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  1. Hier
  2. Ajoutons juste que Gérard Bapt, en deux mots, a été un des principaux soutiens et relais politiques d'Irène Frachon dans l'affaire du Médiator.
  3. La dernière semaine
  4. Fait particulièrement intéressant : dans le cadre de la controverse sur le Levothyrox, l'Association de malades de la thyroïde a financé une étude scientifique sur la composition de la nouvelle formule du Lévothyrox. Un mode d'action relativement inédit et intéressant. Cependant, malgré le fait que 3 millions de patients soient concernés en France, et que plusieurs médecins dont un ancien député les soutiennent, l'association n'a semble-t-il pas réussi à financer une étude au-delà de 15.000€, ce qui reste malheureusement anecdotique. L'association a cependant indiqué grâce à l'étude la présence anormale d'une autre molécule, la dextrothyroxine, sa jumelle symétriquement inversée, qui pourrait jouer un rôle dans les effets indésirables de la nouvelle formule du médicament. L'étude est désormais dans les mains de la justice. Ci-dessous à ce sujet l'article du journal en ligne Les Jours, en accès payant, de l'excellente journaliste Aurore Gorius - et dont je ne peux qu'inviter ceux qui en ont les moyens à s'y abonner. ---------------------- Levothyrox : les malades livrent la bataille de la science « Les Jours » se sont procuré l’étude, financée par des patients, qui pointe des anomalies dans la nouvelle formule. La crise sanitaire autour de la nouvelle formule du Levothyrox n’en finit pas de rebondir. Les associations de malades, loin de déposer les armes face à l’immobilisme du ministère de la Santé, veulent comprendre l’origine des effets indésirables ressentis par des dizaines de milliers de patients depuis plus d’un an. Elles se sont donc lancées dans la bataille scientifique sur la composition des comprimés. La semaine dernière, l’Association française des malades de la thyroïde (AFMT) rendait publics les résultats d’une analyse commandée par ses soins. Pas l’étude elle-même, qu’elle a réservée à la justice, qui instruit plus de 2 000 plaintes. Rien que les résultats, à travers un communiqué en date du 14 juin. Quelles sont les conclusions de cette analyse ? Le principe actif du médicament, la lévothyroxine, serait en quantité adéquate dans l’ancienne formule mais sous-dosé dans la nouvelle. Celle-ci contiendrait également une autre molécule, la dextrothyroxine, autrefois employée pour lutter contre le cholestérol mais désormais écartée des traitements car responsable de nombreux effets secondaires. Des résultats troublants. L’association y voit un potentiel « début d’explication rationnelle » à la crise en cours autour du Levothyrox. Merck et l’Agence du médicament ont rapidement réagi à l’étude commandée par l’AFMT, le laboratoire l’accusant d’être « infondée scientifiquement » En face, la contre-offensive n’a pas tardé. Merck, qui fabrique le Levothyrox, n’a pas manqué de fustiger une étude « infondée scientifiquement ». Le laboratoire a aussi dénoncé l’absence de « présentation exhaustive des résultats ». Même réaction du côté de l’Agence du médicament (ANSM), qui a demandé la nouvelle formule et autorisé sa commercialisation. Les résultats ne sont « ni détaillés, ni accompagnés d’informations sur le laboratoire ou la méthode utilisée », a-t-elle déploré. Ces derniers mois, l’organisme a diligenté plusieurs contrôles qui ont conclu à la conformité de la nouvelle formule. Sur RTL, le 17 juin, la ministre de la Santé Agnès Buzyn a demandé à recevoir l’étude de l’AFMT afin de pouvoir « comparer avec les études faites en France ». Les Jours ont cherché et se sont procuré la synthèse de cette étude, qui apporte des éclaircissements sur la méthode employée et les résultats. Ironiquement, le document indique que c’est une filiale de Merck, Sigma-Aldrich, qui a fourni la lévothyroxine pure nécessaire à l’étude. Le laboratoire ayant effectué l’analyse, lui, reste secret. « Nous avons eu beaucoup de mal à trouver un labo acceptant notre demande. C’est finalement un laboratoire américain qui l’a réalisée, via un intermédiaire français », explique Chantal L’Hoir, la directrice de l’AFMT. L’étude a porté sur trois boîtes : une de l’ancienne formule et deux de la nouvelle, choisies par l’association parmi celles ayant causé des effets secondaires. L’échantillon est mince. « Pour obtenir des résultats significatifs, il faudrait au moins huit échantillons dans chaque groupe, afin de pouvoir réaliser une analyse statistique. Et il serait bien, aussi, d’avoir un autre groupe de patients prenant la nouvelle formule mais n’ayant pas eu de symptômes », explique William Rostène, ancien président de la commission endocrinologie de l’Inserm. Quant à la présence de dextrothyroxine, ce n’est qu’une hypothèse émise par le laboratoire… Pas une certitude. L’AFMT croit tenir le bon bout. Mais veut rester prudente : « Nous ne prétendons pas avoir trouvé l’explication des effets secondaires. Simplement, les résultats montrent quelque chose de surprenant dans la composition de la nouvelle formule. Cela justifie de déclencher des analyses supplémentaires. Et c’est le rôle de l’ANSM de vérifier ! », estime le docteur Jacques Guillet, conseil scientifique de l’association. L’Agence du médicament ayant opposé une fin de non-recevoir à ces résultats, les espoirs de l’AFMT se portent plutôt vers la juge d’instruction du parquet de Marseille, Annaïck Le Goff, en charge de l’affaire. Sur la foi de l’étude, qui lui a été transmise, décidera-t-elle de diligenter des expertises ? Rien n’est certain car, selon nos informations, elle s’apprête à quitter le parquet de Marseille pour prendre de nouvelles fonctions dès septembre. L’association, elle, manque d’argent pour commander de nouvelles analyses. Selon sa directrice, l’AFMT a dépensé 15 000 euros, via les dons de ses membres, pour financer trois études : 5 000 et 4 000 euros pour les précédentes études sur les nanoparticules et les métaux lourds, dévoilées en mai dernier. « Le reste, c’est le coût de la troisième étude », explique Chantal L’Hoir, soit 6 000 euros. Un nouvel appel aux dons a été lancé pour tenter de reconstituer un trésor de guerre. L’association demande aussi aux malades de lui envoyer les boîtes de Levothyrox nouvelle formule ayant généré des effets secondaires afin de pouvoir procéder à d’autres analyses, le plus vite possible car les comprimés se détériorent avec le temps. L’étude interroge aussi le procédé de fabrication et l’origine des composants de la nouvelle formule, dont la traçabilité n’est pas un modèle de transparence Cette course contre la montre se joue sur fond de questions récurrentes. La présence éventuelle de dextrothyroxine interroge sur le procédé de fabrication de la nouvelle formule. Un document de l’agence britannique du médicament (MHRA), datant de janvier 2013, stipulait déjà qu’un changement de procédé de fabrication pouvait modifier la biodisponibilité de la lévothyroxine – c’est-à-dire la façon dont elle est absorbée par l’organisme. « Beaucoup des problèmes rencontrés depuis un an en France étaient déjà synthétisés dans ce rapport. Il est incroyable que l’ANSM n’en ait pas tenu compte pour organiser le changement de formule il y a un an », estime Gérard Bapt, ancien député et cardiologue, qui conseille l’AFMT. Autre interrogation : d’où viennent les composants ? La question de la sous-traitance hante l’industrie pharmaceutique. Environ 80 % des composants présents dans les médicaments vendus en Europe sont produits en Chine et en Inde. Jusqu’ici, Merck en reste à sa version, la même depuis des mois : la nouvelle formule est fabriquée en Allemagne et les composants viennent d’Europe. Mais la traçabilité de la nouvelle formule n’est pas un modèle de transparence. « Merck nous a laissé entendre qu’il ne produisait aucun composant lui-même et ne faisait qu’assembler le médicament », explique Chantal L’Hoir. Aucun nouveau contrôle n’a été publiquement demandé par les autorités de santé, en dépit de la crise en cours. Laissant les malades se débattre avec leurs questions. En attendant la vérité de la procédure judiciaire en cours, qui s’inscrit dans un temps (très) long, ils continuent de la chercher eux-mêmes.
  5. Avant
  6. Jibrail

