais désormais plus la bienvenue. C’est comme ça que je m’en souviens, très précisément, j’ai tout à coup eu ce sentiment d’abandon par mes amis hommes qui s’en sont allé dans ce jardin d’éden des plaisirs terrestres. Et presque immédiatement, c’était au milieu des années 70, je me souviens avoir lu ça dans le New York Native [revue gay new yorkaise] ou quelque chose comme ça, et cela rapportait – et en même temps mes amis ont commencé à discuter à propos d’en avoir – des problèmes avec des amibes, ces parasites qui ne voulaient pas partir. Je commençais à entendre ça de mes amis. Et ensuite j’ai vu – c’est dans le milieu des années 70, cet article qui disait qu’un parasite avait été identifié dans les intestins d’un homme gay de New-York qui n’avait jamais été identifié en médecine humaine auparavant. Seul un médecin vétérinaire était capable de le reconnaître. C’était un parasite animal. Un frisson me parcoura. Cela n’a pas pu être plus de 6 ou 7 ans après Stonewall. Je dis que les signes que quelque chose de terrible était sur le point de se produire était évident quelques années après Stonewall. Cette idée que ça venait de nulle part – c’est un non-sens historique.

Vous dites que la promiscuité païenne des années 60 était responsable ?

Oui, oui. Ce que je disais, c’était « OK, je ne veux pas blâmer les hommes gays. Retournons aux Mamas & Papas ! ». C’est ma génération, l’amour libre, que j’ai essayé de pratiquer, et pour lequel je n’étais en fait pas particulièrement bonne. Cette soudaine émergence de promiscuité – je le comparais à l’Empire romain. Des gens disaient : « Oh c’est terrible ! Vous ne devriez pas faire ça ! ». Mais bien sûr ! Les conditions sociales et les changements historiques étaient similaires.
Ce qui s’est produit dans ma génération, la révolution sexuelle, était la plus grande chose en terme de nombre d’actes sexuels depuis l’Empire romain. Et si on ne regarde pas en arrière vers ça et on ne réalise pas qu’il y a là des parallèles ! Normalement, ce ne sont que les conservateurs qui parlent comme ça, Cependant, pour ma part, comme étudiant l’histoire. Je suis une admiratrice aussi des phases décadentes de l’histoire.
C’était une formidable expérience tentée par ma génération, et je suis toujours impliquée dans tous les grands principes de ma génération, c’est le sujet de mon travail. Mais je dis : « Waouh ! Nous avons touché le mur ! » Nous avons touché le mur de la réalité de pleins de façons, et le Sida est une des façons par laquelle nous avons touché le mur. Cela a été un massacre absolu d’hommes talentueux dans ma génération.

Vous dites que la responsabilité morale devrait être acceptée ?

J’ai toujours dit que les hommes gays de ma génération avait défié la nature et avait perdu. Mais je dis que c’est noble et valeureux ! C’est comme les grands romantiques. C’est comme Keats, Byron et Shelley. C’est comme le Capitaine Ahab, j’ai toujours dit, dans Moby Dick, qui lève les bras au ciel. C’est fantastique, c’est comme ça que l’imagination humaine gagne. L’humanité gagne de la prise de risque. Mais ensuite, accepte les conséquences de ton risque. Cette idée de faire porter la responsabilité de ce qui t’arrive à Ronald Reagan, d’en faire porter la responsabilité à des figures homophobes, c’est infantile ! Nous devons prendre la responsabilité de nos paris, OK ? On parie et on perd, on doit en supporter le coût sur nous et non faire endosser la responsabilité à d’autres.
Modifié par Jibrail

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Camille Paglia : J’ai toujours dit que les hommes gays de ma génération avaient défié la nature et avaient perdu.

Ce concept de défi de la "nature" appliqué à la seule spécificité des moeurs gay non seulement est quelque peu absurde en soi, mais véhicule une connotation d'homophobie d'inspiration franchement réactionnaire/intégriste.

