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Showing content with the highest reputation since 23/01/2013 in Messages

  1. 2 points
    CHRONOLOGIE : Juillet 1991 : decouverte d’une seropositivité au vih et deficience immunitaire. Septembre 1999 : Toxoplasmose cerebrale, T4 19, charge virale 260000 copies. Novembre 1999 : T4 49, charge virale 749, sans traitement ARVs. Janvier 2000 : mise en place d’une tri therapie…combivir+viracept. Fevrier 2003 : arret du traitement, 400 T4, charge virale indetectable. Mars 2003 : mise en place d’une nouvelle tri therapie…combivir+viread Juillet 2006 : demarrage d’une fenetre therapeutique, 500 T4, charge virale indetectable. ARRET COMPLET DU TRAITEMENT. Aout 2006 : au bout de quelques semaines arret immediat de la fenetre therapeutique. ECHEC. 218 T4, charge virale 1230000 copies. Janvier 2007 : demarrage long et progressif d’une moindre medication intitulée phase 1 pour 1 jour de traitement en moins, le dimanche…juillet 2007 600 T4, charge virale indetectable. S’en suivront diverses phases 2,3 et 4 avec toujours une diminution progressive du traitement. Decembre 2013 : arret de la phase 4 qui consistait en une prise de medicament le lundi, le mercredi et le vendredi, au 31 decembre 2013 T4 857, charge virale indetectable. Janvier 2014 : phase 5, elle consiste a 2 prises de traitement par semaine, le lundi et le jeudi. Nous en sommes à un mois et demi, tout est stable la charge virale est indetectable, les T4 varient entre 807 et 907, en terme de pourcentage entre 31 et 33%, des analyses ont etées effectuees toutes les semaines par mesure de securuité, nous allons espacer a 2 fois par mois. Tout au long de ce periple des traitements non conventionnels ont etes apporte en complement, le detail complet dans mon histoire intitulée survivant/survivor 83
  2. 2 points
    Salut à tous. Guillermo 84, did 23 l'exprime bien et comme lui, à mon sens, une des premières conditions pour éviter le stress est de se tenir loin des gens auxquels notre faiblesse et notre naïveté profitent. Nos troubles doivent être pérennisés pour justifier la place de la médecine et de tout ce qui s'y rattache, dans nos sociétés. Le pouvoir d'ordonner matin midi et soir est d'une puissance redoutable et n'a d'équivalent que la violence parmi les outils de contrôle et de soumission. La santé est naturelle et la maladie découle apparemment des "mauvaises habitudes de vie" faites d'excès en tous genre dont nous acceptons d'être victimes lorsque l'estime de nous-même est faible. Là, nous sommes récupérés et confinés dans un rôle d'assistés ne trouvant d'autre moyen pour exister que de se victimiser pour attendrir notre monde. Mais l'univers n'est pas tendre... C'est souvent une image de soi dévalorisante qui nous conduit à de mauvais réflexes de vie et, tout le système médical se fonde sur ce mal être, que nos sociétés cultivent, pour rassurer les couards du moment au pouvoir qui croient ainsi être protégés par un système dont ils sont pourtant aussi les jouets et les proies. Il nous faut des poèmes, des blagues et des chansons dont les refrains seraient : " Loin des toubibs, ta santé va, d'aller chez le docteur, tu en meurs !" Hormis la chirurgie réparatrice, notre système de santé est une esbroufe qui se résume à utiliser la population comme cobaye et à occuper les professionnels vivant grâce à la mauvaise foi d'un univers malsain que seule la tromperie entretien. La quasi totalité des remèdes deviennent obsolètes et, avec le temps, se révèlent plus nocifs que bénéfiques pour les malades ainsi entretenues. A part comme poison, rares seront les traitements de nos labos actuels qui traverseront les âges aussi bien que les remèdes dits de "grand-mère". Nous vivons une purge, un écrémage effectué par certains d'entre-nous détenant le pouvoir d'opérer un tri des populations selon leur "philosophie": stérilisations physique et psychique insensiblement prodiguées aux populations ignorantes des effets des ogm pesticides et autres vaccins. La bonne santé va de soi naturellement. Le corps sait comment aller bien. Nos troubles sont d'un autre ordre et, loin de vouloir les corriger, les entretenir voire les accentuer est l'ordre du jour des dirigeants. L'humain n'est plus une denrée rare mais un sujet encombrant. Les seules mains secourables se trouvent aux bouts de nos propres manches. Partout ailleurs le déclin est à l'oeuvre et la prospérité violemment combattue. Dans le documentaire "La puissance de l'esprit pour guérir le corps", un scientifique soutient que la bonne santé de l'humain repose en premier lieu sur trois croyances: 1- une bonne confiance en soi;2- la confiance en les autres et enfin 3-, le sentiment que nous faisons partie d'un monde qui va en s'arrangeant. Hors, il est clair que la découverte de la puissance de ses sentiments, ainsi que leur entretien et leur culture, ont été bannis de nos enseignements, et sont remplacés par l'école de la défiance, de l'égoïsme, où nos esprits sont nourris de peurs, de doutes et de culpabilité paralysants. Pourtant, l'aventure de la vie reste exaltante, les possibilités d'actions demeurent infinies et notre potentiel est intact, au rendez-vous fixé par la Nature, nous sommes présents et prêts pour savourer la suite en continuant à parfaire notre amour propre et donc, le respect du vivant. Les pleutres s'éliminent d'eux-mêmes et l'idée selon laquelle la terre reviendra aux "doux" (sous-entendu aux vrais puissants) me paraît logique, naturelle et incontournable. La peur, souvent garante de la survie, s'apprivoise avec rapidité et, si elle contraint à la défiance encore la majorité d'entre-nous qui ne peuvent faire autrement que de s'avilir en nuisant à soi et aux autres, elle sera bientôt une émotion contrôlée, transformable en outil d'adaptation mieux affûté et ajusté qu'il ne l'est aujourd'hui. Le sphénoïde continu à accentuer sa courbure et, associé à l'environnement favorable dont nous dote la Nature, nous sommes prêts pour les défis futurs, avec l'envie d'ouvrager à bon escient, avec la raison pour guide. Paradoxal que nous en soyons arrivés à considérer l'oeuvre de la Nature comme un miracle subjuguant à la beauté infinie, d'une perfection hallucinante, tout en tempérant cette vision enthousiasmante lorsqu'il s'agit d'inclure l'humain à cet univers magnifique. L'enseignement que nous nous dispensons sous-tend que la Nature est parfaite sauf l'humain !?! Elle se serait planté juste au moment de nous concevoir...!?! Et c'est l'humain qui le dit, enfin, certains d'entre-eux qui ont compris le profit qu'ils pouvaient tirer de semblables honteux, culpabilisants, perdus, cherchant des signes ou/et un guide qui donnera espoir. Santé... pas plus. Toujours debout sans tri ni infection mais, accompagné de la certitude d'être le seul a pouvoir utiliser mon potentiel. C'est une responsabilité aussi terrifiante qu'enthousiasmante et, comme le risque et la souffrance sont preuves de vie aux mêmes titres que le respect et l'amour, j'ose les chemins de traverse et me plaît à tenter la difficulté. Imaginons que dans le futur, immortels, nous ayons atteint le stade où éprouver des émotions fortes ne se fait plus en train-fantôme ou en grand 8, par le biais du théâtre ou du cinéma mais, seraient remplacés par un "tour" de manège consistant à se glisser dans la peau d'un humain, dans un environnement dans lequel nous sommes à tour de rôle acteurs, spectateurs, scénaristes ou réalisateurs, pouvant ou non influer sur l'histoire humaine qui se déroule sur terre. L'effet ne vaudrait qu'en perdant la conscience de ce que nous sommes vraiment durant l'expérience (comme lorsque nous rêvons) et, selon si la séance nous plaît ou pas, avoir le pouvoir de la quitter avant la fin ( se suicider) pour changer de film et aller visiter un autre univers virtuel, ou décider de la revoir en y renaissant à nouveau (comme quand aujourd'hui nous allons voir plusieurs fois voir le même film, là, nous nous réincarnerions) et en s'y adaptant mieux à chaque séance qui durerait 2 heures en paraissant 100 ans. La vie sur terre et la condition humaine font peut-être parties des nombreuses distractions que nous avons imaginées pour rompre la "monotonie" d'une vie sans fin dont nous sommes déjà dotés. Éprouver la peur de mourir avec les émotions d'un humain ignorant son destin ... quelle intrigue, quel suspense, quelles émotions, mieux qu'un grand cirque. Les enjeux de la vie terrestre se résument peut-être à explorer une expérience sans autre obligation que celle de se connaître mieux en diverses circonstances. Jouir de la vie réclame à priori d'être le plus possible en accord avec soi ou, plutôt avec le double en nous qui souvent nous fourvoie et nous fait avoir une attitude différente que celle préconisée par notre raison. Tout serait donc permis et autorisé mais les plus grands plaisirs naîtraient d'intentions fondées sur la beauté d'être et de l'exprimer. Des délires sans fin plus fantastiques les uns que les autres sont capables de naître au cœur de nos pensées auxquels nos actes peuvent donner vie. Seules les entreprises humaines qui ne sont pas tentées essuient 100 % d'échecs. Pendant des millénaires nous avons survécus grâce à bien des choses indispensables et, la médecine qui l'a permis nous a été livré avec notre corps capable de se rendre malade comme de survivre dans des conditions extrêmes par notre seule volonté. J'aime raffermir en moi cette certitude car elle m'aide à m'apaiser et à m'accomplir bien que le chemin paraisse n'avoir pas de fin. A tous salut et bontoujours.
  3. 2 points
    Bonsoir René, je lis avec beaucoup d'attention ton propos sur le forum en ce qui concerne le Dr RATH et la médecine cellulaire. je confirme avoir suivi les cours de base et perfectionnement en MC, couronné de succès ( obtention de certificats) convaincu par les enseignements obtenus, je me permet de qualifier la MC comme étant un "OUF" pour la santé des personnes dans le monde. je vis en Afrique centrale, au Gabon plus précisément, où il est encore difficile d'éveiller la conscience collective au sujet de la MC. je suis en phase de recevoir les produits du Dr RATH relatifs au Diabète afin de témoigner de leur efficacité par un bouche à l'oreille assorti de preuves. en te lisant, tu confirmes utiliser les micronutriments pour ta santé et celle de ta famille. ce témoignage vient solidifier mon engagement à faire confiance à la MC du Dr RATH et t'en remercie vivement. Je reste disposé. Frustré 007
  4. 2 points
    Bon, j'étais distrait depuis 2 jours, je n'avais pas vu ce nouveau sujet. Je croyais avoir trouvé un scoop, mais j'ai présenté dans un nouveau post l'article dont vous parliez déjà depuis la veille. Autant pour moi. Moi aussi, j'ai été intrigué par le couplet sur les rétrovirus endogènes, dont la dissidence a parlé quelque peu, et amusé d'apprendre que les chercheurs ont obtenu "non sans mal" ces séquences génétiques... En fait, la PCR est complétée par des technologies de séquençage génétique, dites de génotypage et de phénotypage, en principe pour "mesurer" les effets des antirétroviraux (avant et après traitement). Sauf que, pour ajouter à la confusion, les technologies, leur conception et leur emploi... En faisant une recherche sur ces procédés, j''étais tombé un jour sur un article s'alarmant de ce qu'au Cameroun l'un d'eux fourni par Siemens cherchait à séquencer le vih de type/souche B alors que le vih africain serait plutôt de type non-B (http://jcm.asm.org/content/49/4/1635.full - High Failure Rate of the ViroSeq HIV-1 Genotyping System for Drug Resistance Testing in Cameroon, a Country with Broad HIV-1 Genetic Diversity). En tout cas, si le vih n'est plus présent que sous forme d'anticorps signalant son inactivation et même une immunisation biocellulaire, soit il est inoffensif, soit il est en mesure à l'occasion d'avoir, apobec et/ou stop codons aidant (ou pas ?), une sorte de fonction... de vaccination, voire "d'autovaccination" comme le suggère Jibrail. Le pot-aux-roses étant que le rétrovirus n'a pas été isolé, mais identifié par clonage, et qu'il fallait vraiment aller le chercher, ou bien en prendre un à peu près au hasard en sachant pertinemment que sa dangerosité n'était ni démontrée ni vraiment démontrable, sauf à recourir à des tests non spécifiques et à des technologies génomiques "dédiées"... pour limiter un tant soit peu les effets dévastateurs des antirétroviraux tout en continuant d'en justifier l'emploi contre vents et marées. Bref, combien de "contrôleurs d'élite" non malades et d'autres "guéris" parmi les personnes jamais dépistées et qui bon an mal an se portent très bien au fil du temps, merci pour elles ?
  5. 2 points
    Resumé du second trimestre 2014 Durant cette periode les T4 auront evolué entre 600 et 730 avec un pourcentage entre 29.5 et 33%. Courbe de temperature strictement normale, reste du bilan normal. 6 mois etaient necessaire pour une validation.....c'est fait ! le stress lui ne change pas il est toujours present et je me sent bien seul dans cette aventure... aux medecins suceptibles de lire ces messages, je reste à votre entiere disposition pour vous montrer ce que j'ai fait. meme empirique cette experience a ete menee de maniere clinique sous controle d'un medecin specialisé vih.
  6. 2 points
    Bonjour, et bienvenu sur le forum. Il est clair que le résultat des tests a été influencé. Le fait d'être enceinte a tendance à positiver le test. Et un état de fièvre aussi. Quand à vous, peut-être bien que les médicaments contre le diabète le font également. Comme en plus, les tests faits en Afrique sont ceux qui positivent le plus facilement, il suffit de peu de choses pour qu'ils le soient (positifs). Comme de toute façon, le vih n'existe pas, que le test soit positif ou pas, vous n'avez aucun virus mortel dans le sang et donc rien à craindre pour votre santé. Mais bon, c'est sûr que du côté de votre femme là, difficile de faire quelque chose. J'espère pour vous qu'elle sera convaincue par le site. Concernant votre vertige, c'est probablement dû aux médicaments contre le diabète. Les vertiges et les démangeaisons font partis des effets secondaires. S'il fait plus chaud que d'habitude, ça n'aide pas non plus. Donc, ça n'a très probablement rien à voir avec un parasite.
  7. 2 points
    Bonsoir sergio, Je ne peux pas répondre pour être honnête tout dépend de ton histoire et de la façon dont tu as été amené à faire un test vih. Je note ( pour ne pas faire le parano) que nombreuses personnes S+ ont été diagnistiqué en debut d'année toujours dans les periodes du mois de février. Sans deconner c'etait là meme periode pour moi aussi lorsque tout a commencer... Ce qui m'a le plus choqué je crois c'est la rapidité avec laquelle "ils " sont capable de te mettre sous traitement chimio... En deux rendez vous c'est deja sous ordonnance ( vu de mes propres yeux.) VITE VITE te disent ils plus tot c'est pris plus tu as de chance de ne pas tirer ta réverance jeune... Toi par la peur tu absorbes des cachets dont tu n'avais jamais entendu parler auparavent ésperant secretement que cela va résoudre le probleme et que tu seras une exeption immunitaire. La vérité à été souvent dites sur ce forum ... Il n y a pas meilleur medecin que soit meme. Etre à l'écoute de ton corps... Au départ tu te fais tout un tas de film. Tu as la mono mais non on te dis que c'est une primo infection un peu au pif. Tous te diront je suis un expert je suis des patients depuis de nombreuses années. Mais toi tu commences à te poser des questions et la plus importante est la suivante => - Mais en gros si j'absorbe ces cachetons ...Je vais finir par craquer? je n'aurais plus de vih qui va circuler dans mon sang mais des problemes de foies de reines cardiovasculaire etc ... Je ne veux pas t'effrayer il y a pas mal de gens qui n'ont pas d'effet secondaire ou tres peu. D'autres pleins d'espoir et de courage comme SURVIVOR ou olivier92 qui viennt de temps en temps donner des nouvelles souvent bonnes d'ailleurs. Mon experience est simple j'ai ouvert la boite j'ai lu la notice ... et j'y ai trouvé quelque chose d'effarant ... RISQUE DE CRISE CARDIAQUE et j'en passe... AHAHAH au depart pensant etre fait je me suis dis je prefere laisser mon corp resister vivre normalement me proteger et proteger ma compagne et tout ira bien. Le jour ou j'aurais un soucy je m'embarquerais dans ces medocs. J' ai du me battre comme un demeurer à en devenir fou pour leur prouver que j'ai écouter mon corp. Des details ... => Les veines un peu douloureuses sur l'avant bras gauche et quelques douleurs du même type pendant des semaines. Puis un jour pof ... tout allait bien un matin je me reveille et pof... Je decide donc d'aller consulter dans un nouvel hopital. J' explique tout en details,malgré cela on essaye de me faire rentrer dans un schema classique du bon patient qui écoute et qui avale. Quelques semaines passent nouveau test 1 negatif l 'autre indéterminer quelques semaines apparavant mon test elisa etait de l'ordre de 814ul/l soit " tu l'as mon gars " ... Je n'y croyais pas j'etais dans un etat second me disant que ma vie allait se terminé la ... Puis je me suis repris ... allant fouinner consulter on m'a diagnostiqué une bonne mononucleose infectieuse et un epstein barr...tout les symptomes details par details. Evidement je me suis heurté à " oui vous avez fait une double primo infection mononucleose et vih " peau seche etc etc... Nouvelle prise de sang ... 2mois apres la sois disant primo infection ... Charge virale initialement a 156000 là à 10 000 avec un taux de cd4 ds la moyenne 640 quelques chose comme ca ... 4mois plus tard ... charge virale negative par contre gonorhé tres active datant du mois de janvier d'apres le medecin qui me prenait en charge... 1 semaine plus tard... Bilan cyto machin urines revenu à la normal pas de perte leucocytaire ni d'hémathie. Nouveau test vih .. Toujours douteux ... western blot indeterminé ... Je rappel la chef de service qui me suit et me dis " bon écouter on va attendre quelques semaines de plus et si votre immunité continu d'augmenté et charge virale toujours indetectable on va refaire un nouveau test. Ce que l'on ne dit pas c'est que la contamination chronique n'est pas systématique... Ca arrive biensur... Mais une fois que tu as fait l'erreur de te jeter sur la chimio ... il faut être patient... Tout comme dans n'importe quelle décision à prendre une thérapie de cette ordre etre une décision importante qui mérité réflexion... Regarde SURVIVOR ... qui prouve courageusement que deux prises par semaine et le mec est debout en forme ces résultats sont nickel ... c'est à se demander pourquoi gaver les gens de thérapie 7j/7j.. Alors je ne te donnerais pas de faux espoirs.. Je te dirais juste de garder la tete haute t'es toujours le meme tu n'as pas changé d'un poil. Préserve ton mental vis ta vie. Ca ne t'empeche pas de rester à l'affut de ta santé ce qui est normal. Mange plus sainement fait de l'exercice... ai confiance en TOI et en ton corps. Parle lui même si tu veux c'est important je pense. Il suffit d'aller visiter certains site comme seronet pour y gouter l'ambiance quasi " morbide" qui y règne .... " et moi mes cachetons j'ai des nausées. je dors plus ... et moi j'ai pris du ventre je sais pas pourquoi .... moi je commence a me degarnir ... moi j'ai eu une angine ... moi j'ai des problemes de digestions ... moi je chie des bulles ... pourquoi moi .... " Ils en ont le droit je peux le comprendre d'un certains coté ... mais mon conseil suis l'actualité sur le sujet. Renseigne toi sur les cachets que tu prends. Attention tout arret de tritherapie doit se faire avec l'aide d'un professionel et ou de facon douce... Ce n'est pas anodin ce que ton corps ingurgite ! Un virus est rentré dans ton corps .. maintenant il a décidé de dormir... malgré ca il continu de pilluler dans ton sang ... ??? Lorsque tu te fais retester meme si tu ressors négatif ... on te dira le virus fait dodo lol ... Bref mec apres la lecture de ce message, cherche à entrer en contact avec certains menbres de ce site... Informe toi un peu sur le net ... puis eteint ton ordinateur et retourne à ta vie. Ce qui est étonant c'est qu autant ta cv à chutté d'un coup... autant tes CD4 eux n'ont pas augmentés... aaaaah les CD4 ... est ce que ton medecin t'as dis qu'en fonction de l'heure de la journée ou ta prise de sang est pratiqué cela peut pas mal changé ? En fonction du stress aussi... ? Parle lui en il sera obligé de te dire que cela est vrai. Et lorsqu'ils sont dos au mur ... ils te disent d'une bonne voix rempli d'empathie " Je vois que vous n'etes pas pret à prendre un traitement et celui ci doit etre pris rigoureusement " lol... Les tests sont bidons ... Ce pseudo virus est plus qu'etrange et sans logique et cela de nombreux scientifique de renomées mondiale le disent le crie ... Trouvent ce qui ne va pas medicalement parlant. Pour te dire la vérité avant que cette histoire ne prennent fin en ce qui me concerne je suis aller consulter un nouveau medecin à qui je n'ai pas parler de tout ca... Il à été tres bon m'a filer ce qu'il devait me filer et quelques jours plus tard tout allait bien. ECOUTE TON CORPS ET SUIS TON INSTINCT. Si ton insinct te dis d'arreter les medocs parle en avec un nouveau medecin Si tu n'as pas d'effet secondaire et que tu te sens protégé grace aux cachetons n'arrete pas. Le plus important est que tu sois conscient et non guidé par la médecine toute puissante qui n'est qu'une abération face au serment d 'hippocrate. Bon je vais me coucher pete un coup mec
  8. 2 points
    Très heureuse de vous retrouver,entre mes mains je tiens mon bb johan qui es né 2700 par césarienne a 38s le 24 juin a 13h. interdiction formelle d allaité ,le bb est mis sous traitement arv pendand 45 jrs pour en charge par la fondation Élisabeth glasser qui donne le médicament gratis aux femmes enceintes et enf né 1 mère seropo. Je fais un allaitement mixte, pour ne pas trop attirer l attention de mes proche surtout ma mère.vu que mon cd4 est a 395 donc j ai refusé d continuer le arv qui m on donner. Mon problème de respiration:asthmatique allergie a la poussière souvent sous subiltamol,tout temps enrhumé je pèse 79kg pr 1,62 et en parfaite santé, il ya 10 ans quant on ma di que j étais contaminé je pesais entre 59 et 63kg. brefs j attend 45jrs pour qu il fasse le test au bb le résultat va prendre du temps 10 a 15 jrs de stress....conclusion mon bb n est pas contaminé et moi je ne susuisi pas malade.