    Françoise Barré-Sinoussi sur France-Culture

    Effectivement, Robert Redfield était un chercheur au "Walter Reed Army Institute", un centre de recherche médical militaire, et il a cosigné (avec DS Burke) en 1988 une des études les plus importantes concernant la reproductibilité des tests dit VIH et le taux de faux positifs. En effet, il pouvait s'appuyer sur une énorme cohorte de 135.000 jeunes hommes appelés au service militaire américain. Le Perth Group avaient démonter en long et en large la méthodologie et l'interprétation de cette étude dans leur séminal article sur les tests dits VIH de 1993 (Is a positive Western Blot proof of HIV infection?), et on peut regretter une fois encore que David Crowe ne consent pas à les créditer sur son site. Ce que je ne connaissais pas en revanche, et que les articles sur la nomination de Redfield m'ont permis d'apprendre, c'est l'envers "humain" de ce type d'étude : c'est que sous l'impulsion de Redfield et consorts, des millions de militaires américains avaient subi un dépistage obligatoire avec une diffusion des résultats à toute la hiérarchie militaire, et que les 6000 qui ont reçu un résultats positifs ont été parfois virés, emprisonnés, privés de couverture médicale; avec de nombreux suicides ou tentatives. Un traitement d'autant plus cruel que le Perth Group rappelle dans son décorticage l'inconsistance des tests réalisés lors de l'étude (probablement le même type de test pour tous les appelés) : un test Western Blot était déclaré positif avec seulement une bande (Gp41), alors que par exemple, trois bandes sont toujours nécessaires pour un résultat positif en France. A ce titre, on ne peut être que frappé par le fait que l'invention du concept du Sida ait permis à ce type d'individu sinistre de gravir tous les échelons des institutions scientifiques américaines, tout en publiant dans les plus grands journaux scientifiques (l'article cité avait été publié dans le NEJM) : à sa conception totalement fasciste et guerrière de la société (ils voulaient instituer des tests obligatoires généralisés et supprimer leur licence professionnelle si le résultat était positif), sans aucune considération pour les relations sociales et l’interdépendance entre les individus, répond une conception identique à la base du concept de VIH/SIDA : un virus venu d'ailleurs, comme un corps étranger qui vient envahir et tuer invariablement un individu initialement sain - sans aucune considération pour les mécanismes biologiques d'équilibres et d'interactions à l'intérieur du corps et de ses cellules, dont le rôle est pourtant à bien des égards bien plus crucial. Bref le VIH est sans aucun doute aussi trumpiste qu'il était reaganien; mais vous le saviez déjà.
  7. Jardinier

