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Le dépistage tardif


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9 réponses à ce sujet

#1 delwere

delwere

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Posté 17 mars 2007 - 18:18

Salut,

L'incidence du SIDA chez ceux qui n'ont jamais passé un test de VIH avant d'avoir un SIDA reste constante depuis au moins 1994. (je n'ai pas trouvé de données avant cette date).

Regardez la troisième figure de cet article.

Image IPB

En France cette frange représente environ la moitié des cas de SIDA par an depuis 2003.

La définition de la non connaissance de la séropositivité avant le SIDA n'est pas la même pour tous les auteurs. En effet cette frange est identifiée comme étant l'ensemble des sidéens tradivement dépistés. Un dépistage tartdif est défini comme étant la connaissance de la séropositivité 6 à 0 mois avant le SIDA. Cette défintion découle du fait que même 6 mois ne sont pas suffisants pour que les thérapies donnent de bons résultats.

Un extrait de cet article:

Une définition controversée. La notion même de dépistage tardif varie d’un observateur à l’autre. En effet, résume-t-on au Crips-PACA2: « Selon la définition donnée par l’InVS, le dépistage tardif concerne les personnes qui n’ont découvert leur séropositivité qu’au stade sida. Certains auteurs y ajoutent les patients diagnostiqués à un stade d’immunodépression avancé (moins de 200 CD4/mm3
de sang) même sans signes cliniques de sida. D’autres comptent un délai de 0 à 6 mois entre la découverte de la séropositivité et le diagnostic du sida. » Les chiffres recouvrent donc des réalités différentes


Donc, le jugement d'un dépistage tardif n'est pas basé sur la recherche de la date approximative de l'infection. Plutot, pour certains, un dépistage n'est jugé tardif que si un SIDA se déclare avant la fin des 6 mois suivant le premier test positif ou si l'on a déjà moins de 200 CD4.

En 1994 en France le nombre des cas de SIDA parmis ceux qui ne se connaissent VIH+ était de 4 fois plus élevé que celui des tradivement dépistés. Pour faciliter les choses supposant que les tradivement dépistés sont ceux qui ont découvert leur séropositivité à l'occasion d'un SIDA (donc 0 mois avant le SIDA). Ceci veut dire qu'il y a 4 fois plus de cas de SIDA en 1994 parmis ceux qui se connaissent VIH+ que ceux qui ne se connaissent pas.

Si l'on suppose que l'infection VIH cause le SIDA dans 7 à 10 ans (si non traitée), pour un test non obligatoire et commercialisé autour de 1984, la France à réussi à dépister précocément au moins* le 4/5 de toutes les infections par VIH entre 1984 et 1994. Sachant en plus qu'un tel test était presque tabou dans les années 80, je dirais bravo pour l'efficacité des tests non obligatoires et pour la définition du dépistage tardif!! Image IPB

Si j'assume que les chiffres de la figure ci-dissus sont basés sur la définition de 6 mois avant le SIDA alors je dirais que la France a réussi à dépister presque toutes les infections VIH entre 84 et 94. Je vous laisse juger de vous même.

* Je dis au moins 4/5 des infections par VIH parce que ceux qui savent qui sont séropos sont généralement pris en charge et donc leur SIDA devrait être retardé. Parcontre ceux qui ne le savent pas doivent avoir un SIDA dans les 7 à 10 ans suivant l'infection selon l'orthodoxie. Plus concrêtement:
- Parmis tous les séropositifs dépistés précocement (donc généralement pris en charge) environ 4000 on eu un SIDA en 1994.
- Parmis Tous les autres séropositifs (donc ne connaissant pas leur état), il y avait que 1000 qui on eu un SIDA en 1994

Si je comprends la logique des choses, il y a beaucoup plus (au moisn 4/5) de séropositifs précocement dépistés avant 1994 que des séropositif tardivement (ou carréement non) dépistés avant la même date.

#2 Viduité

Viduité

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Posté 17 mars 2007 - 18:38

Oui ? ... et que faut-il en conclure ?

- que le test devrait être obligatoire ?
- que la France est un pôle d'excellence ?

autre chose ?

#3 delwere

delwere

    Chercheur de lumière

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Posté 17 mars 2007 - 19:17

Viduité,

Oui ? ... et que faut-il en conclure ?