  9. 2 points
    Pour le pourcentage de cd4 présents dans le sang, je viens de mettre des références dans sur la page de compilation concernant les cd4. Même si on peut trouver des références par ailleurs sur Internet, ça manquait. http://www.sidasante.com/themes/cd4/cd4_compilation.htm
  10. 2 points
    Bonsoir à tous, j'ai longtemps, très longtemps, hésité à venir sur ce forum me sentant assez illégitime... Et pourtant vos témoingnages, vos vécus ressemblent tellement à ce que j'ai (d'autres ont) vécu alors... me voilà. Je suis une femme homosexuelle d'une trentaine d'années. Depuis toujours mon suivi gynécologique a été cahotique. Depuis le gynéco qui me repond que je n'ai rien à faire dans son cabinet puisque je n'ai pas de sexualité (Ah bon...........), jusqu'à celle qui met mes douleurs et mes hémoragies sur le compte d'un refus psychologique d'accepter ma féminité.... Bref je sais que je souffre de façon anormale (environ 4 jours par mois sous injection de morphine qu'un médecin impuissant à comprendre mais compatissant accepte de me prescrire) depuis l'âge de 20/21 ans mais je n'ai aucune réponse et surtout personne ne me prend au sérieux. A 25 ans je consulte une gynéco conseillée par des amies gouines qui me dit que je souffre surement d'endométriose mais comme je n'envisage pas de faire d'enfant, il "suffit" de traiter la douleur................ Un soir peu avant mes 26 ans je tombe par terre dans mon salon en hurlant de douleur. Urgences, radio, écho : il faut m'opérer en urgence "quelque chose s'est rompu dans votre péritoine". Je rentre au bloc shootée aux antalgiques vers 2h du matin. Au matin, un médecin se trouve à côté de moi, blème, légèrement perdu : "vous avez un cancer des ovaires de stade avancé, l'ovaire le plus atteint s'est rompu la nuit dernière, nous avons enlevé ce que nous avons pu dans l'urgence mais vous partez en cancéro très vite, il faudrait vous réoppérer et on vous expliquera la suite du traitement" Sur le moment j'oscille entre des sentiments très contradictoires, la peur de la mort, la rage de ne pas avoir été entendue avant, et le "soulagement" de savoir que j'avais raison en disant aux médecins que j'avais vraiment quelque chose. L'arrivée en cancéro est une sorte de parenthèse enchantée de quelques heures. Oui juste quelques heures... On m'affirme qu'on va prendre soin de moi, qu'on va me guérir même si j'en suis à un stade 3 avancé, qu'on va essayer de préserver ma fertilité (dont je n'ai rien à foutre mais je ne le dis pas à ce moment là). Le programme s'annonce lourd, très lourd. Une seconde opération au cour de laquelle on va m'enlever le second ovaire (en ayant avant prélevé des ovocytes) et toutes les ramifications du cancer qui vont jusqu'à l'intestin. Puis 2 protocoles de chimio de 6 séances (soit 2*4 mois) et normalement on pourra éviter la radiothérapie. Mais à un moment celui qui deviendra "mon cancéro" me demande si je n'ai jamais ressenti de symptomes avant ce fameux soir. Et je lui raconte mes errances thérapeutiques, l'absence de réaction des médecins, le refus de chercher une raison à cause de mon "orientation sexuelle". Je sens un changement d'atitude mais sur le moment entre l'épuisement, l'émotion, la peur je ne tilte pas. Le lendemain le discours a changé, mon cas est beaucoup plus grave que prévu... l'opération va tout enlever ovaire, utérus, une partie de l'intestin ce qui oblige à vivre avec un anus artifiel pendant 3 mois minimum, une chimio "EXPERIMENTALE" et une radiothérapie. Malgré cela je comprends qu'on ne me laisse pas beaucoup d'espoir... J'encaisse... Après tout j'ai tellement souhaité être soignée, et puis je suis solide, je vais me battre... Les choses s'enchainent relativement vite. J'apprends à vivre avec ma poche en plastique en guise d'anus et mon port-à-cath dans la poitrine pour la chimio. Je vous passe les détails des séances de chimio (avec l'utilisation d'un produit tellement corrosif que les infirmières devaient porter des gants spéciaux pour l'injecter... vous imaginez l'effet à l'intérieur du corps...) On me réopère pour raccorder l'intestin et j'enchaine avec la radiothèrapie. Moins de 9 mois ce sont écoulés depuis le début, je suis une morte vivante. 39 kg pour 1,76m, plus de cheveux, de cils, de sourcils... La peau brulée par les rayons. Des escares partout. J'ai besoin d'un déambulateur si je veux faire plus de 100 m. Un matin après une séance de radiothérapie, mon cancéro me recoit et me dit qu'il a une mauvaise nouvelle. Le cancer est encore très actif. Il faut recommencer une série de 12 séances de chimio. Je suis assise devant lui. Je regarde mes mains bleues posées sur mes genoux, par reflexe, je passe une main sur mon crane et elle ne rencontre aucun cheveu. Je le regarde et je lui dis "NON" "Je sais que vous allez me dire que c'est ma seule chance mais non. Si je dois mourir, je ne veux pas passer mes derniers mois à hurler de douleur, à vomir pendant des jours. Je ne veux pas de ça." Et je lui dis très calmement "je vous remercie pour tout mais aujourd'hui j'arrête. Je ne terminerai pas ma radiothérapie. Je vais rentrer chez moi. Appeler une infirmière pour qu'elle m'enlève ce foutu port-à-cath et même si c'est pour quelques mois je reprends ma vie en main". Il me détaille les risques et me fait signer un refus de soin (c'est la loi), je ne sais pas si j'ai été convaincante mais il n'a pas cherché à me faire changer d'avis. Il me dit qu'il espère que je verrais noël, je lui réponds que je tape de noël mais que si il me reste si peu de temps, je n'ai pas le droit de le gaspiller dans un hôpital. En 2013 cela a fait ... 6 noëls... dont 5 en bonne santé... Je raconterai mon parcours à partir de ce "non" et ce que j'ai découvert depuis dans mon dossier médical dans un autre message car mine de rien, cela remue de parler de ça
  11. 2 points
    Resumé du 1er trimestre 2014 Dans le cadre d'une experience de moindre medication empirique officieusement le 1er trimestre s'est deroulé sans encombre malgré une virose de 15 jours. Les T4 ont varié entre 615 et 930 avec un pourcentage entre 31.5 et 33%. La courbe de temperature entre 35.5 et 37.2. La charge virale indetectable tout au long de ce trimestre. Pour memoire l'experience a consisté en deux prises de medicaments, une le lundi l'autre le jeudi avec comme traitement combivir et viread plus des complements alimentaires specifiques. 3 mois supplementaires sont necessaires pour confirmer la stabilité de ce protocole empirique.
  12. 2 points
    bonjour a vous tous, resultat du bilan...tout est stable 771 T4 soit 31% charge virale indetectable on poursuit...
  13. 2 points
    c'est le programme de terminale S en immunologie !
  14. 2 points
    Il parait qu'environ 1 milliard de T4 sont produits chaque jour lors de "l'infection par VIH", oui c'est un explosion du nombre de cellules donc une source énorme d'ARN et ce n'est pas du tout cancéreux. Seul bémol, lors des PCR charge virales on exclu les cellules donc l'ARN du VIH présent dans ces cellules n'entre pas en compte. A remettre dans le contexte. Combien de T4 sont produits d'habitude ? Et surtout, ça m'étonnerais que ça multiplie par mille ou dix-mille la quantité de particules dans le sang. Or, c'est bien des multiplications pareilles qu'on obtient avec la charge virale. De toute façon, si c'était l'arn des T4 que ça mesurait, il y aurait alors autant de copies "virales" que de cd4. Donc, ça ne tient pas. Donc, ça ne change rien. Et on reste bien avec la problématique que j'ai soulevée. Et mon raisonnement détruit bien toute la pcr, pas seulement la pcr appliquée au vih. Parce que si la pcr est capable de détecter une charge virale de plusieurs millions de copies alors qu'il n'y a pas de virus vih, et vu qu'il n'y a qu'un virus qui puisse engendrer ce genre de multiplication phénoménale d'arn, ça veut dire que la pcr détecte autre chose que l'arn. Et donc, forcément, ça invalide la pcr dans son intégralité. Eh oui, bye bye la PCR. Et merci à Wallypat de m'avoir fait réfléchir à nouveau sur le sujet.
  15. 1 point
    Triste, à croire qu'il n'a rien vu ni lu depuis 1987. Quel que soit le rôle crucial qu'il a eu a ce moment-là, cela en dit long sur l'entourage courtisan qui l'a accompagné, soutenu et défendu mordicus pendant 3 décennies. Lui qui avait pu rêver du Nobel dans les années 70 se retrouve désormais en professeur Joyeux de la dissidence du sida, un repoussoir parfait et rêvé, dont n'importe quel étudiant de 1ère année peut défaire le raisonnement simpliste, vestige en parfait état de conservation, qui doit générer chez ces étudiants milléniaux le même effet de sidération, amusé et incrédule, que de tomber dans crier gare dans leur université sur un écran à tube monochrome noir et vert, comme ceux qui encombraient les laboratoires de l'époque. Cela démontre aussi une fois de plus l'inefficacité des stratégies dissidentes qui visent à promouvoir, coûte que coûte, des figures connues et légitimes qui font monter la sauce devant les caméras ou dans les gazettes (le "grand professeur" de Berkeley), plutôt que de vraies théories alternatives, solides, et durables parce que solides...
  16. 1 point
    Merci à Vous de cette info , qui date d'aout 2016 , comme quoi il est difficile de faire des echos à une information de cette importance. A toi Jibrail, je souhaite que tu poursuives ton activité sur ce site , et ne tire pas maintenant ta révérence ! Bien à tous .
  17. 1 point
    Une nouvelle étude réalisée dans le cadre du MACS (cohorte américaine d'homosexuels masculins) viendrait souligner une plus haute survenue de certains cancers chez les hommes séronégatifs très consommateurs de nitrites (poppers), mais à un âge compris entre 50 et 70 ans. Les cancers concernés sont ceux "associés à des virus" : lymphomes hodgkinien ou non hodgkinien, sarcome de Kaposi, cancers liés au papillomavirus (cancer de la muqueuse orale, pharyngée ou anale). Les plus attentifs remarqueront avec intérêt que certains lymphomes non hodgkiniens, le sarcome de Kaposi et le cancer du col de l'utérus invasif (censé être causé par le papillomavirus de la même façon que les cancer anaux ou oropharyngés) sont trois des maladies - et les seuls cancers - définissant le stade sida. Les lymphomes hodgkinens sont aussi bien plus fréquents chez les séropositifs, même s'il ne font pas partie des maladies qui ont été (arbitrairement) retenues pour définir le stade sida. En résumant, on pourrait dire que l'usage fréquent de poppers favoriserait la survenue des cancers associés au sida chez les séronégatifs. Les auteurs précisent que si une telle relation entre usage élevé de nitrites et cancers associés au sida n'est pas mis en évidence ches les hommes séropositifs, ce n'est pas parce que ceux-ci développeraient relativement moins de cancers, mais parce que probablement l'immunodéficience associée à la séropositivité augmente déjà considérablement à lui seul le risque de cancer. Si on était dissident de façon caricatural, on constaterait qu'on a d'un côté des sida avec VIH susceptibles d'intervenir à tous les âges, et de l'autre côté des sida sans VIH qui interviennent de façon plus tardive. Et comme point commun, du poppers à usage élevé, plutôt que le VIH, qui définit un degré de gravité plutôt qu'un facteur causatif. Cela n'exclut naturellement pas le rôle d'autres facteurs (combinés ou non) à déterminer. Un accès libre à l'article nous aurait peut-être permis de nuancer notre vision et éviter de sombrer dans cette vision si terriblement caricaturale dénigrant le lien entre VIH et sida. Mais comme il est de coutume, l'article est bien entendu payant. Alors il nous faut reprendre les éléments de langage habituels : l'usage élevé de poppers ne figure pas parmi les facteurs causant le sida (caricature dissidente), mais favorise l'acquisition du VIH qui par un mécanisme inconnu, cause une immunodéficience qui ouvre la porte au sida (vraie science). Il ne nous reste plus qu'à attendre la prochaine étude du MACS sur la relation entre usage du poppers et sida, dans 3 ans (la précédente date de 2014, avait été présenté dans un congrès mais n'avait même pas été publiée), et qui sait, d'ici 30 ou 300 ans, on aura enfin une vision plus claire de cette question, de laquelle tous préfèrent détourner les yeux.
  18. 1 point
    Super !!! Cela prouve bien pour toutes celles et tous ceux qui sont dans la même situation : IL FAUT TOUJOURS FAIRE UN TEST DE CONFIRMATION après un test rapide positif. Et ne vous laissez pas embobiner par ceux qui vous prétendraient le contraire.
  19. 1 point
    Jdoit attendre 3 semaine avant de faire un 1er teste... puré que long !!! Je compte les jours jte jure
  20. 1 point
    J'ai fait mon test après avoir pris 20 comprimés d'antibiotiques et le test est négatif. Je l'ai passé 33 jours après la prise de risque. Donc je crois que les antibiotiques ne peuvent rien changer.
  21. 1 point
    Personne parmi les anciens exerimentes pour repondre ou éclairer notre amie . Je suis de tout coeur avec toi, j'espère que tu va réussir à trouver la meilleures solution.
  22. 1 point
    Bonsoir Wilda, Pour l'instant rien n'indique que tu sois "infectée". Faiblement positif cela veut dire qu'on ne peut rien conclure, mais comme la grande majorité des tests donne un résultat négatif, et notamment le test ELISA, pour l'instant il n'y a rien d'inquiétant. Les chiffres concernant les CD4 (les cellules normalement cibles du VIH) et CD8 sont exactement dans la norme donc excellents. Mais il faut attendre deux mois pour le test ELISA et trois mois pour les tests rapides pour que ce soit définitivement confirmé.
  23. 1 point
    Bonjour Wilda, En fait d'après ce que je viens de relire il y a deux types de test DETERMINE : - Un test classique où un seule bande peut apparaître. Elle peut mettre trois mois à réagir après la prise de risque même si ça peut apparaître avant trois mois. - Un test "combo" où deux bandes peuvent apparaître deux bandes : la "P24" et le test classique. Seule la P24 est censé réagir rapidement mais comme dit plus haut certains chercheurs ont montré qu'il était très peu fiable. D'après le résumé de cet article (qui date de 1989), 42% des personnes qui avaient été transfusées avec du sang dont le test Western Blot était négatif ont eu eux-même une réaction positive à la P24 (je ne sais pas combien de temps après la transfusion). Cela veut dire que dans cette étude, presque la moitié des personnes qui ont été transfusées avec du sang séronégatif auraient été déclarées positives avec le test DETERMINE "combo" qui mesure la P24 s'il l'avait fait à l'époque. Pour info, cet article scientifique (cité par le Perth Group), avait été publié en 1989 dans une des plus importantes médicales au monde (the Lancet), par des responsables nationaux des centres de transfusion des États-Unis et du Royaume-Uni. Wilda, dans tous les cas il faut essayer d'avoir un véritable test en laboratoire, si possible de type WESTERN BLOT, et pas un simple test rapide. Bon courage.