    Françoise Barré-Sinoussi sur France-Culture

    A propos de mon post ci-dessus sur Bruno Latour et Babette Babich : La citation en anglais est un extrait du texte de l'article par Babette Babich, et non une citation d'un propos de Bruno Latour. C'est le libellé de présentation de l'article (ici) qui m'a induit en erreur : "Latour’s ‘Biography of an Investigation’ in AIDS Denialism and Homeopathy International Studies in the Philosophy of Science • “I am especially concerned with those working scientists who have questioned the epidemiological link between HIV and AIDS and are discounted in consequence and this no matter their credentials, irrespective of the cogency of their arguments or the sobriety of their statistics.” L'article n'est pas inintéressant par ailleurs, même si quelque peu abstrus. On peut peut-être trouver mieux que Heidegger et Nietzsche sur les questions principielles de la philosophie des sciences, mais la mise en relation épistémo-anthropologique des positions de Fleck ("Archeologies of Fact") avec celles de Thomas Kuhn, Paul Feyerabend et Bruno Latour n'est pas dénuée de pertinence. De même les perspectives comparatistes sur la syphilis, la tuberculose et le sida que cela met en lumière.
  8. De manière générale, cela relève d'un effet dit secondaire (à minima) bien connu de la plupart des combinaisons d'antiprotéases et d'anti-nucléotides au long cours, le vieillissement précoce. On a ainsi toute une vaste catégorie de personnes qui dès 40-45 ans ont acquis une apparence de personnes de 60-70 ans, ou de 50-55 ans dès 30-35 ans. Sans états d'âme ni paranoïa excessive, abstraction faite de la bonne santé financière de Gilead et consorts, le bénéfice principal de la chose (en termes de "santé publique") n'aurait-il pas par hasard été avant tout que les "patients" en question, avec leurs cheveux gris ou blanchoyants, leurs lypodistrophies et leurs anti-rides Botox offerts par l'hosto pour avoir un visage raisonnablement juvénile lors des fêtes de fin d'année, aient un look de bienheureux survivants reconnaissable sans équivoque et nettement moins, disons, sexy, que celui de leur âge réel sans cette fatale altération d'origine bio-chimique ?
  9. Une nouvelle étude vient hélas confirmer le déclin accéléré des fonctions rénales sous l'effet des multi-thérapies antisida. Le Tenofovir n'est pas le seul médicament impliqué même si son effet négatif est largement souligné. Pendant que Jean-Michel Molina succombe aux charmes bourgeois de la discrétion, les analystes financiers demeurent les vigies les mieux informées et les plus sincères de notre époque. Ainsi les perspectives financières de Gilead sur le TAF (c'est moi qui souligne certains passages) :
  10. Bonsoir Alexandre , je te conseillerai vivement de te complémenter en vitamine c pas n’importe laquelle , SOLGAR VIT C 1000 ester c , elle ne fait pas mal au ventre , tu la trouveras sur Amazon car plus possible de la trouver en pharmacie en France . pour les vitamines du groupes b... NUBIOCELL !! Je ne cesserai de le répéter !! Chaque personne atteinte du vih sauf celles ayant un problème de fer devraient prendre le nubiocell ! Dans un cas comme le tiens une ampoule par jour pendant 2 mois tous les midi pure ou dans un petit jus de fruit bio sans touiller avec une cuillère en fer et 2 grammes de vit c par jour 1 matin 1 midi en mangeant , à perte de vue .... tu devrais très rapidement remontrer ton état de santé et normaliser ta formule sanguine .... plaquettes exct ... au bout de 2 ou 3 mois tu diminue le nubiocell à 1 ampoule le lundi , mercredi et vendredi . Je sais c’est très Cher mais tu ne le regretteras pas . bien cordialement
  11. survivor83

    Survivant

    Chers compagnons, je suis extrêmement désolé d’avoir pris tant de recul avec le site , mais de longues études ont pris beaucoup de mon temps. mon état de santé est bon ! Le dernier bilan d’il y a 1 mois indique des T4 à 550 et une charge virale a 35 copies et le reste du bilan strictement normal . pour mémoire voilà 4 ans et demi que je suis à 1 seule dose par semaine et l’expérience EMPIRIQUE de moindre médication a débuté en juillet 2006 ..... une nouveauté, le centre à Marseille a démarré depuis moins d’un an une expérience avec 4 prises par semaines .... euh sont légèrement en retard !! je vais avoir l’occasion d’y revenir plus en détails ... Une urgence m’impose de vous diffuser ce lien avant qu’il ne disparaisse .... regardez cette vidéo en entier , REGARDEZ DE QUOI EST CAPABLE L’INDUSTRIE DU MÉDICAMENT http://vaxxedthemovie.com/screening-event/ Quelle tristesse , jusqu’a quand ces ordures continueront d’assassiner les gens ? A bientôt
  12. Bonsoir steph 1960, je suis sincèrement désolé de ce qui t’es arrivé, j’espère que depuis ton état s’est amélioré . 4 ans et demi se sont écoulé depuis la moindre médication soit une seule prise par semaine et je ne cesserai de le dire avec une complementation spécifique de compléments alimentaires . Tout se passe bien (550 T4 charge virale 35 copies). Une alimentation spécifique en ne m’approchant Plus de l’industrie agro alimentaire mais j’aurai l’occasion d’y venir . Je n’ai pas encore trouvé le moyen de stopper complètement ce poison mais on y travaille , j’aurai l’occasion d’y venir je dois poster un message urgent ,je vous prie par ce lien de prendre connaissance de quoi est capable l’industrie du médicament , regardez cette vidéo en entier http://vaxxedthemovie.com/screening-event/ quelle tristesse je pleure intérieurement. a bientôt
  13. Jardinier

    Conférence au Pont du Gard en juin

    Ce n'est pas un poisson d'avril , la rencontre du Pont du Gard aura lieu du 15 au 17 juin 2018 : http://maisondemartin.com/docs/ConferenceJune15-17-2018.pdf
  14. Jardinier