- que le test devrait être obligatoire ?
- que la France est un pôle d'excellence ?
autre chose?


réponse: autre chose Image IPB

Mes capacités mentales et mon sens de la logique ne me permettent pas d'admettre que la France a réussi à dépister la plupart des infections au VIH dans la période de 84-94.

Donc ce que je conclurais personnellement:

Les chiffres donnés dans le figure en question ne peuvent tenir la route que s'il existe une forte corrélation entre avoir un test positif au VIH et avoir le SIDA plus tard, et non pas entre être VIH+ et avoir le SIDA plus tard.


Si comme moi tu n'admets pas que dans la période 84-94 la plupart des infections VIH on été dépistées en France tu en déduiras qu'en 94 un séropositif avait plus de chance (beaucoup plus) d'avoir le SIDA s'il est déjà dépisté que s'il ne l'est pas d'où la corrélation entr ele test positif et le SIDA.

Je rappelle que l'infection VIH est sexuellment transmissible et qu'elle est généralement asymptômatique (même en cas de symptômes ces derniers ne sont pas spécifiques) avant le SIDA et que les tests ne sont pas obligatoires.
Etant donnée de telles proprietés je ne vois pas comment on pourrait précocément dépister même le quart de la population séropositive dans cette periode de temps.

Parcontre si tu crois que la France était capable de dépister précocemment la plupart des séropositifs avant 94 (ce qui va dans le sens de la coorélation VIH --> SIDA) j'aimerais bien voir quelques arguments convaincants.

En ce qui conserne le dépistage systématique dont certaines organisations veulent mettre en oeuvre, je crois qu'il vient du fait que le nombre de nouvelles infections dépistées par an en France est très bas (autour de 6.000) ce qui se traduit par, au maximum, 6.000 nouveaux abonnés aux services de la 3thérapie. A mon sens c'est très peu pour l'industrie de la 3thérapie, il faut donc trouver encore plus d'abonnés.. le dépistage systématique étant une exellente solution..la sécu s'occupera du reste.

Merci

#4 Viduité

Viduité

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Posté 17 mars 2007 - 20:13

Si comme moi tu n'admets pas que dans la période 84-94 la plupart des infections VIH on été dépistées en France tu en déduiras qu'en 94 un séropositif avait plus de chance (beaucoup plus) d'avoir le SIDA s'il est déjà dépisté que s'il ne l'est pas d'où la corrélation entre le test positif et le SIDA.


Moi je n'admets rien et je ne réfute rien ...

Je pense simplement que des chiffres et enquêtes de ce type participent à un "vieux fantasme" : celui du dépistage systématique avec test obligatoire ... Il serait bien innocent de penser que tout cela est profondément rangé dans des tiroirs ...

D'ailleurs, le VIH n'est pas seul concerné par les psycoses médiatiques qui préparent la mise en place de mesures de ce genre. Le cancer du colon pour les + de 50 ans, la prostate pour les hommes, le cancer du sein pour les femmes, ... demain, ce sera encore autre chose ... comme, depuis longtemps, les vaccinations obligatoires. Le service militaire constitua (comme l'école) un excellent terrain de jeu pour ce genre de machin ... Qui pouvait dire non ?

La France est surtout le pays qui a inventé le despotisme "éclairé" et en le faisant admettre par l'immense majorité de sa population ... en machinant avec le concept de "santé publique" ...

On en revient toujours au point de départ de deux approches de la question diamétralement opposé : celle du collectivisme et celle qui laisse à l'individu son libre choix et son libre arbitre.

Donc, je n'ai rien contre le fait qu'on propose aux populations ceci ou cela mais je suis farouchement hostile à la démarche qui consiste à passer de la proposition à l'imposition ...

Ceci dit, tu as raison : 12000 dépistés/an en lieu et place de 6000 ne peuvent faire que la joie des laboratoires pharmaceutiques ...

#5 delwere

delwere

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Posté 18 mars 2007 - 21:32

Moi je n'admets rien et je ne réfute rien ...


A un certain niveau de raisonnement, la logique suffit pour avoir une idée précise sur certaines choses.
En particulier:

Pour une infection sexuellement transmissible et asymptômatique pendant 7 à 10 ans je ne vois pas comment les porteurs saints peuvent être en majorité identifiés si le test n'est pas obligatoire. Je ne vois donc pas comment en France on a pu identifié plus que 4/5 des porteurs saints entre 1984 et 1994.