  24. 1 point
    J suis la tu peux m parler autant de fois k ru veux j suis à ton écoute depuis le matin j n cesse de revenir poir voir si ta répondu si possible ce serai mieux kon se parle par whtaspp si tu veux bien mais c'est comment se communiquer les numéro dans l'anonymat ? oui j pense kil t'appelerons si t'es résultats sont tjr indéterminé poir t dire kil t ferons un autre en examen Pcr celui kon ma fait parce que c'est ainsi qu'ilà avaient procéder avec moi les prémiers tests était tjr indéterminé et avant k j n parte au rdv ils mont Appler poir m l dire et kil feront d'autre pour les pousser les recherches pour l'intervention de autres membres soit patiente nous sommes nombreux dans le monde a inscrite sur c forum et chacun doit vaquerà ses occupation mais c qui est sur tu aura d'autres réponses k les mienne
  25. 1 point
    Cela fait quelques années que les chercheurs pensent de plus en plus que chez les personnes séropositives, il y a un état inflammatoire chronique et qui par lui-même cause des dégâts (voir cette page de 2010). Une nouvelle étude après pas mal d'autres vient confirmer que les personnes séropositives ont des marqueurs de l'inflammation souvent élevés, et qu'ils diminuent mais sans revenir à la normale après avoir commencé un traitement antirétroviral. L'étude concernait 78 participants, en Thaïlande; la plupart étant des jeunes homosexuels (90% d'hommes, 28 ans d'âge moyen) - il n'est d'ailleurs pas certain que ce qui est valable dans ce groupe le soit aussi dans d'autres. Parmi les marqueurs de l'inflammation étudiés : - La protéine intestinale de liaison au acides gras (I-FABP), qui apparemment est caractéristique de l'état des cellules de la paroi de l'intestin; - L'acide hyaluronique, vanté dans pas mal de cosmétiques, comme marqueur de la fibrose; - La D-Dimère : coagulation - La protéine C réactive, marqueur inflammatoire par excellence - Le CD14 soluble, marqueur de la translocation microbienne (qui traduit la perméabilité des microbes de l'intestin dans le sang, ce qui n'est pas bon) - L'interleukine 6, une cytokine (produit du système immunitaire) inflammatoire Plusieurs marqueurs et notamment le premier qui donne une idée de la santé intestinale est resté toujours plus élevé que dans le groupe de contrôles séronégatifs, y compris après 96 semaines de traitement... Ce qui pose question c'est que la persistance d'un état inflammatoire, qui est le signe d'une activité continue du système immunitaire pose question, alors que la grande caractéristique de la séropositivité est censée être l'immunodéficience. Dans la théorie du stress oxydatif, cela fait à mon humble avis davantage sens... Ce qui manque apparemment dans le résumé public de cette étude (comme dans la plupart des études de ce type je crois), c'est de savoir s'il y a eu persistance de pratiques "à risque" après le démarrage du traitement qui expliquerait aussi la persistance de l'inflammation. Dans ce étude portant sur de jeunes homosexuels, il aurait ainsi été intéressant de savoir si les pratiques traditionnellement liées à l'acquisition de la séropositivité (pénétration anale réceptive non protégée et usage de drogues récréatives et notamment de poppers) se sont poursuivies durant le traitement. Pour la santé intestinale par exemple, s'il est confirmé que l'exposition intestinale au sperme (sans doute maximisée par l'usage de poppers) créée des dommages oxydatifs à la paroi intestinale, il serait intéressant de connaître les éventuelles différences entre ceux qui auraient continué de la même façon ou ceux qui auraient arrêtés. Il est aussi à noter que la persistence d'un état inflammatoire se retrouve aussi dans de nombreuses maladies auto-immunes (lupus, sclérose en plaques, polyarthrites...) qui sont aussi censées provoquer de nombreuses complications dans la durée. Dans ces maladies - comme peut-être donc pour le sida - il est souvent crucial d'arriver à diminuer l'état inflammatoire pour minimiser le risque de complications.
  26. 1 point
    Bonjour à tous, bonjour aixur, voici ce sur quoi je suis tombé, je le met ici en lien, puis je le mettrai dans un 2 eme message in extenso. Aixur, je voudrai avoir ton sentiment personnel avec l'aide de tous les "experts" de notre comunauté afin d'attirer la vigilance de chacun... http://www.happy-capital.com/biosantech/ Sans aucune paranoia de ma part cette equipe pretend etre une equipe de chercheurs benevoles mais certainement pas desinteressée ! elle ne demande juste que 80 millions d'euros pour financer sa start up qui si j'ai bien tout compris deviendra une big pharma de plusieurs milliards de dollars en vendant son vaccin a prix a geometrie variable en fonction des pays riches ou pauvres....mais tout ca benevolement bien sur ! Est il possible de rappeler ici le danger des vaccins ? on est en droit de se poser la question de pourquoi cette molecule n'est elle pas synthetisée sous forme de cachets ? de plus dans ce magnifique projet ON NE PARLE PAS DE GUERISON MAIS DE PAUSE THERAPEUTIQUE ! à quoi bon passer par un vaccin alors qu'il est possible de le faire sois meme en changeant son alimentation, en prenant des complements alimentaires specifiques et en faisant un sevrage de moindre medication ? sois disant au nom du confort des malades..... DEPUIS QUAND SE SOUCIE T ON DE NOTRE CONFORT ? SOYEZ VIGILANTS ! je peux comprendre que beaucoup d'entres vous par desespoir pourraient succomber a l'appel des sirenes....nous faire croire que les vaccins therapeutiques seraient sans effets secondaires est une abberation ! n'oubliez pas non plus le discours de montagnier sur les vaccins therapeutiques voir les vaccins tout court ! je serai plus enclin à le croire lui que ces fameux chercheurs benevoles à 80M€ ! Ne prenez pas pour argent comptant tout ce que l'on vous raconte et je ne pretend pas non plus detenir la verité ! Mais reflechissez et soyez vigilants, je vous adresse ce message à tous parce que je suis inquiet pour nous tous. Amicalement.
  27. 1 point
    coucou survivor sur Facebook, il y a un groupe avec pas mal d'échanges...quelsques participants racontent leur arrêt de traitement voilà le lien https://www.facebook.com/groups/1444331889112928/1663632520516196/?notif_t=group_activity amitiés Sylvie
  28. 1 point
    Enfin un résultat... Incomplet et de quoi etre en colère... A cause du 25 août mon prélèvement est arrive trop tard et cette bsnde de nazes n'ont pas traité les T4 .... La chsrge virale a été effectuee elle est négative Le reste du bilan est strictement normal Nouveau bilan effectue ce jour .... Résultats debut de semaine prochaine... Nouveau statut me concernant je ferai partit des contrôleurs élite tres rares et mon cas est unique compte tenu du fait que j'ai été en phase sida terminale avec des T4 Écroulés une chsrge virale élevée et que donc de ce fait au bout de quelques jours sans traitements la chsrge virale devrait pointer le bout de son nez et de rater des prises faire muter le virus et me rendre résistant ..... Oups !!!! Bon allez Je me contenterai de RÉSISTANT ÉLITE !!! Et vive la résistance !
  29. 1 point
    Bonjour mamanperdu, Je suis nouvelle sur le forum ét moi aussi me pose beaucoup de questions ét plusieurs doutes me perturbe par rapport à ma séropositivité déclarer en 2008. Tout ce que je peux te dire c est que compte tenu de ses résultats en effet tres bizarre, je suis d accord avec toi sur le fait de ne pas prendre de traitement d autant qu il n ya pas urgence. Essai de te calmer, je sais que c est plus facile à dire ét refais le test autant de fois qu' il faudra si tu veux en avoir le cur net, dans des conditions ou tu n a plus aucun symptomes ét ni traitement( antibiotique ét autres). Surtout garde en tête qu il n y a pas d urgence à prendre un traitement tout de suite, ne cède pas a la pression des medecins, tant que tu n'auras un résultat clair. La consigne étant de mettre tout le monde sous thérapie au plus tôt, soit disant par ce que ils maîtriseraient mieux l infection par la suite mais aussi par ce que ils seraient moins contagieux. Quel que soit ta décision, attend d avoir des résultats clair D autres personnes sur ce site te répondront certainement mieux que moi. Je te souhaite bon courage ét surtout une bonne sante A bientôt
  30. 1 point
    Bonsoir a tous, 10 mois se sont ecoulés....ca suit son cours....prochain bilan d'ici environ 3 semaines. pas la moindre nouvelle concernant notre maladie.....je pensais qu'avec ebola ca les ferait bouger un peu mais ....niet...
  31. 1 point
    LA PROCRÉATION DANS LES MYTHES CONTEMPORAINS : UNE HISTOIRE DE SCIENCE-FICTION Marika MOISSEEFF CNRS / Laboratoire d'anthropologie sociale (Texte paru dans Anthropologie et sociétés : Le mythe aujourd'hui, 2005, vol. 29, n° 2, p. 69-94) SOMMAIRE : 1. Cosmologie, idéologie, mythologie 2. Logos et muthos 3. Direction Le Meilleur des mondes 4. Alien, une initiation féminine 5. Malthus et Darwin : deux précurseurs de la mythologie contemporaine 6. Des humains et des insectes à Hollywood 7. L'enfant venu d'ailleurs et l'homme parasite 8. Des femmes, des insectes et des clones 9. Vivipares ou clones ? Résumé : Les ethnologues ont beau affirmer que les mythes sont présents dans toutes les sociétés, y compris les plus évoluées au plan technologique, il n'en demeure pas moins qu'ils tendent plutôt à se pencher sur les mythes recueillis ailleurs et/ou écrits à une autre époque. L'analyse d'un ensemble représentatif d'œuvres de science-fiction ayant pour thème la reproduction permet de suggérer que la science-fiction constitue un corpus mythologique au sens propre. Elle éclaire les soubassements de l'idéologie occidentale contemporaine concernant la différence des sexes et des cultures. On est alors à même d'évaluer la prégnance persistante de l'idéologie évolutionniste. Aussi inattendu qu'il puisse paraître, prendre au sérieux l'imagerie populaire contemporaine permet, en outre, d'approfondir la perspective proposée par Jean-Pierre Vernant quant à la fonction à donner à la mythologie. Abstract: Although anthropologists maintain that myths exist in all societies, whatever their level of technology, it remains that they tend to concern themselves with myths collected elsewhere and/or written in other time periods. The analysis of a representative sample of works of science fiction dealing with the theme of reproduction suggests that science fiction is, properly speaking, a mythological corpus. It reveals the underpinnings of contemporary Western thought regarding sexual and cultural difference, and underscores the persistence of an evolutionist ideology. As surprising as it may seem, taking contemporary popular imagery seriously, allows, among other things, for a further development of the perspective proposed by Jean-Pierre Vernant regarding the functions of mythology. La science elle-même, dès qu'on la conçoit comme un tout cohérent et qu'on en tire des modes de représentation et de comportement, joue le rôle d'un mythe. Smith 1996 : 1039 Une question s'impose : est-il possible de dégager, au sein de la masse des oeuvres produites dans les sociétés occidentales modernes, un corpus mythologique d'ampleur équivalente à celui collationné et analysé par Lévi-Strauss pour les sociétés amérindiennes? Car les anthropologues ont beau affirmer que les mythes existent dans toutes les sociétés, qu'elles soient ou non très "évoluées" au plan technologique (Smith 1996 : 1037), ils n'en continuent pas moins à conférer le titre de mythes avant tout à des récits recueillis ailleurs et/ou écrits à une autre époque. Je vais essayer de montrer ici que la science-fiction doit être appréhendée comme un corpus mythologique au sens propre dont le contenu et la fonction ne peuvent être compris qu'en référence à l'aire culturelle au sein de laquelle il a émergé : l'Occident moderne où les sociétés accordent une place prééminente à la science dans les représentations autant que dans les pratiques. Je commencerai par revenir sur les propositions de Vernant concernant la fonction sociale des mythes afin de convenir d'une acception minimale commune de ce qu'est la mythologie. Puis je présenterai l'analyse d'un ensemble représentatif de productions populaires ayant trait à la reproduction. On verra qu'elle permet d'éclairer les soubassements de l'idéologie occidentale se rapportant à la différence des sexes et des cultures. 1. Cosmologie, idéologie, mythologie Vernant nous rappelle que les recherches qui, dans l'entre-deux-guerres, vont transformer les études mythologiques ont en commun, et en opposition avec les approches qui les précèdent, "de prendre le mythe au sérieux" (1982 : 226). Leurs auteurs, de Marcel Mauss à Dumézil en passant par Granet et Gernet, y voient "un exemplaire de fait social total", c'est-à-dire que les catégories de l'économique, du religieux, du politique, du droit, de l'éthique, de l'esthétique n'y sont pas dissociées (ibid. 235). De même, selon Gernet, le "langage du mythe fait appel à des images concrètes plus qu'à des notions abstraites, sans qu'entre images et notions il y ait une coupure radicale" (ib. 235). Bref, "il y a dans toute symbolique mythique une forme d'expression 'globalisante' ".(ib. 233). "Dans et par le mythe, [...] la pensée se façonne en s'exprimant symboliquement", véhiculant des façons "d'organiser l'expérience" (ib.) Puisque le dispositif symbolique qu'est la mythologie est dorénavant conçu comme un instrument de pensée, Vernant nous invite à nous demander s'il n'est pas utilisé comme cadre formel "pour exprimer et transmettre, dans une forme narrative, différente des énoncés abstraits du philosophe ou du savant, un savoir concernant la réalité, une vision du monde, ce que G. Dumézil appelle une idéologie" (ib. : 245-246). Mon objectif, dans cet article, est d'apporter une confirmation à cette proposition. Pour ce faire, je considérerai d'abord ce qu'est une cosmologie : "un ensemble plus ou moins cohérent de représentations portant sur la forme, le contenu et la dynamique de l'univers : ses propriétés spatiales et temporelles, les types d'être qui s'y trouvent, les principes ou puissances qui rendent compte de son origine et de son devenir" (Viveiros de Castro 1991 : 179). De mon point de vue, une idéologie, c'est-à-dire, selon l'intuition de Vernant, ce qu'exprimerait et transmettrait une mythologie, intègre à la cosmologie un système de valeurs censé expliciter la hiérarchisation des phénomènes naturels et socio-culturels. Pour sa part, la narration mythologique exprime et transmet une idéologie d'une manière qui lui est propre et qui est non dogmatique : sa structure formelle lui permet d'intriquer cosmologie et réflexion éthique en laissant ouverte la possibilité d'interroger les savoirs apparemment établis. Un mythe n'est, en effet, pas un dogme qui servirait de fondement à une croyance obligatoire (Vernant, ibid. : 215). Pourtant, à la différence des sciences, la mythologie ne s'exonère ni de jugements de valeur – elle pousse à s'interroger sur le sens du bien et du mal sans apporter de réponses claires et définitives comme tend à le faire la philosophie –, ni d'une spéculation sur les finalités de l'homme et de l'univers sur un mode différent de la théologie car, là encore, loin de prétendre à imposer des réponses claires et définitives, elle tend, bien au contraire, à renvoyer indéfiniment à l'inexorabilité de l'insondable. Cette appréhension de la mythologie comme cosmologie intriquée à une réflexion éthique que je propose d'adopter est un des apports de l'analyse de la science-fiction en tant que corpus mythologique à part entière. En maintenant le fossé abyssal entre connaissance et vérité, la mythologie est le moteur de remises en question perpétuelles : elle apporte moins de réponses ou de solutions qu'elle n'incite à les chercher en prenant la forme d'une vérité cachée, si voilée qu'elle peut parfois passer pour absurde ou, à l'inverse, comme un message crypté qu'il s'agirait de décoder. Comme le suggère Vernant à la suite de Schelling, le mythe, loin d'être pure allégorie, serait donc avant tout "tautè-gorique", c'est-à-dire qu'il ne dirait pas autre chose mais cette chose même qui ne pourrait être dite autrement (Vernant ib. : 214). Où plutôt, en faisant comme s'il disait la même chose (sous une forme métaphorique, allégorique) que la théologie et/ou la philosophie et/ou la science, le mythe désigne, en fait, la part qui se dérobe toujours à l'intelligence de l'homme, le Graal qui doit motiver sa quête éternelle. C'est, de mon point de vue, cette vérité que porterait la structure narrative propre au mythe et qui en expliciterait le mode spécifique : une dramaturgie qui s'offre d'emblée comme distanciée de la réalité actuelle et commune dans la mesure où elle est située dans une autre temporalité – par exemple, les temps primordiaux ou, au contraire, les temps futurs – et/ou dans différents plans de l'espace entre lesquels il n'est pas présentement possible pour des humains ordinaires de circuler alors que les héros mythiques s'en débrouillent fort bien. Le mythe instaure ainsi une distance nécessaire pour se déprendre de la réalité immédiate. Mais dans le même temps, il est capital, pour que la narration accède au statut de mythe, qu'elle entretienne un rapport d'adéquation avec cette même réalité (Bidou 1991 : 499). Ce paradoxe formel – distanciation en même temps qu'adéquation avec la réalité – permet au mythe d'évoquer la relation hiérarchique entre deux plans de la réalité : d'une part, celui des faits visibles directement appréhendables, d'autre part, celui, plus inaccessible, des principes organisateurs qui sont à l'origine de ces faits tangibles et qui renvoient toujours à une forme de transcendance ; le premier est subordonné au second. Vue sous cet angle, la "vérité" que le mythe est censé receler doit être corrélée à la transcendance, c'est-à-dire à un aspect de la réalité qui n'est jamais directement appréhendable, et à laquelle il offre une consistance, sinon tangible, du moins narrative. C'est pourquoi, "les personnages dont les actions déterminent la série des changements qui se produisent entre la première et la dernière séquence de la narration, sont des Puissances de l'au-delà, des agents surnaturels dont les aventures se déroulent dans un autre temps, sur un autre plan et suivant un autre mode d'être que ceux de la vie ordinaire" (Vernant ibid. : 210). Si les personnages des mythes sont fabuleux, c'est que le fil narratif, la dramaturgie qui leur donne vie en les animant, permet de combiner le registre de la réalité et celui de l'intelligibilité de cette réalité ou, autrement dit, les effets et leurs causes : les phénomènes physiques apparents – l'organisation systématique de l'univers – et les principes – originaires, dynamiques et transcendantaux – qui président à leur émergence, à leur interdépendance, et à leur devenir. La mythologie doit être appréhendée comme la représentation imagée et dramaturgique d'une cosmologie qui est elle-même une conception du monde, c'est-à-dire une représentation. De ce point de vue, la mythologie procède d'un travail de métareprésentation : elle ne prétend pas représenter le monde tel qu'il est mais la représentation correspondant à l'idéologie d'une aire culturelle donnée. Alors que le travail scientifique prétend offrir une représentation du monde cohérente avec la perception de sa physicalité, le travail mythologique a tout autre vocation : donner consistance à une représentation du monde. La science et la mythologie renvoient à deux types de travail de représentation qui, pour être fondamentalement distincts, peuvent entretenir des relations d'interdépendance : tous deux visent à fournir une matrice générale d'intelligibilité. 