    Françoise Barré-Sinoussi sur France-Culture

    USA : Les états de service du nouveau patron du CDC (Center for Disease Control) : https://www.gaystarnews.com/article/new-director-of-the-center-for-disease-control-thinks-aids-was-gods-judgment-against-homosexuals/#gs.uiv.FgKg178 Selon l'Alberta's Reappraising Aids Society : "His early research did show tremendous problems with ELISA and Western Blot antibody tests, but he essentially ignored that and carried on." "Ses premières recherches montrèrent de graves problèmes avec les tests d'anticorps Elisa et Western Blot, mais dans l'ensemble il les ignora et passa outre."
  15. Je ne suis pas végan et j'étais un consommateur plutôt assidu de produits laitiers, d'oeufs ou de viandes animales. D’ailleurs j'hésitais à diminuer fortement ces aliments ayant lu auparavant qu'ils créent un certain stress oxydatifs dans l'organisme. Ou pas? Je vais voir pour des suppléments en vitamine B12... En attendant j'ai intégré quotidiennement tout un tas d'aliments favorisant les plaquettes. J'espère maintenir un bon niveau de plaquettes pour éviter la Tri. Plus qu'à réussir à des-stresser de cette situation et tout devrait aller !! Merci beaucoup Jibrail pour tes lumières, Bien à toi
  16. Je ne me sens pas suffisamment spécialiste pour me risquer à des conseils particuliers, mais tes remarques sur l'alimentation m'ont remémoré que les régimes de type végan sont connus pour générer des déficits en vitamine B12, qui génèrent des anémies et thrombopénies (déficit de plaquettes) chez ceux qui ne se supplémentent pas. Je ne sais pas si tu suis ce genre de régimes, et cela n'en donne pas l'impression car souvent l'anémie qui survient également génère plutôt de la fatigue, mais en tout cas il faut au minimum veiller à ne pas être en déficit de B12 ce qui demande soit de se supplémenter, soit de consommer un minimum de produits laitiers, d'oeufs ou de viandes animales, afin de ne pas accroître le déficit en plaquettes.
  17. Bonjour Jibrail, Merci pour t'as réponse qui me permet d'y voir un peu plus clair. J'ai rendez-vous le 22 avec le médecin. Je vais voir ce qu'il va me dire sur mes analises de sangs et sur mon état de santé général etc. Le problème c'est qu'il risque de vouloir commencer tout de suite la Thri sans même chercher à savoir si un traitement est nécessaire pour rétablir un bon fonctionnement des plaquettes dans l'organisme. Faut dire aussi que ça fait même 2 ans que je n'ai pas été malade et ce ni d'un simple petit rhume, ce qui me donne vraiment l'impression d'aller bien (mise à part ces bleus qui étaient de plus en plus fréquent). J'ai complètement changé mon alimentation depuis 10 jours avec des aliments Bio, beaucoup de légumes et fruits favorisants les plaquettes. Je deviens limite parano avec tout ce qui pourraient favoriser les plaquettes. As-tu, toi ou d'autres ici d'ailleurs, des conseils à me donner sur quoi faire pour maintenir un bon niveau de plaquettes? Vitamines, sport, aliments, habitudes quotidiennes...? Bref tout les conseils seront la bienvenue. Y a t'il d'ailleurs d'autres personnes (à part Rico, avec qui j'ai déjà échangé) qui ont eu ce problème de plaquettes? D'autres témoignages/expériences serait vraiment utiles. Merci à tous.
  18. Deux nouveaux patients américains viennent à leur tour de porter plainte contre Gilead pour avoir retardé le développement du Tenefovir Alafenamide (TAF), dont les effets secondaires sur les os et les reins sont supposés plus faibles que sur la version initiale du Tenofovir (TDF) approuvée en 2001. L'un est atteint d'ostéoporose avancée, l'autre d'ostéroporose et d'une rare pathologie des reins. Pour rappel, les premières études qui suggéraient des effets indésirables plus faibles du TAF comparé au TDF date de 2001, et pendant 15 ans, Gilead l'a soigneusement remisé dans son placard pour le ressortir au moment où le brevet du TDF expirait. Pendant ce temps, des millions de patients prenaient la version supposée la plus nocive, tandis que la firme engrangeait des dizaines de milliards de dollars de bénéfices. L'AIDS Healthcare Foundation avait finalement perdu son action en 2016 contre Gilead, le juge du tribunal californien ayant jugé l'affaire ayant sans surprise priorisé le bon fonctionnement du capitalisme : le juge avait ainsi indiqué que "Gilead avait un brevet qui lui donnait un monopole sur les deux versions du Tenofovir et qu'il n'avait aucune obligation d'introduire un produit amélioré à une date plus précoce", et que "n'importe quel concurrent aurait pu battre Gilead sur le marché en proposant un meilleur médicament". A l'époque, un remarquable article du Los Angeles Time avait résumé l'affaire. Outre le fait que les avocats de Gilead ont rappelé très sincèrement que la firme n'avait pas "le devoir de développer, tester, chercher l'approbation et le lancement de ces nouveaux produits dans un calendrier particulier", et que la firme ne s'est pas gênée pour publier en 2014 les résultats d'une étude clinique de 2002 sur le Tenofovir Alafenamide, il est intéressant de constater que Gilead est contesté même par ses plus fidèles relais au sein des patients. Ainsi, le fondateur de POZ, une des principales publications des gays séropositifs américains, est contraint de constater que sa prise du Tenofovir depuis une décennie a mis ses os dans le même état que celui d'une "femme de 85 ans" en raison des complications d'ostéoporose liées au Tenofovir, et qu'il a du subir de la chirurgie (broches, etc...) pour réparer sa cheville fracturée. L'affaire se complique ainsi, et aujourd'hui, POZ rend compte d'une étude critique de chercheurs anglais, pour qui le bénéfice du Tenofovor Alafenamide serait douteux : le bénéfice en terme d'effets secondaires ne serait vraiment significatif que lorsque la molécule est "boostée" en combinaison avec d'autres molécules (Cobicistat ou Norvir notamment), qui augmente sa concentration dans le plasma sanguin (de 20 à 30%), et cela pourrait être dû au fait que dans les études cliniques comparant les deux molécules en version "boostée", la dosage du TAF est significativement moins importante que celle du TDF. Moins de molécule, moins d'effets secondaire, de l'arithmétique élémentaire... Au minimum expliquent les chercheurs, Gilead aurait du cherché à diminuer le dosage du TDF en version "boostée" afin de limiter les effets secondaires tout en conservant son "efficacité antivirale", ce