L'incidence du SIDA chez ceux qui n'ont jamais passé un test de VIH avant d'avoir un SIDA reste constante depuis au moins 1994. (je n'ai pas trouvé de données avant cette date).
Regardez la troisième figure de cet article.

En France cette frange représente environ la moitié des cas de SIDA par an depuis 2003.
La définition de la non connaissance de la séropositivité avant le SIDA n'est pas la même pour tous les auteurs. En effet cette frange est identifiée comme étant l'ensemble des sidéens tradivement dépistés. Un dépistage tartdif est défini comme étant la connaissance de la séropositivité 6 à 0 mois avant le SIDA. Cette défintion découle du fait que même 6 mois ne sont pas suffisants pour que les thérapies donnent de bons résultats.
Un extrait de cet article:
Une définition controversée. La notion même de dépistage tardif varie d’un observateur à l’autre. En effet, résume-t-on au Crips-PACA2: « Selon la définition donnée par l’InVS, le dépistage tardif concerne les personnes qui n’ont découvert leur séropositivité qu’au stade sida. Certains auteurs y ajoutent les patients diagnostiqués à un stade d’immunodépression avancé (moins de 200 CD4/mm3
de sang) même sans signes cliniques de sida. D’autres comptent un délai de 0 à 6 mois entre la découverte de la séropositivité et le diagnostic du sida. » Les chiffres recouvrent donc des réalités différentes
Donc, le jugement d'un dépistage tardif n'est pas basé sur la recherche de la date approximative de l'infection. Plutot, pour certains, un dépistage n'est jugé tardif que si un SIDA se déclare avant la fin des 6 mois suivant le premier test positif ou si l'on a déjà moins de 200 CD4.
En 1994 en France le nombre des cas de SIDA parmis ceux qui ne se connaissent VIH+ était de 4 fois plus élevé que celui des tradivement dépistés. Pour faciliter les choses supposant que les tradivement dépistés sont ceux qui ont découvert leur séropositivité à l'occasion d'un SIDA (donc 0 mois avant le SIDA). Ceci veut dire qu'il y a 4 fois plus de cas de SIDA en 1994 parmis ceux qui se connaissent VIH+ que ceux qui ne se connaissent pas.
Si l'on suppose que l'infection VIH cause le SIDA dans 7 à 10 ans (si non traitée), pour un test non obligatoire et commercialisé autour de 1984, la France à réussi à dépister précocément au moins* le 4/5 de toutes les infections par VIH entre 1984 et 1994. Sachant en plus qu'un tel test était presque tabou dans les années 80, je dirais bravo pour l'efficacité des tests non obligatoires et pour la définition du dépistage tardif!!
Si j'assume que les chiffres de la figure ci-dissus sont basés sur la définition de 6 mois avant le SIDA alors je dirais que la France a réussi à dépister presque toutes les infections VIH entre 84 et 94. Je vous laisse juger de vous même.
* Je dis au moins 4/5 des infections par VIH parce que ceux qui savent qui sont séropos sont généralement pris en charge et donc leur SIDA devrait être retardé. Parcontre ceux qui ne le savent pas doivent avoir un SIDA dans les 7 à 10 ans suivant l'infection selon l'orthodoxie. Plus concrêtement:
- Parmis tous les séropositifs dépistés précocement (donc généralement pris en charge) environ 4000 on eu un SIDA en 1994.
- Parmis Tous les autres séropositifs (donc ne connaissant pas leur état), il y avait que 1000 qui on eu un SIDA en 1994
Si je comprends la logique des choses, il y a beaucoup plus (au moisn 4/5) de séropositifs précocement dépistés avant 1994 que des séropositif tardivement (ou carréement non) dépistés avant la même date.