2. Logos et muthos L'idéologie de la culture occidentale contemporaine est fondée sur la disparité des discours scientifiques renvoyant à des disciplines disjointes entre elles : sciences mathématiques, physiques, biologiques, sciences dites humaines, etc. qui sont elles-mêmes subdivisées en sous-disciplines, elles-mêmes subdivisées en différents champs d'observation et d'application. La mythologie chargée d'exprimer et de transmettre une telle idéologie va avoir pour vocation d'offrir une représentation globalisante d'un ensemble de représentations scientifiques qui ne peuvent être appréhendées, au sein de l'institution universitaire ou dans les médias chargés d'en assurer la vulgarisation, qu'à partir de points de vue fondamentalement distincts. On peut, en effet, émettre l'hypothèse que l'explosion de la science – sa diffraction – en de multiples champs et discours scientifiques ne se recoupant pas, et ayant pris leur distance avec l'éthique et le politique – elles-mêmes érigées en sciences distinctes – en même temps qu'avec la transcendance, requérait la réémergence du mythologique sous une forme nouvelle. Cette mythologie se devait d'opérer une synthèse afin d'offrir, à l'homme du commun autant qu'aux divers spécialistes, une vision globale des connaissances reconnectée avec la téléologie, c'est-à-dire avec une perspective sur les finalités de l'humanité. La science-fiction est, dans cette optique, un nouveau genre de narrativité (non introspectif) vouée à la vulgarisation des connaissances et sous-tendue, lorsqu'elle atteint sa forme la plus achevée, la plus mythologique (cf. 2001 L'Odyssée de l'espace), par une réflexion métaphysique et/ou éthique. De ce point de vue, la science-fiction est bien un fait social total : elle entremêle les différents savoirs, les savoirs aux savoir-faire, les catégories du religieux, du politique, de l'économique, du droit, de l'éthique. Elle donne ainsi corps, au moyen des images concrètes qu'elle élabore, à un ensemble de notions abstraites "sans qu'entre images et notions il y ait une coupure radicale". Et ces images, parfois horrifiques et toujours fascinantes, reconnectent le logos "au dramatique et au merveilleux", invitant le lecteur ou le spectateur à une participation émotionnelle, toutes choses auxquelles le logos a volontairement renoncé depuis son émergence dans l'antiquité grecque (Vernant : ibid. 199). Ce faisant, cette nouvelle forme de mythologie apporte une visibilité à l'idéologie des sociétés qui se sont rangées sous les auspices de la science et de ses supposés progrès, et les moyens de la questionner une fois qu'on en a mesuré les effets et leur possibles retournements en désastres. De fait, la science-fiction naît moins de l'enthousiasme des lumières que du désenchantement vis-à-vis de la science, laissant augurer, pour les siècles à venir, des conséquences de la mise en oeuvre de projets scientistes dans l'ordre du politique. Elle se pose d'emblée comme spéculative, éthiquement concernée et réflexive. Ainsi Wells, l'un des premiers auteurs majeurs, voire le précurseur de la science-fiction, dans sa Guerre des mondes établit un parallèle entre les effets dévastateurs du débarquement des Martiens sur terre et ceux des colonisateurs occidentaux sur les autres continents : "Avant de les juger trop sévèrement, il faut nous remettre en mémoire quelles entières et barbares destructions furent accomplies par notre race, non seulement sur des espèces animales, comme le bison et le dodo, mais sur les races humaines inférieures. Les Tasmaniens, en dépit de leur conformation humaine, furent en l'espace de cinquante ans entièrement balayés du monde dans une guerre d'extermination engagée par les immigrants européens" (1950 [1898] : 14). Wells inverse la position occupée historiquement par les envahisseurs européens lors des grands mouvements de colonisation : dans son roman, c'est eux qui subissent une colonisation brutale, catastrophique et imprévue, imposée par des colonisateurs venus d'un ailleurs lointain, personnifiés par des extra-terrestres au savoir scientifique et technologique supérieur. L'écriture de ses romans va permettre à Wells, devenu adepte de la perspective évolutionniste darwinienne, comme le seront les générations d'auteurs de science-fiction qui lui succèderont, d'établir un pont entre la vulgarisation scientifique et la propagande politique auxquelles il consacra le reste de son oeuvre. De fait, le procédé narratif propre à la science-fiction offre aux écrivains la possibilité d'établir des passerelles entre, d'une part, les différentes disciplines scientifiques, et d'autre part, les sciences et l'ordre politique ou moral. Et, comme les autres corpus mythologiques, la science-fiction se fonde sur un même paradoxe : prise de distance avec la réalité immédiate – l'histoire se déroule dans un autre temps et/ou sur une autre planète – et cependant congruence avec les enjeux éthiques et pratiques auxquels sont confrontés les humains d'aujourd'hui face aux pouvoirs que leur confèrent la connaissance scientifique et la technologie. Ainsi, dans la science-fiction, de même que dans les types de mythologie sur lesquels les ethnologues sont plus habitués à se pencher, les figures symboliques utilisées dans la narration "font confluer en une même structure dynamique les domaines les plus divers, effaçant les frontières entre les secteurs différents du réel, traduisant dans un jeu de miroir de multi-correspondances l'interpénétration des faits humains, des réalités sociales, des forces naturelles, des Puissances de la surnature, leurs consonances réciproques, alors que les concepts les isolent et les déterminent précisément pour les ranger dans des classes séparées." (Vernant ib. 229) Le discours argumenté qui est celui de la science, et qui se dénomma d'abord logos, naît en Grèce au moment où la philosophie s'émancipe dans un même élan de la théologie et du discours mythologique (ib.). Dès Aristote, nous dit Vernant, "le dialogue [entre muthoset logos] est impossible, la coupure consommée. Même lorsqu'ils semblent viser le même objet, pointer dans la même direction, les deux genres de discours restent mutuellement imperméables" (ib. : 202). La prise d'autonomisation ultérieure, entre le XVIIe (Newton) et le XIXe siècle, tout d'abord progressive puis accélérée et définitive, de la science vis-à-vis de la philosophie, inaugure l'entrée des sociétés occidentales dans la modernité. On peut parler d'émancipation définitive de la science vis-à-vis de la métaphysique lorsque les sciences humaines – psychologie, sociologie, ethnologie – s'autonomisent à leur tour du tronc commun de la philosophie. Nous sommes alors dans la deuxième partie du XIXe siècle. Je suggérerai ici que l'émergence, à la même époque, d'un nouveau corpus de récits, de forme non introspective, qu'est la science-fiction n'est pas fortuite mais qu'elle exprime la nécessité impérieuse, face à la concomitance du désenchantement du monde et du morcellement extrême de la science, d'une nouvelle alliance entre muthos et logos. De fait, ce genre discursif va se nourrir des connaissances scientifiques contemporaines pour les extrapoler et les tirer du côté de la réflexion éthique et de la métaphysique. Remarquons alors qu'une part très importante de la science et des techniques qui en sont ses émanations concrètes et tangibles, notamment la part devenue la plus accessible au grand public par divers procédés de vulgarisation – éducatifs et médiatiques de toutes sortes – et diverses applications pratiques – PMA, IVG, contraception, clonage etc. –, concernent la reproduction. Les ethnologues se sont penchés depuis la naissance de leur discipline, au XIXe siècle, sur les représentations et les pratiques touchant à la fertilité dans les sociétés exotiques et lointaines. D'autres sciences travaillent au corps la problématique de la reproduction dans les sociétés occidentales. Et cependant la philosophie occidentale, si prompte à s'emparer des problèmes éthiques et ontologiques que lui fournissent les sciences, est demeurée étonnamment peu prolixe, depuis ses origines grecques, sur le thème de la reproduction et de l'écart que celle-ci impose entre les sexes. Au contraire, la science-fiction qui fait son apparition corrélativement, d'une part, à l'entrée des sciences dites naturelles dans la modernité et, d'autre part, à l'émergence d'une technologie de plus en plus sophistiquée s'appliquant au cosmos et au vivant, va s'emparer de ce champ apparemment laissé libre par la philosophie. C'est ce que je me propose de montrer en examinant, parmi les oeuvres de science-fiction ayant trait à la reproduction, celles qui, de mon point de vue, constituent un corpus représentatif dans la mesure où les motifs qu'elles véhiculent sont récurrents et entretiennent entre eux des rapports significatifs. Nous serons ainsi plus à même d'évaluer si la science-fiction est bien d'ordre mythologique. 3. Direction Le Meilleur des mondes Fin 1999, un article paru dans un hebdomadaire français proposait d'établir une liste de faits qui caractériseraient l'humanité de l'an 2000 au regard de celle de l'an deux mille cent et quelque. Nous retiendrons celui-ci : "En l'an 2000, les gens étaient enfantés à l'intérieur de leur mère, comme les animaux" (Sorg, 1999 : 13, mes italiques). La grossesse, l'enfantement naturel, la nécessité d'être englobé dans un corps de femme avant de naître, relèguerait donc l'humanité au rang de l'animalité. Ce constat pourrait ne relever que de l'anecdote s'il ne constituait une constante dans les récits et les films de science-fiction qui ont pour thème la procréation. Le premier du genre est Le Meilleur des mondes (Huxley 1932). Les enfants y sont fabriqués en flacon et élevés dans des centres spécialisés tandis que la viviparité, terme scientifique utilisé à dessein par Huxley pour signifier l'horrible obligation animale d'en passer par un ventre féminin pour naître, y est perçue comme une infâme chose du passé, ne subsistant plus qu'à l'état de survivance honteuse dans quelques réserves de sauvages. L'apogée de la civilisation correspond dans cette utopie à l'avènement de la stérilisation généralisée. Celle-ci s'accompagne de la disparition de la famille, du mariage, de toutes formes de relation de parenté qui sont devenus autant d'obscénités. De fait, dans ce mythe d'anticipation, la pornographie est rattachée, non au sexe, mais à l'enfantement. Alors que les adultes s'adonnent à volonté aux activités érotiques, s'extasiant devant les ébats sexuels des bambins dans les cours de récréation, ils sont offusqués lorsqu'on leur rappelle l'origine vivipare de l'humanité. Dans cet univers sans mère, le sexe est roi et le libertinage est prônée. La chasteté apparaît, en revanche, comme l'une des pires perversions car elle prévient l'accession à l'expérience spirituelle la plus noble, c'est-à-dire l'orgasme, dans la civilisation ayant atteint le plus haut degré d'évolution. Plaisir sexuel et activités reproductrices sont ici posés comme fondamentalement antithétiques. Pour être des 'civilisés' à part entière, il faut jouir pleinement, c'est-à-dire être libérés du joug reproducteur. L'érotisme est l'apanage de l'humanité. Il inscrit pleinement dans la culture tandis que la reproduction naturelle rabaisse au niveau de la nature et, par là, de l'animalité. C'est pourquoi l'éradication de la maternité indique la voie du progrès : "La civilisation, nous répète Huxley, c'est la stérilisation" (1998 : 130 et 141). Ce récit d'anticipation reflète admirablement l'évolution des représentations et des pratiques touchant à la sexualité dans les sociétés occidentales où activités érotiques et procréation tendent à être appréhendées comme relevant de domaines distincts et qu'il faudrait séparer à tout prix : les individus sont censés, pour accéder à une sexualité épanouie, se prémunir contre la grossesse. On met donc à leur portée, dès qu'ils sont pubères, des moyens contraceptifs efficaces. La fécondité des femmes est assimilée à une maladie qu'elles doivent traiter de la puberté à la ménopause ; et lorsqu'elles souhaitent enfanter, elles doivent s'adresser à des spécialistes, gynécologues et obstétriciens, qui ont la charge plus ou moins exclusive de la grossesse. La procréation est devenue le domaine réservé du 'médicalement assisté'. Que l'émancipation sexuelle soit redevable aux moyens développés pour contrôler la fécondité, comme Huxley le subodorait dès 1932, nul ne peut en douter. Mettre la grossesse sous contrôle a, en outre, autorisé la possibilité d'instituer l'égalité des sexes. De fait, cette phase de la reproduction sexuée dévolue aux seules femmes confine à une asymétrie entre les sexes quasi intolérable dans le cadre d'une idéologie qui se fonde sur l'égalité. Dans cette optique, l'égalité entre hommes et femmes doit en passer par la symétrisation des rôles sexuels, masculins et féminins, paternels et maternels. Seul obstacle : la gestation, la nécessité d'en passer par un corps maternel pour naître et pour faire naître. Une solution envisageable? Faire en sorte que les humains ne soient plus enfantés à l'intérieur d'un corps de femme mais dans un environnement asexué. Pour devenir l'égale de l'homme, la femme devrait donc sacrifier ce qui était son exclusive : la grossesse, voire l'enfant. Nous ne sommes plus ici au niveau de la seule utopie : pour accéder à un statut social équivalent à celui des hommes, bien des femmes choisissent de ne pas avoir d'enfants, tandis qu'en ex-RDA, à la suite de la vague de chômage qui a suivi la réunification, "des centaines se sont fait stériliser, pour prouver à un éventuel employeur qu’elles n’auraient plus de nouvelles contraintes familiales" (Manier 1995 : 10). Ces faits entrent en résonance avec le commentaire de la photographe Bettina Rheims sur l'une des photos de son exposition INRI : "Marie, nous dit-elle, est la nouvelle Eve qui sauve les femmes et le monde en sacrifiant son enfant." Osons une interprétation des paroles de l'artiste. L'immaculée conception, c'est-à-dire la disjonction entre sexualité et procréation, combinée au sacrifice de l'enfant, libèrerait les descendantes d'Eve, la mère originaire, de l'héritage abject qu'elle leur a légué : une forme archaïque de maternité. Eve est coupable d'être une mère à l'ancienne. Marie, la moderne, s'y substitue pour sauver les femmes et racheter ainsi l'humanité toute entière, en assumant une reproduction asexuée, signe précurseur de l'avènement d'un monde meilleur, plus évolué, plus civilisé. 4. Alien, une initiation féminine Dans l'iconographie hollywoodienne, la figure de la Rédemption est incarnée par le lieutenant Ripley, l'héroïne d'Alien, une superproduction en quatre épisodes : Le huitième passager(Scott 1979), Le retour (Cameron 1986), Alien 3 (Fincher 1993), La résurrection (Jeunet 1997). Elle doit, elle aussi, pour sauver l'humanité, sacrifier la progéniture qu'une créature extraterrestre, Alien, la contraint à enfanter. Le seul objectif de ce monstre – une sorte d'insecte géant mi-fourmi mi-araignée – est, en effet, de se reproduire aux dépens des humains en les transformant en cocons. L'arme suprême d'Alien est la grossesse : le contenu de ses œufs est implanté dans la poitrine de ses victimes et, au terme d'une gestation rapide, l'accouchement du nouveau-né provoque l'explosion de l'hôte porteur. Dans le domaine de la science-fiction, Alien constitue une suite logique du Meilleur des mondes : tout s'y passe comme si la gestation, sous le masque du monstre, cherchait à réinvestir le corps des humains du futur qui l'auraient préalablement déchue de ses droits sur terre où elle aurait été reléguée au rang de curiosité ethnologique. L'appropriation de la maternité par l'institution médicale tend à renforcer son caractère sacré et énigmatique. Et la possibilité d'envisager la procréation indépendamment de la sexualité grâce à la biotechnologie (FIV, bébés éprouvette, clonage) tend à focaliser l'objectif des caméras sur le champ obstétrical. La fonction reproductrice féminine peut alors se manifester dans l'imaginaire culturel sous la forme d'une entité autonome, située en dehors du corps de la femme. Elle prend l'aspect d'une bête dont le masque monstrueux recouvre les pouvoirs féminins occultes et mortifères. Et, dans ce monde du futur où règnent la mixité et l'égalité des sexes, seule une femme est à même de combattre cette "survivance" aberrante qu'est la reproduction naturelle. Pandora-Ripley doit exterminer ce qui jaillit de son amphore-utérus : les monstres jaillissent des oeufs – gigantesques utérus externalisés – pondus par une espèce extraterrestre constituée uniquement de femelles. Cette nouvelle mythologie, en nous faisant assister au face-à-face entre La femme et sa fonction procréatrice, fait donc ressurgir de manière dramatique ce qui tend à être occulté dans nos sociétés 'égalitaires' : une asymétrie primordiale en faveur des femmes au plan de la reproduction qui permet de leur attribuer des pouvoirs exclusifs. Je propose donc de voir la saga Alien comme l'allégorie d'une initiation féminine au cours de laquelle l'héroïne doit apprendre à juguler sa puissance maternelle. Considérons la trame du scénario d'Alien. Une jeune femme est extraite de son milieu habituel – la terre –, pour être immergée dans un environnement sauvage, non domestiqué – l'espace intergalactique –, où elle doit affronter bon nombre d'épreuves qui la confrontent à la part de la féminité à laquelle elle n'a pas encore accédé : la maternité qui la terrifie et qui revêt, pour elle, la