que le laboratoire n'a jamais fait. Comme la plupart du temps, le TDF est actuellement prescrit sans booster (notamment dans sa formule ATRIPLA ou TRUVADA), le bénéfice sanitaire du changement de molécule en terme de réduction d'effets indésirables pourrait au mieux limité, voire nul. Bref, POZ en est à se demander si la stratégie entière de GILEAD n'est pas basée sur une "fausse promesse". Dans un tel brouillard où s'entremêlent les enjeux de santé et les enjeux financiers sur fond de milliards de dollars, on aimerait compter sur nos meilleurs scientifiques pour y voir plus clair, et en particulier le bon docteur Jean-Michel Molina, notre spécialiste hexagonal incontesté du Tenofovir. Mais celui-ci semble avoir définitivement choisi son camp, en multipliant l'encadrement d'essais cliniques liées au TAF pour le compte des firmes pharmaceutiques. Le labo JANSSEN, producteur du Darunavir, lui offre une jolie possibilité, début 2018, d'être le 2ème auteur d'une publication dans LANCET, revue située dans le Top2 des revues médicales, à propos de l'étude d'une combinaison entre Darunavir et TAF. GILEAD lui avait déjà offert cette possibilité pour un essai clinique d'une combinaison incluant le TAF en 2017, mais en tant qu'auteur plus accessoire. Ces deux études font partie de celle critiquées par les chercheurs anglais. On aurait aimé qu'il s'exprime publiquement sur les problèmes moraux, sanitaires et financiers liés au "switch" entre le TDF et le TAF, qu'il passe une bonne partie de sa carrière à évaluer. On aurait aimé qu'il nous convainque, en grand scientifique désintéressé, qu'il est absolument nécessaire de ruiner les sécurités sociales du monde entier (et la française en particulier, qui la rémunère et lui fournit toutes ses opportunités de carrière), pour des motifs vraiment impérieux, en transférant encore quelques dizaines de milliards de dollars dans les années à venir dans les poches de GILEAD. Si quelqu'un l'a entendu ne serait-ce que murmurer à ce sujet, qu'il n'hésite pas à se manifester ici.
  19. Salut Elixandre, La thrombopénie est fréquente dans le contexte "VIH", c'est même régulièrement un des premiers symptômes observés. Pas de panique pour autant, notamment s'il n'y a pas de déficit de lymphocyte ou de neutrophiles, et que le traitement par cortisone marche bien. Par contre, c'est vrai que la question de prendre la tri doit à nouveau sérieusement être posée, car ce type de déficit, sévère, sur plusieurs mois et avec des symptômes (des bleus) bien réels d'après ce que tu nous décrit, n'intervient pas après une alimentation inégale ou un coup de stress. Pour tout un tas de raison, la question de l'existence du supposé VIH mérite toujours d'être posée. Néanmoins, l'intérêt d'approfondir cette question n'apporte pas de réponse à court terme aux problèmes de santé rangés à tort ou à raison sous l'étiquette "VIH", tant qu'on n'a pas de réponse claire sur les mécanismes non-viraux qui les causeraient. La thrombocytopénie associée au "VIH" est selon les scientifiques liée principalement à un mécanisme auto-immune, qui conduirait à la destruction de plaquettes par des anticorps. D'autres y voient un excès de monoxyde d'azote qui inhiberait les plaquettes; d'autres tentant de combiner les deux. Selon d'autres auteurs, le rôle des plaquettes dépasse largement la prévention des hémorragies, et on ne sait plus dire qui de l'oeuf ou de la poule entre les plaquettes et le système immunitaire. Toutes ces questions sont importantes et pourraient d'ailleurs être cohérente avec diverses théories dissidentes, notamment l'excès d'exposition aux agents oxydants azotés. On peut aussi se rappeler que pour les immunologues, la survenue de maladies auto-immunes reste le plus souvent mystérieuse et généralement sans lien avec des infections quelconques, virales ou non (comme la polyarthrite rhumatoïde, la sclérose en plaques, maladie de Crohn, rectocolite hémorragique ou thyroïdite de Hashimoto...). Mais la question cruciale dans l'immédiat est de savoir si un traitement est nécessaire, et si oui lequel, pour rétablir un bon fonctionnement des plaquettes dans l'organisme.
  20. Bonjour à tous et à toutes, Je reviens vers vous après toutes ces années d'absence. Certains d'entre vous se souviennent peut-être de moi, j’avais découvert la dissidence un peu par hasard et j'étais venu vous raconter la proposition de mon médecin traiteur à entrer dans une étude qui allait être réaliser à l’encontre du Sida. J'espère que vous allez tous et toutes aussi bien que faire se peut. J'ai été diagnostiqué séropositif il y 10 ans, je n'ai jamais pris de thri, jamais pris de drogues, je mène une vie tout à fait normale depuis tout ce temps. Il y a un peu près 1 an j'ai commencé à avoir quelques petits bleus par ci par là. Depuis quelques mois ces bleus sont devenus de plus en plus fréquent, de plus en plus gros et ils mettent de plus en plus de temps à partir. Bref je vais voir un médecin, s'en suit une analyse de sang et le verdict donc de la thrombopénie. Ensuite ils me font un dépistage au VIH (sans m'en parler) qui donne bien évidemment positif. Bref maintenant je suis censé me faire suivre par un médecin du VIH. D’après les premiers résultats mes globules blancs et rouges se portent bien. Apparemment il y que les plaquettes qui ont pris un coup! Bizarre non? En attendant je prend un traitement pour faire remonter mes plaquettes(à base de cortisone), qui cela-dit marche bien, car celles-ci sont bien remonté à un niveau normal. Je ne vais pas vous mentir que la je suis en pleine crise d'angoisse et c'est un peu la grosse panique. Je ne comprend ce qui à pu faire chuter mes plaquettes à un niveau aussi bas (moins de 10 000), si le VIH n'existe pas(ce que je continue à croire). Certes je n'ai pas particulièrement surveillé mon alimentation, mais quand même! Du coup je me demande si je dois prendre la thri, ce que je n'espère pas vraiment pas. Voilà pour ma situation, ça n'est pas évident psychologiquement ces jours ci. J'étais tranquilou dans ma vie et de me prendre ça en pleine face c'est dur. Bon après je me dit que j'ai quand même évité 10 ans de médocs donc c'est toujours ça de gagné. Je vous raconte ça en espérant des conseils, j'imagine, de vous tous qui avez de l'expérience en ce domaine et qui avez peut être déjà été confronté à ce même problème. Merci de m'avoir lue, portez-vous bien ! Alexandre.
  21. Jardinier

