L'objectif n'est pas seulement de critiquer les tests d'anticorps uniquement pour le VIH (puisqu'on est dans la section dédiée au SIDA), mais aussi les tests d'anticorps en général.
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Bon, pour donner un peu de substance à ce topic dès maintenant, je vais commencer par la réflexion suivante.
Ca ne commence pas par le commencement (analyse du fonctionnement des tests d'anticorps, etc...), mais en continuant la réflexion que j'avais faite par ailleurs que les tests ne sont pas spécifiques parce que les anticorps ne sont pas spécifiques des antigènes (pas de système clef/serrure, mais un simple collage).
Dans cette optique arrive le problème suivant : si les tests ne sont pas spécifiques, et qu'ils réagissent avec n'importe quel sang qu'on leur présente (s'ils sont peu dilués), on devrait s'en apercevoir avec d'autres tests que celui pour le VIH. On devrait voir que tel test pour telle maladie réagit beaucoup trop souvent.
Ben à mon avis, non.
Parce qu'on joue (façon de parler) sur les taux de prévalence et sur le nombre de personnes testée pour faire coller le taux de positif aux tests avec le pourcentage supposé de personnes ayant des anticorps aux germe cherché. Et aussi on joue sur le fait que, pour les maladies rares, les personnes testées le sont en général lorsqu'elles sont déjà malades.
On a trois situations je pense (enfin, pour l'instant, c'est celles que je vois).
Première situation, pour une grosse partie des maladies les plus courantes, il y a un vaccin qui existe, et la population est vaccinée à plus de 95 %. Donc, une réaction positive chez plus de 95 % des gens testés à un test d'anticorps pour ces maladies là est parfaitement normal dans cette optique. Donc impossible de se rendre compte pour ces germes là que le test réagit trop souvent. Et dans un pays du tiers-monde peu vacciné, pas de problème non plus, on dirait que la prévalence est élevée.
Deuxième situation : il y a quand même quelques maladies pour lesquelles il n'y a pas de vaccin, ou pas de vaccination de masse, et qu'on rencontre tout de même relativement souvent : herpès, toxoplasmose, etc... Mais comme par hasard, on dit qu'il y a une prévalence importante pour ces maladies là. Le test va réagir à 80 % ou 70 % pour l'herpès et la toxoplasmose. Ben, coup de bol, la prévalence pour ces maladies est dite de 80 et 70 %. Donc, là aussi, impossible de savoir si les tests ne réagissent pas un peu trop souvent.
Bien sur, si la prévalence des ces maladies est si élevée, il y a risque que les gens s'aperçoivent que la plupart n'ont pas eu de symptomes de ces maladies. Mais, pas de problème. Parce que, comme par hasard là aussi, on dit que ces maladies guérissent spontanément dans la plupart des cas. Donc, le problème de la prévalence élevée et du faible nombre de personnes ayant eu les symptomes de la maladie disparait. Et pour le reste des cas, on dit que les symptomes sont ceux d'une grippe. Or, comme la grippe est fréquente, la plupart des gens ont forcément eux des symptomes s'approchant de près ou de loin de symptome grippaux. Donc, les gens ne peuvent pas savoir si ce qu'ils ont eu était de la grippe ou la maladie en question. Donc, s'ils font confiance à l'explication officielle, ils se diront qu'ils ont eu la maladie en question et rien ne leur apparaitra bizarre (et rien n'apparaitra bizarre aux médecins non plus). Enfin, pour les symptomes plus spécifiques de certaines maladies, certaines affections (peau sèche, ou champignons dans le cas de l'herpès) donnent des symptomes similaires à ces maladies. Donc, un certain nombre de personnes peuvent avoir ces symptomes. Et alors, dire qu'il y a une prévalence de X % n'étonnera personne.
Enfin, Troisième situation : il y a des maladie pour lesquelles il n'y a pas de vaccination de masse et qui sont rares. Donc, là, on devrait se rendre compte que les tests d'anticorps réagissent trop souvent. Mais, là, le truc, c'est de ne tester qu'une toute petite partie de la population et ce sont des gens en général déjà malades, ou des populations supposées à risque. Le fait que ça ne concerne quasiment personne fait qu'à peu près tout le monde se fout de ces problèmes et encore plus du taux de résultat positif aux tests. Et puis, quand bien même on aurait le moindre intérêt sur le sujet, comme on ne teste en général que des personnes déjà malades, ben, dans l'esprit des gens, c'est normal que ces gens réagissent positif à un test ou à un autre. Donc, là aussi, un taux de positifs de 90 % n'étonnera personne. Surtout que souvent, il y a un diagnostic posé précédemment. Alors soit on dira qu'en général, le diagnostic prè-test d'anticorps, est juste 80 ou 90 % du temps, soit (s'il n'y a pas ce genre de chose renseigné dans la littérature médicale) on dira que le médecin est talentueux. Comme en plus, il n'y a en général qu'un ou deux tests de fait, la personne ne pourra pas se rendre compte qu'elle aurait réagit à plein d'autres tests si on les lui avait fait.
Donc, dans une situation normale, où on fait confiance aux tests, et où on ne se pose pas de question, impossible de se rendre compte que les tests réagissent trop souvent. Tout va très bien madame la marquise.
A mon avis, parfois, on va faire coller la réalité aux tests. Si le test réagit chez 80 % des gens à l'herpès, on va faire coller la réalité à ce résultat et dire que 80 % des gens ont été en contact avec l'herpès, mais ont guéri (éventuellement, après un petit épisode fièvreux ou quelques boutons de fièvres). D'autres fois, ça va être l'inverse. On va faire coller le test à la réalité (ou la réalité supposée, par exemple la réalité supposée que la plupart des gens ont des anticorps à tel germe, par qu'ils ont été vaccinés). Dans ce dernier cas, on peut être obligé de jouer sur le taux de dilution du test pour le faire plus ou moins réagir. Plus il est dilué, moins il réagit. Par exemple, si la prévalence de la maladie est basse et que beaucoup de monde est testé, et que la maladie est sensées être grave 90 % du temps, il faut que la test soit très dilué pour faire coller le résultat du test à la réalité du terrain (qui est que quasiment personne n'est gravement malade). Seulement, une dilution importante peut-être louche. Mais, heureusement, en ce qui concerne les trois cas analysés (qui doivent concerner plus de 90 % des maladies), pas besoin de diluer fortement. Donc, pour plus de 90 % des tests, les taux de dilution étant assez proches (et faibles), on évite l'idée qu'on manipule la sensibilité des tests. Idée qui viendrait à l'idée de certains si les taux de dilution variaient fortement d'un test à l'autre. Les tests gardent un coté clean à ce niveau là.
Il y a bien un cas de maladie qui est sensée être grave, avec une prévalence basse, et où beaucoup de monde est testé, c'est le SIDA. Ben comme par hasard (mais logiquement, par rapport à ce que j'ai dit), les tests sont très dilués. Mais comme c'est un cas très rare, et même exceptionnel, ça n'attire pas du tout l'attention. Pour un gars non méfiant, ça va juste être l'exception qui confirme la règle, un truc un peu bizarre, mais c'est tout.
Et du coup, le résultat des tests ayant l'air de coller à la réalité du terrain, et le taux de dilution restant le même pour plus de 90 % des maladies, personne ne remet en cause les tests d'anticorps.
Modifié par aixur, 25 août 2006 - 14:14 .