Il y a certes une responsabilité des gays, et même au moins des responsabilités de deux sortes : celles d'avant l'émergence médico-sanitaire du sida prétendument viral, et celles d'après (en admettant que l'ignorance, la naïveté bien compréhensible, la réceptivité "naturelle" à de l'information propagandiste, ne soient pas des facteurs pouvant atténuer de beaucoup la part de ces responsabilités d'après dans la connivence des gays avec une opération de rétablissement des "bonnes moeurs" par des moyens tout à fait inédits puisant leurs principes dans des sous-bassements scientistes et eugénistes, sans perdre de vue pour ce qui concerne ici la question du défi à la nature toute une mythologie prométhéenne/faustienne allant de pair avec de tels sous-bassements"). Mais pour autant, les responsabilités de la mouvance politique de Ronald Reagan et de l'idéologie homophobe classique partagée par une majorité écrasante des populations et de la société, américaine notamment, n'en sont pas moins réelles. La situation médico-sanitaire et médico-scientifique inédite qui s'est développée à partir du début des années 80 est le résultat d'une convergence des responsabilités des uns et des autres. Et pour autant, à mon sens on ne doit jamais omettre qu'il y a toujours des degrés de responsabilité différents, en ce qu'ils sont proportionnels, et aux intentions, et aux positions de pouvoir et de savoir des uns et des autres dans la société.

Jibrail, ton effort de traduire Camille Paglia et de la citer est louable, mais on reste au milieu du gué tant qu'on n'en fait pas une interprétation raisonnée et argumentée pour montrer d'un côté la pertinence de la façon dont elle met les choses en perspective, mais aussi d'un autre côté les limites et les contre-vérités qu'elle induit et/ou renforce. Affirmer par exemple : " Ce qui s’est produit dans ma génération, la révolution sexuelle, était la plus grande chose en terme de nombre d’actes sexuels depuis l’Empire romain. ", cela me semble tout de même assez naïf et pseudo-scientifique, d'autant plus naïf que dithyrambique et en même temps aussi radicalement affirmatif...

D'autre part, pour ce qui est du " massacre absolu d’hommes talentueux " dont elle parle ensuite, je pense qu'il y a un petit problème à distinguer comme elle le fait "massacre d'hommes talentueux" et massacre d'hommes et/ou de femmes tout court.

A tout prendre, ton post aurait présenté davantage d'intérêt si tu n'avais pas un peu tout mélangé en y ajoutant pour finir ton extrait traduit, que tu aurais pu présenter plutôt ailleurs, et assorti éventuellement d'une analyse critique aussi à propos et circonstanciée que celle que tu fais précédemment de l'information par toi présentée concernant l'es origines du fameux virus.

Modifié par Jardinier

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Nota bene : De manière générale, je trouve Paglia passablement confuse. Et plus exactement, j'aurais peut-être préféré que tu te cantonnes à ne citer que cet extrait beaucoup plus court, qui présente une certaine valeur de témoignage en relation avec le sujet de ton post, au titre des bruits plus ou moins délirants qui couraient à New-York dans les années 70 :

(...) au milieu des années 70, je me souviens avoir lu ça dans le New York Native [revue gay new-yorkaise] ou quelque chose comme ça, et cela rapportait – et en même temps mes amis ont commencé à discuter à propos d’en avoir – des problèmes avec des amibes, ces parasites qui ne voulaient pas partir. Je commençais à entendre ça de mes amis. Et ensuite j’ai vu – c’est dans le milieu des années 70 - cet article qui disait qu’un parasite avait été identifié dans les intestins d’un homme gay de New-York qui n’avait jamais été identifié en médecine humaine auparavant. Seul un médecin vétérinaire était capable de le reconnaître. C’était un parasite animal. Un frisson me parcourut. Cela n’a pas pu être plus de 6 ou 7 ans après Stonewall. Je dis que les signes que quelque chose de terrible était sur le point de se produire étaient évidents quelques années après Stonewall.

Modifié par Jardinier

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Jardinier,

Ta réaction ne me surprend pas et cela reste un point de désaccord majeur entre nous.