forme hideuse d'un monstre. Elle est toutefois conduite à l'assumer progressivement : au cours des quatre épisodes, elle est successivement mère nourricière d'un chaton, mère adoptive d'une fillette, génitrice d'une femelle puis d'un mâle non humains. Elle finira ainsi par incorporer la part animale qui la consacre femme. Elle devra pour cela subir l'épreuve ultime, la mort, pour renaître de ses cendres totalement métamorphosée, encore plus forte et féminine qu'avant. Elle est alors à même de terrasser définitivement le dragon maternel, ce qui l'autorise à réintégrer la société humaine en revenant sur terre. Les initiations masculines et féminines qui ont cours dans certaines sociétés bien réelles légitiment l'accession des individus à un rôle procréateur qui les fait passer du statut d'enfant à celui d'adulte habilité à devenir parent (cf. Moisseeff 1992, 1995, 1998). L'initiation de l'héroïne d'Alien, en revanche, la conduit à forclore son rôle maternel : elle l'incorpore, certes, mais pour mieux le faire taire en tuant la progéniture qu'elle a elle-même générée. On précisera ici que le symbolisme de la mort et de la renaissance de l'héroïne, si dramatiquement mis en scène au cours des deux derniers épisodes d'Alien, est, dans ces autres contextes culturels plus traditionnels, le propre de l'initiation masculine : grâce à cette épreuve, les hommes sont transformés en garants de la fertilité féminine. On voit donc que les objectifs des initiations traditionnelle et utopique sont inversés : dans un cas, il revient aux hommes, les initiateurs masculins, de favoriser l'expression de la maternité, dans l'autre, c'est à la femme de la forclore. Cette inversion symbolique reflète à merveille la transformation des relations entre les sexes qui est en train de s'opérer dans les sociétés occidentales modernes : il ne s'agira pas tant pour la femme postmoderne personnifiée par la star de cinéma Sigourney Weather d'assumer une fonction maternelle imposée par les hommes que de participer, en tant que commandante en chef, à sa maîtrise. Le cycle reproducteur de type parasitaire de l'espèce femelle dénommée Alien est un prétexte pour décrire la grossesse sous la forme d'une infestation. Lorsqu'on condense les différentes acceptions que recouvre le terme alien dans The concise Oxford Dictionary, et qu'on l'applique à la gestation, on aboutit à une représentation de la viviparité qui explicite son rejet aux marges de la civilisation, dans l'utopie d'Huxley autant que dans l'imaginaire populaire ou scientifique d'aujourd'hui : implantation dans un milieu, qui n'était originellement pas le sien mais auquel il s'est acclimaté, d'un spécimen hostile et répugnant venu d'ailleurs. Dans cette optique, il y aurait d'un côté, la femme, tout à fait digne d'être l'égale de l'homme, et de l'autre, la matrice, appréhendée comme un organe inclus mais séparé du reste, et susceptible de devenir l'habitacle d'un hôte indésirable et létal. Dans le premier épisode d'Alien, cet hôte est le passager surnuméraire d'un vaisseau spatial qui constitue son premier habitacle. Dans le second épisode, son choix se porte sur une fillette encore impubère, dans le troisième, sur une femme, tandis que dans le quatrième, nous apprenons qu'Alien a enfin acquis un système reproducteur complet qui lui permet d'engendrer le premier mâle de son espèce. Les différents épisodes suivent donc les différentes étapes de la maturation du système reproducteur féminin assimilées aux différentes étapes du cycle biologique d'un parasite. Si la femme doit être traitée, de la puberté à la ménopause, c'est que son utérus qui mue à chacun de ses cycles menstruels la rend vulnérable, durant cette période, à une infestation indue, non désirée. La reine pondeuse d'Alien, ses oeufs, les cocons-chrysalides gluants qui tapissent ses lieux de nidification renvoient à l'ignominie du processus qui sous-tend l'enfantement naturel. Dans le premier épisode de la saga, Alien est décrit comme un "organisme parfait" "qui a des capacités d'adaptation extraordinaires" et dont la "perfection n'a d'égale que son hostilité", "un survivant qui n'est pas souillé par la conscience, le remords ou les illusions de la moralité". Selon moi, ce survivant susceptible d'anéantir une humanité ayant atteint le plus haut degré d'évolution technologique est la grossesse, symbole de la viviparité. Elle est perçue comme une force organique à nulle autre pareille qui investit aujourd'hui le corps féminin mais pourrait bien, à l'avenir, être transformée, grâce à la technologie la plus sophistiquée, à savoir la biotechnologie, en arme biologique suprême qui métamorphoserait l'ennemi en esclave reproducteur, totalement asservi aux besoins de se reproduire de ceux qui en useraient. 5. Malthus et Darwin : deux précurseurs de la mythologie contemporaine La théorie darwinienne de l'évolution accorde une importance particulière aux modes de reproduction dans la classification et l'ordonnancement des espèces les unes par rapport aux autres : on passe des espèces inférieures – insectes, poissons, etc. – qui pondent des millions d'oeufs, aux mammifères inférieurs engendrant plusieurs individus par portée, puis aux mammifères les plus évolués que sont les primates qui n'ont, en règle générale, qu'un enfant par portée. La propagation de cette perspective dans le grand public autant que dans les milieux scientifiques a conduit les Occidentaux à appliquer le schéma de l'évolution aux classes sociales et aux groupes culturels. La plupart sont aujourd'hui convaincus que le degré d'évolution d'une société est inversement proportionnel à son taux de fécondité : les sociétés les plus riches et les plus développées sur le plan technologique sont aussi les moins fécondes, les plus pauvres et les plus "archaïques" seraient les plus prolifiques. D'où l'inférence d'une relation mécanique entre la démographie et le degré d'évolution d'une population, et le glissement subreptice d'une hiérarchisation entre classes ou entre ethnies à une hiérarchisation en termes biologiques, voire génétiques. Dès le XVIIIe siècle, la démographie galopante des pauvres devient, en Occident, un sujet de préoccupation pour les classes privilégiées. En témoigne le célèbre pamphlet de Swift, Une Modeste proposition pour empêcher les enfants des pauvres de devenir un fardeau pour leurs parents (1729), où l'auteur suggère avec humour de résoudre la misère de la surpopulation par l'anthropophagie. Mais en témoigne aussi l'émergence, au cours de ce même siècle, de ce que Foucault (1976) appelle "biopolitique de l'espèce humaine" ou mise en place d'un "biopouvoir" consistant à calculer la proportion des naissances et des décès, et le taux de fécondité des populations pour en assurer le contrôle. Malthus, en publiant différentes versions de son Essai sur le principe de population en tant qu'il influe sur le progrès futur de la société, dont la première paraît en 1798, va apporter de l'eau au moulin de ceux que la prolificité des pauvres inquiète. Son raisonnement est simple : en l'absence de guerre, de famine ou d'épidémie catastrophique du type peste, la tendance des populations est de s'accroître de façon exponentielle, de sorte qu’elles épuisent les ressources dont elles ont besoin sur un territoire donné, ce qui les porte à la conquête d'autres territoires. Darwin explique dans son autobiographie que la lecture de Malthus lui a donné la clé de sa théorie de l'évolution. Il en inversera cependant les propositions en accordant une valeur positive à la prolificité (Serres 1984) : sur un territoire donné, l'espèce qui est apte à produire le plus grand nombre de descendants tend à éliminer les autres. La perspective malthusienne va ancrer dans l'imaginaire occidental la croyance selon laquelle les besoins d'une population humaine qui ne cesse de s'accroître finiront par dépasser les ressources terriennes. D'où le succès, dès le XIXe siècle, des mouvements politiques malthusiens et néomalthusiens qui prônent un contrôle sévère de la reproduction pour assurer la survie de l'humanité et le maintien de sa capacité à progresser. En effet, d'après leurs sympathisants, la prévention des naissances (birth control), "accompagne naturellement les progrès du niveau de vie et de la culture" (Faure-Soulet 1996 :401). Le Meilleur des mondes et Retour au meilleur des mondes d'Huxley extrapolent clairement l'optique malthusienne. Le massacre des populations par millions au cours des divers conflits qui ont émaillé la première partie du XXe siècle voit le problème de la surpopulation passé à l'arrière-plan des préoccupations politiques. Il refait surface dans la conscience occidentale au décours de l'explosion démographique (baby boom) des années soixante. D'après Clute et Niholls (1995 : 901), deux livres vont contribuer à en populariser l'enjeu : The Population Bomb de Ehrlich (1968), et The Limits of Growth : A Report for the Club of Rome's Project on the Predicament of Mankind de Meadows et al (1972). De façon concomitante, les oeuvres de science-fiction sur ce thème vont se multiplier. Il serait impossible de les citer toutes. Mentionnons, à titre d'exemples, les romans de Brunner, Tous à Zanzibar (1968), de Panshin, Rite de Passage, (1968), de Card, La stratégie Ender (1977) ; les films de Fleisher, Soleil vert(1973), et de Anderson, L'Âge de cristal (1976). L'intrication des principes élaborés par Malthus et Darwin est au fondement de l'idéologie occidentale contemporaine. Elle amène les Occidentaux à percevoir les peuples prolifiques comme inféodés aux nécessités de la reproduction biologique : à l'instar des animaux, leurs objectifs principaux seraient de subsister et de perpétuer le groupe. Les peuples supérieurs, "civilisés" ont gravi un degré de plus sur l'échelle de l'évolution en domptant la nature, grâce au développement d'une culture technologique de plus en plus sophistiquée, mais, en contrepartie, ils sont devenus peu féconds. Ce sont les migrants issus de populations jugées, de ce point de vue, inférieures qui leur fournissent les moyens d'assurer le renouvellement de leurs générations. D'où la crainte que le métissage d'individus situés à des paliers différents de l'évolution n'entraîne la régression des sociétés hypofertiles à un stade antérieur, plus animal. >>[TOUT LE DISPOSITIF DU SIDA SE TROUVE INCIDEMMENT EN CONCORDANCE AVEC CETTE CRAINTE : IL S’ATTACHE NON SEULEMENT AUX MINORITES SEXUELLES, MAIS AUX DIFFERENCES RACIALES/ETHNIQUES. C’EST DONC LA QUESTION DU RAPPORT ENTRE MYTHE, IDEOLOGIE ET SCIENTIFICITÉ QUE POSENT LES ANALYSES ET INTERVENTIONS DES DISSIDENTS DU SIDA.] Les films de science-fiction fournissent des images qui représentent sous forme métaphorique cette façon de concevoir le métissage en tant que mélange de "races" plus ou moins prolifiques, c'est-à-dire plus ou moins évoluées : les humaines contaminées par l'ADN d'une espèce alien en mal de procréation sont transformées en chrysalides d'où s'échappent des êtres aux traits archaïques, insectoïdes ou reptiliens (cf. Alien) ; une variante de ce thème consiste à montrer la métamorphose, partielle ou totale, d'un être d'apparence humaine en animal lorsqu'il est dans sa phase reproductrice (cf. La Mutante, Donaldson 1995, La mutante II, Medak 1998). On fait donc correspondre au métissage une hybridation entre espèces distinguées par leur mode de reproduction et leur fécondité respectifs. Le mélange des idées de Malthus et Darwin continue d'ensemencer le terreau fertile que sont les cerveaux des scientifiques, des écrivains et des metteurs en scène. 6. Des humains et des insectes à Hollywood Les scénaristes américains sont particulièrement doués pour représenter sous forme métaphorique l'idéologie occidentale contemporaine : ils symbolisent les rapports sociaux actuels, et non ceux du futur. En prétendant évoquer l'avenir de l'humanité, ils s'émancipent d'un réalisme contraignant et privilégient la puissance évocatrice des images. Les humains, terriens évolués type, sont personnifiés par les Américains, parangon des Occidentaux, leurs ennemis par les membres d'une autre espèce, souvent incarnés par des insectes parasites géants et prolifiques, au développement accéléré. Cette autre espèce sert à figurer l'Autre, le moins évolué ou, au contraire, celui qui a dépassé le stade évolutif humain, ce qui l'aurait fait chuter à nouveau du côté de la société animale. Dans les deux cas, l'individu constituerait une infime partie de la collectivité à laquelle il serait organiquement rattaché, son existence ne se justifiant que pour la survie du tout auquel il pourrait être sacrifié. La supposée tendance des cultures qualifiées d'archaïques ou de primitives à se soumettre aux lois de la nature, et notamment à la reproduction naturelle, les vouerait à la surpopulation, mère de toutes les misères. Elle expliquerait leur propension à adopter des régimes totalitaires peu propices à l'expression de la liberté individuelle et encore moins sexuelle. Ainsi, pour Huxley (1958) et de nombreux autres auteurs de science-fiction, il y aurait un lien inéluctable entre surpopulation et totalitarisme. L'excès de fertilité est pour l'occidental à l'origine de tous les maux, alors que dans les sociétés étudiées par les ethnologues, la plus grande infortune est la stérilité. L'organisation des sociétés d'insectes dont les activités sont essentiellement de subsistance et de reproduction va servir de point d'appui à la représentation symbolique de la culture "archaïque" des sociétés "primitives". Et ce d'autant plus que les nombreux documentaires sur les insectes les décrivent en termes anthropomorphiques – une reine pondeuse, des ouvrières et/ou des guerriers, des nourrices –, donnant l'impression que leur organisation sociale est comparable à celle des hommes. Ils se penchent sur le combat que se livrent les différentes espèces entre elles pour l'occupation d'un même territoire, et sur la capacité des unes à parasiter les autres en introduisant à l'intérieur du corps de leurs ennemis leurs propres oeufs : les hôtes sont transformés en cocons nourriciers. L'aspect prédateur des femelles, dont la vie est présentée comme essentiellement consacrée à la survie biologique de l'espèce, est encore renforcé lorsqu'on les montre dévorant ou tuant les mâles immédiatement après qu'ils aient joué leur rôle d'inséminateur. Les insectes renvoient donc, de façon privilégiée, à tout ce qui suscite tant d'effroi chez les Occidentaux : la pullulation, le grouillement, le parasitisme, la prédation maternelle, et l'absence de liberté individuelle, une liberté qu'exprime l'émancipation sexuelle par voie anticonceptionnelle dans les sociétés civilisées, c'est-à-dire proprement humaines. Mais l'effroi sous-tend aussi la fascination. C'est pourquoi les insectes sont les personnages de choix des films qui sont à la fois d'horreur et de science-fiction. Fourmis et abeilles y font merveille comme dans The Savage Bees (Geller, 1976) ou Marabunta, Killer ants (Charleston et Manasse, 1998). Les scénarios se réfèrent à la capacité des espèces venues d'Afrique ou d'Amérique du sud à envahir les territoires du nord en remplaçant les espèces natives plus pacifiques. Suivant un schéma mythologique connu, les différences entre espèces vont servir à évoquer les différences (morphologiques et/ou sociologiques) entre groupes humains en compétition pour leur espace vital ; les planètes d'origine de ces espèces ennemies symbolisent, pour leur part, les continents respectifs des envahisseurs-migrants (l'Orient ou les pays du sud assimilés à une même galaxie lointaine) et ceux de leurs territoires cibles (l'Amérique du nord ou l'Europe, c'est-à-dire l'Occident assimilé à la terre). La fécondité des unes les pousse à émigrer car elle tend à appauvrir leurs ressources natives. L'intelligence des autres, les hypofertiles, en est une autre, et son accroissement est proportionnel à la diminution de leur fécondité : elle compense leur handicap démographique et les incite parfois à user d'armes biologiques pour se reproduire aux dépens d'espèces inférieures plus prolifiques, à l'instar des parasites et des virus. Considérons quelques uns de ces mythes. Au tout début du film Starship Troopers (Verhoeven, 1998) dont le scénario a été écrit à partir du roman de Heinlein (1959), un professeur explique à ses élèves que "les insectes sont supérieurs aux humains car ils se reproduisent en grande quantité et n'ont pas de moi". L'humanité est menacée par les arachnides géants de la planète K qui ont atteint un niveau de surpopulation telle qu'il leur faut conquérir d'autres territoires. Ils envoient, à cet effet, des astéroïdes sur terre qui tuent les populations par millions. Ils sont dirigés par un chef de meute qui a l'allure d'un gigantesque acarien muni d'une bouche vulve glaireuse d'où sort un dard avec lequel il aspire le cerveau des humains. Fort heureusement, les jeunes soldats vont exterminer cette espèce qui vise à émigrer. Les images du film rappellent à s'y méprendre celles des reportages sur la guerre du golfe... Gageons que Verhoeven s'en est inspiré et a substitué aux soldats irakiens qui avaient envahi le Koweït, des insectes géants colonisateurs. Dans X-tro, un film de Davenport (1983), un père qui a été kidnappé par des extraterrestres trois ans auparavant revient sur terre pour chercher son fils. Il féconde à nouveau son ex-femme et transforme la baby-sitter en chrysalide d'où s'échappent des dizaines et des dizaines d'œufs donnant naissance, dans les jours qui suivent, à un bataillon de petits garçons. Lorsqu'il atterrit subrepticement dans la nuit, il a la forme d'un insecte, un genre de phasme ou de grosse sauterelle. Pour reprendre figure humaine il provoque son auto-engendrement en s'inoculant dans une femme qui meurt dans d'atroces souffrances lorsqu'il sort d'elle sous la forme d'un homme adulte. Le héros de La mutante II, dont les gènes ont été infiltrés par de l'ADN martien, lui aussi, ne cesse d'inséminer les femmes avec lesquelles il ne peut s'empêcher de faire compulsivement l'amour ; leurs ventres explosent en donnant naissance à de petits garçons déjà grands dont la destinée est de se substituer aux humains qu'ils ont vocation à infester en engrossant leurs femmes. Ici encore, les migrants de l'espace évoquent ceux bien plus réels du tiers monde à la fertilité menaçante. Sinon pourquoi les organismes internationaux dépenseraient-ils tant d'énergie pour inciter les Orientaux et les Africains à maîtriser la fécondité de leurs femmes? Pourquoi insisteraient-ils avec tant de véhémence sur les dangers que les hommes de ces populations font courir à leurs femmes en leur refusant la contraception ou la stérilisation que les mâles occidentaux sont prêts à leur offrir si obligeamment? La science-fiction permet de "regarder" autrement l'idéologie occidentale. Elle révèle ses soubassements évolutionnistes et racistes masqués par son apparent humanisme. Les monstres prolifiques mis en scène personnifient les migrants venus de l'Est et du Sud de la planète et leurs descendants, les jeunes de banlieue, perçus comme de potentiels prédateurs. Dans cette perspective, un autre aspect du mode de développement des insectes va jouer en leur faveur sur la scène hollywoodienne : les stades successifs par lesquels ils passent pour atteindre leur forme définitive, œufs, larves, nymphes-chrysalides, insecte adulte proprement reproducteur. Cette métamorphose va servir à symboliser la transformation des adolescents au cours de la phase pubertaire, c'est-à-dire leur passage d'un état stérile à un état fertile. Ainsi, dans La Mutante, le scénariste fait correspondre la phase pubertaire d'une alien issue d'un ADN extraterrestre à son passage par un état de chrysalide d'où s'échappe une reproductrice pleinement développée. La petite fille jusqu'alors inoffensive est montrée, lorsqu'elle accède à sa puissance reproductrice, comme se transformant en une prédatrice cherchant à avoir des rapports sexuels dans l'unique but de se reproduire ; elle tue ses partenaires sexuels dès qu'ils ont rempli leur office, telle la mante religieuse et la veuve noire. Dans La Mutante 2, les enfants du mâle humain dont l'ADN a été infiltré par des gènes martiens se transforment, eux aussi, en chrysalides : ces dizaines et dizaines de petits garçons, qui sont nés en tuant leur maman, s'élèvent vers le plafond grâce à des tentacules qui leur sortent du nez. Ils sont alors transformés en cocons d'où écloront des prédateurs inséminateurs, fin prêts, comme leur papa, à infester l'humanité. 