    Françoise Barré-Sinoussi sur France-Culture

    Bruno Latour à voix nue, cité par Babette Babich dans un article de la revue International Studies in the Philosophy of Science, "Calling Science Pseudoscience: Fleck’s Archaeologies of Fact and Latour’s ‘Biography of an Investigation’ in AIDS..." : “I am especially concerned with those working scientists who have questioned the epidemiological link between HIV and AIDS and are discounted in consequence and this no matter their credentials, irrespective of the cogency of their arguments or the sobriety of their statistics.” (§ 2, page 4 : "On the Future of Science Studies: From Fleck’s Scientific History to Latour’s Lab Anthropology") L'article sous pdf ici : Calling Science Pseudo-Science
  22. L'émission "à Voix Nue" de France-Culture propose cette semaine une série de 5 entretiens avec Françoise Barré-Sinoussi, conduite par le journaliste Michel Alberganti. Le principe de l'émission est en général de faire un bilan rétrospectif de la carrière de personnalités reconnues, et ne se prête du coup pas particulièrement à l'entretien critique ou à la remise en cause. A l'écoute des trois premières émissions, au-delà d'éléments factuels parfois intéressants sur son début de carrière et l'organisation de la recherche de l'époque, on est cependant frappé par le conformisme et le manque de recul généralisé de l'entretien, qui déroule sans heurts l'histoire canonisée sur la transcriptase inverse, l'isolation, les tests ou l'AZT, comme si aucune critique dissidente n'avait jamais questionné ses piliers du supposé "VIH", si des recherches mainstream parfois anciennes n'avaient déjà pas sévèrement mis à mal ce puzzle global, et si Luc Montagnier, pour le meilleur et pour le pire, n'avait pas lui-même contribué à essayer à élargir un peu la focale. Cet entretien reste important car la paternité franco-américaine du concept de VIH reste après toutes ses années un élément fondamental à décrypter pour toute vision alternative sur le sida, et qui reste peu analysé en profondeur malgré l'abondance des sources, en raison du conflit scientifique et financier largement médiatisé entre les Américains et les Français. D'un point de vue scientifique, l'importance de la contribution française demeure une énigme car comme le souligne d'ailleurs Françoise Barré-Sinoussi, comme tous les autres acteurs de l'époque, les Américains jouent alors au moins deux ou trois divisions au-dessus compte-tenu de leurs moyens humains, financiers et organisationnels alors sans équivalent. Ce qui me paraît fondamental, et qui est rapidement abordé dans le 3ème entretien sur la "découverte du virus", c'est l'étroitesse du réseau social parisien qui va plancher sur la question, et pour une grande partie constitué de jeunes baby-boomers, soixante-huitards, relativement marginaux dans l'institution médicale : Françoise Barré-Sinoussi, jeune chercheuse à Pasteur au joli parcours mais arrivée par hasard et sans aucun appui familial; Willy Rozenbaum, fils d'émigrés juifs et ex-militant sandiniste, médecin qui accueillera les premiers cas de sida à l'Hôpital Claude-Bernard; Françoise Brun-Vézinet, qui jouera le rôle crucial de faire le pont entre cliniciens et chercheurs, Elisabeth Bouvet, qui travaillait au ministère, et quelques autres, encadrés par une poignée d'aînés gentiment anticonformistes (Montagnier, Leibowitch, Chermann). Tous étaient là au même endroit, chercheurs, cliniciens, ministère, patients, (qu'ils soient homosexuels, hémophiles ou africains francophones), et de la même génération, se connaissaient, se rencontraient, échangeaient.... En face, les américains étaient à des milliers de kilomètres les uns des autres (Gallo à Washington, la CDC à Atlanta, les patients à New-York, San Francisco ou Miami), et étaient déjà sévèrement englués dans des jeux de pouvoir entre institutions, et pour cause : à la différence de Paris, c'était là qu'il y avait du pouvoir, qu'était concentré le pouvoir scientifique réel, les Prix Nobel, l'industrie pharmaceutique, les revues prestigieuses, toutes les structures majeures, etc... Peut-être tout cela a contribué à faire une certaine différence de part et d'autre de l'Atlantique : à Paris, le dynamisme et l'homogénéité de ce collectif faisait qu'ils y croyaient vraiment. Quelque chose comme le transfert de l'élan révolutionnaire du politique vers le scientifique, là où les enjeux de pouvoir dans la science américaine imposait d'autres procédures, d'autres récits, plus âpres, plus cyniques, mais peut-être aussi plus rigoureux. Gallo n'annonce rien, tant qu'il ne craint pas de se faire doubler par Montagnier, puis ensuite sort la grosse artillerie en 1984 pour s'imposer. Tout en ayant toujours le sentiment que cette invention du VIH était une erreur sans précédent, je n'arrive pas malgré tout à me départir d'une certaine tendresse pour cette génération de chercheurs et médecins parisiens, sans doute car ils ont exactement l'âge de mes parents et une dynamique similaire de leur parcours de vie, par nostalgie sans doute de leur côté soixante-huitard disruptif de l'institution de l'époque, qui se sont coltinés les patients alors marginaux et ont impulsé des transformations tellement souhaitables (par rapport à la place des patients, à la mise en place de réseaux de chercheurs et de patients que l'on trouverait sans doute voisin, dans leurs pratiques concrètes, de réseaux politiques ou militants de la même période). Et pourtant, c'est aussi bien là le coeur du problème; comment, malgré toute cette sincérité initiale impossible à remettre en cause, cette compassion réelle vis-à-vis de leurs patients, ce détachement à l'époque par rapport aux enjeux de pouvoir, comment se sont-ils retrouvé à donner naissance au "VIH", à donner massivement de l'AZT à leurs patients et à ne jamais le reconnaître comme erreur fondamentale, y compris quelques décennies plus tard ? Il y a dans ce naufrage, tellement métaphorique de la société française, aujourd'hui parvenue paradoxalement au stade macronien, un aveuglement collectif et persistant qu'il faudrait arriver à dater et nommer, pour pouvoir espérer s'en débarrasser. Après toutes ces années, on ne peut que constater que la force du supposé VIH, c'est qu'il reste bien plus puissant comme concept que comme maladie, et que c'est aussi en partie un leg du Paris post-68. J'écouterai attentivement les deux autres entretiens de Françoise Barré-Sinoussi, jeudi et vendredi, malgré tout sans trop d'espoir que cela puisse contribuer à percer le mystère.
  23. aixur