Donc en absence de grossesse, de symptômes spécifiques (sida, pré-sida) ou d'une prise de risque avec un partenaire séropo je ne vois pas pour quelle raison une personne lamda passerait un test VIH surtout entre 1984 et 1994.

Si l'on applique la caratérisation orhodoxe du SIDA la logique dit qu'il devrait y avoir beaucoup plus de séropositifs ne connaissant pas leur status entre 1984 et 1994, que des de séropositifs connaissant leur status. Or les chiffre de 1994 donnent une situation contraire. Ainsi la théorie orthodoxe ne peut tenir que si les deux deux propositions sont vrais:

A- En France entre 1984 et 1994 la majorité (au moins 4/5) des séropostifs ont été dépistés
B- L'infection au VIH est transmissible sexuellement et elle est asymtômatique jusqu'à 7 à 10 ans après l'infection. Passé cette periode asymptômatique la grande majorité des infectés non traités développent un SIDA.

Si A est fausse, B doit être aussi fausse.
Si B est fausse, A n'a plus de sens.

Donc il suffit de démontrer que A est fausse, pour mettre la théorie orthodoxe en panne.

Actuellement je ne vois pas d'arguments convaincants qui supportent A.

#6 delwere

delwere

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Posté 27 mars 2007 - 14:31

Salut à tous,

J'ai enfin décidé de ne plus utiliser des chiffres/statistiques ayant pour but de montrer des contradictions dans les corrélations VIH/SIDA t cela pour une raison simple:

C'est peut être un peu tard que je m'en suis rendu compte mais mieux vaut tard que jamais.

Ce que j'ai compris après maintes lectures des documents officiels sur le sujet, c'est que le SIDA n'est pas une maladie ou une collection de maladies. Le SIDA est une CONDITION dans la quelle les deux éléments suivants doivent être valides:

1- Réagir prositivement au test du VIH
2- Avoir les symptômes d'une des 29 maladies "définissant le SIDA" et pour certains pays avoir moins de 200 CD4 dans le sang.

Donc il est impropre de dire qu'une personne est malade du SIDA. En effet, dire qu'une personne satisfait la condition SIDA est plus correcte.

Partant de là, tous les chiffres/statistiques du SIDA qu'on trouve dans les documents officiels décrivent plutôt l'évolution d'une condition et non d'une maladie ou d'un ensemble de maladies bien déterminé. Par exemple, les tuberculeux séronégatifs ne sont pas inclus dans les statistiques du SIDA car la condition n'est pas satisfaite. Pourtant la tuberculose est bien une maladie grave.

A titre d'exemple, une condition groupant:

- cancer du poumon, cancer de la bouche, des levres et
de la langue
- teinte jaûnatre au niveau des doigts

pourraît être nommée AYFS pour Acquited Yellow Finger Syndrom et pourraît être statistiquement étudiée. Les résultats de telles études n'auraient de sens seulement s'il y a lien de causalité entre Yellow Fingers et les cancers listés. Ce lien doit être biensûr démontré scientifiquement mais surtout pas en se basant sur la correlations entre teinte jaunatre des doigts et le syndrome AYFS car celle-ci est par définition égale à 100%. Une fois le lien de causalité démontré ces études pourraît être d'une certaine utilité.

Pour l'orthodoxie il reste à démonterer, mais en déhors des données statistiques qui traitent de l'évolution d'une condition liant les 29 maladies au VIH, comment le séropositivité nuit à l'immunité et comment cette nuisance pourraît entrainer exculsivement l'une des 29 maladies.

Pour le reste je vous laisse comprendre ce paragraphe lian le VIH à la tuberculose. Si vous comprenez quelque chose veuillez me l'expliquer svp. lien

2. La pandémie d’infection à VIH
Son association avec la tuberculose a été appelée le duo mortel. Le VIH a un effet à la fois direct
et indirect sur la tuberculose. Directement, il peut causer la réactivation de l’infection
tuberculeuse acquise avant l’infection par le VIH, mais il peut entraîner aussi la progression de
l’infection tuberculeuse après infection par le VIH. Indirectement, il peut y avoir transmission aux
populations non infectées par le VIH. Toutes ces associations ont entraîné une augmentation
importante dans les pays où la prévalence des deux maladies est élevée.