7. L'enfant venu d'ailleurs et l'homme parasite La saga Alien est un des nombreux avatars hollywoodiens de La Chose d'un autre monde (Nyby et Hawks 1951), sans doute premier prototype du genre, suivi par L'Invasion des profanateurs de sépultures (Siegel 1956) ; Carpenter en fait un remake (La Chose 1982), trois ans après la sortie du premier épisode d'Alien (1979). Dans les années cinquante et soixante, c'est-à-dire au temps de la guerre froide et en plein Maccarthysme, cette chose répugnante incarne à merveille le péril communiste, l'éventualité d'une invasion par les gens de l'Est. Mais si ce type de monstre venu d'ailleurs refait régulièrement surface, même après la chute du mur de Berlin, c'est qu'il sert à désigner, plus fondamentalement encore, l'aspect bestial et invasif de la procréation naturelle. De fait, l'un des enjeux de la recherche médicale contemporaine, et plus précisément de l'immunologie, est de rendre compte du mystère du développement dans le corps maternel d'un corps étranger (alien) : le bébé. Cette façon de concevoir le bébé comme étranger, parasite prenant possession du corps maternel, transparaît dans bien des oeuvres de science-fiction écrites par des maîtres du genre : Les Amants étrangers (Farmer 1961 ; voir aussi Moisseeff 2004) ; Le village des Damnés (Rilla 1960, Carpenter 1995, d'après un roman de Wyndham 1957) ; The Stranger within (Matheson 1974). Dans The Puppet Masters, roman de Heinlein (1951) mis en scène par Orme (1994), des créatures extraterrestres ayant la forme de grosses limaces tentent de subordonner l'espèce humaine en se branchant sur le système nerveux des individus qu'ils prennent pour hôtes afin de contrôler leur corps et leurs pensées, les transformant en marionnettes sans volonté propre. The Puppet Masters a, sans nul doute, inspiré les séries télévisées à succès Les Envahisseurs (Cohen 1967-1968), X-files (Carter 1993-2002), First Wave (Brancato et Coppola 1998-2001), et est aussi probablement à l'origine de la création des Goa'ulds, les parasites extraterrestres de la série Stargate SG - 1 (Glassner et Wright, débutée en 1997). Les Goa'ulds utilisent les humains des divers mondes comme hôtes porteurs au travers desquels ils s'incarnent et qu'ils transforment ainsi en esclaves depuis la nuit des temps : leur intelligence supérieure leur aurait permis de développer une technologie extraordinaire dont seraient issues les pyramides d'Egypte et l'art maya... L'idée originale d'Heinlein est également reprise dans un épisode de chacune des deux séries cultes créées par Whedon à l'intention des adolescents, Buffy (1997-2003) et Angel (1999-2004). Dans Le village des damnés, toutes les femmes en âge de procréer d'un petit village anglais paisible sont mystérieusement inséminées en même temps, y compris les vierges, les stériles et celles dont le mari était absent. Les enfants qui naissent de cette conception asexuée inexplicable sont tous semblables, blonds aux yeux bleus, d'une intelligence supranormale et usent de la télépathie pour communiquer entre eux et pour lire dans les pensées. Ils sont dépourvus de toute émotion et ne ressentent aucun amour pour leurs parents adoptifs qu'ils punissent sans vergogne, de même que les autres adultes cherchant à leur barrer la route. Ils usent alors de leur regard et de leur capacité télékinétique. Ils constituent ensemble une seule et même entité, une sorte d'essaim venu de nulle part dont l'objectif est simple : utiliser les femelles humaines comme mères porteuses car leur espèce a perdu la capacité de se reproduire par elle-même, et supplanter à terme une humanité qu'ils méprisent car ils la jugent très inférieure à eux. La plupart des auteurs de SF manient superbement la métaphore et l'auto-réflexivité. Les mâles occidentaux, au moment de leur expansion vers des territoires dont ils ont indûment pris possession, ont été à même d'engrosser les femmes de 'races' qu'ils estimaient inférieures ; de même qu'aujourd'hui la fécondité des pauvres, c'est-à-dire celle des immigrants du tiers monde, ou l'adoption de leurs enfants, servent à compenser leur propre infécondité. Une simple transposition permet alors d'imaginer qu'une espèce encore plus évoluée, ayant donc perdu toute capacité à se reproduire par elle-même, pourrait faire subir le même sort aux terriens les plus évolués. On retrouve ici la croyance selon laquelle moins on est directement impliqué dans le processus reproducteur, plus on est à même de développer son intelligence et sa technologie (cf. les vaisseaux spatiaux et le mode de reproduction asexué des extraterrestres). De ce point de vue purement biologique, l'amour 'instinctif' maternel est un handicap. Mais le point de vue philosophique complémentaire offert conjointement par les auteurs de SF suggère qu'il est, malgré tout, le moyen le plus efficace pour éviter qu'une humanité ayant atteint les cimes de son évolution ne retombe dans le collectivisme d'une société animale, un péril auquel ont succombé la race nordique des seigneurs blonds aux yeux bleus et les communistes. Le maintien d'un équilibre entre intelligence et émotions apparaît dès lors indispensable. Dans la cosmologie occidentale moderne, ontogenèse, sociogenèse et phylogenèse procèdent d'une conception cyclique de l'évolution des phénomènes : le déclin suivrait irrémédiablement l'apogée des destins. De même que la sénilité et la stérilité suivent l'accession à une maturité féconde chez l'individu, de même la décadence est censée suivre l'apothéose des civilisations. Il en irait pareillement de l'évolution des espèces et même des planètes. L'émergence de nouveaux phénomènes est au prix de la disparition de ceux qui les ont précédés : nous ne sommes que des poussières d'étoiles, de futurs dinosaures destinés à retomber dans l'oubli et le silence des grands espaces où nous resurgirons sous une forme totalement différente. 2001, l'Odyssée de l'espace illustre admirablement cette perspective quant à l'involution et à la métamorphose que nous sommes voués à subir en tant que véhicules des grandes forces cosmiques et génétiques (Clarke, 1968 ; Dumont et Monod, 1970). Dans The Stranger within et ses avatars plus récents, tels Progeny(Yuzna, 1998) ou l'intrigue qui sous-tend les deux dernières saisons d'X-Files, les héroïnes, respectivement Ann, Sherry et Dana Scully, sont inséminées grâce à l'intervention d'extra-terrestres alors qu'il leur était a priori impossible d'enfanter : le mari d'Ann a subi une vasectomie afin d'éviter toute grossesse à son épouse car leur dernière tentative pour avoir un enfant a failli la tuer ; Dana Scully et le mari de Sherry sont, eux, stériles. Leurs bébés se développent d'une façon accélérée et ont des capacités supranormales dont ils se servent pour communiquer avec leur mère, l'incitant à les défendre contre la malveillance de ceux que ces grossesses anormales inquiètent. L'épisode du feuilleton Angel "Grossesse express" est une parodie de The Stranger within : un "démon en mal de paternité", procrea parasitic demon, soudoient des jeunes gens sans scrupule afin qu'ils inséminent avec sa semence démoniaque de belles jeunes filles humaines. La puissance de cette semence est telle qu'elles tombent immédiatement enceintes d'au moins sept bébés chacune qui se développent à la vitesse de l'éclair, au péril de la vie de leurs mères porteuses. Les bébés communiquent avec elles par télépathie les enjoignant à les défendre contre ceux qui veulent les éliminer. Au moment de mettre au monde leur engeance satanique, elles se dirigent toutes vers le père qui espère pouvoir lever une armée pour détruire l'humanité. Angel, le vampire pourvu d'âme, et son acolyte détruisent le méchant en le faisant exploser en mille morceaux. Dans l'épisode de Buffy "Œufs surprises", un parasite préhistorique ayant l'aspect d'un utérus gigantesque se développe dans les sous-sols du collège où il pond des œufs de manière ininterrompue. Chacun de ces oeufs contient un animal monstrueux qui, une fois éclos, se faufile dans le dos de l'individu se trouvant à sa portée, le transformant en automate : les personnes inoculées se dirigent irrésistiblement vers le parasite géant auprès duquel ils s'affairent tels des fourmis ouvrières récoltant ses œufs, en ayant perdu toute capacité à penser par eux-mêmes. Buffy qui, elle, a poignardé son "bébé" avec une paire de ciseaux est heureusement à même de détruire le parasite. Chacun reprend alors ses esprits. A ce point de l'analyse, il est utile de rappeler que, dans les plus éminents laboratoires de biogénétique, une nouvelle théorie a vu le jour : les mâles seraient des parasites se servant des femelles pour reproduire leurs gènes car ils en sont, à eux seuls, incapables, tout comme les parasites et les virus (Gouyon 1995). Il est donc difficile de ne pas établir un parallèle entre, d'une part, la figure du mâle parasite inoculant ses gènes supérieurs aux innocentes victimes que seraient les femelles et, d'autre part, les créatures malveillantes des films de science-fiction et d'horreur qui se servent d'hôtes porteurs humains pour prendre corps car ils sont inaptes à se reproduire entre eux. Les envahisseurs venus d'ailleurs seraient donc les hommes qui dissémineraient leur semence sur les différentes planètes. La fiction rejoint ici encore la science. Il serait en fait plus juste de dire qu'elles s'inspirent mutuellement. Ainsi, dans les années soixante, l'étude des météorites a relancé l'idée de la panspermie interastrale qui remonte à l'antiquité grecque et qui avait été abandonnée au décours du XXe siècle ; elle explique "l'apparition de la vie sur terre par des germes venus d'autres planètes" (Boureau, 1996 : 113). L'aptitude de la femme à pouvoir être fécondée, parasitée, par une semence qui n'est pas la sienne, c'est-à-dire sa capacité à être une mère porteuse, renvoie aussi à la possibilité qu'elle soit la voie par laquelle s'incarne le diable ou sa descendance : Rosemary's baby(Levin 1967), porté sur les écrans par Polanski, Omen, (Donner 1976) et sa suite (1978, 1982), Devil's child (Roth 1997), The Sect (Soavi 1990) en sont des illustrations, de même que L'exorciste (Friedkin 1973) où une fille prépubère est "possédée" par des forces démoniaques lorsque les premiers signes de sa nubilité font leur apparition. Tout se passe comme si l'occultation relative de la spécificité des facultés féminines en matière reproductive, liée à la symétrisation des rôles de l'un et l'autre sexes, faisait rejaillir sur les divers écrans, de télévision, de cinéma ou de l'échographe, la puissance que ce pouvoir féminin revêt au plan imaginaire. Il est rapporté, aujourd'hui comme autrefois, aux forces de l'ombre, aux démons avec lesquels la femme aurait maille à partir et qu'il faudrait, sans relâche, exorciser de génération féminine en génération féminine, comme le montre la série à succès pour adolescents Buffy, la tueuse de vampires (1997-2003). Les suppôts de Satan, les chevaliers de l'Apocalypse sont aujourd'hui représentés par les chercheurs en biotechnologie, ce qu'illustrent de nombreuses œuvres (voir, par exemple, le roman de Cook, Mutation, 1989, ou le film de Hamm, Godsend, Expérience interdite, 2004). Et ces chercheurs ne dédaignent pas l'aide que peuvent leur apporter les extra-terrestres (voir, entre autres, X-files). L'appropriation des pouvoirs féminins par les hommes est une thématique que l'on retrouve au fil des rites et des mythes plus traditionnels. Elle sert alors à justifier la supériorité masculine. Dans la mythologie occidentale contemporaine, en revanche, ceux qui tentent d'accaparer les pouvoirs reproducteurs féminins (les militaires, les biotechnologistes, les extra-terrestres) sont définitivement du côté des méchants. 8. Des femmes, des insectes et des clones La figure de la reine des insectes, esclave de la fonction reproductrice qu'elle est seule à assumer au profit de sa ruche et de la perpétuation de son espèce, va servir à symboliser tout à la fois, la part de liberté dont sont privées les femmes par rapport aux hommes lorsqu'elles assument leur fonction maternelle (Fourmiz, Dix, 1998), et l'aspect monstrueux, animalisant de la gestation. A cet effet, les scénaristes focalisent leurs projecteurs sur la déformation du corps de la reine pondeuse qui lui fait perdre les caractéristiques morphologiques habituelles des autres membres de son espèce tant son abdomen est distendu. Ainsi, dans le dernier épisode d'Alien, le spectacle de l'accouchement de la reine alien qui a acquis, grâce à son hybridation avec une femme, Ripley, un système reproducteur complet lui permettant de mettre elle-même au monde sa progéniture sans passer par des organismes hôtes, est affligeant. Tout est mis en œuvre pour révéler l'horreur de l'enfantement par voie "naturelle" et utérine : « Le ventre de la reine entra en expansion […]. Ripley […] regardait la reine se débattre et hurler dans la fange et le mucus (…) La reine […] beugla et essaya de se lever de son lit fétide. Brusquement un jet de sang jaillit tel un geyser du ventre de la reine. [...] Il y eut un dernier hurlement, un bruit épouvantable, et le Nouveau-né émergea des confins exigus de l'utérus maternel. » (Crispin & Whedon : 247-251) Alien est bien la métaphore de la fonction reproductrice féminine et, après qu'on l'ait extirpée du corps de l'héroïne, celle-ci a acquis une intelligence supérieure. Le face à face entre cette femme accomplie, libérée, et l'animal archaïque permet de suggérer que l'utérus, cette partie de la femme soumise aux forces génésiques, est le reliquat d'un stade antérieur de l'humanité dont les hommes sont, eux, dépourvus. En conséquence, écrivains et scénaristes tendront à représenter la régression animale que subirait la femme au moment de la puberté sous la forme d'une métamorphose : l'adolescente se transforme en femelle animale dont le paradigme est la reine insecte (voir Farmer 1961). La puberté révèlerait donc la nature insectoïde de la femme. Ses forces génésiques jusque-là restées en sommeil s'expriment enfin et son corps peut alors être assimilé à un organisme infesté par des germes de vie provenant d'un au-delà ou d'un en deçà de l'humain d'où pourraient émerger des créatures totalement autres. Après tout, la femme enfante un tout autre qu'elle-même lorsqu'elle met au monde un garçon. Une partie du scénario original d'Alien, la résurrection éliminée du scénario final, mais que j'ai retrouvée sur internet, est à cet égard particulièrement intéressante : Une femme marche au travers d'un champ de blé suivie de près par une petite fille. Voix de la fille : "Maman me disait toujours que les monstres, les vrais, n'existaient pas mais ils existent." La petite fille s'arrête et regarde autour d'elle. Le blé lui arrive à la poitrine et nous comprenons qu'elle ne peut rien voir au-delà. Elle se retourne pour voir sa mère mais celle-ci est déjà loin. Le visage de la fillette reflète sa soudaine perplexité. Elle écrase une bestiole à l'arrière de son cou et la ramène dans sa main où la vermine charnue se tortille dans tous les sens. La fillette a alors l'air effrayé mais ne semble pouvoir émettre aucun cri. Le son des insectes remplit l'air. Un autre insecte atterrit sur elle, puis un autre et un autre encore. Elle regarde à terre, de plus en plus horrifiée, et voit du sang à ses pieds dont le flot monte jusqu'à submerger le champ de blé, constituant une mer de sang noir et épais. La fillette essaie de crier, lève les bras en l'air (comme pour se protéger). Elle est maintenant entièrement couverte d'insectes, un linceul noir et palpitant qui recouvre son corps, et quand elle crie enfin, la nuée se précipite dans sa bouche. Il est évidemment difficile de ne pas voir ici la représentation symbolique du traumatisme que représente l'apparition de sa première menstruation pour une fille. Mais pourquoi y associer les insectes sinon pour assimiler l'événement à une mutation provoquée par une infestation? Le linceul qu'ils composent évoque la chrysalide à l'intérieur de laquelle s'opère sa métamorphose en mère potentielle possédée par les germes vitaux. Carrie, l'héroïne du film de de Palma tiré du roman de Stephen King (1974), est également effrayée lorsqu'elle découvre l'apparition de ses premières règles. Une fois menstruée, elle acquiert une surpuissance qui lui permet de tuer ses ennemis. Il en va de même de Ripley au cours du dernier épisode d'Alien lorsque, clonée, elle s'éveille après qu'on lui ait fait subir une césarienne thoracique afin d'extirper la petite reine alien dont elle est enceinte. Le mélange des gènes humains et aliens provoqué par la grossesse est censé avoir entraîné l'acquisition par Ripley et par la reine de leurs aptitudes extraordinaires respectives. La reine a hérité de l'appareil