    Conférence au Pont du Gard en juin

    Dans le premier message que j'avais reçu, le sujet de la polio devait être abordé à la conférence. Mais, je viens de recevoir un deuxième message, et apparemment, ça ne sera pas le cas. Déception. Je mets donc ici un lien vers l'article de mon blog sur le sujet qui remet en cause l'existence de la polio. http://www.repenser-la-medecine.com/quotidien/non-classe/la-polio-partie-13/ http://www.repenser-la-medecine.com/quotidien/non-classe/la-polio-partie-23/ http://www.repenser-la-medecine.com/quotidien/non-classe/la-polio-partie-33/
  24. Je viens d'apprendre qu'il y aura une nouvelle conférence au Pont du Gard en juin 2018. Et miracle ! Enfin certaines figures de la dissidence du sida se mettent à remettre en cause d'autres virus que le VIH. Tout arrive ! Bon, ça n'est que quelques virus et pas tous. Mais bon, c'est déjà un début. Il en aura fallu du temps, mais ça commence à bouger un peu. Ouf !
  25. Jardinier

    Mort de Lindsey Nigel

    Oui, bien sûr, il y a une différence de situation entre les mères séropositives dont on a parlé ici et les journalistes que j'ai cités. Mais pour ceux-ci, du reste, le fait qu'ils n'aient pas parlé de leur statut sérologique ne signifie pas obligatoirement qu'ils aient été séronégatifs, mais seulement qu'ils avaient fait le choix que cela reste privé. Ensuite, ils s'étaient engagés publiquement avec les dissidents scientifiques, et... ils ne sont plus là. Le cas le plus douteux, ou le moins douteux si l'on veut, étant sans doute à pas mal d'égards celui de Lambros Papantoniou. De toute façon, c'est sans nul doute l'affaire Lindsay Nagel qui résume de la manière la plus éclatante - et peut-être historiquement décisive - tous les enjeux, tenants et aboutissants de ce à quoi tant d'autres se sont trouvés confrontés à des niveaux divers et de manières diverses.
  26. Jibrail

    Mort de Lindsey Nigel

    Jardinier je réponds assez tardivement parce que je ne suis pas forcément très à l'aise dans ces champs conceptuels mais qui m'ont frappé et qu'il me paraissait intéressant de relayer. Pour autant je partage tes inquiétudes concernant l'émergence d'une bio-technocratie. Je souhaitais surtout souligner que finalement on se trouvait dans la question de la mort des dissident-e-s dans un certain terrible "ordinaire" de la répression dont a vu ces dernières années comment il se généralisait à tous les niveaux. Je voudrais ajouter une réflexion concernant les hommes que tu cites ayant pris des positions publiques en faveur de la dissidence. Sans rien nier de leur mérite, il y a un fossé avec la situation des femmes que j'ai cité. En effet ces hommes étaient des militants par choix et séronégatifs. Les femmes dissidentes qui ont subi la répression l'ont subi à la fois en tant que malade et en tant que mère, et étaient militantes pas tellement par choix que par nécessité. C'est radicalement différent et ça explique aussi la sévérité et l'inhumanité de la répression qu'elles ont subi. Et également une imprécision de mon message quand à Christine Maggiore : elle a été accusée d'avoir provoqué la mort de sa fille en refusant de la dépister (et le cas échéant de lui donner un traitement) mais ce n'est que la version de l'orthodoxie (d'après elle sa fille est décédée d'un choc anaphylactique rare mais bien connu à la pénicilline, qui n'a rien a voir avec une éventuelle séropositivité).
  27. Econoclaste

    Virus Zika, nouvelle hystérie collective?