Merci

#7 Viduité

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Posté 27 mars 2007 - 16:02

La dialectique, selon Socrate, est rendu nécessaire par l’objet même de l'observation, l’homme. Il s’agit d’une part d'observer sur quels sujets les hommes sont en accord et certains ; et d’autre part d’instruire les autres sur ce dont on a la certitude ou la connaissance par l'observation. Chaque interlocuteur possède en outre en lui-même le critère qui permet à un dialogue de se dérouler fructueusement, puisque chacun porte en soi la nature humaine que l’on cherche à observer.

Pourtant, un des premiers résultats de la recherche socratique est que les hommes ignorent ou n'observent pas souvent ce qu’ils sont ni ce qu’ils font.

...

1. Un chapeau à 1 euro est rare,
2. Tout ce qui est rare est cher,
3. Un chapeau à 1 euro est cher.

... allez à vous de jouer en inventant un sophisme de ce genre dans la matière de ce topic ...


Nous ne sommes pas loin du sophisme lorsqu'on approche des "faits statistiques" ...

#8 Viduité

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Posté 27 mars 2007 - 19:27

Le dépistage tardif est un peu comme l'éjaculation précoce : on en prend vraiment conscience que lorsqu'on a des relations avec un médecin ... avant cela, on estimait gagner du temps ... après cela, on a le sentiment que le temps nous sera compté ...

#9 delwere

delwere

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Posté 27 mars 2007 - 20:33

Le dépistage tardif a lui aussi des définitions spéciales.

Une personne est jugée tardivement dépistée si elle dévloppe une maladie définissant le SIDA dans moins de 6 mois après le premier test VIH positif. Pour d'autres auteurs cela peut être 3 mois ou même 0 jours.

Biensûr le SIDA en abscence de VIH n'existe pas (par définition) et donc la notion de dépistage tardif est non applicable à ceux qui developpent les même maladies sans VIH.

Dans tous le cas ce n'est qu'une question de limite à fixer afin de pouvoir publier des statistiques. Mais en pratique je crois aussi que le dépistage sera aussi considéré comme tardif même si 7, 9, 12 mois après le premier test une maladie déclarant le SIDA se devéloppe. Sinon les médecins doivent avouer que les thérapies n'ont pas marché!

Donc grosso modo un dépistage tardif veut dire que le temps écoulé entre le premier test positif est l'occurance d'une maladie définissant le SIDA est relativement court. Cette definition suppose donc
- non seulement que c'est le VIH qui a causé la maladie en question.

- Mais aussi qu'en présence de VIH il n'existe aucune autre cause de cette même maladie.


Cela est très important, car non seulement les cas de maladies définissant le SIDA sans VIH sont exclus des chiffres mais aussi, ces mêmes maladies sont condamnées à être causées par le VIH si ce dernier est présent.

Millus cours toujours derrière Montagnier et al. pour qu'ils lui fournissent la ou les preuves que le VIH causerait le SIDA. Mais même en acceptant le fait que le VIH causerait le SIDA, il nous faut une autre preuve qui montre que si une maladie définissant le SIDA se déclare chez un séropositif, la cause ne peut être QUE le VIH.

En tous cas pour parler de dépistage tardif il faut avoir la certitude que le VIH pourrait causer le SIDA ET aussi la certitude que si une des 29 maladies se déclare en présence du VIH, la caus ene peut être que le VIH.





#10 Viduité

Viduité

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Posté 27 mars 2007 - 23:34

Parmi les pathologies communément attribuées au syndrome figurent quelques unes qui peuvent faire positiver un test ELISA.

La question se pose alors de savoir si cette positivation est une cause ou une conséquence de la pathologie précitée.

Ainsi, le développement du bacille de Koch ne semble pas, ipso facto, conduire à cette positivation alors que le virus de l'Herpes, lui, est de nature à le faire ... l'explication est peut-être à rechercher dans le fait que la tuberculose est d'origine bactérienne tandis que l'herpes est d'origine virale.

Relier alors le développement du BK au syndrome revient à le relier à l'affaiblissement général des défenses immunitaires ... en ces conditions, le spectre des maladies associées ne devrait pas s'en tenir à une liste incomplète de pathologies : il devrait ratisser beaucoup plus large en incorporant toutes les maladies virales et bactériennes.




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