reproducteur féminin de Ripley et sa capacité à accoucher par voie utérine et vaginale. L'ablation de ce corps alien symbolisant la fonction maternelle de Ripley constitue la dernière épreuve physique de son initiation : elle délègue son rôle maternel à une autre espèce, plus animale qu'humaine, tandis qu'elle devient surhumaine. La scène qui signale cette métamorphose post-partum montre Ripley émergeant d'un linceul translucide, véritable chrysalide qui la recouvre entièrement, et d'où elle s'extrait au moyen de ses ongles devenus, entre-temps, des griffes animales. Une femme devenue capable de donner la vie – de reproduire elle-même sa fonction reproductrice (l'appareil reproducteur de sa fille) – est définitivement hybride : son génome est hétérogène, mi-humain mi-animal, et sa beauté est un masque qui recouvre la part animale qu'elle vient d'exprimer en enfantant. Ripley et sa fille sont, comme toutes les femmes, hybrides, humaine et animale, parce qu'elles sont à même d'engendrer à partir de leur corps. A la suite de cette expérience si singulière, Ripley se montre beaucoup moins concernée par le devenir de l'humanité ; sauver cette dernière n'est plus une de ses priorités et elle refuse d'être sacrifiée à nouveau. Il faudra l'intervention d'un robot féminin de seconde génération, c'est-à-dire engendré par un autre robot et donc totalement déconnecté de la reproduction naturelle, pour qu'elle recouvre l'âme qu'elle a perdue au décours de sa maternité. L'idée sous-jacente est la suivante : une femme devenue mère n'est plus tout à fait elle-même, elle n'est plus du tout équivalente à un homme ; c'est une hybride qui cherchera égoïstement à défendre sa progéniture fut-ce aux dépens des autres. L'héroïne de La Mutante subit également, je l'ai dit, une métamorphose lorsqu'elle se transforme en reproductrice. Les signes précurseurs de sa mutation sont bien connus des spécialistes de l'adolescence : elle est boulimique (elle ingurgite une grande quantité de nourriture non réchauffée avec ses mains), et dysmorphophobique, c'est-à-dire qu'elle a l'impression, lorsqu'elle se regarde dans un miroir, que son visage subit des modifications effroyables qui la font pleurer. Quelque temps plus tard, elle est effectivement transformée en chrysalide d'où elle émerge sous la forme d'une ravissante femme blonde au corps parfait, elle qui n'était qu'une fillette à l'aspect ingrat. Sa beauté se révélera être un leurre pour appâter les hommes afin qu'ils l'inséminent. Son côté méduse transparaît alors : des tentacules lui sortent du corps, immobilisant ses victimes qu'elle cherche à tuer une fois qu'elles l'ont imprégnée. Dans le feuilleton Buffy, il est régulièrement question de métamorphoses, en vampire, en loup-garou ou autre animal fantastique qui évoquent, on ne peut mieux, la transformation foncière que subissent les adolescents lorsqu'ils deviennent des procréateurs en puissance. Dans un des épisodes, une ravissante professeure de sciences naturelles séduit ses élèves mâles et vierges. Elles les attire chez elle où elle se transforme en mante religieuse ; dans la cage où elle les tient prisonniers, elle les contraint à inséminer ses œufs tandis qu'elle leur dévore la tête. Les adolescents d'aujourd'hui, comme ceux du Meilleur des mondes à qui l'on apprend à pratiquer des "exercices malthusiens", sont prévenus : le sexe oui, la reproduction, non! Dans les différents épisodes de Scream, de Craven et Williamson (1996, 1997, 2000), que les adolescents adulent, seuls les vierges, garçons ou filles, sont menacés par le tueur fou... La pratique du sexe avec préservatifs et contraception est ici prônée comme seul moyen efficace pour passer sans danger le cap difficile de la métamorphose pubertaire. 9. Vivipares ou clones ? La morale des histoires que je viens de conter est simple : la femme a tout intérêt à se soumettre à une contraception libératrice, et l'humanité évoluée à développer d'autres modes de reproduction, artificiels, plutôt que de rester subordonnée à mère Nature dont la cruauté peut s'avérer sans égal. Mais en attendant l'avènement du Meilleur des mondes, hommes et femmes tendent à être associés, dans l'imaginaire populaire, à deux espèces distinctes mutuellement dépendantes : les hommes qui n'enfantent pas ont besoin des femmes pour engendrer leurs semblables, tandis que les femmes ont besoin des hommes pour grimper d'un degré sur l'échelle de l'évolution. Toutefois, la possibilité d'imaginer un monde où la procréation artificielle, in vitro ou par clonage, serait généralisée ne participe plus de l'utopie, comme l'illustre l'affirmation du Professeur Weil, immunologiste, dans la revue Géopolitique (2004 : 23) : Je suis convaincu que, très vite, la reproduction ne se fera plus qu’en laboratoire, in vitro. Le mode de reproduction à l’ancienne ne sera plus qu’exceptionnel. C’est inévitable étant donné la façon dont la société évolue : les femmes font des carrières, passent des diplômes et, à 40 ans, veulent un enfant qu’elles n’ont pas eu le temps de faire avant. La solution, c’est de prélever à 18 ans les ovocytes et les spermatozoïdes en prévision de ce désir futur et de les mettre en attente. On aura ainsi des cellules germinales fraiches que l’on pourra utiliser à volonté pour une FIV. Certains auteurs de science-fiction prophétisent aussi l'émergence de sociétés humaines matriarcales dans lesquelles les femmes se reproduiraient par clonage et/ou s'accapareraient les réserves spermatiques des hommes qu'elles réduiraient en esclavage : voir, entres autres, Les Hommes protégés (Merle 1974), La Jeune fille et les clones (Brin 1993), Chroniques du Pays des Mères (Vonarburg 1999), Pollen (Wintrebert 2002). La science-fiction constitue bien un corpus mythologique : auteurs et metteurs en scène se référent les uns aux autres faisant dialoguer entre elles leurs oeuvres en un ensemble cohérent. Son mode d'expression – narratif, imagé, générateur d'émotion – l'oppose aux discours scientifiques alors même que son contenu s'en inspire. C'est pourquoi l'analyse de la science-fiction, comme celle de toute mythologie, éclaire les soubassements de l'idéologie des sociétés où elle est née. La culture est, en Occident, essentiellement rattachée aux activités de production artificielles, c'est-à-dire non programmées par le devoir de survie biologique. On tendra donc à qualifier d'archaïque toute espèce, toute société, tout genre, tout individu qui consacre à la reproduction une part d'énergie estimée, selon ces critères, trop importante. Et on soulignera, par contraste, les vertus de la volupté sexuelle émancipée du joug reproducteur. Au terme de cette présentation, il devient évident que les œuvres d'anticipation qui ont trait à la reproduction sont nombreuses et qu'elles reflètent l'évolution contemporaine des représentations et des pratiques occidentales concernant la différence des sexes et les distinctions culturelles. En les rabattant sur une distinction entre espèces, la puissance des images qu'elles sont à même de construire ou d'inspirer révèle la violence des rapports qui sont en jeu entre les sociétés, et l'idéologie raciste qui les sous-tend. De ce point de vue, elles représentent des supports pour développer une réflexion éthique qui ne concerne pas seulement le devenir des pratiques scientifiques mais aussi celui des relations entre cultures. D'après Vernant, ce serait "moins l'étrangeté des mythes grecs qui aurait constitué, au départ, le principal obstacle épistémologique à leur analyse rigoureuse, mais plutôt leur trop grande proximité, leur présence encore trop 'naturelle' dans l'univers mental de l'Occident" (ib. : 216). Ne pourrait-on en dire autant de ces mythes d'aujourd'hui qui forment le répertoire de la science-fiction? Car "le mythe peut être à la fois ce terrain où (...) une culture s'enracine et cette partie d'elle-même dont elle semble méconnaître l'authenticité" (ib. : 215). L'ampleur et la vitalité de la production des oeuvres de science-fiction permettent de supposer qu'elles composent un ensemble mythologique comparable à celui analysé par Lévi-Strauss pour les sociétés amérindiennes. Une telle comparaison permettrait incontestablement d'approfondir nos connaissances en matière mythologique. BIBLIOGRAPHIE Bidou, P., 1991. « Mythe » : 498-500, in P. Bonte, M. Izard et al.(dir.), Dictionnaire de l'ethnologie et de l'anthropologie. Paris, PUF. Boureau, E., 1996, « Origine de la vie » 113-122, inEncyclopædia Universalis. Paris, Encyclopædia Universalis. Brin, D., 1997 [1993], La Jeune fille et les clones. Paris, Pocket. Brunner, J., 1972 [1968], Tous à Zanzibar. Paris, Editions J'ai Lu. Card, O. S., 1994 [1977], La Stratégie Ender. Paris, Editions J'ai Lu. Clarke, A. C., 1968., 2001, L'Odyssée de l'espace. Paris, Robert Laffont. Clute, J. et P. Nicholls (dir.), 1995, The Encyclopedia of Science Fiction. New York, St Martin's Griffin. Cook, R., 1989, Mutation. Paris, Editions Sylvie Messinger. Crispin, A.C. et J. Whedon, 1997, Alien : la résurrection. Paris, Editions J'ai lu. Darwin, C., 1992 [1859], L'Origine des espèces. Paris, Garnier Flammarion. Dumont, J.-P. et J. 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[en ligne], mars 2006, vol. XI, n°1. Disponible sur : <http://www.revue-texto.net/Inedits/Moisseeff_Mythes.html >. (Consultée le ...).
  32. 1 point
    Bonjour a tous, bilan effectué il y a une semaine, T4 750 soit 33.5% charge virale indetectable. pour memoire nous en sommes a 9 mois avec seulement 2 prises par semaine de traitement. et toujours le silence complet sur notre maladie.......a quand la fin de tout ca ??!!
  33. 1 point
    Merci Econoclaste... mais si j'arrive encore à me projeter chez des gens qui ne veulent pas voir certaines choses parce qu'ils ont des préjugés et des stéréotypes - on en a certes tous plus ou moins à divers degrés, je dois dire que je reste toujours aussi interdit que fasciné devant la mauvaise foi la plus totale. Ainsi comme pour fêter le 30ème anniversaire des 4 articles de Gallo qu'elle avait publié en 1984, la fameuse revue Science, le nirvana des pêcheurs de rétrovirus, vient de mettre en ligne une nouvelle perle : HIV-1 induced in monkeys,en français "Le VIH-1 induit chez des singes", une nouvelle bien peu rassurante sur l'état mental de ce qui est supposé la crème de nos chercheurs (ne publie pas dans Science qui veut). Bien entendu l'article est payant et le résumé ne compte que quelques phrases, donc il faut aller chercher dans le communiqué de presse pour en savoir davantage. Qu'est-ce qu'on nous raconte ? Les sceptiques seront heureux de se voir confirmer, qu'après 30 ans de recherche intensive, "il n'y a pas de modèle animal pour le VIH". En effet, "le VIH se réplique bien chez les humains, mais pas chez les souris et les singes"; il cause bien le sida chez l'homme et aussi "le chimpanzé", mais ce dernier animal ne constitue pas un "modèle pratique et n'est plus utilisé dans la rechercher sur le VIH/SIDA". Comme Teodora Hatziioannou, la rédactrice principale de l'article, le rappelait dans une de ses précédentes publications, si "le chimpanzé peut être productivement infecté par le VIH, il figure parmi les espèces menacées, il coûte cher, il ne développe pas typiquement le SIDA après l'infection par le VIH, et son utilisation pose des problèmes éthiques". Pour disposer d'un véritable modèle animal adéquat (c'est à dire pas trop cher, avec des animaux qui nous ressemble un peu moins que le chimpanzé, et accessoirement qui puisse fonctionner), la chercheuse a trouvé une idée de génie qui dépasse celle de Montagnier, Chermann et Barré-Sinoussi de 1983, lorsqu'ils avaient ajouté des lymphocytes issus de cordons ombilicaux dans leurs cultures cellulaires pour faire apparaître le "VIH". Là, pour faire apparaître le SIDA chez des macaques "infectés par le VIH", elle n'a rien trouvé de mieux que de "réduire transitoirement le nombre de CD8" - les CD8 ou T8 sont une des principales catégories de lymphocytes T (cellules du système immunitaires) censés être la cible du VIH . Pour cela, ils ont traité tout simplement les macaques avec "des anticorps anti-CD8" ! Fait absolument remarquable, les macaques infectés par le supposé VIH (et également traité avec une protéine du supposé SIV, le VIH des singes), sur six générations, étaient toujours aptes à "contrôler l'infection par le VIH-1", c'est-à-dire qu'ils ne développaient pas le SIDA. Ce n'est qu'en "manipulant les CD8" (d'après les propres termes de la chercheuse, sur sa page professionnelle) qu'ils sont arrivé à provoquer le SIDA chez ces pauvres macaques, et y compris des maladies opportunistes telle que la pneumonie à pneumocystose. Et de façon à peine croyable, ils en concluent le fait qu"un "VIH adapté peut causer le SIDA chez les macaques", alors que leur expérience montre d'abord et très logiquement que c'est l'administration de composés immunosuppresseurs (ici les anticorps anti-CD8) qui cause les maladies liées au sida ? Donc si je résume leur expérience : - Macaque + VIH => Rien - Macaque + VIH + réduction artificielle des CD 8 => Maladies opportunistes liées au SIDA A la seule réserve de la lecture de la totalité de l'article, la logique voudrait surtout que très vraisemblablement : - Macaque + (avec ou sans VIH) + réduction artificielle des CD 8 => Maladies opportunistes liées au SIDA. D'ailleurs comme ils le précisent en toute fin : "nous avons encore un obstacle majeur à franchir: si nous pouvions obtenir que le VIH cause le SIDA sans réduire les cellules CD8, nous pourrions remplacer le modèle du SIV utilisé pour cette recherche". Bref, si on pouvait provoquer une immunodépression chez les macaques sans leur administrer de composés immunosuppresseurs, le modèle fonctionnerait mieux. CQFD. ------------------Face à ce qui ressemble au naufrage intellectuel sans fin des pêcheurs de rétrovirus, qui ne reculent devant aucune évidence, on rêverait d'en savoir plus, de contextualiser, de se demander commet ça arrive, comment ça peut arriver jusque dans Science. Tout juste peut-on aller voir la page de la page professionnelle de la chercheure, une jeune femme d'origine grecque plus ou moins lointaine, sa photo avec son sourire discret, tout sauf arrogant, légèrement masqué par ses cheveux noirs, sans aucun doute l'envie sincère de faire progresser la science, d'aider les gens à aller mieux. Une jeune femme sans doute brillante, car embauchée par une fondation en lien avec l'Université Rockfeller, en plein coeur de Manhattan, dans le plus ancien, peut-être le plus prestigieux institut américain privé de recherche biomédicale... On aurait juste envie de prendre un café à Manhattan avec elle, et de lui dire : mais si, mais si, il y a déjà des modèles animaux qui fonctionnent, ce n'est pas la peine d'aller martyriser des macaques pour sauver le monde du sida... Par exemple, en 1984 déjà des chercheurs avaient réussi à réduire l'immunité de souris en les exposant à des poppers, en 1995, à des opiacés, en 1996, à des sécrétions séminales... Ah et au fait : sans VIH ni aucun autre rétrovirus... Et juste on voudrait pouvoir lui demander : mais comment, pourquoi, comment toi, comment tous en est-on arrivé là ?
  34. 1 point
    Bonjour, Et bienvenue sur le forum. En Afrique, il doit y avoir plus de laissez-faire qu'en Europe. Donc, a priori, tu ne dois pas être obligée de suivre le traitement (mais bon, c'est à vérifier). Mon conseil est que tu abandonnes ce traitement le plus vite possible (il vaut mieux ne pas le faire d'un seul coup, mais vu que la naissance est pour bientôt, il vaut mieux le faire en accéléré, du genre diminuer les doses pendant 2 semaines et ensuite arrêter complètement). Prendre ce traitement alors qu'on est enceinte est très mauvais pour le foetus.
  35. 1 point
    Bonsoir Stéphanie, Comme indiqué à Survivor dans ce message, il et de règle que seul un médecin puisse communiquer les résultats de ce type d'examen. L'arrêté précise que si le patient ne désigne pas de médecin, alors c'est le biologiste lui-même qui doit communiquer les résultats. S'il ne le souhaite pas je te conseille de lui transmettre cet extrait de l'arrêté qui le précise. A voir comment il réagit...
  36. 1 point
    Bonsoir, Jardinier m'a devancé, mais effectivement le test Siemens dont tu parles est un test dit de charge virale qui officiellement ne peut en aucun cas être utilisé pour diagnostiquer le "VIH", parce que les experts ont malgré tout considéré que ce test n'était pas assez spécifique. Enfin c'est vrai en France (je ne sais pour la Belgique) mais depuis quelques semaines, ce n'est plus vrai aux Etats-Unis qui ont abandonné le Western Blot comme passage obligatoire pour diagnostiquer une infection au VIH; un ELISA positif et une charge virale positive suffisent désormais. J'y reviendrai prochainement. Par contre, je suis allé un peu vite, trop vite, et je m'en excuse, le second Western Blot n'est pas indispensable. L'enchaînement normalement est officiellement le suivant : - Un 1er prélèvement -> Test de dépistage type ELISA, si positif, Test de confirmation type WESTERN BLOT - Si WESTERN BLOT positif -> 2ème prélèvement - > 2ème Test de dépistage type ELISA, si positif -> Diagnostic positif Ci-dessous quelques extraits du rapport de la HAS (Haute Autorité de Santé) en France qui précise tout cela (pp86-88, les mises en gras sont de moi). Il date d'octobre 2008 mais doit toujours être valable. Au vu de tes premiers résultats, et malgré toutes les incohérences liées au fait que ton mari est négatif, il faut néanmoins se préparer à l'idée que ce second test puisse aussi être positif, même si je considère que dans ton contexte sans risque particulier, il est utile de le refaire (c'est ce que je ferais en tout cas dans ta situation); parce que comme nous l'avons évoqué plus haut, la grossesse en elle-même change pas mal de chose et particulièrement dans le système immunitaire (et de façon très variable selon chaque femme), et si ces changements liés à la grossesse ont rendu positif ton premier test, ils risquent de rendre positif aussi le second, même si ce n'est pas une certitude (on est cependant habitué à beaucoup de surprises dans le domaine du "VIH"). Quels que soient les résultats et les choix que tu fais, et que tu seras seule à faire et à assumer, l'important est que tu puisses être soutenues dans tes choix, et y compris en "réel"; j'insiste un peu lourdement et j'espère ne pas être mal compris, mais le stress issues de situations conflictuelles avec des médecins ou avec des proches (je pense notamment à ton mari si il ne te suit pas à 100%) peut avoir autant voire plus d'impact que la prise du traitement.