    Merci Jibrail pour cette information intéressante. Effectivement, cette molécule pourrait, si la théorie du stress oxydatif est valide, être un traitement intéressant contre le SIDA. Mais avant qu'il passe de la case Zika à la case SIDA, il y a pas mal d'années à attendre. Comme en plus, si je comprends bien, cette molécule ne doit plus être brevetée, il y a presque aucune chance que l'industrie pharmaceutique s'y intéresse. En fait, comme pour le cas du Zika ou des troubles bipolaires que tu évoques, la seule possibilité serait qu'un centre de recherche universitaire s'y intéresse et qu'il puisse être financé par une fondation, un Etat ou quelque autre forme de financement participatif. En fait, les financements internationaux de type caritatif sont assez importants (fonds mondial ; UNITAID ; Bill & Melinda Gates etc.), si des chercheurs parvenaient à être convaincus et par la suite défendaient un projet d'essai clinique auprès de ces organismes ou d'une agence nationale du médicament, cela pourrait avoir un grand intérêt et pour les patients, et pour les finances publiques vu que le prix du traitement serait bien moins cher que les actuels trithérapies...
  28. Jibrail

    Virus Zika, nouvelle hystérie collective?

    Dans les news du jour, une brève (en anglais) relate les résultats d'une nouvelle étude : un traitement antioxydant permettrait de prévenir la transmission par voie sexuelle d'un modèle animal du supposé virus ZIKA chez la souris, notamment en réduisant les dommages liées à l'inflammation au niveau des testicules et sur les spermatozoïdes. Le traitement permettrait de neutraliser les radicaux libres produits par l'inflammation dans les testicules (même si pas forcément dans les autres organes), et notamment de réduire l'augmentation de production NO (oxyde nitrique) dans le sperme Bon, c'est juste une étude qui demande à être confirmée et approfondie, mais à ce stade et pour les familiers "hardcore" du forum, ce n'est pas inintéressant qu'un traitement antioxydant puisse être susceptible de diminuer la production de NO (ce qui résulte de la pure logique biochimique), mais aussi de prévenir la transmission sexuelle d'un supposé virus infectieux, et ce en dépit de toute action anti-infectieuse directe (l'action antioxydante n'est censée que réduire l'inflammation, qui est indiquée comme conséquence de l'infection, et et pas cibler l'agent infectieux comme cause en tant que telle). Là où c'est encore plus intéressant, c'est quand on regarde d'un peu plus près la molécule en question. Il s'agit de l'EBSELEN, qui aurait été sauvée de l'oubli par des chercheurs de la célèbre université d'Oxford. Ceux-ci auraient fait "les poubelles" en recherchant les molécules qui avaient échoué mais qui avaient déjà franchi des étapes, notamment celle d'une relative innocuité chez les humains. Et sa structure est aussi particulière. Un bloggeur commente ainsi la "bizzarerie" de l'EBSELEN : "Je pense que la plupart des chimistes médicaux regarde la molécule et disent : ce n'est pas un médicament". En cause notamment un atome de sélénium, "qui, on s'imagine, n'est pas du domaine des médicaments", et qui donne son nom à la molécule. Bref, un médicament hors du champ de la recherche pharmaceutique habituelle. Ce sera sans doute pourtant assez peu "bizarre" pour les habitués du forum, qui savent bien que le sélénium est indispensable dans le maintien de la concentration de glutathion intracellulaire et donc dans le maintien de l'équilibre redox des cellules. La structure de la molécule ne surprendra pas davantage ceux qui avaient lu avec attention les messages de Cheminot et qui sauront aussi reconnaître au premier coup d'oeil les deux groupes phényls qui caractérisent la molécules, c'est-à-dire pour reprendre ses termes, deux "cycles aromatiques super sensibles à la nitration", et qui constituent "un des meilleurs pièges à peroxynitrites" qui puissent exister. Sans surprise, de nombreux travaux depuis la fin des années 90 ont montré que l'EBSELEN est un efficace "piège à peroxynitrites", par exemple dans la protection de l'ADN contre les peroxynitrites. Il semblerait néanmoins que l'EBSELEN agisse moins directement que par mimétisme de l'action du glutathion peroxidase, par des mécanismes biochimiques complexes et discutés qui ont donné lieu à des dizaines de publications, et qui permettrait en tout cas de maintenir dans de nombreux contextes in vivo et in vitro l'équilibre redox intracellulaire. Une lecture rapide des articles scientifiques et de leurs résumés laissent penser que l'action antioxydante de ce composé est potentiellement beaucoup plus puissante et efficace que le seul apport de composés antioxydants plus classiques (N-Acétylcsytéines, vitamine C+E, etc...), car il agirait en boostant le mécanisme enzymatique d'oxydo-réduction du glutathion et donc plus directement à la source. Des chercheurs portugais et brésiliens estiment même qu'une molécule encore plus simple, composée de deux atomes de sélénium et deux groupes phényles auraient une efficacité antioxydante encore supérieure à l'EBSELEN, du moins in vitro et contre les peroxynitrites. Cette molécule étudiée depuis... 1984 fait l'objet aujourd'hui d'une étude clinique contre les troubles bipolaires (en remplacement du lithium), pourrait être efficace contre le clostridium difficile, contre les dommages auditifs liés au bruit excessif, et donc peut-être aussi contre le virus Zika. Mais aujourd'hui, elle n'est produite qu'à des fins de recherche et n'est mise sur le marché nulle part. L'avenir dira si cette molécule, ou une de ses analogues, réussite à concrétiser dans la vraie vie ses succès in vitro et sur des modèles animaux. Grâce à l'étroitesse de vue des chercheurs du sida bloqués sur le supposé VIH, aucune recherche ne semble prévue pour les malades du sida dont le déficit en glutathion est pourtant connu depuis au moins 1989, dès que des chercheurs ont cherché à confirmer le premier article d'Eleopulos (du Perth Group) paru l'année précédente sur le rôle de l'oxydation dans le sida. Il n'y a qu'à espérer que par une suite de hasard, et pour en avoir le coeur net, les recherches contre le supposé Zika inspirent celles contre le supposé VIH.
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