Je n'ai pas traduit la totalité de l'interview, faute de temps, mais tous les anglophones (ou ceux qui peuvent manier n'importe quel site de traduction) peuvent lire la totalité de son entretien sur le lien précité, ou encore mieux, ici, dans sa version originale de 1996, au sein du journal Continuum, formé par des militants homosexuels dissidents, anglais, séropositifs, qui ont fait comme il pouvait, sur leur temps libre, avec peu de moyens et beaucoup de talent, un journal avec des entretiens et des articles puissants, comme cet entretien de Camille Paglia.

Il est vrai qu'elle fait référence aux "activistes" du sida dans une première partie, ce qui explique la perspective dans laquelle elle développe ce point de vue dans l'extrait que j'ai traduit. Elle le fait avec son style enlevé, controversé, qui lui est propre, mais ne compte pas sur moi pour tenter d'adoucir, pour rendre inoffensif le discours de Camille Paglia, pour expurger ses propos qui sont au contraire les plus fondamentaux. Sans vouloir faire porter à des individus isolés des responsabilités collectives qu'ils n'ont pas à assumer, il y a aujourd'hui des millions d'Africains - de Congolais - de Caribéens, et d'autres d'un peu partout dans le monde qui souffrent dans leur chair et dans leur âme parce qu'il y a certes des industriels cupides et des médecins sans scrupules, mais aussi parce que les homosexuels européens et nord-américains - dont je fais partie - n'ont pas réussi, collectivement, à assumer la réalité des pratiques qui avaient cours dans les années 70 et leurs conséquences, et ont permis à la mascarade du rétrovirus de s'imposer. Ce sont eux qui le payeront le plus cher (via l'AZT notamment); mais qu'il ait été impossible de l'assumer dans les années 80 dans l'hystérie du moment est une chose, de ne pas réussir à le reconnaître et l'assumer 30 ans après en est une autre, encore bien plus tragique.

Camille Paglia, de par la combinaison de sa culture historique et de son vécu de militante homosexuelle, nous a offert dès les années 90, cet éclairage précieux, sans prétention scientifique, sans autre prétention que de fournir son propre témoignage personnel. La moindre des choses serait de le lire, de le méditer, de le faire vivre aujourd'hui, plutôt que d'essayer de censurer ou discréditer ses propos les plus inconfortables.

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Pas le temps de te répondre longuement. Ta réponse, encore bien plus rigide que la mienne ci-dessus, illustre avant tout la grande difficulté à dissiper les malentendus les plus dommageables en ce qu'ils contribuent à pérenniser l'insupportable à tous les niveaux.

Juste un exemple pour les problèmes de mise en perspective historique : La réalité sociale et les pratiques qui avaient cours dans les années 70 n'étaient pas les mêmes aux USA et en Europe. Je l'ai déjà fait remarquer plusieurs fois, les pratiques typiquement américaines ne sont introduites massivement en France qu'à partir du début des années 80, coïncidant grosso modo avec l'apparition du sida. L'apparition du mouvement Punk à partir de 1976-77 marque certes une évolution qui se répercute dans les mouvances homosexuelles. Mais avant 1982-83, il n'y avait en France ni usage courant du poppers, ni Syndicat national des entreprises gaies, ni taylorisation des pratiques sexuelles gaies, ni démocratisation de la dichotomie SM/ non SM avec promotion des moeurs SM, ni code des couleurs pour signaler discrètement le type de pratiques préférées, etc. Et l'approche médico-sanitaire des MST était dans l'ensemble aussi bienveillante qu'efficace.

Après 68, dans les années 69-73, il y a sans doute eu assez vite des dissenssions entre gays masculins et lesbiennes au sein du FHAR (voir pourquoi ici : http://fr.wikipedia.org/wiki/Front_homosexuel_d'action_r%C3%A9volutionnaire). Mais sur le plan du féminisme, hors homosexualité, ce sont les femmes qui ont choisi au même moment d'exclure les hommes de certaines de leurs organisations militantes, et non des moindres, ouvrant la voie à une certaine nouvelle forme de lutte des sexes et de sexisme. Pour ma part, j'ai toujours perçu les Gay Pride, qui commémorent l'insurrection gay de Stonewall, comme un symbole d'américanisation à marche forcée de l'homosexualité en France en association étroite avec la mise en place du dispositif du sida - je n'y participe jamais.

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