  37. 1 point
    Bonjour à vous deux Aixur et Jardinier, bonjour à tous, Merci à vous deux, et du fond du cœur et puis merci à l'appel lancé par survivor ! En somme, je pourrai très bien être diagnostiquée négative à un test qui n'utiliserait pas la technique COBAS c'est ça ? Et justement, ce COBAS il pourrait être considéré comme un Western Blot ou plutôt comme un Elisa ? Parce que si le fabricant lui-même spécifie que son engin ne doit pas être utilisé comme moyen de dépistage du VIH alors je me demande justement avec quel engin on est supposé savoir qu'on est infecté ou non ? D'autant plus si COBAS n'est ni l'équivalent d'un test Elisa, ni celui d'un Western Blot. De plus le médecin se fie exclusivement à la conclusion de ce test alors que la technique elle-même contredit cela, et qu'il base son protocole thérapeutique sur une erreur d’interprétation qui pouvait avoir des conséquences très graves, et je parle ici du fait que moi personnellement, je suis cataloguée "SIDA en phase terminale" que je ne pouvais en parler qu'à une seule personne ma sœur, qui tout de suite ,a fait des recherches et m'a dirigée vers vous et si ce n'était pas elle qui m'aurait conforté dans mon refus de prendre ces médicaments, je crois bien que sous la pression de mon mari, j'aurai finalement suivi le traitement. Sinon, le reste de ma famille ne sait rien de mon histoire encore moins ma belle famille qui m'aurait condamné sans réserve. Enfin, le médecin m'a assuré que le traitement aura freiné la prolifération du virus, que mes CD4 remonteront à 500 et que finalement, mon bébé sera protégé du VIH. Quid des effets secondaires ? Pour seule réponse, le chantage : ou bien tu prends ou bien tu meurs ! Au fait, j'avais oublié de vous dire... Vous savez que je n'ai pas reçu mes résultats après chaque examen. J'en avais parlé à ma sœur qui a téléphoné au médecin. Elle a insisté pour qu'on lui donne des explications sur le diagnostic et à cela il lui a répondu que tenu par le secret professionnel, il ne pouvait rien dire. Alors elle lui a demandé pourquoi je n'étais pas en possession de tous les résultats des test pratiqués, on lui dit qu'ils ne seront communiqués qu'à un autre médecin, à cela, ma sœur a dit qu'elle viendra à la prochaine consultation et qu'elle se réservait le droit de consulter un avocat spécialisé en la matière. Quand je suis partie voir ma gynéco, (parce que c'est ma gynéco qui m'a envoyé chez le spécialiste), elle m'a demandé si c'était bien vrai que ma sœur avait pris contact avec sa collègue et si c'était avec mon accord. J'ai dit que oui et ensuite, elle m'a dit que le spécialiste avait eu une conversation avec ma sœur mais qu'elle n'avait rien compris de ce qu'elle lui avait dit. C'est ce jour-là, que j'ai enfin pu avoir mes résultats mais quand je les ai fait lire à ma soeur elle m'avait dit qu'ils étaient incomplets. Voilà comment le destin m'a poussé vers vous et je l'en remercie du plus profond de mon cœur. J'avais besoin d'arguments. Maintenant, grâce à vous, je suis en possession d'éléments suffisamment évidents pour conforter mon refus. Il me reste à convaincre mon mari et là, c'est une autre affaire parce que pour lui, j'ai vraiment le SIDA, c'est le docteur qui l'a dit !
  38. 1 point
    C est assez evident ... c est un troll ou un gamin qui s amuse le mec pretend avoir une aventure extra conjugale en 2013 et ne s interroge qu en 2014. Manque de respect c est un mioche qui a fait son premier touche pipi et qui a peur d avoir chopper une saloprie..
  39. 1 point
    A mon tour de dire merci à Aixur pour avoir inséré ci-dessus le lien vers la compilation : Sur cette page, on trouve un lien vers un dossier en anglais, The alchemy of flow citometry - http://www.omsj.org/corruption/the-alchemy-of-flow-cytometry C'est un dossier très intéressant, auquel à mon avis on n'a pas toujours prêté assez d'attention, car il montre que, de même que le principe et l'usage des tests, les technologies de comptage des CD4 posent de nombreux problèmes de fiabilité (outre le fait que la localisation des CD4 en soi fasse problème). En résumé, il n'y a pas de réel contrôle au niveau légal et des autorités sanitaires de la standardisation des technologies utilisée en raison de divers conflits d'intérêt. conséquence, en pratique, la variabilité des résultats fournis est très importante. A tel point qu'à plusieurs reprises des technologies mises en circulation par divers fabricants ont dû être retirées par les autorités fournissant des agréments. Voici la partie du dossier qui évoque tous ces aspects. Comme disait la chanson, "Traducteurs, traduisez".... Voir aussi ce lien fourni sur la même page : http://www.omsj.org/corruption/gotzsche16mar - Il présente un livre paru en 2013, titre en français : "Médecine mortelle et crime organisé". C'est une étude concernant l'Europe et les USA, qui a été signalée par la très officielle revue The lancet...
  40. 1 point
    Bonjour Stephanie, alors j'ai retrouver l'article en question qui etait en fait sur la page d'acceuil de ce site ( dans la rubrique CD4 ) donc je me permet de te copier le texte pour t'eviter de chercher partout , meme si je t'encourage a lire les autres articles sur la page d'acceuil . Bonne journee a toi. " Les CD4 sanguins sont sensés être un marqueur très important de l'immunité, l'indice que le corps est protégé par le système immunitaire ou non. C'est vraiment le chiffre que les séropositifs ont en tête -avec la charge virale-, le chiffre qui leur cause abimes d'angoisses ou sérénité. Selon la théorie officielle, le taux normal se situe entre 500 et 1600 CD4. Donc, si on tombe en dessous de 50, voir même 100, c'est la mort assurée par la multiplication de maladies bactériennes ou virales. Car on est alors à moins de 10 % du taux permettant de se défendre contre les microbes pathogènes. Comme les microbes et les virus pathogènes sont partout, et que même certains sont déjà dans le corps, impossible d'y échapper. En moins d'une semaine, on doit être mort. Or, ce chiffre ne signifie rien. Tout simplement parce que ce qu'on mesure sont les CD4 (ou T4) sanguins. Et les CD4 sanguins ne représentent que 2 % de la quantité totale des CD4. Le reste se situe dans les tissus des ganglions. Or, les CD4 sanguins peuvent migrer vers les ganglions pour des tas de raisons : un stress, un effort physique, etc... Ce qui entraine qu'on peut passer de 500 a 100 CD4 le jour où on passse le test sanguin alors qu'en fait, les 400 manquant, sont toujours dans le corps, mais ont simplement migré vers les ganglions. Et un test fait un autre jour pourrait donner un résultat de 600 CD4. Les médecins utilisent donc un indicateur qui ne veut absolument rien dire. Donc, quelqu'un peut avoir par exemple moins de 50 CD4 pendant des années et n'attraper aucune maladie microbienne pendant des années. C'est d'ailleurs ce qui ressort des données fournies par quelques dissidents, voir, involontairement par des opposants aux dissidents. Ils ont eu des CD4 a moins de 50. Et ils étaient en parfaite santé. "
  41. 1 point
    Tu sais j ai ete rediagnostique negatif ca m a pas empecher en 3 mois de stress intense de perdre la moitié de mes tiffs resultats pas si anodin que ca le stress...
  42. 1 point
    Moi aussi j'ai l'expérience d'un creux de t4 à 20 en 2006 et une remontée à 733 en 2009 Le flux et le reflux . Le jour et la nuit c'est possible, c'est la journée ! Bien à vous.
  43. 1 point
    Merci à ceux qui m'ont répondu et à ceux qui m'ont lue. Je reprends mon récit après une pause. J'en ai besoin car si aujourd'hui je suis en pleine forme, que je travaille et que j'ai une vie sociale/amicale/amoureuse qui me comble, la douleur et la colère face à mon parcours semblent impossibles à apaiser. Donc j'ai dit non, j'ai signé et je suis partie. En attendant le taxi pour me ramener chez moi, j'ai dit au revoir aux soignants (infirmières, manip radio, kiné,...) qui m'avaient aidée. J'ai lu dans leur regard une condamnation à mort ... et pourtant je me souviens de 2/3 lueurs qui disaient autre chose... Je rentre chez moi, avec mes 39kg et mon corps de fantôme... Les jours qui suivent sont MONSTRUEUX. Physiquement d'abord comme si mon corps se rebellait contre tout ce qu'il avait ces derniers mois. En une semaine, je perds encore 4 kilos, je n'ai plus la force de me lever, ma tension est inférieure à 8 et je ne peux appeler AUCUN MEDECIN. Le dernier en date a refusé de me soigner de quelque manière que se soit arguant que s'il le faisait, il participait à mon suicide, et que son devoir devrait le conduire à me faire reconnaitre "mentalement inapte" pour m'obliger à me soigner... Psychiquement ensuite : incompréhension et désespoir de l'entourage. On veut que je poursuive mes efforts que j'accepte tout. D'ailleurs je suis suivie dans un centre de référence, si on me propose une thérapie expérimentale (une autre !) c'est qu'elle est la seule solution, je dois la saisir, continuer à me battre. Face à mon refus et à ma détermination, le jugement et la condamnation apparaît. Et, chose terrible à laquelle je ne m'attendais vraiment pas, je sens pointer une réactivation (inconsciente ?) d'une forme d'homophobie même chez mes très-proches. Cette homophobie je la résumerais par une formule "Elle a "choisi" un mode de vie qui lui interdit de donner la vie - et donc archaïquement d'assurer la survie de l'espèce - , pas étonnant qu'elle choisisse la mort" Outre la violence d'une telle pensée, cette association entre mon homosexualité et mon choix de ne pas avoir d'avoir d'enfants est totalement abusif. J'ai des amies hétéro qui ont fait le même pour des raisons très diverses, j'ai des amies homo qui dépensent des fortunes et courrent le monde pour enfanter. Je me retrouve seule avec 2 amis fidèles. Entre internet et eux j'arrive à survivre, me faire livrer à manger, aller m'acheter quelques médicaments sans ordonnances à la pharmacie... J'erre sur le web au fond de mon lit, je tombe sur des articles, des thérapies alternatives au cancer... Je les avais déjà croisées... Mais "bizarrement" je ne me sens pas concernée...................................... En revanche je fais des recherches du types "reconstruire son immunité", "retrouver l'appétit", "reprendre des forces"... Je fuis tout ce qui s'approche d'une forme de new age, non pas condamnation a priori mais parce que je sais que dans mon état je n'aurai surement pas la force de résister à une dérive sectaire... Je réapprends à me nourrir, je réapprends à soigner mon corps... Je reprends des kilos doucement... Très doucement. Mais 6 mois après ce non, je suis en vie, je vais mieux, j'ai repris quelques forces et mes cheveux repoussent... Encore un an à vivre comme ça... ou à survivre seule (le plus souvent), aux minima sociaux, mais aussi plus forte de jour en jour, je le SAIS, je le SENS. Mon corps se reconstruit. Entre temps je suis obligée de quitter mon appartement (loyer...) je ne veux pas faire appel à ma famille qui essaie de renouer mais je suis encore trop blessée par leur réaction lors de mon refus du "protocole expérimental 2ème version" Je me retrouve chez cet ami qui a toujours été là. Il est commandant de bord sur des longs courriers, le plus souvent absent et quand il rentre pour plus d'une nuit ou deux, file profiter de la vie au soleil. Sa chambre d'amis devient mon refuge, son chat devient mon chat Durant tout ce temps je lis BEAUCOUP, je me DOCUMENTE, je fais des bibligraphies thématiques (séquelles de ma formation universitaire ) Et un jour, je demande un RDV au médecin de la sécu afin d'être jugée apte à retravailler. Je ne suis pas dans une forme olympique, mais on pourrait dire que je ressemble à quelqu'un qui sort d'une grosse pneumopathie... Une claque énorme, je sors dévastée, soupsonée d'être toxico pour être encore en vie, remise en cause dans ma santé mentale... UNE SEULE ISSUE M'EST DONNEE L'INVALIDITE PERMANENTE Pour la 1ère fois, je craque. Je bois, je bois, je bois, et je prends des médocs... Mais la mort ne veut pas de moi... j'avais oublié que mon pote rentrait dans la nuit d'un Shangai-Paris. Comprenant que l'hôpital risque de très mal gérer les choses, il appelle un pote médecin homo et qui dépanne assez souvent la "communauté" Je me réveille culpabilisant et honteuse une 30aine d'heures après... Ayant été veillée sans interruption par 3 amiEs différentEs... Cet acte de soutien et de confiance, alors qu'il aurait été tellement facile de m'expédier aux urgences, me donne une force incroyable. En même temps que je fais appel de la décision de la sécu, je demande la communication de mes dossiers médicaux... L'appel m'est favorable, je peux reprendre un poste d'enseignante Les dossiers médicaux sont... vides ou quasiment Aucune trace des examens médicaux (imagerie ou dosages sanguins "erreur d'archivage"), très peu d'éléments des commissions sensées se réunir à chaque décision lors du suivi d'un patient "cancéreux". Qu'ai-je vécu ? Que s'est-il vraiment passé ? Je ne le saurai pas. J'aurais surement pu, chercher, enquêter, faire appel à la justice.... Mais j'ai fait un choix lorsque j'ai reçu ses dossiers, celui de mon concentrer sur la construction de mon futur. Aujourd'hui je suis en pleine forme, j'enseigne et je travaille dans une université, mes amis sont ma famille (même si j'ai aussi appris à pardonner à ma famille, il reste une blessure sourde - celle d'une homophobie latente qui s'est révélée lors d'un drame) Que m'est-il réellement arrivé ? Au vu, des symptomes et des dossiers médicaux : surement une forme grave d'endométriose entre 20 et 26 ans - sous diagnostiquée et sous traitée par mépris, indifférence, de la "femme gouine" par les médecins. Que s'est-il passé à 26 ans? Une rupture des lésions endométriosiques ou un "cancer" ? Je me permets le doute car plusieurs marqueurs sanguins de l'endométriose (dont le NA125) et plusieurs analyses d'anapathologie sur les tissus prélevés lors des opérations sont "borderline" entre les endométrioses de formes graves (et c'est important de le préciser, seuls les stades 4 + peuvent être concernés) et les cancers types ovaires. Le diagnostic "cancer" a-t-il servi à dissimuler l'incurie des médecins ou était-il présent ? Dans tous les cas, le pronostic a-t-il été aggravé en raison de mon "mode de vie" afin de tester des traitements expérimentaux mais inutiles ? Comment ai-je pu guérir, être forme, assurer une activité professionnelle et une vie sociale sans médecin, sans traitement, et en reconstruisant un corps en lambeaux ? Dans tous les cas aucune des 2 chimio qui m'ont été proposées (celle que j'ai subit, comme celle que j'ai refusée) n'ont été validées... Le rapport bénéfice/risques étant très défavorable. Voila mon seul élément concret... Mais face à une situation qu'on me présentait comme mortelle à court terme, j'avais accepté d'entrer dans un protocole expérimentale... Le reste n'est que supposition, déduction, recoupement, paranoïa peut-être... Mais je choisis de vivre... Et je ne me suis pas sentie la force d'aller en justice pour en savoir plus. Voilà pourquoi je me sens proche, tellement proche de nombreuses personnes sur ce forum. Même si je n'ai jamais été diagnostiquée séropo... Parce que je me retrouve dans vos doutes et vos interrogations, avons-nous été les cobayes d'un système ? Merci à ceux qui m'auront lue.
  44. 1 point
    Bonsoir les compagnons, bilan effectué ce jour, examen clinique nickel, une partie des resultats sera disponible des vendredi particulierement les t4.....perso je me sent bien et pourvu que ca dure ! Et tout de meme bonne nouvelle, si dans 3 mois l'experience est concluante mon medecin fera enfin part de tout ca a la chef de service, tout ca ne peut plus rester dans l'ombre.... la suite des vendredi ! bonne soirée a vous. Bruno
  45. 1 point
    Merci beaucoup Arc, ta force et ton parcours nous invitent à poursuivre... Prends bien soin de toi, tous mes vœux t'accompagnent... Tiens-nous au courant, A bientôt, Sergio
  46. 1 point
    coucou dimanche 17 novembre, nous projetons une deuxième fois le film d'Anne Sono , "je ne me tairais pas " à genève dans les locaux de l'école Stelior j'y serais si vous voulez plus de détails (adresse, heure, etc), celà sera volontiers que j'y répondrais bonne nuit
  47. 1 point
    Oui, effectivement, on peut relier ça à la baisse du taux de cortisol causée par l'arrêt des médicaments. Même si l'arrêt a été progressif, il doit y avoir une certaine baisse du taux de cortisol (de combien, ça mystère, mais chez toi, elle ne doit pas être très importante, sinon, ça serait plus grave que juste des problèmes d'envie de se gratter). Baisse qui va durer quelques mois. Du coup, il y a une baisse de tension. Et quand la tension est un peu basse, le sang circule au ralenti au niveau de la peau. Je pense que c'est ça qui donne envie de se gratter. Probablement que le grattement sert à redynamiser le flux sanguin. D'où l'intérêt de la sensation de démangeaison. Comme le taux de cortisol n'est pas trop bas, les démangeaisons varient en fonction du cycle quotidien du cortisol. Il est bas la nuit (mais là on dort), le matin après le réveil, et le soir. Du coup, tu sens les démangeaisons entre 6h et 9h, puis à partir de 18h. Logique. La chaleur peut aussi augmenter le problème, puisque ça fait baisser la tension. Donc, avec la venue de l'été, les démangeaisons peuvent être plus importantes. Et bien sûr, l'utilisation de substances analogues d'opiacés (tabac, certains alcools, cannabis, héroïne, certains médicaments, etc...) peut provoquer ce genre de problème puisque ces produits diminuent la tension sanguine. Donc, à voir si tu ne prend pas un truc de ce type le soir.
  48. 1 point
  49. 1 point
    bjour a tous... Ca y est mes resultats sont tombés la sem dernière... Sans surprise quatre anticorps présents cette fois dont un c'est mis +/- !!! concernant les T4 seulement 360. Bien sur j ai tenter d 'expliker au medecin ma vison dissidente notamment par rapport au stress oxydatif. Mon médecin reste tres rthodoxe et n'a meme pas daigné m'écouter. Il ne me reste plus qu a trouver qq un pour mon suivre...rdv chez mon medecin traitant officiel mercredi !
  50. 1 point
    reconstruire son systeme immunitaire c'est possible...pour info une petite doc sur la chlorella et sa composition : Aide à la régularisation de lactivité intestinale - Favorise lélimination des métaux lourds toxiques tels que le mercure, le plomb, larsenic, le cadmiun... - Détoxine lorganisme et renforce limmunité, restaure léquilibre acido-basique COMPOSITION Les éléments nutritifs présents dans la CHLORELLA Protéines 60 à 65 % Carbohydrates 20 à 25 % Graisses 5 à 15 % Les minéraux présents dans la CHLORELLA La Chlorella est une excellente source de Fer. Elle en contient trois fois plus que la Spiruline. L'importante dose de Fer combinée à la Chlorophylle en forte concentration font que la CHLORELLA est un des tonifiants les meilleurs pour le sang. Ces minéraux principaux sont : Magnésium Potassium Calcium Soufre Zinc Manganèse Les vitamines présentes dans la CHLORELLA La Chlorella contient 48 mg de Bétacarotène pour 100 g. Le Bétacarotène est un agent antioxydant qui agit en synergie avec les vitamines E et C Vitamine A : le Bétacarotène Vitamines B B1 : Thiamine B7 : Inositol B2 : Riboflavine B8 : Biotine B3 : Niacine B9 : Acide Folique B5 : Acide Pantothénique B10 : PABA B6 : Pyridoxine B12 : Cobalamine Vitamine C : acide ascorbique
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